27 avril, 2008
1-GEO/ECO, 12-AMERIQUES, ETATS-UNIS, MONDIALISATION
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TRANSPORT AERIEN
Déficitaires et inefficaces, les compagnies aériennes américaines connaissent une crise structurelle
AP/Noah Berger
Pour nombre d’analystes, la solution à la crise du transport aérien américain ne peut être que financière.
LE MONDE | 23.04.08
La maison mère de la compagnie aérienne américaine United Airlines, UAL, a annoncé mardi 22 avril 537 millions de dollars de pertes (336 millions d’euros) au premier trimestre. Sur la même période, AMR (American Airlines) a perdu 328 millions de dollars, et Continental 80 millions. Les analystes s’attendent à ce que les trois autres « Big Six » – Delta, Northwest et US Airways – annoncent aussi des pertes. Les compagnies aériennes américaines, en difficulté chronique depuis des années, entrent dans ce qui apparaît comme une crise systémique, accélérée par l’augmentation brutale du prix du kérosène (53 % en un an) et la diminution du trafic lié à la récession.
Pour renforcer leur capacité financière et pouvoir enfin se moderniser, Delta et Northwest ont annoncé leur fusion (Le Monde du 16 avril). Celle-ci devra obtenir l’aval du Congrès et des syndicats des deux entreprises, qui pourraient tenter de l’empêcher ou de modifier ses conditions. Les personnels devaient voter mercredi 23 avril.
Pour Richard Aboulafia, spécialiste du Teal Group à Washington, les « grandes manoeuvres » ont commencé. Dès lors que cette fusion « modifie le paysage concurrentiel », a prévenu Larry Kellner, patron de Continental, sa compagnie « fera le nécessaire pour garantir son maintien comme compétiteur sur le long terme ». Il négocie déjà avec United une fusion qui créerait un numéro un mondial plus gros encore que Delta-Northwest. United prospecte aussi en direction d’US Airways. De son côté, American Airlines a pris langue avec Continental. « A terme, les « Six » ne seront plus que quatre, peut-être trois. Mais ces fusions génèrent autant de problèmes – d’hétérogénéité des flottes, par exemple – qu’elles n’en résolvent. Surtout, elles ne changeront rien aux difficultés structurelles du secteur », juge M. Aboulafia.
Pour nombre d’analystes, la solution à la crise du transport aérien américain ne peut être que financière, tant son infrastructure paraît obsolète et dégradée. Selon une étude du ministère des transports dévoilée le 18 avril, un déplacement aérien à l’intérieur des Etats-Unis est plus long aujourd’hui qu’il y a vingt ans. De l’heure prévue d’embarquement à l’arrivée, pour se rendre de New York à San Jose, en Californie, il faut ainsi, en moyenne, trois heures de plus. Retards constants, flotte âgée, contrôle aérien archaïque, aéroports saturés, annulations de vols accrues, sécurité suspecte, tel est le « paysage ».
« RATIONALISER LE RÉSEAU »
Ex-PDG d’American Airlines, Robert Crandall a publié, lundi 21 avril, un article dans le New York Times : il y a trente ans, rappelle-t-il, le Congrès adoptait la loi de dérégulation aérienne ; « depuis, le transport aérien américain s’est gravement détérioré. Nos compagnies étaient des leaders mondiaux, elles sont désormais à la traîne dans tous les domaines ». Il en appelle à « l’intervention du gouvernement », car « la seule approche par le marché n’a pas pu et ne pourra pas produire le système dont nous (les Etats-Unis) avons besoin ».
Loren Thompson, le spécialiste du Lexington Institute, estime que l’Etat doit d’autorité « rationaliser le réseau » pour résorber une « compétition effrénée » qui s’est avérée « catastrophique » tant pour le service aux clients que pour la rentabilité des compagnies.
En attendant, celles-ci prennent des mesures pour rogner leurs coûts ou engranger quelques recettes. American Airlines va peu à peu réduire ses vols de 3,6 %, Continental de 5 %, United jusqu’à 9 %. AMR souhaite céder sa filiale American Eagle et a vendu 90 % de son unité de gestion financière pour 480 millions de dollars. Continental retire de sa flotte, pour un an, 14 Boeing 737 trop consommateurs en kérosène ; United retire 30 vieux DC80. Les compagnies augmentent leurs tarifs de 4 à 50 dollars selon les distances. Elles taxent le second bagage et renchérissent le coût du changement de vol pour les clients. Toutes suppriment des emplois. Continental aurait même fait pression sur ses pilotes pour économiser du carburant sur des vols transatlantiques, ce qui aurait provoqué une forte hausse des demandes d’atterrissage d’urgence en 2007, selon un rapport du ministère des transports.
Des mesures de rigueur perçues comme insuffisantes par les analystes. Selon une récente étude de Thomson Financial, American Airlines ne saurait redevenir bénéficiaire avant 2011, au mieux.
Sylvain Cypel
27 avril, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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Rémi Roux, cofondateur de la marque Ethiquable
« 70 % des produits issus du commerce équitable sont vendus en grande surface »
LEMONDE.FR | 25.04.08 | 
Quel est l’état de santé du marché du commerce équitable en France ?
Rémi Roux : Il se porte très bien. En 2006, il a progressé de 40 % et pour 2007, on tourne autour de 27 %. Cela représente 210 millions d’euros dont plus de 165 millions pour les seuls produits alimentaires. En 2007, 42 millions de produits labellisés « Max Havelaar » [association qui garantit le respect des règles du commerce équitable] ont été vendus dans toute la France, dont la moitié était du café.
Depuis 2003, lorsque la grande distribution s’est lancée dans la course, elle a permis aux produits équitables de toucher un public plus large. Le marché s’est alors développé de manière exponentielle chaque année. 70 % des ventes sont aujourd’hui réalisées en grandes et moyennes surfaces.
La France est-elle en retard par rapport à ses voisins européens ?
Les pays du nord de l’Europe ont été les premiers à se lancer sur le marché. Le label « Max Havelaar » est né au Pays-Bas et s’est rapidement développé en Suisse et en Angleterre. A titre d’exemple, un Français dépense environ 3 euros par an dans des produits issus du commerce équitable alors que pour un Suisse, ce sont près de 20 euros.
De même, en Angleterre, 30 % du café vendu est labellisé commerce équitable, contre 5 % seulement en France. Nous sommes donc en retard, mais d’autres pays sont plus à la traîne encore, comme l’Espagne où le label « Max Havelaar » vient tout juste de se constituer. Les ventes y sont dérisoires, à peine un dixième de celles réalisées en France.
Qui sont les Français qui achètent « commerce équitable »?
Tous sont attirés par l’exotisme et l’originalité des produits, mais ce ne sont pas forcément des « bobos ». Mais c’est vrai que le prix plus élevé de nos produits nous empêche de toucher les classes les plus populaires. Les acheteurs les plus aisés sont donc notre cible historique. Ils dépensent en moyenne 17 euros par an et par personne.
Mais les classes moyennes ne dépensent que 3 euros de moins : elles représentent l’avenir du commerce équitable en France. L’enjeu est de limiter l’écart entre les prix de produits du commerce équitable et ceux des produits classiques. Outre les économies d’échelle, la flambée actuelle des matières premières qui touche entre autres, le café et le riz, nous est favorable. Le commerce équitable n’est pas du tout pénalisé puisque les prix étaient déjà au-dessus de ceux du marché. Nous ne sommes donc pas obligés de les augmenter
Propos recueillis par David Even
27 avril, 2008
1-GEO/ECO, 11-AFRIQUE, 1a-CONTINENTS ET PAYS, MEDITERRANEE, MONDIALISATION
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L’économie tunisienne, miracle ou mirage ?

Les échanges France/Tunisie:
La France reste le premier client de la Tunisie et son premier fournisseur, malgré l’effritement de sa part de marché. Et la Tunisie est le 23e partenaire de la France, devant le Maroc et l’Algérie.
En 2007, la valeur globale des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint un niveau record de près de 7 milliards d’euros (+ 14 % par rapport à 2006), au bénéfice de la Tunisie, pour la troisième année consécutive. La France a acheté à la Tunisie pour 3,8 milliards d’euros, mais n’a vendu que pour 3,2 milliards d’euros. La France se classe à la quatrième place des pays investisseurs en Tunisie (après la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l’Italie, qui investissent principalement dans le secteur énergétique). On compte deux fois plus d’entreprises françaises en Tunisie qu’au Maroc, et trois fois plus qu’en Algérie. Au total, la France a permis la création de plus de 100 000 emplois directs, ce qui la place au premier rang des employeurs étrangers en Tunisie, selon la Mission économique française à Tunis.
LE MONDE | 24.04.08
Autant la Tunisie a une image négative en matière de droits de l’homme, autant elle a bonne réputation dans le domaine économique. Le “pays du Jasmin” – où Nicolas Sarkozy se rend en visite officielle du 28 au 30 avril – est le bon élève des institutions multilatérales et de l’Occident : il honore ses dettes, est stable et rassure. Sans disposer des fabuleuses réserves en hydrocarbures de ses voisins, la Tunisie est un peu le modèle du Bassin méditerranéen. Un pays propre, doté d’infrastructures, éduqué, où les droits des femmes sont les plus avancés du monde arabo-musulman. La Tunisie est l’une des destinations favorites des Français. Ils sont chaque année 1 350 000 à aller y passer leurs vacances, pour peu cher, en toute sécurité. Pas de bidonvilles (tout juste quelques “gourbivilles” dus à l’exode rural), pas de misère criante.
Faute de pouvoir commercer avec ses voisins (l’Union du Maghreb arabe ne réussit pas à décoller), la Tunisie s’est tournée vers l’Union européenne, notamment dans le cadre de l’accord d’association qui a abouti, en janvier 2008, au libre-échange des biens industriels. “Nous avons la culture de l’export dans nos gènes depuis la Carthage phénicienne”, rappellent les Tunisiens en souriant. Les deux principaux moteurs de l’économie sont les exportations et la consommation des ménages. Les premières sont stimulées par les investissements étrangers dans le cadre du régime dit “offshore” pour les produits de la sous-traitance (les intrants et les exportations sont libres de droits et taxes). Ce secteur fournit des emplois à bas prix. La consommation est encouragée par les crédits, dont l’encours a doublé depuis 2004, avec pour conséquence un lourd endettement des ménages.
HAUSSE DES PRIX
La classe moyenne tunisienne est souvent considérée comme le facteur-clé de la croissance. Pourtant, les détracteurs du président Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, assurent depuis des années que “la classe moyenne s’érode”.
“Faux”, répond le ministre du développement et de l’investissement extérieur, Mohamed Nouiri Jouini, pour qui, au contraire, elle ne cesse de croître et englobe aujourd’hui 80 % de la population active.
Si l’on entend par “classe moyenne” ceux qui possèdent leur logement, ils sont effectivement plus de 80 % à en faire partie. Si l’on prend en compte les revenus et le pouvoir d’achat, il y a un doute. “La classe moyenne s’amenuise, mais de façon imperceptible. Cela n’apparaît pas clairement pour deux raisons : les Tunisiens ont de plus en plus tendance à multiplier les petits emplois, quitte à avoir des journées de forçat, et ils vivent à crédit”, souligne Hacine Dimassi, professeur d’économie à l’université de Sousse. Pour lui, la classe moyenne est “laminée” non par l’impôt direct, mais par l’impôt sur la consommation. “On grignote les gens petit à petit. Ils sentent bien que leur pouvoir d’achat diminue, mais c’est flou”, note-t-il. Exemples : l’eau, le téléphone ou l’électricité, sur lesquels la TVA est de 16 % ; l’alimentation, qui a fait un bond de 10 % en un an. Ou encore l’essence, augmentée à la pompe à huit reprises en deux ans, soit de 40 %.
Pourtant, la Tunisie est un pays producteur d’or noir. L’exploitation de ses petits bassins pétroliers a longtemps été jugée trop coûteuse, mais la situation a changé avec la hausse vertigineuse du cours du baril et les recettes à l’exportation augmentent nettement depuis 2006. Dans l’immédiat, la Tunisie continue d’exporter tout son brut (qu’elle n’a pas la capacité de raffiner) et d’importer la totalité de sa consommation. Aussi la facture pétrolière reste-t-elle l’obsession des autorités.
“DIPLÔMÉS CHÔMEURS”
L’autre plaie de la Tunisie, c’est la question des “diplômés chômeurs”. S’ils sont dépourvus de relations, ces jeunes sortis de l’Université tunisienne se voient offrir, dans le meilleur des cas, un emploi dans les hôtels à touristes ou de standardiste dans les centres d’appels. Officiellement, le pourcentage de diplômés chômeurs est de 17 %. Il serait en fait beaucoup plus élevé.
Bien plus que les libertés bafouées, le chômage des jeunes exaspère la population, provoque rancoeurs et envies d’exil. A cela s’ajoute la médiocre qualité de l’enseignement dispensé dans le secondaire et le supérieur. “Nous avons gagné le pari de la quantité : 75 % des jeunes Tunisiens obtiennent aujourd’hui le bac. Il nous faut maintenant gagner celui de la qualité”, admet le ministre du développement. Une réforme destinée à réhabiliter la formation et l’enseignement professionnels a été engagée en 2007. Pour l’heure, la frustration est grande. Nombreux sont ceux qui se sentent écartés du “miracle” économique tunisien, dans lequel ils ne voient qu’un “mirage”. La réussite fulgurante des proches du président Ben Ali et de son épouse attise ressentiments et rumeurs. Pour les Tunisiens, il y a d’un côté une poignée de très riches qui bénéficient de la mondialisation et surtout du “système” Ben Ali, basé sur le clientélisme, comme l’a décrit l’universitaire Béatrice Hibou dans son livre La Force de l’obéissance (La Découverte, 2008). Et de l’autre côté, une masse de presque pauvres, condamnés aux bas salaires et à la “débrouille”. En réalité, le vrai problème en Tunisie n’est pas tant la création de richesse que la bonne répartition de cette richesse.
Florence Beaugé (Tunis, envoyée spéciale)
17 avril, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION, URBANISATION
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par François Arnal publié dans : hgeofm (( —- extrait blog
La ville de demain

Barcelone vue du haut de la Sagrada Familia
je vous recommande la lecture du numéro de Courrier International consacré à la ville de demain
n° 885 – 18 oct. 2007Métropoles en mouvement
Editorial
Deux ou trois choses qui sont en train de changer sur le front urbain. D’abord, nous sommes de plus en plus nombreux à vivre en ville : on estime que 80 % des Européens sont citadins et 50 % métropolitains. Ensuite, nous savons que les enjeux de demain, notamment écologiques, se situent surtout dans les grandes agglomérations. Enfin, bonne nouvelle, comme le montre l’exemple de New York ces dernières années, grande ville n’est pas toujours synonyme d’insécurité et de mauvaise santé…
Et Paris ? Comme le souligne The Independent, les vingt arrondissements parisiens, face à Londres ou à Madrid, sont ridicules avec leurs 2,1 millions d’habitants cloîtrés dans l’enceinte du périphérique. Il faudrait au moins intégrer une couronne de communes de banlieue, soit un ensemble de 6 millions d’habitants, pour créer un Grand Paris à la hauteur des défis qui s’annoncent.
Car nos vies quotidiennes se construisent (ou se brisent) à ce niveau, dans la grande ville. Qu’il s’agisse des transports, de l’emploi, des loisirs, des espaces verts, des aménagements fluviaux, de l’équilibre entre créativité et respect du patrimoine, les décisions des municipalités sont primordiales – plus encore que les lois votées par les Parlements nationaux ou européen.
En Europe et ailleurs, les responsables tentent de penser cet avenir complexe où la bonne échelle n’est plus la ville avec son centre et ses banlieues, mais la mégapole ou mégalopole.
Notre dossier, qui parcourt plusieurs continents en proposant des exemples précis, se veut d’abord une invitation à la réflexion.
source Courrier International -par François Arnal publié dans : hgeofm
17 avril, 2008
1-GEO/ECO, 1a-CONTINENTS ET PAYS, 1b-THEMES, CHINE, MONDIALISATION, POLLUTION, RISQUES
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La pollution chinoise vient de l’Occident

Une grande partie du CO2 émis en Chine est due à la production de biens de consommation destinés aux Occidentaux. Une donnée à prendre en compte.
Pour comprendre l’impasse quand laquelle se trouve le débat sur le réchauffement climatique, il vous suffit de jeter un coup d’œil à votre baladeur numérique. La grande majorité des lecteurs MP3 vendus dans le monde sont fabriqués en Chine, où la principale source d’énergie est le charbon. Pour chaque lecteur MP3 fabriqué, environ 8,5 kilogrammes de dioxyde de carbone sont libérés dans l’atmosphère. Aujourd’hui, ces baladeurs, tout comme des milliers de produits fabriqués dans les usines chinoises, soulèvent une question importante dans le débat sur le réchauffement. Il s’agit de savoir si le gouvernement chinois est responsable de la pollution lorsqu’un gadget est fabriqué en Chine par une entreprise américaine puis exporté et utilisé par des consommateurs de Stockholm ou de São Paulo.
source Courrier International d’après Jane Spencer Wall Street Journal

“Comme les émissions de CO2 de la Chine ont augmenté, la Chine est le coupable idéal. Pourtant, la véritable responsabilité de la hausse des émissions chinoises incombe aux consommateurs des produits chinois en Europe, en Amérique du Nord et dans le reste du monde”, explique Andrew Simms, directeur des orientations à la New Economics Foundation, une organisation de défense de l’environnement implantée à Londres.
Le Bangladesh (source NASA)
Si les émissions de CO2 baissent aux Etats unis ou en Europe occidentale c’est grâce à l’externalisation de la production industrielle vers la Chine ou l’Inde.
Avec la mondialisation la notion de frontière vole en éclat non seulement parce ce que les économies sont interconnectées et que l’espace industriel est désormais planétaire et non plus national mais également parce que la pollution n’a plus de frontières.
Le nucléaire de Tchernobyl nous l’avait appris, le réchauffement global nous le confirme, si la hausse des températures sera ponctuée en fonction des zones géographiques selon une logique fort complexe, l’élévation du niveau des océans sera mondiale…
par François Arnal publié dans : geofac
18 mars, 2008
1-GEO/ECO, ETATS-UNIS, MONDIALISATION
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Daniel Cohen : ” le système ne pourra pas s’en tirer seul … “ LE MONDE | 18.03.08
Pourquoi assiste-t-on à une aggravation de la crise financière depuis deux jours ?
La cause immédiate en est le rachat par JPMorgan de la banque d’affaires Bear Stearns quasiment pour un “franc symbolique”. Personne n’imaginait que la situation était (aussi)grave (…et)cela met en lumière le fait que la Réserve fédérale américaine [Fed] n’a pas les outils adaptés pour faire face.
Getty Images
Après avoir été renflouée d’urgence, la banque d’investissement Bear Stearns a été rachetée par sa concurrente JP Morgan Chase pour environ 236 millions de dollars afin d’éviter sa faillite.
La crise s’est installée en trois temps.
1 (…)tout le monde a cru que l’affaire des “subprimes » américains avait déclenché une crise de liquidité.
2(…) derrière les notes “triple A” des agences de notation, on a découvert des actifs vraiment insolvables et des maquillages qui représentent autant d’escroqueries morales et financières(..L)es dégâts sont passés à 200 ou 300 milliards de dollars [127 ou 190 milliards d’euros] dans les comptes des établissements ayant acheté ces “subprimes”. La crise est devenue une crise de solvabilité.
3(.. ).l’ensemble du marché hypothécaire américain est maintenant touché, car les prêts à risque ne sont plus les seuls concernés:sous l’effet de la baisse des taux, les actifs avaient pris de la valeur et généré des plus-values immobilières, déclenchant un phénomène de bulle et de richesse qui poussait la consommation.Désormais le système américain fonctionne en sens inverse, c’est-à-dire que les ménages constatent que leur dette excède le prix de leur maison; ils rendent les clés à leur banque et stoppent leurs remboursements. Et le château de cartes s’effondre.
Une aversion au risque s’installe. Les banques ne se font plus confiance entre elles. Le coût du financement se durcit, parce que le crédit devient plus difficile à obtenir et non parce que les taux augmentent. La défiance engendre la défiance et le système financier s’installe dans un cercle vicieux.
Pourquoi les banques centrales ne sont-elles pas parvenues à l’éviter ?
Dans la phase un de la crise, elles ont injecté des liquidités. Dans la phase deux, la Fed a baissé ses taux, ce qui permet une recapitalisation des établissements, mais trop lente.
Voici que, comme lors de la crise de 1929, la Fed ressort des instruments non bancaires et s’autorise même à prendre en pension des actifs risqués!
AP/Gerald Herbert
le président de la Fed, Ben Bernanke (à droite).
En fait, la bonne solution consisterait à faire ce que l’on a fait en France avec le Crédit lyonnais. On a séparé le bon grain de l’ivraie, les vrais actifs des insolvables, avant de recapitaliser.
Mais il est inconcevable de recapitaliser la totalité du système financier malade : cela nécessiterait des sommes considérables.
Quelle thérapeutique serait efficace ?
Restaurer la solvabilité des ménages est inadapté et les banques centrales font la preuve qu’elles n’ont pas les moyens de traiter le problème(…Il faut que le G7 ait le culot de créer un fond public de réserve pour se porter au secours des établissements en difficulté.
Sinon, il faudra reconnaître que les seuls sauveurs possibles sont les fonds souverains et qu’on est passé à une nouvelle étape de la mondialisation qui ne concerne plus la libéralisation du textile par exemple, mais la libéralisation des liquidités. S’interdire de réfléchir à ces solutions atypiques conduirait à laisser la crise s’aggraver, car le système ne pourra s’en tirer seul.
A quelles réformes les banques doivent-elles s’astreindre pour éviter la répétition de cette crise ?
On savait depuis la crise de 1929 qu’il n’était pas une bonne chose que les banques d’affaires soient mariées avec les banques de dépôt. Les aléas des investissements à risque peuvent polluer les prêts aux entreprises et aux particuliers. N’est-il pas paradoxal de vivre aujourd’hui une crise financière, alors que l’économie réelle mondiale est en bonne santé ? Il faut donc sauver le système financier contre lui-même et revenir à une séparation entre banques d’affaires et banques de dépôt.
La possible baisse des taux de la Fed vous semble-t-elle inutile ?
Elle laisse entière la menace de stagflation qui pèse sur l’économie américaine. Car l’inflation par les cours des matières premières semble devoir se poursuivre, alors que le refroidissement est à l’œuvre.
Normalement, le ralentissement de l’économie des Etats-Unis devrait faire baisser ces produits de base. Si tel n’était pas le cas, cela prouverait que la banque centrale a perdu sa crédibilité auprès des marchés, et ce serait vraiment très, très grave pour tour le monde.
(extraits des propos recueillis par Alain Faujas)
17 mars, 2008
1-GEO/ECO, CHINE, MONDIALISATION, TOLERANCE
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La Chine censure YouTube sur la répression au Tibet
LEMONDE.FR | 17.03.08 |
La Chine a beau être le pays comptant le plus grand nombre d’internautes – plus de 220 millions –, les autorités maintiennent un contrôle strict sur l’accès au Réseau. Une nouvelle preuve de ce quadrillage numérique a pu être constatée lors des manifestations réprimées au Tibet depuis le 14 mars. Sur le portail YouTube, des dizaines de vidéos montrant des affrontements, parfois très sanglants, à Lhassa, ont été retirées ou bloquées deux jours plus tard. Les internautes situés en Chine qui tentent d’accéder à ce portail sont accueillis par de simples pages blanches. D’autres importants portails vidéo locaux, comme 56.com, youku.com ou tudou.com, ne gardent plus trace des scènes qui se sont déroulées au Tibet.
Le gouvernement chinois, qui oblige les sites hébergés sur son territoire à surveiller leur contenu et a déjà bloqué par le passé l’accès aux sources diffusant des informations considérées comme délicates, n’a pas officiellement réagi. Si Pékin sait amoindrir la portée du Web, il sait également le laisser évoluer quand cela l’arrange. Au début des affrontements au Tibet, des messages d’internautes chinois, condamnant “les séparatistes” tibétains, se sont multipliés, notamment sur le principal portail chinois, Sina.com. Certains commentaires, rapportés par l’AFP, donnent une idée de l’ambiance sur la Toile chinoise : “Il n’y a qu’un seul mot pour ces séparatistes qui veulent nous empêcher de couler des jours heureux : tuer !”, écrit un internaute chinois. “Qu’on tue les séparatistes !”, lance un autre. Le blog Tenement Palm propose également des traductions en anglais de certains messages chinois glanés au gré de ses conversations sur Internet.
Seuls les médias officiels sont actuellement habilités à informer le public chinois sur la situation à Lhassa. Les télévisions ont diffusé au cours de ces deux derniers jours des images de manifestants tibétains attaquant des boutiques tenues par des Chinois et brûlant des voitures de police. Aucune image ne témoigne d’une quelconque présence policière, pourtant déployée en force.
AP
L’armée chinoise s’est déployée dans des régions gagnées par les troubles. Lhassa, la capitale de ce territoire isolé de l’Himalaya, a été placée sous étroite surveillance policière, tout comme les enclaves tibétaines du Sichuan et de Gansu.
Sur le site de l’agence officielle de presse Chine nouvelle, Xinhua.net, les articles sur la situation au Tibet évoquent tour à tour “un complot fomenté par des séparatistes” et la réouverture des écoles à Lhassa.
Un dernier bilan officiel chinois datant de lundi fait état de “treize morts brûlés ou poignardés à Lhassa”, ce qui viendrait appuyer les affirmations des autorités chinoises, qui assurent ne pas avoir fait usage d’armes à feu alors que de nombreux témoignages recueillis sur place l’évoquent. Le gouvernement tibétain en exil estime qu’au moins quatre-vingts personnes sont mortes.
AP/Soinam Norbu
Le gouverneur du Tibet a indiqué, lundi 17 mars, que treize personnes sont mortes dans les émeutes à Lhassa. Mais pour le gouvernement tibétain en exil, les morts se comptent par centaines.
Interrogé par la chaîne qatarie Al-Jazira, Ying Chan, directeur du département de médias et journalisme à l’université de Hongkong, estime qu’il est “indéniable que le gouvernement chinois a verrouillé l’accès à ce qu’il considère être des informations ou des vidéos sensibles”. “Nous comptons sur des touristes pour nous envoyer des informations”, explique-t-il. Le quotidien britannique The Guardian a fait partie des premiers sites d’informations à publier des photographies et des vidéos des affrontements à Lhassa. Le site de la BBC a mis en ligne des témoignages et des photographies de touristes présents dans la capitale tibétaine. Le site du Guardian serait également inaccessible actuellement en Chine, alors que la BBC est périodiquement censurée. Un discours du dalaï-lama y a notamment été bloqué.
Comme ce fut le cas en septembre 2007 lors des manifestations des bonzes en Birmanie, les médias occidentaux étaient absents lorsque les troubles ont commencé. Plus encore qu’à Rangoun, les journalistes étrangers ont eu du mal à se rendre au Tibet pour constater l’étendue des dégâts et le degré réel de violence. L’accès est en effet interdit aux médias étrangers, et seuls les journalistes ayant obtenu un permis spécial – qui n’est pas nécessaire pour visiter d’autres régions chinoises – ont pu s’y rendre avant lundi. Quant à ceux qui sont sur place, ils courent le risque d’être expulsés ; l’Association des journalistes de Hongkong a notamment fait état, lundi, de l’expulsion de six de ses journalistes présents à Lhassa.
Luc Vinogradoff
13 mars, 2008
1-GEO/ECO, 13-ASIE, CHINE, ETATS-UNIS, MONDIALISATION, TOLERANCE
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Pour les Etats-Unis, la Chine n’est plus parmi les Etats les plus répressifs !
LE MONDE | 12.03.08 (extraits)
Les Etats-Unis ont retiré, mardi 11 mars, la Chine de leur liste des « pires » Etats bafouant les droits de l’homme, sur laquelle ils ont ajouté la Syrie, le Soudan et l’Erythrée(… A présent) Washington inscrit dix pays dans cette catégorie des « pires violateurs systématiques des droits de l’homme dans le monde » en 2007 : la Corée du Nord, la Birmanie, l’Iran, la Syrie, le Zimbabwe, Cuba, la Biélorussie, l’Ouzbékistan, l’Erythrée et le Soudan.
La Chine(…est désormais)qualifi(ée de ) « pays autoritaire en pleine réforme économique ayant vécu des changements sociaux rapides mais n’ayant pas procédé à des réformes politiques et continuant à nier à ses citoyens les droits de l’homme et les libertés fondamentales basiques ».
Le rapport souligne que le bilan du régime chinois en 2007 est resté « mauvais ». « Le gouvernement, écrit le rapport, a continué à surveiller, harceler, détenir, arrêter et emprisonner des journalistes, des écrivains, des activistes et des avocats ainsi que leurs familles, qui cherchaient pour la plupart à exercer des droits prévus dans la loi ». Toutefois (…)le gouvernement de Pékin a procédé à « plusieurs réformes importantes », notamment l’examen par le Parlement chinois de certains aspects de la législation sur la peine de mort(…)
Sur cette deuxième liste de « pays autoritaires » figurent notamment le Venezuela, le Nigeria, la Thaïlande, le Kenya et l’Egypte. - (AFP.)
Etat de siège au Tibet
LE MONDE | 15.03.08
C’était l’accident tant redouté par Pékin. Depuis des mois, le régime chinois était attentif au moindre dérapage susceptible d’obscurcir le climat avant la tenue des Jeux olympiques (JO) de Pékin, dont le Parti communiste (PCC) a fait une opération de relations publiques à sa gloire. Ses craintes se confirment avec les violences qui, depuis le début de la semaine, embrasent Lhassa, la capitale de la “région autonome du Tibet” sous tutelle chinoise. Marches de moines bouddhistes, arrestations musclées, fermeture des principaux monastères, incendie d’un marché, et même, selon des sources médicales, plusieurs victimes : ces incidents sont les plus graves ayant secoué le Tibet depuis la loi martiale décrétée en 1989 à la suite d’émeutes antichinoises.
émeutes à Lhassa
REUTERS
marche de moines boudhistes au N/E du Tibet
La question tibétaine entache brutalement l’image avantageuse que voulait présenter le régime chinois, auréolé de ses spectaculaires performances économiques et courtisé dans les enceintes internationales. Les Etats-Unis ne viennent-ils pas de retirer la Chine de leur liste des dix Etats bafouant le plus les droits de l’homme ?Les événements de Lhassa vont doper tous les opposants à la tenue des JO, qui dénoncent depuis des mois l’effet de légitimation que recherche le PCC à travers ce grand rendez-vous sportif. Un premier accroc s’était déjà produit en début d’année sur le dossier du Darfour avec la décision du cinéaste américain Steven Spielberg de boycotter ces Jeux – où il devait officier comme consultant artistique – en raison du soutien chinois au régime soudanais. Avec le Tibet en état de siège, les choses deviennent autrement plus sérieuses.L’exaspération des Tibétains doit être grande pour qu’ils prennent le risque de défier Pékin au coeur du sanctuaire de Lhassa, la ville la plus contrôlée de Chine. Là est le principal enseignement de cette poussée de fièvre : malgré une implacable répression, que le dalaï-lama qualifie d’“inimaginable”, malgré une politique de sinisation brutale qui pourrait un jour rendre les Tibétains minoritaires sur leur sol, des moines bravent la peur pour interpeller la communauté internationale. Ce courage mérite d’être salué.
Des centaines de Tibétains auraient trouvé la mort, selon le Parlement en exil

Des militaires chinois, dimanche à Lhassa, la capitale du Tibet (Reuters).
Pour sa part, l’entourage du dalaï-lama évoquait dimanche 80 victimes de la répression chinoise ces derniers jours. Le pouvoir à Pékin, lui, en reconnaissait à peine 13.
LIBERATION.FR (AVEC SOURCE AFP)
La partie, hélas, s’annonce périlleuse. Pour le régime, le Tibet constitue un enjeu stratégique sur lequel il ne fléchira pas. Il y a fort à parier qu’au lendemain de ces troubles il jouera sur une corde nationaliste à laquelle la population chinoise est extrêmement sensible. Nombre de Chinois, et pas seulement ceux qui soutiennent le PCC, ont du mal à s’affranchir d’une vision paranoïaque de l’histoire. Ils sont convaincus que l’Occident conspire afin d’entraver l’essor de la Chine, jadis humiliée, aujourd’hui renaissante. Il faut qu’ils comprennent qu’une puissance n’est grande que si ses minorités souhaitent l’intégrer sur une base volontaire, et non forcée.

AFP/–
A Lhassa, le 16 mars.
La soudaine colère d’une population amère, d’ordinaire pacifique
LE MONDE | 15.03.08
À l’approche des Jeux olympiques (8-24 août) qui pourraient servir de prétexte aux adversaires de Pékin pour attirer l’attention sur les graves manquements aux droits de l’homme dont est accusée la Chine, on pouvait s’attendre à ce que le Tibet, l’un des maillons les plus faibles de la République populaire, saisisse cette opportunité. La plupart des Tibétains, dont le pays fut annexé en 1951 par la Chine après que l’armée populaire de “libération” eut “libéré” Lhassa un an plus tôt, ne se sont jamais totalement résignés à devenir chinois.
(…D)ans la population,(ceux qui ) n’ont jamais connu autre chose que le pouvoir de Pékin, ont bien dû s’accommoder de l’évidence. Le Tibet est chinois et risque fort de le rester. Mais le processus de colonisation, (…avec) la ligne de chemin de fer qui relie désormais Lhassa au reste de l’empire, a donné le sentiment aux Tibétains que, désormais, leur pays n’est plus qu’une terre de conquête économique – et touristique – pour le reste de la Chine.(…D’où) cette accumulation de frustration, “ce profond ressentiment” à l’égard des Chinois dont vient de parler le dalaï-lama, la cause de cette soudaine flambée de violence ? L(e…) pouvoir, relayé localement par des (…) tibétain(s…) a réussi, depuis une bonne dizaine d’années, à supprimer toute velleité de protestation. A la fin des années 1990, on entendait encore parler dans Lhassa d’incidents isolés(…) Depuis, l’ordre régnait.
Pékin accuse l(e…)dalaï-lama (…)en Inde, où siège son gouvernement d’exil, d’avoir fomenté les troubles. Ce dernier s’en défend.
AFP/MANAN VATSYAYANA
le dalaï lama, le 16 mars.
(Cependant…)dans le nord de l’Inde, plusieurs centaines de Tibétains ont tenté d’organiser une marche symbolique vers leur patrie avant d’en être empêchés par la police. A Katmandou, au Népal, où réside également une importante communauté tibétaine, des activistes qui se dirigeaient vers l’ambassade de Chine ont affronté les forces de l’ordre.
Que les manifestations des moines de Lhassa(…) aient pu ou non avoir été plus ou moins planifiées ne change rien à l’affaire. Elles ont fourni le terreau où la colère rentrée d’une partie de la population, d’ordinaire pacifique, s’est aussitôt dirigée contre “l’ennemi” tout désigné : la population chinoise, qui forme sans nul doute aujourd’hui la majorité de la population de Lhassa.
Ce n’est pas une révolution. Rien qu’une révolte qui en dit long sur l’amertume des citoyens de cette “région autonome” qui porte bien mal son nom.
(extraits article Bruno Philip)
7 mars, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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Un des plus grands trafiquants d’armes de la planète,Victor Bout, a été arrêté
Victor Bout lors de son arrestation à Bangkok.
Il est accusé d’avoir “vendu des armes et des explosifs aux rebelles colombiens” des FARC, selon la police thaïlandaise, qui l’a arrêté (…L’)agence de lutte contre le trafic de drogue aux Etats-Unis, a confirmé les chefs d’inculpation(…)
Selon des responsables de la DEA, des agents américains ont tendu un piège à V. Bout en se faisant passer pour des responsables des FARC à la recherche d’armes. (…) V.Bout devrait dans un premier temps être poursuivi en Thailande (…), avant d’être extradé “pour un procès (…), vraisemblablement les Etats-Unis”(…) Peu après son arrestation, le parquet de New York l’inculpait pour vente d’armes(..)La Russie, où il est soupçonné dans plusieurs affaires, pourrait également demander son extradition
REUTERS/SUKREE SUKPLANG
D’origine tadjik, cet ancien officier de l’armée de l’air soviétique est soupconné d’avoir vendu des armes aux quatre coins du monde, approvisionnant notamment l’Alliance du Nord du commandant Massoud et les talibans en Afghanistan, les islamistes de Bosnie et de nombreux pays sous embargo de l’ONU, notamment la Sierra Leone, le Rwanda, le Congo, le Soudan et l’ensemble de la région des Grands Lacs. Possédant une des flottes de cargos privées les plus grandes au monde, il a successivement transféré la base de ses opérations d’Ostende en Belgique vers les Emirats de la péninsule arabe.
(…), Victor Bout a développé ses activités après l’effondrement de l’Union soviétique. “Aujourd’hui, Bout est virtuellement capable de transporter des tanks, des helicoptères et des armes à n’importe quel endroit du monde”(…)Plusieurs pays ont enquêté sur cet homme qui apparaît rarement en public, sans qu’il ait jamais été poursuivi pour trafic d’armes.
En 2007, les journalistes Douglas Farah et Stephen Braun ont coécrit un livre sur Victor Bout intitulé Marchand de la mort(…) Bout aurait également inspiré le personnage interprété par Nicolas Cage dans le film d’Andrew Niccol Lord of War.
5 mars, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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Les Européens ne parviennent pas à s’entendre sur la levée du secret bancaire

LE MONDE | 05.03.08 Bruxelles, bureau européen
Le scandale des fonds placés au Liechtenstein n’y fait rien : l’Autriche et le Luxembourg ont défendu bec et ongle leur secret bancaire, mardi 4 mars à Bruxelles, en refusant la refonte d’une directive sur l’épargne réclamée par une majorité d’Etats membres afin de lutter contre l’évasion fiscale. Les deux pays ont conditionné tout durcissement de la législation à un accord équivalent avec les paradis fiscaux, comme la Suisse et le Liechtenstein, nichés au cœur de l’Europe(…)
Or la Suisse, le Liechtenstein, San Marin, Andorre et Monaco auront, de l’avis général, les plus grandes difficultés à accepter le moindre durcissement. En vigueur depuis le 1er juillet 2005, la directive sur la fiscalité de l’épargne prévoit en théorie un échange d’informations automatique d’un Etat membre à l’autre sur les comptes ouverts par des non-résidents au sein de l’Union.
Mais le Luxembourg, l’Autriche et la Belgique sont parvenus à protéger leur secret bancaire, en imposant une simple retenue à la source sur les placements d’épargne des non-résidents – soit 15 % des intérêts perçus jusqu’en juillet, 25 % ensuite, et 35 % en juillet 2011. Un dispositif repris sous la pression des Européens par les paradis fiscaux, mais qui, d’après Berlin, montre ses limites avec l’affaire de fraude vers le Liechtenstein.
(…)Une seule concession a été acceptée par les tenants du secret bancaire : la Commission européenne présentera dès la fin juin, et non pas à l’automne comme prévu initialement, une évaluation des trois premières années d’existence de la législation.
(…L)es services (de l’UE)ont identifié des pistes susceptibles de limiter les marges de manœuvre des éventuels fraudeurs. Il s’agit pour l’essentiel d’étendre le champ d’application du texte à de nouveaux types de placements financiers, comme les portefeuilles d’actions, les produits dérivés ou les fonds immobiliers, et non plus aux seuls comptes d’épargne. Bruxelles entend aussi « améliorer l’identification des bénéficiaires », en incluant dans la directive les fondations et autres sociétés anonymes, alors que la législation ne concerne à ce stade que les personnes individuelles.
Signe des temps, certains pays en général soucieux de défendre leur place financière se sont faits discrets mardi. La Belgique, qui pratique depuis juillet 2005 la retenue à la source, a confirmé son intention de passer d’ici à 2011 à l’échange automatique d’information dans le cadre de la directive actuelle(…) La Belgique souhaiterait conditionner tout progrès à l’achèvement d’autres chantiers fiscaux bloqués par plusieurs capitales, comme l’harmonisation de l’assiette de l’impôt sur les sociétés. Le Royaume-Uni a aussi soutenu une révision de la législation à condition qu’elle systématise l’échange d’informations.
(…)D’après les diplomates, Berlin cherche surtout à profiter du débat pour « terroriser » les paradis fiscaux et les fraudeurs susceptibles d’y placer leurs économies(…)
(extraits article Philippe Ricard)
Detestables paradis européens…
http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=1268
Quelqu’un pourra-t-il expliquer un jour comment le très joli mot persan de pairi daiza signifiant jardin clôturé (paradiso en vieux perse) et qui désigne le lieu où les êtres humains sont récompensés de leurs vertus, en soit devenu à dénommer l’une des plaies de notre monde moderne : le paradis fiscal.
Les paradis fiscaux en Europe
Roger Brunet a déjà tout dit sur ces paradis dans un Atlas [1] qui n’a pas pris une ride sur le fond, même si leur géographie a évolué. Un paradis fiscal et judiciaire est fondé sur le secret bancaire. Il offre des impôts très bas, une grande facilité pour créer des sociétés et ouvrir des comptes bancaires, une stabilité politique. Le Liechtenstein, Andorre et Monaco sont régulièrement épinglés par l’OCDE pour ne pas coopérer avec les systèmes judiciaires voisins. Ce qui est détestable est de voir des circuits financiers utilisés par des entreprises ou des particuliers qui sont les mêmes que ceux empruntés par des hommes politiques corrompus, des terroristes, des mafieux.
L’affaire du Lichtenstein a relancé l’offensive de l’Union européenne contre ces places et montré, à quelques semaines d’un autre scandale à la Société générale, la difficulté à organiser dans le monde actuel la circulation de l’argent et à en contrôler la géographie. L’Union européenne est infestée de ces places douteuses qui ne sont pas que des micro-Etats, mais des pays aussi « respectables » que la Belgique, l’Autriche, la Suisse ou le Luxembourg.
La taille et la position de ces petits pays militent en faveur d’une ressource rare pour attirer les capitaux : la défiscalisation. C’est elle qui pousse les particuliers et les entreprises à mettre en concurrence les places financières. Les multinationales choisissent ainsi de régler leurs impôts au gré des filiales installées dans des pays à fiscalité favorable. La fraude, elle, est une manière de tromper le fisc en sous-évaluant ses revenus. Quatorze ans de négociations ont été nécessaires pour que la majorité des Etats européens échangent leurs informations sur les revenus de l’épargne des non-résidents mais certains Etats refusent de lever le secret bancaire.
Selon le Fonds monétaire international, il y aurait dans le monde une soixantaine de paradis fiscaux, dont plus du tiers en Europe. Et trois fois plus que dans les années 1970. Plus de sept milliards d’euros d’actifs seraient domiciliés dans les paradis fiscaux, représentant 3% du PIB mondial. Il faut ajouter des revenus d’activités illégales, de la criminalité organisée. Mais la plus grande partie vient de la fraude fiscale qui fait défaut dans les pays tiers. La taxation des fortunes non déclarées, selon Tax Justice Network, atteindrait 170 milliards d’euros par an. Pour la France, selon le Syndicat national unifié des impôts, plus de 1200 condamnations ont été prononcées au pénal et 4600 redressements effectués à l’international en 2007 pour 1 milliard d’euros. Entre ce qui est détecté et la fraude réelle, il faut imaginer selon le fisc français, une évasion de 40 à 50 milliards d’euros, un peu plus que le déficit budgétaire actuel.
Un bilan sombre qui révèle une géographie plus que jamais opaque d’une égalité pourtant inscrite dans les idéaux politiques démocratiques.
Gilles Fumey
5 mars, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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Fonds souverains : prédateurs ou sauveurs ?
LE MONDE | 16.01.08
La planète compte près de quarante “fonds souverains”. Ce terme abscons et un peu inquiétant se réfère à des investisseurs étatiques hétéroclites dont la puissance financière est estimée à plus de 3 000 milliards de dollars (2 035 milliards d’euros). C’est l’équivalent du PIB de la France et assez pour racheter toutes les entreprises du CAC 40. Les plus puissants sont issus des pays émergents d’Asie et du Moyen-Orient. Mêlant intérêts politiques et économiques, ces fonds suscitent l’inquiétude en Occident.
Qu’est-ce qu’un fonds souverain ? Il s’agit de fonds d’investissement dont les revenus sont propriété de l’Etat. Leur objectif est de faire fructifier des excédents budgétaires, dopés par les revenus pétroliers (Norvège, pays du Golfe, etc.) ou par les excédents commerciaux (Chine). Ils prennent la forme d’entités dédiées, comme le fonds ADIA d’Abu Dhabi, la China Investment Corp. (CIC) en Chine, ou d’entreprises étatiques, comme Dubaï Holding.Leur existence ne date pas d’hier. Le premier fonds a été créé au Koweït dans les années 1950, celui de Singapour (Temasek) dans les années 1970. Mais l’explosion de leurs revenus, concomitante à l’envolée des prix des matières premières, les a mis sur le devant de la scène mondiale.
Où investissent-ils ? Les fonds souverains “font leur shopping” dans les grands groupes internationaux. Ils multiplient les participations directes dans des groupes emblématiques : du distributeur britannique Sainsbury (Qatar), au Nasdaq (Dubaï), la Bourse électronique de New York, en passant par la banque américaine Morgan Stanley (Chine) ou l’écurie de formule 1 McLaren (Bahreïn).
Ce phénomène est récent. Jusqu’à présent, les Etats investissaient dans des produits sans risque, comme des bons du Trésor américains. Mais “la nouvelle génération de leurs gérants, formée à la City ou à Wall Street, s’est familiarisée avec des techniques financières sophistiquées”, note Julien Faye, associé pour le cabinet de conseil Bain à Dubaï. Les fonds ont développé des stratégies plus agressives. Mumtalakat, au Bahreïn, promet ainsi un rendement supérieur à 15 % par an et utilise “l’effet de levier”, empruntant massivement pour doper ses rendements.
A quoi sert leur argent ? Aux Emirats arabes unis, où le revenu par habitant dépasse 41 700 dollars, “on sait que la richesse ne durera pas”, confie Ashraf Hambi Fouad, chez Mubadàla à Abu Dhabi. Les fonds préparent ainsi activement l’après-pétrole, faisant fructifier la manne pour la faire durer. Ils visent aussi à diversifier les sources de revenus et à développer l’industrie locale. CIC, le fonds de Pékin, devrait ainsi consacrer les deux tiers de ses 200 milliards de dollars au financement d’entreprises chinoises.
Faut-il les craindre ? Le flou qui les entoure fait redouter des ambitions plus politiques (espionnage industriel ou contrôle d’industries stratégiques) qu’économiques. Début 2006, l’entrée au capital de Dubaï Ports World dans les activités portuaires aux Etats-Unis a suscité une vive polémique. Et depuis, les réflexes protectionnistes se sont accentués.
L’Allemagne étudie un dispositif pour préserver ses industries-clés, soutenue par le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. En octobre 2007, le G7 a mandaté le Fonds monétaire international (FMI) pour définir un code de conduite et obliger ces investisseurs à plus de transparence.
Début janvier, Nicolas Sarkozy a assuré que la France assumerait “le choix politique, stratégique, de protéger ses entreprises”. Mais avec une croissance en berne, le discours change : la France est “ouverte aux fonds souverains”, si leurs intentions sont “sans ambiguïté” et leur gouvernance “transparente”, vient de se raviser M. Sarkozy, lors de son passage à Riyad.
Claire Gatinois (Dubaï, Bahreïn, Abu Dhabi, envoyée spéciale)
5 mars, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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Le Taïwanais Acer annonce le rachat de Gateway et devient le troisième fabricant mondial de PC
AP
En rachetant Packard-Bell, Acer deviendra numéro trois aux Etats-Unis avec 12 % du marché.
LE MONDE | 27.02.08
Le constructeur informatique taïwanais Acer a annoncé, lundi 27 août, l’acquisition amicale de l’américain Gateway. Il passe ainsi devant le chinois Lenovo et se hisse à la 3e place mondiale des fabricants d’ordinateurs dans le monde.
Dans un communiqué, Acer et Gateway annoncent que la firme californienne est valorisée à environ 710 millions de dollars (520 millions d’euros), soit 1,90 dollar par action – une prime de 57 % sur sa dernière cotation de vendredi 24 août. Les conseils d’administration des deux entreprises ont approuvé la fusion, qui devrait être effective en décembre, après l’approbation des autorités de régulation américaine et taïwanaise.
Combinés, les deux groupes représenteraient un chiffre d’affaires de plus de 15 milliards de dollars (11 milliards d’euros), pour une production d’environ 20 millions d’ordinateurs par an, selon le communiqué. Le nom “Gateway”, très connu aux Etats-Unis, devrait être conservé, pour former une entité multimarque, selon le président d’Acer, J.T. Wang.L’acquisition de Gateway, marque icône de l’informatique américain des années 1990, par Acer met en lumière l’expansion remarquable du taïwanais, qui est déjà devenu l’une des marques les plus connues en Asie. Elle lui permet aussi de mettre un pied sur le marché américain, en s’offrant le troisième fabricant d’ordinateurs des Etats-Unis, derrière Hewlett-Packard et Dell, les deux leaders mondiaux. “Notre complémentarité géographique et de produits fait d’Acer un excellent partenaire pour Gateway, qui nous pousse à accepter cette offre”, a déclaré Ed Coleman, le PDG de Gateway.
PERCÉE SUR LE MARCHÉ GRAND PUBLIC
Cette fusion devrait aussi relancer la guerre des acquisitions dans le secteur informatique. Le chinois Lenovo, devenu le troisième constructeur mondial en 2005 en rachetant la division PC d’IBM, se fait non seulement dépasser par Acer, mais pourrait aussi se faire ravir une proie de choix, le néerlandais Packard Bell, numéro 3 en Europe.
Le groupe chinois avait en effet annoncé le 8 août son intention de racheter le fabricant de PC hollandais, avec qui il était en pourparlers. Mais dans un communiqué, publié lundi 27 août, juste avant l’annonce de son rachat par Acer, Gateway a indiqué qu’il entendait utiliser le droit de préemption qu’il détient sur le capital de Packard Bell. Ce droit a été obtenu en mai 2006 en contrepartie d’un accord de non-concurrence entre les deux sociétés.
Packard Bell avait jusqu’à maintenant nié toute discussion avec Acer. En mettant la main à la fois sur Gateway et Packard Bell, Acer se renforce significativement aux Etats-Unis et en Europe, où son concurrent Lenovo est peu implanté.
Fondé en 1976, Acer s’est montré “très offensif depuis deux ans et a fait une percée sur le marché grand public, avec une croissance extrêmement forte en Europe”, explique Bertrand Huck, analyste chez Gfk. Acer a notamment profité de l’essor des ordinateurs portables, son point fort.
Mais la réussite de l’offre du groupe taïwanais n’est pas encore assurée. A la Bourse de Taïpeh, Acer perdait 6,9 % mardi, certains analystes jugeant son offre sur Gateway surévaluée. Ce dernier bondissait en revanche de 49 % au New York Stock Exchange, à 1,80 dollar.
Michel Rose
5 mars, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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Amazonie brésilienne : la déforestation s’aggrave
CHIFFRES
SUPERFICIE.
L’Amazonie brésilienne couvre 5 millions de km2 (répartis sur 9 Etats), dont 100 000 km2 de réserves indiennes, 200 000 km2 de zones pour l’exploitation durable et 1,9 million dekm2 de forêt publique.
POPULATION.
22 millions d’habitants y vivent, dont 480 000 Indiens répartis en 220 tribus.
DESTRUCTION.
En trente ans, 17 % de la végétation originale ont disparu, soit 700 000 km2. En 2007, quelque 22 000 foyers d’incendie (brûlis) ont été signalés. Chaque km2 de forêt détruit produit 22 000 tonnes de CO2.

SILVESTER Hans
En baisse depuis 2004, la déforestation a repris au Brésil depuis août 2007, en dépit des mesures adoptées.
Le MONDE | 29.02.08
Officiellement, l’objectif du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, est de parvenir à une “déforestation zéro” en Amazonie. Mais le Brésil en est très loin. Les destructions ont repris de plus belle entre août et décembre 2007. Quelque 7 000 km2 de forêts ont alors été rasés, a constaté en janvier l’Institut national de recherches spatiales (INPE) sur ses relevés satellites, pour faire place au soja, au bétail et à la canne à sucre.
Au total, le déboisement entre août 2007 et juillet 2008 pourrait augmenter de 34 %, alors que les autorités brésiliennes se vantaient à la conférence sur le climat à Bali, en décembre 2007, d’avoir jugulé le phénomène, les chiffres montrant depuis trois ans un recul des destructions.Le président Lula da Silva a réclamé des mesures urgentes pour inverser la tendance. Aussi la police fédérale a-t-elle lancé, le 26 février, une vaste opération avec 300 hommes, qui seront un millier début avril, pour combattre le déboisement illégal dans les Etats du Para, du Mato Grosso et du Rondonia, les plus concernés.
Pas moins de treize ministres sont responsables de la lutte contre la déforestation en Amazonie, mais ils ne parlent pas tous le même langage. Le gouvernement est écartelé entre deux défis : préserver la forêt tropicale et favoriser la croissance économique.
Deux femmes incarnent ce dilemme au sommet. Marina Silva, ministre de l’environnement, enfant de l’Amazonie, est auréolée de son passé aux côtés du militant assassiné Chico Mendes. Mais elle a souvent cédé aux pressions. Elle a ainsi autorisé la construction de deux centrales électriques sur le Madeira, un affluent de l’Amazone. L’autre est Dilma Rousseff, chef de cabinet du président Lula, responsable du Plan d’accélération de la croissance, élaboré pour multiplier les infrastructures à travers le pays, notamment en Amazonie, où fourmillent des projets de routes, ports et usines hydroélectriques.
Après le sombre record entre août 2003 et juillet 2004, où 27 429 km2 de bois étaient partis en fumée, Marina Silva a réorganisé la surveillance par satellite, mais sans moyens ni personnel. “Les amendes infligées par l’Etat sont ridiculement basses et le déboisement se poursuivra”, prédit l’un des directeurs de Greenpeace-Brésil, Sergio Leitao. Selon lui, seulement 2 % des contraventions sont payées par les destructeurs.
100 000 KM DE VOIES CLANDESTINES
“Les autorités conçoivent le développement de l’Amazonie sur un modèle des années 1950″, critique Sergio Abranches, sociologue spécialiste en écologie politique. Il cite en exemple les routes conçues pour évacuer les denrées agricoles, la BR 163 Cuiaba-Santarem, à moitié asphaltée, et celle à l’étude entre Porto Velho et Manaus.
Les relevés cartographiques prouvent que le goudron se transforme en boulevard de déboisement pour les trafiquants de bois, orpailleurs, aventuriers et agriculteurs. Quelque 100 000 km de chemins clandestins existeraient déjà.
Marina Silva encourage des activités d’“exploitation durable” dans des zones baptisées “unités de conservation”, et une gestion surveillée des forêts publiques, qui couvrent 40 % de la surface forestière. Ainsi les 2 200 km2 de forêt à Jamari (Rondonia) seront bientôt cédés à des concessionnaires privés pour une “exploitation propre”. Un début.
Neuf organisations non gouvernementales (ONG) brésiliennes et internationales ont élaboré un ambitieux Pacte pour la valorisation de l’Amazonie, afin d’éradiquer la déforestation d’ici à 2015. “Il faut valoriser l’entretien de la forêt sur pied et rémunérer ceux qui la protègent”, plaide Adriana Ramos, de l’ONG Instituto Socioambiental, signataire du pacte.
Le Brésil veut démontrer qu’il se préoccupe de l’Amazonie de crainte d’une internationalisation de la gestion de la plus grande forêt tropicale de la planète, dont la déforestation, par brûlis, contribue à l’émission de gaz à effet de serre. Dans son ouvrage Brésil, le capital naturel (non traduit en français), l’agronome brésilien Mauro Victor se dit convaincu que “si le Brésil ne freine pas la destruction de l’Amazonie par conviction, il y sera contraint par des pressions extérieures, d’abord économiques et commerciales, puis politiques, voire militaires”.
Les élections municipales sont prévues en octobre. La ministre de l’environnement craint que des maires d’Amazonie ferment les yeux, cette année, sur les destructions illégales perpétrées par leurs électeurs.
Annie Gasnier (Rio de Janeiro, correspondance)
5 mars, 2008
1-GEO/ECO, CHINE, MONDIALISATION
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La Chine annonce une forte augmentation de ses dépenses militaires
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.03.08
Dans le cadre de son programme de modernisation des forces armées, la Chine prévoit d’accroître son budget militaire de 17,6 % en 2008. Le nouveau budget des forces chinoises atteindra 417,769 milliards de yuans, soit 38,7 milliards d’euros, a indiqué, mardi 4 mars, le porte-parole de l’Assemblée nationale populaire Jiang Enzhu, à la veille de l’ouverture de la réunion annuelle du Parlement. Selon le responsable chinois, la hausse budgétaire est majoritairement destinée à augmenter la solde des militaires et à améliorer l’entraînement des officiers, ainsi qu’à remettre à niveau les équipements.
Depuis plus d’une décennie, les dépenses dans le domaine de la défense connaissent une croissance à deux chiffres, souvent présentée comme un rattrapage par rapport aux années 1970 et 1980. En 2007, la hausse a été de 17,8 %, la plus élevée en dix ans. Le porte-parole chinois a toutefois souligné que l’augmentation de ce budget est à mettre en rapport avec la croissance économique. “La construction de l’armée chinoise est en adéquation avec le développement de l’économie et de la société”, a-t-il déclaré, précisant également que les dépenses militaires augmentent aussi moins vite que les recettes publiques.
SCEPTICISME DES ÉTATS-UNIS
La Chine estime enfin que, dans ce domaine, son budget reste “inférieur à celui d’autres pays, en particulier certaines grandes puissances”. De fait, en février, le président américain George W. Bush a proposé pour l’exercice 2009 un budget militaire de 606,4 milliards de dollars, soit 400 milliards d’euros, une hausse de 7,5 % par rapport à celui approuvé par le Congrès pour 2008.
Les estimations officielles des dépenses militaires chinoises ont été accueillies avec scepticisme à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Dans son dernier rapport, le Pentagone s’interroge ainsi sur “les risques pour la stabilité” découlant du “manque de transparence” de la Chine. Le gouvernement américain estime que l’expansion militaire chinoise prépare une éventuelle crise avec Taïwan, et n’écarte pas non plus la possibilité que “Pékin développe des capacités pour d’autres circonstances comme des conflits sur des ressources ou des territoires disputés”.
Dans un communiqué officiel, le Japon voisin a également réagi en appelant la Chine à répondre aux inquiétudes de la communauté internationale. “Le ministère [de la défense] continuera à œuvrer pour que la Chine renforce la transparence sur la force de son armée”, font savoir les responsables japonais.
5 mars, 2008
1-GEO/ECO, CHINE, MONDIALISATION
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L’inflation chinoise devient une menace
LE MONDE | 03.03.08
L’annonce par la province chinoise du Guangdong d’une hausse de 13 % du salaire minimum est un signe inquiétant. La banque américaine Citigroup estime pour sa part qu’il augmentera globalement de 21 % en moyenne en Chine en 2008.
Une telle progression va certainement affecter le niveau de l’inflation dans le monde. Ce mouvement de hausse du salaire minimum est la conséquence des pressions qui s’exercent sur l’ensemble de l’échelle des rémunérations en Chine. Pendant des décennies, la production de produits manufacturés à bas prix dans ce pays a été un élément clé de désinflation dans le monde. L’actuelle envolée des coûts pousse les prix planétaires dans l’autre direction.
En gros, l’augmentation, en dollar, des produits chinois devrait correspondre à la hausse des salaires moins les gains de productivité, augmentée des accroissements de coûts autres que ceux du travail (énergie, immobilier, capital…) et de la progression du yuan face au dollar. Or, même en Chine, il est peu probable que la productivité du travail dans les usines augmente de plus de 10 % par an. Donc, si les salaires progressent de 21 %, le coût du travail augmentera de 11 %. En faisant une moyenne avec la hausse des coûts non salariaux (+ 7 % aujourd’hui en Chine), cela donne une hausse des prix de 9 % qui correspond à 18 % d’inflation en dollar si on considère que le yuan va s’apprécier, cette année comme en 2007, de 9 % face au billet vert.
Dans le passé, la hausse des prix pouvait être réduite en transférant la production à l’intérieur du territoire chinois, c’est-à-dire dans les zones rurales. Mais, dans ces régions désormais, le salaire minimum connaît des hausses atteignant parfois les 50 %, même au Tibet. Pour les fabricants, il n’y a plus d’eldorado salarial en Chine. Transférer la production au Vietnam n’est pas non plus une solution : l’inflation y était de 15,7 % en rythme annuel en février et la monnaie locale, le dong, s’apprécie aussi contre la devise américaine.
Comme la Chine représente 16 % des importations américaines, une augmentation de 18 % en dollar des produits chinois va ajouter 2,9 % d’inflation aux biens importés – une hausse des prix qui, pour l’essentiel, exclut l’énergie et l’alimentation. D’ailleurs, les prix à l’importation aux Etats-Unis étaient déjà en hausse de 13,7 % en janvier par rapport au même mois de 2007.
Martin Hutchinson
5 mars, 2008
1-GEO/ECO, CHINE, MONDIALISATION
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Les constructeurs automobiles chinois débarquent en Europe
AFP/FABRICE COFFRINI
Une voiture du constructeur automobile chinois BYD présent au 78e salon de Genève.
LE MONDE | 05.03.08 GENÈVE ENVOYÉE SPÉCIALE
Les constructeurs chinois sont restés étonnamment discrets au Salon de l’automobile de Genève qui ouvre ses portes au grand public jeudi 6 mars. Seuls deux constructeurs étaient présents, Brilliance et BYD (prononcez bi why di). Et pourtant, le lancement d’un véhicule chinois en France serait imminent.
« L’arrivée des voitures chinoises en Europe ne me surprend pas. Il est normal que des constructeurs tentent de s’implanter sur des marchés matures », estime Carlos Ghosn, le patron de Renault-Nissan. Avec 8 millions de véhicules en 2007 et 10 millions en 2008, la Chine est désormais le deuxième marché mondial derrière les Etats-Unis. Mais ses exportations restent encore très modestes, 300 000 voitures particulières, essentiellement vers le Kazakhstan, l’Iran ou encore l’Algérie et le Vietnam.Grand absent du Salon de Genève, le constructeur Shuanghuan pourrait bien être le premier à vendre un de ses modèles, le 4 × 4 CEO, si l’on en croit China Automobile France, son distributeur officiel.
En juillet 2007, il a reçu son homologation européenne, le sésame pour vendre des véhicules. Son prix sera d’environ 25 900 euros. Ce véhicule avait défrayé la chronique en septembre 2007 lors du Salon automobile de Francfort. Avant de la Toyota Land Cruiser, calandre et bouclier du Honda CRV, profil et feux arrière du 4 × 4 X5 de BMW et planche de bord de la Lexus GX 470, voilà à quoi ressemble ce 4 × 4 ! BMW avait porté plainte pour faire interdire la vente du CEO en Allemagne.
China Automobile, qui se défend de toute contrefaçon, espère faire homologuer aussi l’UFO de Jonway qui ressemble beaucoup au Rav 4 de Toyota… Les prévisions du distributeur restent modestes : il vise 3 000 ventes en année pleine. « Comparé à 16 millions de véhicules en Europe, ça reste effectivement très marginal », souligne Rémi Cornubert, directeur associé chez Oliver Wyman.
Une fois l’homologation obtenue, sans doute d’ici fin 2008, la marque Brilliance, représentée par Asie Auto, proposera sur le marché français quatre berlines (BC3, BS2, BS4 et BS6). « Nous voulons surtout mettre l’accent sur la BS4. Elle sera vendue entre 16 000 et 18 000 euros », indique Elisabeth Young, présidente d’Asie Auto. Le prix de la BS2, une petite citadine, devrait tourner autour des 12 000 euros et celui de la BS6 entre 18 000 et 19 000 euros.
« TOUT DEVRAIT ALLER PLUS VITE »
D’ici la fin du premier semestre, Asie Auto devrait lancer le 4 × 4 Xpedition de Landwind pour un prix de 15 900 euros. Mme Young, qui souhaite distribuer quatre ou cinq marques d’ici à 2012, ne veut pas connaître les déboires de Brilliance et Landwind lancés aux Pays-Bas et dont la commercialisation avait dû être stoppée pour cause de sécurité médiocre.
Car pour attirer des clients, les prix, environ 20 % moins cher que ceux pratiqués par les autres constructeurs ne suffiront pas. La sécurité est l’enjeu majeur des voitures chinoises. D’autant que de nombreux scandales ont éclaté ces derniers mois. Le premier crash test Euro Ncap réalisé sur la Brilliance BS6, en octobre 2007, s’était révélé catastrophique. A 64 kilomètres heure, le véhicule n’avait pas résisté au choc. En cas d’accident, les passagers n’auraient sans doute pas survécu. A la suite de ce test, la BS6 avait été retirée du marché belge. « Le constructeur a fait 60 modifications sur le châssis », affirme Mme Young. Aucun véhicule ne sera commercialisé sans avoir obtenu au moins trois étoiles.
Une fois sur le marché, les constructeurs chinois devront aussi s’appuyer sur un réseau solide afin de rassurer le client en cas de problème. Asie Auto s’appuie sur l’ex-réseau de MG Rover de 140 points de vente.
Face à cette nouvelle concurrence, les grands constructeurs mondiaux restent sereins, même s’ils ne sous-estiment pas la capacité des constructeurs chinois à s’inspirer de l’expérience des Japonais et des Coréens. « Ces derniers ont mis dix ans à pénétrer le marché américain et européen, rappelle M. Cornubert. A court terme, je ne les vois pas prendre une part de marché significative. En revanche, sur cinq à dix ans, c’est une vraie menace. »
Serein, Dieter Zetsche, président du directoire de Mercedes, estime qu’il leur faudra des décennies pour jouer un rôle sur le haut de gamme. En revanche, sur les plus petits véhicules, à fort volume, « tout devrait aller plus vite », concède-t-il.
Nathalie Brafman
5 mars, 2008
1-GEO/ECO, CHINE, MONDIALISATION
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En Chine, le pouvoir affiche sa sollicitude à l’égard des migrants
LE MONDE | 05.03.08 PÉKIN CORRESPONDANT
Ils sont 200 millions en Chine et représentent une grande partie de la force de travail qui ne cesse de faire pousser les gratte-ciel et élargir les villes de l’empire : les travailleurs migrants, paysans chassés des campagnes par une pauvreté endémique, classe sociale souvent misérable, sous-payée et parfois dépourvue des droits dont jouissent les autres citoyens, viennent de faire leur entrée à l’Assemblée nationale populaire (ANP).
Aux côtés des 3 000 délégués, trois de ces “mingong” (min pour nongmin, paysan et gong pour gongren, ouvrier) se sont assis, mercredi 5 mars, à l’ouverture de la session annuelle du “Parlement”, sur les bancs de l’immense salle du Grand Palais du peuple de Pékin.
Leur désignation est une tentative du pouvoir de montrer qu’il se soucie, selon les mots d’ordre en vigueur d’“améliorer les conditions de travail” de ces migrants de l’intérieur. A l’heure où le rythme effréné de la croissance creuse les inégalités sociales, le régime est conscient des effets potentiellement déstabilisateurs de cette poudrière sociale.
Deux des trois mingong sont des femmes. L’une d’elles, Hu Xiaoyan, a 34 ans et est originaire de la province du Sichuan (Sud-Ouest). Il y a dix ans, elle a émigré à Foshan, ville du Guangdong, la province emblématique de la croissance chinoise depuis un quart de siècle. Employée d’une usine de poterie, elle a gravi tous les échelons et s’est intégrée dans le système pour être finalement “élue” par le congrès local du parti de sa province, première députée mingong à l’échelon national.
LA CRISE DE L’ÉDUCATION
Sur son ordinateur portable, Mme Hu a recueilli les doléances. Une de ses priorités, a-t-elle déclaré à la presse, sera d’attirer l’attention sur le délicat problème de “l’éducation des enfants” des travailleurs migrants. Ces derniers, souvent illégaux en ville, doivent en effet assurer l’éducation de leurs rejetons dans des écoles officieuses ou tout bonnement les laisser au pays.
La seconde mingong s’appelle Zhu Xueqin. Agée de 31 ans, elle est originaire de la province du Jiangsu (Est). Elle a dû abandonner ses études pour des raisons financières et a émigré à Shanghaï où elle est devenue couturière à la chaîne. Privilégiée, elle a réussi à obtenir une bourse qui lui a permis d’aller se perfectionner au Japon. Elle est devenue vice-présidente du syndicat de son parti et son appartenance à la Ligue de la jeunesse communiste, dont est issu le président de la République et chef du parti Hu Jintao, n’est sans doute pas pour rien dans son ascension jusqu’au sommet. Elle dit vouloir oeuvrer pour élargir au niveau national la couverture sociale de ces travailleurs migrants que leurs employeurs “oublient” parfois de payer durant des mois…
Le troisième a un itinéraire des plus classiques. Originaire de la province du Guizhou (Sud), foyer de minorités ethniques pauvres, Kang Houming a nomadisé longtemps, du Tibet au Sichuan, avant de passer des années à Chongqing (Sud-Ouest), où il a vécu sur un chantier de construction. Son souci est aujourd’hui de voir se développer une politique de logement pour mingong : “Je gagne 2 000 yuans par mois (200 euros) et les prix de l’immobilier sont au-dessus de mes moyens”, a-t-il déclaré. En vingt-huit ans de labeur, M. Kang a économisé environ 3 000 euros.
L’entrée au Parlement des trois mingong symbolise le fait, souligne la presse, que les droits des travailleurs migrants “sont les mêmes que les autres citoyens, d’autant qu’ils ont énormément contribué à la croissance économique de la Chine”.
Bruno Philip
Sous la pression des défis sociaux, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a promis, mercredi 5 mars, lors de l’ouverture à Pékin de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), la mise en place d’un gouvernement plus efficace pour une société plus juste. Après s’être félicité du fait que la Chine était passée de la sixième à la quatrième place dans l’économie mondiale de 2002 à 2007, le premier ministre a reconnu les immenses défis sociaux et environnementaux que la Chine doit relever. “Nous sommes parfaitement conscients qu’il existe encore beaucoup de problèmes à résoudre dans le développement économique et social”, a-t-il affirmé, appelant à “résoudre les problèmes patents liés aux intérêts vitaux de la population”. Il a ainsi promis une enveloppe de 276,2 milliards de yuans (25,5 milliards d’euros, + 20 % par rapport à 2007) “pour accélérer la mise en place d’un système de protection sociale”. Pour 2008, la priorité sera la lutte contre l’inflation, qui rogne le pouvoir d’achat des moins favorisés, et le renforcement des contrôles pour éviter la surchauffe économique. – (AFP)
2 mars, 2008
1-GEO/ECO, 13-ASIE, CHINE, MONDIALISATION
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Histoire et géographie au lycée Braque d’Argenteuil par A. Loez et J. Blottiere————)Liens utiles sur l’Asie orientale
17 février, 2008
1-GEO/ECO, 14-EUROPE, ETATS-UNIS, MONDIALISATION, SUD
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TSTG: travaux reçus (réponses individuelles sur un ensemble documentaire)
Thèmes:
-marché mondial du café.
-Internet
2 01 2008
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8 février, 2008
1-GEO/ECO, 13-ASIE, CHINE, MONDIALISATION, TOLERANCE
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Liberation-09 02 08
Chine: Reporters sans frontières déplore le bal «des faux-culs et des lâches»

Un Chinois se fait photographier avec le T-shirt de RSF vendredi à Paris (AFP).
L’association de défense de la liberté de la presse organisait vendredi une opération à Paris pour dénoncer la répression en Chine, à 6 mois des JO.
François Meurisse
LIBERATION.FR : vendredi 8 février 2008



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Robert Ménard est très en colère. A six mois des Jeux olympiques d’été de Pékin, le secrétaire général de Reporters sans frontières fustige sans retenue l’attitude des autorités chinoises. «Quand les Chinois ont obtenu les JO en 2001, ils ont promis une liberté de la presse totale. Les engagements n’ont pas été respectés. Ils se sont foutus de nous.»
Des déclarations faites vendredi à la mi-journée dans le quartier des Grands Magasins à Paris où RSF organisait une opération «Pékin 2008» : les Parisiens étaient invités se faire prendre en photo avec un T-shirt noir, représentant les anneaux olympiques en forme de menottes. Objectif de la manifestation, réaliser une affiche – prochainement visible dans les gares parisiennes et peut-être dans le métro – avec tous les portraits. Selon l’association de défense de la liberté de la presse, 31 journalistes sont emprisonnés en Chine ainsi qu’une cinquantaine de cyberdissidents.
Mais Robert Ménard, qui porte lui-même le T-shirt de son organisation, ne s’en prend pas seulement aux Chinois. Selon lui, le Comité international olympique (CIO) et son président Jacques Rogge entretiennent un silence coupable. «Jacques Rogge avait dit qu’il réagirait chaque fois qu’il serait informé d’une atteinte aux droits de l’homme. Or, il n’a jamais rien dit. Tout ce qui l’intéresse, c’est la qualité des hôtels et les sponsors !» Dernier visé, Nicolas Sarkozy, «pas à la hauteur de ses engagements» non plus vis-à-vis du pouvoir chinois. En résumé, «on a l’impression d’avoir à faire à des faux-culs et des lâches». Pour autant, le secrétaire général de Reporters sans frontières refuse d’appeler au boycott des Jeux. «On n’est pas contre les JO, ni contre le sport ou la Chine. Nous, on ne veut pas gâcher la fête mais les autorités chinoises sont en train de le faire.»
Dans la rue piétonne, les passants font la queue pour qu’on leur tire le portrait. Un haut-parleur crache une petite musique chinoise. Jean-Jules vient de poser pour la photo : «Il est indispensable que les journalistes puissent travailler en liberté et surtout critiquer. Je ne sais pas si la situation peut évoluer rapidement en Chine mais avec la pression internationale, les choses bougent».
La preuve ce vendredi même puisque Yu Huafeng, directeur du journal libéral Nanfang Dushi Bao et emprisonné depuis 4 ans, vient d’être libéré. Mais pour Vincent Brossel, responsable du bureau Asie de RSF, le pouvoir souffle le chaud et le froid. «Le journaliste hongkongais Ching Cheong a lui aussi été libéré récemment mais le dissident Hu Jia a, lui, été arrêté le 27 décembre dernier pour «incitation à la subversion au pouvoir de l’Etat». Il y a des avancées du côté des journalistes mais chez les dissidents, ça tape !»
Un autre secteur où «ça tape», c’est sur le web selon Clotilde Lecoz, responsable du bureau Internet et libertés : «A l’heure où tout le monde se demande s’il faut réguler Internet et comment le faire, la Chine est en train d’installer un modèle juridique très restrictif qui risque de faire tâche d’huile au Vietnam, en Birmanie, etc.»
Entre les curieux, les volontaires pour la photo et les journalistes, un vieil homme est très énervé. C’est un dissident chinois installé de longue date à Paris. «En Chine, on dit que les Jeux, c’est pour le peuple. C’est faux, les JO c’est pour le régime.»
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7 février, 2008
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La « fracture numérique » se réduit rapidement entre le Nord et le Sud
LE MONDE | 07.02.08
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont emblématiques du basculement économique en cours. Le Rapport 2007-2008 sur l’économie de l’information, publié mercredi 6 février par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), en dresse un tableau spectaculaire.

En 1996, les économies développées assuraient les deux tiers des exportations de produits et services de ce secteur, et les pays en développement, le tiers restant. Dix ans plus tard, les proportions se sont presque inversées. Les économies développées n’assurent plus que 47 % des exportations, les pays en développement s’arrogeant la plus grosse part du gâteau.Chine et Inde sont les principaux acteurs de ce basculement. Pékin est désormais le premier exportateur mondial de produits du secteur des TIC, loin devant les Etats-Unis, suivis du Japon. Le premier pays européen, l’Allemagne, est 6e, le Royaume-Uni 11e et la France 13e. L’Inde s’est, elle, hissée au rang de 8e exportateur mondial de services relevant de ce secteur, avec un taux de croissance moyen annuel de plus de 37 % entre 2000 et 2005. Si cette croissance se poursuit, l’Inde se retrouvera parmi les tout premiers dans les années à venir.
Ces deux pays moteurs en ont entraîné d’autres dans leur sillage, car ils ont, à leur tour, commencer de sous-traiter une partie de leur production chez leurs voisins. Au Sri Lanka, le nombre d’informaticiens a ainsi presque triplé entre 2003 et 2008, indique le rapport de la Cnuced.
Logiquement le commerce Sud-Sud de biens du secteur des TIC a dépassé les échanges Nord-Sud en 2004.
Parallèlement, l’utilisation de ces nouvelles technologies a progressé dans toutes les parties du monde, mais avec des taux de croissance bien supérieurs dans les pays en développement : le nombre de téléphones mobiles pour 100 habitants a ainsi augmenté de 55 % dans les « économies en transition » entre 2002 et 2006, contre 9 % dans les pays développés. Les chiffres sont du même ordre de grandeur pour la pénétration d’Internet.
COÛTS D’ACCÈS PLUS RÉDUITS
Si les pays les moins développés continuent de rester à l’écart en matière de production de biens ou de services de haute technologie, ils progressent néanmoins en matière d’utilisation. « Le rythme des innovations dans le secteur des TIC a été si rapide que les coûts d’accès à ces technologies ont été considérablement réduits, ce qui a permis de démocratiser le recours aux TIC« , affirme le rapport. En conséquence, la fracture numérique s’est réduite. La téléphonie mobile notamment s’est bien diffusée. Au Ghana, le nombre d’abonnés est passé de 8 % à 23 % entre 2002 et 2006. C’est le pays qui a connu la plus forte augmentation du nombre d’utilisateurs par habitant. Les connexions à Internet augmentent aussi dans ces pays, qui restent néanmoins encore peu équipés en réseau haut débit.
Cette diffusion sert aux particuliers mais aussi et surtout aux entreprises, ce qui dynamise l’économie de ces pays. Car Internet, mais aussi les services de transmissions de données sur téléphone mobile, permettent aux populations rurales d’être mieux informées.
Pour mesurer l’importance de ce phénomène dans les pays en développement, et inciter d’autres pays à en faire autant, les auteurs du rapport ont étudié avec attention le cas de la Thaïlande. Une augmentation de 10 % de la proportion de salariés utilisant des ordinateurs, dans ce pays, a permis une hausse de 3,5 % de la productivité, soit deux fois plus qu’en Finlande, pays réputé pour être en pointe à cet égard.
Annie Kahn
Article paru dans l’édition du 08.02.08.
6 février, 2008
1-GEO/ECO, JAPON, MONDIALISATION
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Cette construction progressive en Powerpoint est disponible sur STRABON,le site de l’Académie de Versailles.
Cliquer ici (avec un peu de patience!) —–) pour le visualiser
2 février, 2008
1-GEO/ECO, 14-EUROPE, ALLEMAGNE, FRANCE, MONDIALISATION, UNION EUROPEENNE
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De trés nombreux articles utiles et interessants sur le site d’un collègue, Géographie, de THOMAS GALOISY!
Cliquez ici —-) Union Européenne
Il signale par exemple un site de l’UE
Ou encore des aticles sur la Megalopolis europeenne,l’axe rhénan etc
Allez voir!. Et il vous conseille aussi d’aller regarder ceci sur le blog de la spécialiste de l’Allemagne rhénane.
1 février, 2008
1-GEO/ECO, 13-ASIE, CHINE, MONDIALISATION, SUD
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Pour commencer…
Les pays du sud ont un niveau de dynamisme économique très variable. On peut donc parler des “suds” plutôt que de “Sud“. Il y a quatre groupes principaux à connaître:
- Des pays qui sont des puissantes continentales : la Chine, l’Inde, le Brésil.
- Les pays membres de l’OPEP comme l’Arabie saoudite ou les Emirats Arabes Unis (Dubaï).
- Les NPIA : la Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong et Singapour.
- Les PMA qui sont environ 50 comme le Soudan ou le Yémen.
Lien avec le programme : Il est conseillé de connaître trois à cinq caractéristiques économiques des pays précédents pour évoquer le chapitre” l’espace mondialisé” ou celui “unité et diversité des suds“.
…et puis…
(cours de collègue)
UNITE ET DIVERSITE DES SUDS
Cette leçon s’intègre dans le cadre de l’étude des mondes en quête de développement. Le développement correspond à l’accroissement des richesses associé à l’amélioration des conditions de vie d’une population sur un territoire. IDH pour le mesurer (inventé par le PNUD). L’IPH est encore plus représentatif car il identifie le nombre d’individus souffrant des manques les plus élémentaires (faible longévité (risque de décéder avant 40 ans), pourcentage d’analphabètes, accès aux soins et à l’eau potable, nombre d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition). Nous reprendrons l’idée de développement durable qui est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Peu de pays dans le monde sont développés et certains développés se redéveloppent (Russie par ex emple). Faut-il parler d’un Sud ou bien des Suds aujourd’hui ?
1:LE SUD, QUELLE UNITE?
1.1: Une pauvreté omniprésente
Les pays industrialisés produisent 80 % du PIB mondial. LePIB cumulé des 49 PMA équivaut à celui de l’Autriche. L’ampleur des inégalités de revenus est donc considérable. Le PIB (tient compte du coût de la vie) varie entre 53000 dollars pour Luxembourg et 470 dollars pour Sierra Leone. Les inégalités se creusent ; dans les années 90, le revenu moyen par hab a diminué dans 54 pays. Le chômage et le sous-emploi sont chroniques et la pauvreté de masse entraîne une sous-alimentation pour 800 millions de personnes, peu d’accès à l’éducation, aux soins , au logement et à l’eau potable. Ces inégalités sont aussi internes car l’essentiel des richesses est concentré entre les mains d’une élite favorable. Dans les villes des îlots de richesse jouxtent les quartiers de taudis et de bidonvilles.
L’économie dépend dans ces pays en grande partie de l’agriculture (peu productive souvent) et le secteur informel est très développé. L’agriculture fournit la majorité des emplois dans les pays du sud et grâce à l’extension des surfaces cultivées, à des aménagements hydrauliques financés par l’état, à l’utilisation de céréales à hauts rendements, certains pays d’Asie et d’Amérique latine ont connu » leur révolution verte ». Mais en Afrique et dans les régions intérieures d’Asie et d’Amérique latine les techniques rudimentaires et les structures archaïques dominent encore.
Parallèlement à cela les cultures commerciales destinées au marché mondial ( fruits, agrumes, café, thé, cacao canne à sucre) forment un secteur moderne mais ils entrent en concurrence avec les cultures vivrières et augmentent la dépendance des pays du sud à l’égard des pays riches qui les importent.
Endettement de beaucoup de ces pays qui ont des économies dépendantes
Dépendance commerciale: les PED sont menacés par l’instabilité des cours des produits primaires qu’ils ne maîtrisent pas + ils sont soumis aux investissements des FMN qui délocalisent + ils se heurtent aux barrières douanières des PID et à la concurrence des agricultures subventionnées des PID. ==> les termes de l’échange sont défavorables.
Dépendance financière: faute de capitaux nationaux pour investir, les PED empruntent sur des marchés financiers et s’endettent. Par exemple l’Afrique subsaharienne a une dette extérieure de 73% de son PNB. De plus l’aide publique au développement est insuffisante et étant constituée de prêts, alourdit la dette. Le FMI imposant des plans draconiens à ces pays pour alléger leur dette, les Etats n’ont plus de possibilité d’investir.
1.2: Des conditions de vie très difficiles:
Ce sont des pays en pleine transition démographique.
- Les PED sont 67 % de la pop mondiale en 1950 (1,6 M) et sont 85 % aujourd’hui(5 M). Ils participent pour 98 % à l’accroissement de la population mondiale soit 80 M par an. Beaucoup de pays sont encore dans la 1e ou la 2e phase de la TD. Natalité très importante car beaucoup de jeunes donc population plus féconde bien qu’en baisse (3-4 enfants par femme). La mortalité faible (8%) souvent inférieure aux pays riches du fait de la jeunesse des populations (33% ont moins de 15 ans contre 18 % ds les pays développés). Cependant il y a tout de même une baisse globale de la fécondité dans tous ces pays du Sud en raison notamment de la scolarisation des jeunes filles. Les contrastes peuvent être importants : 8 enfants par femme au Niger, 2,8 en Algérie.
Tous ces pays regroupent les caractéristiques des pays sous développés.
800 M de personnes souffrent de la faim , plus les inégalités sanitaires, d’encadrement médical et de dépenses de santé. Les écarts entre les niveaux de santé de la population mondiale n’ont jamais été aussi importants, ils se renforcent car l’état de santé des populations africaines ne s’améliore que très lentement. En 2002,l’espérance de vie à la naissance d’une fillette japonaise est de 85 ans pour 36 ans pour une fillette de Sierra Leone. 32 pays ont un taux de mortalité infantile 500 pour 10 000 naissances vivantes, surtout en Afrique (1 Africain sur 9 a le sida). En 2003, 38 M de personnes vivent avec le VIH. Au Mozambique, taux de 200 pour mille. En Afrique australe, l’espérance de vie a chuté de 6 ans ( Selon l’OMS, le rougeole est dans le monde à l’origine de 12% des décès chez les enfants de moins de 5 ans. Une vaccination systématique dans les pays en développement pourrait diminuer de moitié le taux de mortalité infantile. Attention car même dans les pays à forte mortalité, près de la moitié des décès est due aux maladies non transmissibles (hypertension, tabagisme, alcoolisme,hypercholéstérol, obésité). Mondialisation de l’épidémie de surpoids : 1 milliard de personnes.
En ce qui concerne l’alphabétisation : 1 adulte sur 5 est analphabète aujourd’hui dans le monde alors qu’en 1950, plus de la ½ de la pop mondiale l’était.Aujourd’hui sont en grandes difficultés : Haïti, Afghanistan, Bangladesh, Népal, Pakistan, Tchad. Niger (86% ; 78% pour les hommes, 93% pour les femmes) alors qu’on a 1,7% en Italie. La campagne d’alphabétisation en Chine a porté ses fruits: 80% en 1950, 16% aujourd’hui.
1.3: Pourquoi ces difficultés?
- On pense au poids des contraintes naturelles. Même si on peut remarquer que les aléas naturels ne sont pas plus fréquents dans les pays du sud que du nord. On peut malgré tout parler des cyclones dévastateurs et des longues périodes de sécheresse. Le problème est surtout que les pays du Sud sont beaucoup plus vulnérables faute de moyens de prévention efficace, d’absence de constructions aux normes, d’impact plus important sur des populations mal nourries.
- Effet de la colonisation. La pauvreté entretient les tensions ethniques, qu’accentue la délimitation artificielle des frontières.
- Effets de la mondialisation (endettement et dépendance croissante)
- Responsabilité des gouvernements en place : dictature, guerres civiles, corruption. C’est là que les refugiés sont les plus nombreux ( 2O millions). La radicalisation religieuse dans le monde islamique provoque aussi des rébellions.
Si les contrastes sont saisissants entre le Nord et le Sud, il faut différencier différents Suds car là aussi les contrastes sont saisissants entre ceux qui accumulent toutes les difficultés et qui ne trouvent pas de solution de développement efficace et ceux qui se rapprochent de plus en plus du Nord.
2.1: Une diversité croissante:Ecarts sont plus importants dans ce Sud : taux de mortalité infantile de 180 pour mille en Afrique subsaharienne et 7pour mille en Malaisie par exemple.1) Les Etats continentsChine qui possède le 2e PNB derrière les EU. Le marché de consommation et de main d’œuvre est considérable. Son IDH encore modeste (0,745, 94e) mais son espérance de vie est correcte (73/69)+ progrès de l’alphabétisation. Un problème apparaît tout de même . Cependant cette forte croissance démographique a accentué les inégalités socio- spatiales entre le littoral et l’intérieur. Par contre se pose un problème de démocratie.L’Union indienne a un PNB modeste mais a fait d’immenses progrès dans l’agriculture ( révolution verte) et dans l’industrie (informatique à Bangalore). Cependant beaucoup d’Indiens vivent encore sous le seuil de pauvreté.2) Les pays émergentsLes NPI et les pays ateliers d’Asie insérés dans la mondialisation mais fortement dépendants de l’étranger. Les pays exportateurs de pétrole bénéficient de revenus importants mais il reste un problème du développement pour ces pétromonarchies. Au Venezuéla, en Algérie, une fraction importante de la population connaît toujours la pauvreté et le chômage. Le Brésil et le Mexique constituent des puissances régionales, notamment par leur poids démagogique. Ces pays avaient développé leur industrie en étant protectionniste et s’ouvrent aujourd’hui aux patrons étrangers. Exemple : Jaguars latino-américain (Chili). Ils sont capables d’être dynamiques dans leur alliance avec le MERCOSUR (quatuor fondateur : Brésil, Argentine,Paraguay, Uruguay et Etats associés : Chili, Bolivie, Pérou, Venezuela, Colombie, Equateur) en Amérique latine : élection d’un Parlement régional en 2006.
L’Afrique ne compte aucun NPI sauf l’île Maurice. D’autres pays émergents st proches des NPI mais ils manquent parfois d’ouverture, de stabilité ou de croissance économique (Turquie, Afrique du Sud).
Globalement la situation sociale de tous ces pays s’améliore. L’ Amérique du Sud est plus en difficulté car le poids de la dette dans ces pays est forte ou il peut toujours y avoir une crise asiatique qu’on peut comprendre comme des crises de croissance pour des pays qui ont trouvé leur voie de développement. 3)pourquoi le qualificatif de PMA ?49 PMA furent recensés en 2003,surtout en Afrique noire, où la paupérisation est absolue. Mais aussi en Asie (Afghanistan, Laos, Népal) et en Amérique (Haïti). Ces pays ont un PIB :hab inférieur à 500 dollars,une part de l’industrie dans le PIB inférieure à 10%, et un taux d’alphabétisation inférieur à 20 %. Il faut ajouter la dépendance alimentaire, les ravages du SIDA et d’autres maladies, les guerres civiles, la faible insertion dans les flux éco mondiaux. Ces pays exportent des produits agricoles et importent des produits manufacturés. Le problème est que certaines productions de ces pays (coton) sont concurrencées par les pays du Nord qui sont souvent subventionnées. L’échec souvent de la politique de développement provient du manque de moyens financiers, d’une main d’oeuvre qualifiée, d’un marché intérieur actif. Ces pays ont essayé de s’organiser politiquement dans le cadre du NEPAD (nouveau partenariat pour le developpement en Afrique) qui réclame l’annulation pure et simple de la dette de ces pays.
4) les pays intermédiairesIls sont mieux que les PMA mais ne connaissent pas vraiment de décollage économique. Ce sont les PVD les plus nombreux. Leur unité tient à une intégration incomplète à la mondialisation et à des rapports de dépendance avec les pays du Nord.Ils exportent leurs produits agricoles et leurs ressources énergétiques (Ghana, Nigéria) . Les investissements étrangers sont sélectifs.
2.2: Les différentes voies pour sortir du sous-développement:
-
Les héritages de la domination du Nord
Echange inégal pendant la colonisation (importation de produits à bas prix pour les matières premières et débouchés pour les produits manufacturés. Cette domination a empêché les pays du Sud de développer une capacité de développement autonome.Au moment des indépendances, leur économie se retrouve faiblement diversifiée, et il y a une faible qualification. Cependant les infrastructures de transport et l’ essor urbain sont des conditions du développement.
-
les principales stratégies de développement
Toutes les voies de développement ont placé l’industrialisation au centre de leurs objectifs. Certains ont choisi la modernisation agricole (révolution verte) ou tourisme (Kenya, Mexique, Thaïlande, Tunisie). 3 grandes stratégies dominent:Industrialisation par substitutions aux importations : voie la plus ancienne : Argentine, Brésil, Mexique suite à la crise des années 30 puis , Tunisie, Côte d’Ivoire dans les années 50. Forte intervention de l’Etat, protectionnisme. Cela valorise les ressources nationales, assure la formation d’un marché intérieur. Il s’agit de produire ce qui était auparavant importé. Cela a permis à ces pays de diversifier leur économie mais insertion difficile dans lamondialisation.Industrialisation orientée vers l’exportation : succès indéniable de ce modèle qui a anticipé en quelque sorte les impératifs de la mondialisation actuelle. Modèle des NPIA, Chili, Ile maurice, Tunisie. Remontée de filières.
Industrialisation industrialisante ou voie autocentrée : inspiration du modèle soviétique de développement. C’est l’exemple de l’Algérie,Corée du nord, Chine avant 1980. où il fallait assurer l’indépendance nationale sur l’industrie lourde, en implantant des pôles d’activité en des lieux choisis sur le territoire. Cela nécessite des moyens initiaux pour construire une industrie coûteuse, ce qui a été permis par la rente pétrolière ou par l’aide de l’URSS. Echec danss l’ensemble de ce modèle .
Le bilan:
La période 60-80 fut positive pour le Sud : développement des Dragons, hausse des prix du pétrole et des matières premières, ce qui a permis aux producteurs de financer la croissance. Côte d’Ivoire, Brésil.La période 80-2000 plus difficile car faible croissance du Nord, baisse du cours des matières premières et contre choc pétrolier (début 86, le baril est à 10$ contre 40$ fin 80). Ces pays s’étaient endettés et la hausse du $ a rendu cette dette écrasante. L’aide publique au développement impose des mesures difficiles par le FMI (réduction du déficit budgétaire,dévaluation des monnaies, privatisations et ouverture à la mondialisation. Souvent ces aides ont permis une reprise de la croissance, mais ne sont pas parfaites.
1 février, 2008
1-GEO/ECO, BRESIL, MONDIALISATION, SUD
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INEGAL BRESIL…
-Présentation du Brésil…(cours d’un collègue)
LE BRESIL ( Voie de développement )
Eric Le Barbu
Lycée Pierre Poivre, à Saint Joseph ( île de la Réunion)
Nouvelle adresse : eric.le-barbu@wanadoo.fr
| IntroductionLe Brésil est-il une puissance du Sud ? La première puissance d’Amérique latine et de l’Hémisphère Sud est devenu la 8° puissance mondiale. Mais, par son PNB ( 2800 $ ) le Brésil est à la limite entre pays riches et pays pauvres. A côté de réussites économiques se maintiennent de fortes inégalités sociales et de grands déséquilibres régionaux.I/ LE BRESIL, UNE PUISSANCE ECONOMIQUE.Le Brésil est une des puissances émergente, la 2° du Tiers monde après la Chine, la première d’Amérique latine.A/ LES CHOIX DE LA POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT1/ L’histoire économique du BrésilDu 17° siècle à nos jours, le Brésil est marqué par une série de cycles dont les produits ont , l’un après l’autre, alimenté les exportations ( sucre, café, cacao.. ).Dés l’entre-deux guerres, le gouvernement a encouragé les industries de substitution des importations, ce qui a donné naissance à des industries destinées au marché extérieur.Ensuite, le Brésil a orienté sa production agricole, et industrielle vers l’exportation.Dés les années 50, mais surtout à partir de 1960 et jusqu’à 1974, le Brésil a connu une forte croissance économique avec des taux compris entre 5 et 10 % par an ( miracle Brésilien ).La voie de développement est fondée sur une économie extravertie, marquée par de fortes exportations agricoles, et une industrie ouverte sur le monde.2/ L’Etat, le capital national, les multinationalesIls sont les 3 acteurs du décollage de l’économie.L’Etat contrôle le 1/3 de la production, sa place est prédominante dans les domaines:EnergieMinestransportsLes entreprises nationales sont présentes dans les secteurs du bâtimentcommerce
industries légères:
Les multinationales ont accru leur place, elles contrôlent 90 % de la construction automobile ( firmes américaines et Allemandes prédominantes ) et de l’industrie pharmaceutique, 70 % de la construction électrique et l’électronique.
Une grande partie de la production pétrolière, agricole et agro-alimentaire ( Neslè, BSN.. )
Le Brésil est le pays du 1/3 monde qui a accueilli le plus de capitaux capitalistes.
B/ LES REUSSITESLe Brésil a connu une croissance rapide, le “Miracle Brésilien”. Il est à la fois un géant agricole et un NPI. 1/ Il se situe parmi les premiers producteurs agricoles.Premier pour le café et les agrumes,Second pour le soja, le cacao, le sucre et les bovins.
Le complexe agro-alimentaire est puissant, l’agriculture s’est modernisée; elle recherche des rendements élevés, fait appel aux machines, aux engrais, aux produits phytosanitaires, aux semences sélectionnées .
Le Brésil exporte de plus en plus de produits agricoles finis.
Il est le second exportateur agro-alimentaire après les Etats Unis.
Pour obtenir ses résultats, la superficie cultivée s’accroît avec l’avance des Fronts Pionniers vers l’Ouest et le Nord.
2/ Le Brésil est la 1° puissance industrielle d’Amérique latine.La production a été multipliée par 4 depuis la fin des années 60.Le tissu industriel est diversifié et couvre tous les secteurs de production.
Pour de nombreuses productions, les industries se classent parmi les 10 premières mondiales ( Automobiles, armement, électronique, … )
Les industries à forte valeur ajoutée sont particulièrement performantes ( ordinateurs, satellites de communication, avions militaires… )
3/ Une agriculture et une industrie puissante alimentent un commerce extérieur excédentaire.
Les produits agricoles représentent 1/3 des exportations.
Des sociétés brésiliennes exportent des équipements industriels et techniques “clé en main” en Afrique et au Moyen Orient.
Le Brésil est une puissance régionale qui s’intègre de plus en plus dans l’économie mondiale. Il est le principal artisan de l’intégration économique avec ses voisins, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay dans le cadre du MERCOSUR
II / ATOUTS ET HANDICAPS DU DEVELOPPEMENT BRESILIEN.
Le Brésil possède un énorme potentiel dont l’exploitation présente obstacles et problèmes.
A/ DE NOMBREUX ATOUTS
1/ 5° Pays pour la superficie.
Le Brésil dispose d’un immense territoire de 8.5 millions de Km² avec une grande diversité des milieux climatiques, appartenant en majorité à la zone chaude.
“Pays neuf”, il possède la plus vaste réserve de terres disponibles du monde:
-
- De 1960 à 1985, l’espace agricole s’est accru d’environ 1.3 millions de Km².
Les richesses minières sont considérables , au second rang mondial pour le minerai de fer et la bauxite, elles interviennent pour 10 % des exportations.La production d’hydrocarbures est croissante.
Le Brésil est le pays des grands chantiers ( Barrages.. ), des front pionniers géants et des immenses espaces vides.
2/ Le Brésil est aussi pour la population, le 5° pays du monde.
Avec 154 millions d’habitants, la densité est faible ( 18 hab. / Km² )
La croissance démographique reste encore plus forte ( 1.6 % / an ) malgré la baisse de la natalité ( 23 pr mille )
La population est jeune, la moitié a moins de 20 ans.
Par ailleurs, le taux de mortalité est très bas ( 7 pr mille ).
Cette population est mobile et conserve l’esprit pionnier. Le creuset brésilien est réel ( à l’exception des Indiens ); il est fondé sur une langue et sur une culture commune ainsi que sur un fort sentiment national.
B/ DE MULTIPLES HANDICAPS
1/ Une situation forte de dépendances économiques
A l’égard des pays riches: Etats Unis, Union Européenne, Japon… Ceux-ci lui ont fourni les capitaux nécessaires à son développement et sont ses principaux clients.
Le Brésil est le pays le plus endetté du monde. Sa dette extérieure correspond au 1/3 de son PIB.
Les excédents importants du commerce extérieur servent à payer les intérêts.
L’inflation est énorme: elle a battu les records en 1993 où elle a été d’environ 2500 %.
Une politique monétaire très rigoureuse a un coût social élevé.
Cette dépendance constitue un handicap important à la réussite de la politique économique brésilienne .
2/ La politique extravertie.
Elle a encouragé les cultures commerciales au détriment des cultures vivrières dans un pays où le problème de la terre reste aigu et se traduit par des conflits agraires violents.
Beaucoup de paysans sont sans terre ou dans une situation précaire ( les CABOCLOS ) alors que les vastes étendues ne sont pas mises en cultures.
La forte opposition entre les “Latifundios” ( Fazendas ) et les minifundios caractérise les structures foncières du Brésil.
Les exploitations de plus de 1000 Ha représentent 1 % des exploitations et couvrent plus de 40 % de la SAU.
Toute les tentatives de réformes agraires ont échoué; les conséquences sociales sont l’exode massif vers les villes, l’occupation de la terre sans titre de propriété, sans oublier les fortes menaces qui pèsent sur la vie des Indiens d’Amazonie.
Tout cela engendre violences et contestations.
III/ DES DESEQUILIBRES SOCIAUX ET SPATIAUX MAJEURS
A/ DE GRANDES INEGALITES SOCIALES
La forte pression démographique accentue les inégalités sociales:
1/ Quelques données témoignent du “mal développement”
Le taux de mortalité infantile est supérieur à 60 pr mille
20 % de la population est analphabète
2/3 des Brésiliens sont pauvres
7 à 9 millions d’enfants abandonnés vivent dans les rues
Le revenu moyen des 10% les plus riches est de 50 fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres
30 à 40 millions de Brésiliens ont profité de la croissance.
A la ville, comme à la campagne, la main d’œuvre abondante est sous payée, le pouvoir d’achat est très faible et ne permet pas toujours d’accéder à la nourriture essentielle: plus de 30 millions sont victimes de malnutrition.
L’explosion sociale est menaçante, elle revêt parfois l’aspect d’émeutes de la faim, voire de guérilla urbaine.
2/ C’est en ville que les inégalités sont les plus flagrantes
Les ¾ de la population vivent en ville, pour la moitié dans de très grandes agglomérations, telles celles de Sao Paulo, 15 millions d’habitants , ou Roi de Janeiro ( 10 millions )
Ces cités géantes montrent un grand contraste entre un centre urbain riche avec des gratte-ciel, des quartiers résidentiels luxueux et d’immenses bidonvilles ( Favelas ).
L’économie souterraine a une place importante, elle permet de subsister. Mais la violence et la pauvreté urbaine augmentent; les enfants en sont les premières victimes: enfants au travail ou enfants abandonnés, et parfois assassinés.
3/ Le métissage dans la société.
La société Brésilienne est caractérisée par un métissage culturel et historique.
Les blancs ont un niveau de vie supérieur aux métis et surtout aux noirs , en bas de la pyramide sociale.
Actuellement, les inégalités sociales sont de plus en plus des inégalités d’origine racial.
B/ DES FORTS DESEQUILIBRES REGIONAUX.
S’opposent historiquement à l’intérieur vide, “le sertao” , les régions côtières peuplées.
Aujourd’hui, s’ajoute une foret opposition entre un centre et des périphéries.
1/ Le Centre.
Il est constitué par le Sudeste,” cœur vital” ou “triangle de base” du Brésil.
Ce sont les trois états de Sao Paulo, de Rio de Janeiro et de Minas Gerais avec la ville de Belo Horizonte.
Ils forment le centre économique et financier du pays.
Avec plus de 40 % de la population, ils concentrent 80 % de la production et possèdent la plupart des sièges sociaux des grandes entreprises.
Les autres régions sont dépendantes de ce centre de décisions.
2/ Les Périphéries.
-
- Le Nordeste, centre historique du Brésil, est resté à l’écart du développement. Marqué par la sécheresse, cette région déhéritée, est le domaine de l’exode rurale et de la misère.
- Les marges intérieures de l’Ouest ont une occupation discontinue malgré la volonté, en 1956, d’y créer la capitale politique: Brasilia.
- Les 3 états du Sud, au climat tempéré, sont devenus la seconde région économique
L’agriculture fondée sur la production de soja et de céréales ainsi que sur l’élevage bovin est très moderne.Des implantations récentes d’industries de base contribuent à son dynamisme.
-
- L’Amazonie est le plus important espace pionnier du monde, la forêt a considérablement reculé pour laisser place à quelques pôles de développement isolés dont les exploitations agricoles géantes appartiennent à des multinationales.
Malgré la réalisation de routes transamazoniennes, les résultats de la colonisation agricole et de la mise en valeur sont plutôt décevants, les grands projets ont eu souvent des conséquences néfastes, voire irréversibles sur l’environnement national et mondial ainsi que sur la vie des Indiens.De nombreux organismes ont été crées pour lutter contre ces déséquilibres et favoriser le développement régional ( SUDAM pour le Nordeste, SUDENE pour le Sudeste )
Mais n’obtiennent pas les résultats escomptés.
Le “centre” continue à drainer les hommes et les richesses des périphéries.
CONCLUSION
Le Brésil est un pays qui a connu une croissance économique sans développement social, la croissance a laissé en marge la majorité de la population.
Les richesses sont mal exploitées et mal partagées.
Le Brésil est, certes une puissance moderne, mais elle continue à appartenir à l’ensemble des pays du “Sud”… |
Eric Le Barbu
Lycée Pierre Poivre, à Saint Joseph ( île de la Réunion)
Nouvelle adresse : eric.le-barbu@wanadoo.fr
…Ou encore en quelques lignes…
UN EXEMPLE REGIONAL : LE BRESIL
Le Brésil est une puissance émergente :C’est un état du sud de 172 millions de personnes, qui est une grande puissance démographique donc en fin de transition. Son PNB de 600 milliards de dollars en 2001, la place au 9ème rang mondial et son territoire grand comme 15 fois la France, possède de nombreuses richesses naturelles. Mais est-ce un nouveau géant ?
- C’est un pays neuf car cet ancien pays colonisé par les Européens est devenu indépendant entre le 18ème et le début du 19ème siècle. Son potentiel est à la hauteur de ses ambitions. Sa nature est généreuse et son réservoir démographique n’est pas négligeable.
- C’est une puissance ouverte sur le monde avec un développement extraverti particulièrement convoité par les producteurs étrangers ( l’Europe est le premier investisseur) . Sa production industrielle est diversifiée.
- C’est un géant agricole, de par l’étalement du pays en latitude permettant des cultures variées ; on y retrouve un front pionnier. Le Brésil est le 3ème exportateur mondial de café, de bovins, relayé par un puissant complexe agro-industriel.
- C’est une puissance régionale qui domine le continent sud-américain. Le MERCOSUR, depuis 1991 réunit l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay et le Brésil dans une zone de libre-échange.
- C’est une puissance idéologique avec Lula, initiateur des premiers forums sociaux. Le Brésil se veut un lieu où l’on pense la mondialisation autrement. Donc, malgré des aspects de grande puissance, le Brésil reste le porte-parole des pays du sud de par ses nombreuses inégalités.
3.2 : Le Brésil, une puissance contrastée :On note de fortes inégalités sociales dans le « creuset » brésilien et des contrastes dans la mise en valeur du territoire.
- L’IDH n’est que de 0,757 et la mortalité infantile reste élevée même si elle est très variable d’une région à l’autre. Des clivages humains existent entre régions, populations, villes et campagnes. C’est un des pays les plus inégalitaires avec un rapport de 1 à 25 entre les revenus les plus riches et les revenus les plus pauvres.
- La mise en valeur du territoire est très inégale : les fronts pionniers, le Centre-Ouest et le Nord, les inégalités foncières entre les latifundio et les minifundio , les nombreux paysans « sans terre » et aucune vraie réforme agraire à l’horizon.
Cinq régions dans trois espaces ont fondé leur développement sur des systèmes d’exportation différents : Le Nord, nordeste,centre-ouest, sudeste, sud.1) Le cœur économique du pays sont le sud et le sudeste, car c’est le lieu de concentration des richesses s’articulant entre Rio et Sao Paulo. 2) Le Brésil pionnier, c’est l’ensemble le plus vaste avec le centre-ouest et l’Amazonie. Un plan d’intégration national a été mis en place depuis 1970 car c’est un immense réservoir malgré les exploitations minières et les déforestations. 3) La zone de sous-développement , le nordeste avec le sertao. Le vieux Brésil, partie la plus pauvre du territoire cumule les critères du mal-développement.Avec l’élection du président Lula en 2002 renaît l’espoir de vaincre ces inégalités qui sont particulièrement visibles à l’échelle urbaine. Les villes brésiliennes sont le miroir de ces inégalités.
- Les inégalités sociales sont particulièrement spectaculaire dans les villes : processus d’urbanisation majeur ( exode rural), taux d’urbanisation de 90% dans le Sudeste.
- On note deux métropole majeures : Sao Paulo, 18 millions d’habitants et Rio avec 11 millions d’habitants.
- Ce sont des villes duales, où règne la ségrégation socio-spatiale. Le contraste est net entre les favelas qui correspondent à l’habitat précaire en périphérie des villes et les quartiers riches qui les jouxtent ; exemple : Copacabana-Rocinha.
- Développement des condominios fechados, sur le modèle des gated-communities états-uniens, c’est-à-dire les quartiers fermés placés sous la haute surveillance de milice privées qui en assurent la sécurité.
- Les villes portuaires sont tournées vers l’extérieur, vers la mondialisation. Ce sont des espaces urbains en interface. Il y a une volonté d’aménager l’ensemble du territoire, de le rééquilibrer avec la capitale ex-nihilo Brasilia ou encore le choix des forums sociaux de Porto Alegre.
Conclusion :Le Brésil, longtemps surnommé les colosse au pied d’argile, pays aux nombreux miracles économiques liés aux cycles de production est au 21ème siècle, une puissance qui monte. Son statut de puissance ne peut cependant s’affirmer sans une lutte contre les inégalités, condition nécessaire à un décollage durable.
-A présent,un indispensable croquis pour le Bac
Le Brésil
Sujet : L’inégal développement du Brésil
Pendant les cours de géographie, il est « prudent » de prendre des notes sous forme de schémas afin de pouvoir, le moment venu, construire facilement des croquis de géographie.
Ainsi, pour le Brésil, vous avez certainement vu que ce pays présentait de forts contrastes régionaux. Vous auriez pu le dessiner comme ceci :

cliquez sur l’image pour l’agrandir
Vous avez également pu observer la répartition des grandes agglomérations dans l’espace brésilien et noter leur rôle sur la structuration de l’espace. Vous pouviez rapidement les localiser sur un schéma comme ceci :

cliquez sur l’image pour l’agrandir
Vous avez, enfin, abordé les dynamiques récentes. Un petit schéma peut simplement en reprendre les grandes lignes comme ceci :

cliquez sur l’image pour l’agrandir
Et, avec tous ces petits schémas, il devient facile de produire « son » croquis sans toujours exécuter un « copier-coller »…
Le sujet proposé : L’inégal développement du Brésil selon le plan de légende suivant :
1) De forts contrastes régionaux
2) Des agglomérations qu structurent inégalement l’espace
3) Les dynamiques récentes
Voici ce que vous pouvez obtenir…

cliquez sur l’image pour l’agrandir
Et voici le croquis avec sa légende…

cliquez sur l’image pour l’agrandir
Pour votre fond de carte, cliquez sur une image ci-dessous…

- Et enfin pour s’exercer sans se tuer…un petit travail avec des questions niveau 2nde…ou même 5è!Exercice Le Brésil : Un développement très inégalRETOUR SOMMAIRE ETUDES DE CAS
Ce dossier documentaire (réalisé par les élèves de la classe de 2nde 10 du lycée François Magendie à Bordeaux) peut être utilisé dans le cadre de l’étude de « Plus de six milliards d’hommes sur la Terre ». Il porte tout particulièrement sur les inégalités de développement. Bien évidemment, il faut lier cette étude avec le dossier précédent et montrer le rapport entre évolution démographique et développement. Il peut constituer une étude de cas ou faire l’objet d’une séquence de module.
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Activités des élèves : Rrecherche d’informations et réalisation d’un croquis de synthèse à partir d’une légende hiérarchisée.
Problématiques : Quelles sont les inégalités de développement que l’on perçoit à l’échelle du territoire ? Comment s’expliquent ces violents contrastes ?
Résumé : le Brésil est un territoire très inégalement développé. On distingue trois ensembles :
- un Brésil moderne, développé et industrialisé
- un Brésil traditionnel et sous – développé
- un Brésil pionnier
Ces inégalités expliquent l’importance des flux migratoires intérieurs, toujours plus importants vers São Paulo que vers l’Amazonie.
Document 1 : IDH (2000)
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Document 2 : Population industrielle
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« Géographie : L’espace mondial ». Tles L, ES, S. Magnard 2004.
Document 3 : a) São Paulo : une région attractive
Les activités commerciales et bancaires se multipilent à São Paulo. La mégapole devient le pole majeur des investissements brésiliens et des capitaux étrangers des multinationales. La vielle compte aujourd’hui 80% des grandes entreprises industrielles et tertiaires du pays et la plus grande masse ouvrière du monde avec plus de 2 millions et demi d’emplois manufacturiers.
Extrait de « Géographie. L’espace mondial » Tles ES, L, S. Belin 2004. |
Document 4 : Le Nordeste, la région problèmeLe Nordeste est aujourd’hui la région la plus pauvre du Brésil : c’est une zone de misère. 27% des nordestins gagnent moins d’un « salaire minimum » par mois, c’est à dire 67 euros environ, et 44% moins de trois salaires, seuil au-dessous duquel une famille est officiellement considérée comme pauvre. Le taux d’analphabétisme est dans la région de près de 42%.Région traditionnelle d’émigration, le Nordeste a longtemps été la principale zone de départ du pays, perdant par émigration près de 2 millions d’habitants. Déficitaires avec toutes les régions du pays, et seul dans ce cas, il a alimenté à la fois un fort courant vers le sudeste, en particulier vers Rio De Janeiro et São Paulo et vers les zones pionnières.Extrait de : « Le Brésil » Hervé Théry. Armand Colin. 2001. |
b) Une terre sans hommes pour des hommes sans terre
A partir de 1960 environ, l’Etat brésilien tenta d’ouvrir l’espace amazonien à un peuplement régulé et à une mise en valeur rationnelle. Des routes transamazoniennes furent hâtivement percées et un plan de colonisation rigoureux élaboré. Mais [...] ce fut un échec. Un million (?) d’immigrants seulement s’installèrent en vingt ans, et ils furent pratiquement abandonné à eux-mêmes. Tout changea vers 1980. Profitant des carences officielles, une nuée de clandestins, cultivateurs parfois, éleveurs le plus souvent, bûcherons, mineurs, charbonniers, s’abattit sur l’Amazonie; sans oublier de très grosses sociétés, volontiers corruptrices.
Extrait de « Tropicalité. Géographie physique intertropicale ». Jean Demangeot. Armand Colin, 1999. |
Document 5 : Croquis du Brésil et Légende
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Légende
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Questions niveau seconde
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Questions niveau cinquième
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1) Montrez que le territoire brésilien présente de très fortes inégalités de développement (doc 1)
2) Montrez que le Brésil a un développement économique inégal (docs 2 et 3)
3) Quel lien peut-on établir entre le document 1, le document 2 et le document 3 ?
4) Document 4
a- Pourquoi les Brésiliens préfèrent-ils finalement émigrer surtout vers São Paulo ?
b-Quelles sont les potentialités offertes par l’espace amazonien ?
5) A partir de la légende du document 5, complétez le croquis en lui donnant un titre.
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1) Montrez que l’I.D.H est très inégal suivant les régions.( document 1 )2) Comment est répartie la production industrielle au Brésil ?( document 2 )3) Quelle est la mégalopole qui rassemble l’essentiel des activités économiques et industrielles du Brésil ? (document 3 )4) Quelle est la région du Brésil qui est en grande difficulté ? Quelles sont ces difficultés ? Que font les habitant de cette région ?( Document 4 )5) A partir du dossier rédigez un petit paragraphe de cinq lignes dans lequel vous décrirez les inégalités de développement au Brésil et leurs conséquences sur la population . |
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A ne consulter qu’en cas de besoin…
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Sous la direction de Gilles Sauvêtre, professeur d’histoire et de géographie et avec la participation de Joëlle Le Droumaguet, documentaliste
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…enfin une metropole du Brésil: SAO PAOLO
(blog d’un collègue)
8 03 2007
Sao Paulo est la deuxième métropole des pays du sud après Mexico. Elle est située au sud-est du Brésil dans l’état de Sao Paulo produisant un tiers de la richesse brésilienne. C’est la capitale économique du Brésil. L’agglomération compte 20 millions d’habitants et elle produit 25 % de la richesse nationale. On y trouve également 1/3 des étudiants.
Cet exemple est représentatif des métropoles des pays du sud pour plusieurs raisons :
- cette ville concentre une très grande part de la richesse du pays. Il y a donc un déséquilibre spatial entre cette région et le reste du pays en terme de développement économique
- elle présente un paysage urbain très contrasté entre les bidonvilles (Paraisopolis) et les quartiers riches (Morumbi).
Lien avec le programme : Les métropoles des pays du sud sont essentielles pour évoquer le dynamisme économique inégal des pays du sud.
21 janvier, 2008
1-GEO/ECO, ALLEMAGNE, FRANCE, MONDIALISATION, ROYAUME-UNI, UNION EUROPEENNE
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Les Bourses européennes connaissent leur plus forte chute
depuis le 11 septembre 2001
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 21.01.08 | 18h26 • Mis à jour le 21.01.08 | 18h45 |
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Le CAC 40, indice vedette de la place parisienne, a lâché 347,95 points à 4 744,45 points, son plus bas de clôture depuis le 15 juillet 2006. Le volume d’échanges a battu son record historique, dépassant pour la première fois les 13 milliards d’euros, malgré la fermeture des marchés américains en raison du Martin Luther King Day.
La Bourse de Paris a dévissé dès l’ouverture, dans le sillage des marchés asiatiques, accentuant sa baisse au fil de la séance alors que le mouvement de panique gagnait tous les secteurs – aussi bien les valeurs financières que l’énergie ou la santé, traditionnels « refuges » en période de crise. La capitalisation boursière cumulée des 40 composantes du CAC a fondu de 87,7 milliards d’euros.
L’INDICE PANEUROPÉEN EN RECUL DE 5,33 %
Les principales places boursières européennes ont elles aussi enregistré leur plus forte baisse depuis les attentats d’Al-Qaida contre le World Trade center et le Pentagone. A Londres, l’indice vedette Footsie-100 a cédé 5,48 % à 5 578,20 points (la chute avait été de 5,72 % le 11 septembre 2001). A Francfort, l’indice vedette Dax a perdu 7,16 % à 6 790,19 points (- 8,49 % le 11 septembre 2001). A Madrid, l’indice Ibex-35 a terminé sur un recul de 7,54 %.
L’indice paneuropéen Eurofirst 300 a fini en recul de 5,33 %, à 1.286,14 points, son niveau le plus bas depuis juillet 2006. La chute des Bourses de Paris, Londres et Francfort a fait perdre ce lundi environ 300 milliards de dollars de capitalisation boursière, selon des calculs effectués par Reuters.
Alors que les principaux marchés européens évoluaient à la baisse dans la journée, dans la foulée de la chute des marchés asiatiques, les responsables européens avaient cherché à rassurer sur l’état de santé de leurs économies, tout en reconnaissant une inquiétude grandissante face au ralentissement aux Etats-Unis. « Il semble que les marchés envisagent la possibilité d’un ralentissement plus prononcé » qu’attendu de la croissance aux Etats-Unis, « peut-être même une récession », a déclaré à Bruxelles le commissaire européen aux affaires économiques et monétaire, Joaquin Almunia. « J’espère qu’ils vont aussi prêter attention aux informations sur l’économie réelle, en particulier en Europe, et qu’ils vont retrouver leur calme », a-t-il ajouté, avant une réunion des ministres des finances de la zone euro (forum de l’Eurogroupe).
14 janvier, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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*OMC…BANQUE MONDIALE,GATT, etc …
des DEFINITIONS en vrac autour du chapitre sur la MONDIALISATION
Allez voir le blog suivant:—–) Internationalisation des échanges et mondialisation LeWebPédagogique
*et pour d’autres entrées,,c’est chez THOMAS GALOISY que je vous adresse!c’est le BLOG HYPERDOCUMENTE D’UN COLLEGUE BIEN EN AVANCE SUR MOI!
A consulter sans modération!! pour la mondialisation et pour 1000 autres choses…profitez de tous les liens créés avec de nombreux autres blogs et sites.
* Il vous conseille aussi d’aller voir chez une autre collègue
qui est un croquis sur « les effets spatiaux de la mondialisation ».
bonne lecture!
4 janvier, 2008
1-GEO/ECO, 11-AFRIQUE, 13-ASIE, MONDIALISATION, SUD
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(extraits du blog d’un collègue)
21 12 2007

Voici la carte de la famine dans le monde publiée par la FAO (Food & Agriculture Organization), organisme de l’ONU.
Faites une typologie de la malnutrition en prenant comme catégorie celles de la légende. Faites ainsi la liste des pays pour les seuils suivants :
* + de 50 % de population malnourrie
entre 35 et 50 %
entre 25 et 35 %
entre 15 et 25 %
entre 5 et 15 %
Vous pouvez réaliser la typologie sous formes de tableau à double entreée (1 pour les catégories, 1 pour les continents)
4 janvier, 2008
1-GEO/ECO, MONDIALISATION
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Source:EcoDico-Webpedagogique.
Pour une présentation de la Banque mondiale,cliquer ici: http://vpod.tv/bnpparibastv/357955
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