OMC… etc …DEFINITIONS en vrac autour du chapitre sur la MONDIALISATION

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OMC / BANQUE MONDIALE / FMI / MONDIALISATION /….allez voir ,c’est une source précieuse,un travail réalisés par des collègues et hyper-utile pour vous, en Géo comme en SES !

L’OMC

Internationalisation des échanges et mondialisation LeWebPédagogique

“L’OMC” correspond au chapitre Internationalisation des échanges et mondialisation du programme de Terminale ES. Eric Vergnaud, responsable Economies OCDE, la définit dans cette vidéo, que vous pouvez reprendre librement sur votre blog.

melchiorSur le même sujet, vous pouvez consulter la fiche de notre partenaire Melchior en cliquant ici.

Les liens recommandés

Le programme officiel de Terminale ES
Document : la structure de l’OMC sur Melchior.fr

Le téléchargement

En mp3

Le transcript

L’OMC (pour Organisation mondiale du Commerce) est l’héritière du GATT. Elle a été est mise en place le 1er janvier 1995 et a tenu sa première conférence ministérielle à Singapour en 1997.

C’est la seule organisation internationale en charge du commerce entre les pays. Ses prérogatives sont plus larges que celles du GATT et sa fonction principale est d’assurer le libre-échange.

Le cycle actuel est celui de Doha qui a été lancé dans la capitale du Qatar à la fin de 2001.

Les négociations sont toujours en cours, et elles sont difficiles.

Les pays émergents, Brésil et Inde en tête, critiquent fortement le montant des subventions et des droits de douane agricoles américains et européens et, en retour, bloquent toute avancée dans le domaine des produits industriels – qui pourtant, représente les trois-quarts du commerce mondial, et des services.

On peut comprendre les motifs qui amènent à ce retard dans le processus de Doha. Tout d’abord, les négociations sur l’agriculture posent autant de problèmes politiques qu’économiques. Ensuite, à l’intégration tarifaire, qui a été l’ambition première du GATT, s’est ajouté l’objectif d’intégration réglementaire dans des domaines aussi divers que la facilitation des échanges, les services, la propriété intellectuelle, thèmes qui sont tous très sensibles pour les pays émergents.

Un report du cycle de Doha ne remettrait pas en cause les progrès substantiels qui ont été réalisés lors des Rounds précédents du Gatt. Toutefois, au moins trois conséquences défavorables sont à craindre : tout d’abord, une érosion du système multilatéral avec la montée des accords bilatéraux, qui sont généralement peu favorables aux pays en développement ; ensuite, le risque toujours présent d’une nouvelle montée du protectionnisme ; et, enfin, la non-matérialisation des gains attendus d’une libéralisation supplémentaire des échanges.

Les ressources

Les pays membres de l’OMC

omc

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MONDIALISATION

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UN BLOG HYPERDOCUMENTE D’UN COLLEGUE BIEN EN AVANCE SUR MOI,Thomas Galoisy!

A consulter sans modération!! pour la mondialisation et pour 1000 autres choses…profitez de tous les liens créés avec de nombreux autres blogs et sites.

Croquis bac: les effets spatiaux de la mondialisation

Bac – Chapitres du programme, Bac 2008, Concours 2008, Un espace mondialisé thomas 3 janvier 2008, 18:50

iJe conseille ce sujet corrigé par une collègue qui fait preuve d’une grande pédagogie. Je rappelle que cette épreuve est essentielle.

;) Vous pouvez revoir la méthodologie en cliquant ici.

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2008,3ème CHOC PETROLIER ?

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Le pétrole est à un niveau record…

Editorial

Pétrole et inégalité

LE MONDE | 03.01.08 | 14h04 • Mis à jour le 03.01.08 | 14h04

Sauf que tous les pays ne sont pas égaux dans leur capacité d’adaptation. Les Etats-Unis, qui consomment le quart de la production mondiale de brut, souffrent moins qu’on ne pourrait le croire de la hausse des cours, puisque l’essence absorbe seulement 4 % du revenu disponible des ménages, contre 6 % en 1980. En Europe, la force de l’euro agit comme un bouclier. Pour un pays comme la Chine, qui approche les 10 % de la consommation mondiale de brut, les énormes réserves de change accumulées grâce aux exportations ont permis jusqu’ici d’acquitter la facture sans trop de dommages. Il en va tout autrement pour les pays en développement dépourvus de ressources pétrolières. Selon une étude récente de la Banque mondiale, à chaque fois que le baril augmente de 10 dollars, cela inflige une baisse de 1,5 % au produit intérieur brut des pays les plus pauvres de la planète.

Les économies riches ont tendance à devenir plus vertueuses quand le pétrole est cher. Elles augmentent leur efficacité énergétique, investissent dans des technologies qui rendent les véhicules moins gourmands. Le Grenelle de l’environnement, en France, a profité de cette conjoncture. Mais les pays pauvres sont désarmés. Les voitures qu’ils peuvent acheter ne sont pas les modèles hybrides à faible consommation d’essence qui font fureur en Californie. Le transport, moteur essentiel du développement, reste massivement dépendant du pétrole. La plupart des Etats subventionnent l’essence et le fioul : la hausse devient vite insupportable pour des budgets étriqués, les obligeant à couper dans d’autres dépenses essentielles – le logement, l’éducation ou la santé.

En 2005, au sommet du G8, les nations riches s’étaient engagées à alléger de 50 milliards de dollars la dette des pays pauvres. Or, en 2006, le surcoût pétrolier était déjà dix fois plus important que la réduction de la dette. Puisque, selon toutes les prévisions, le monde va devoir vivre durablement avec un pétrole cher, il est urgent d’envisager non seulement de transférer aux plus pauvres les technologies innovantes permettant d’économiser l’énergie, mais aussi de leur fournir davantage d’aide financière. Qui est prêt à agir dans ce sens ?

Article paru dans l’édition du 04.01.08.

Baril à 100 dollars : le monde s’installe dans l’ère du

pétrole cher

 

Comment analyser cette brusque poussée de fièvre sur les marchés de New York et de Londres, où le baril de brent de la mer du Nord a lui aussi atteint un sommet (97,84 dollars en clôture) ? Les experts l’expliquent par la baisse continue des stocks de brut aux Etats-Unis depuis deux mois et la faiblesse persistante du dollar, qui rend le pétrole moins cher pour les investisseurs non américains. Mais aussi par le nouvel attentat, mercredi, en Algérie et le regain de violence au Nigeria, deux grands pays producteurs d’or noir.

La Maison Blanche a immédiatement fait savoir qu’il n’est pas question de puiser dans les réserves stratégiques des Etats-Unis pour faire refluer les cours. Rien ne justifierait une telle mesure, que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait dû prendre, à l’automne 2005, après les ravages causés par les ouragans Katrina et Rita sur les installations pétrolières du golfe du Mexique. En dépit d’une baisse des stocks, les réserves restent en effet importantes, et aucune pénurie de brut ne se profile dans les prochains mois.

De leur côté, plusieurs pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui assure 42 % de la production mondiale, ont une nouvelle fois rejeté toute responsabilité dans cette flambée des cours. Aux pays consommateurs qui lui demandent de pomper plus de pétrole, le cartel de Vienne a répondu mercredi, par les voix de la Libye et du Qatar, que le marché est bien approvisionné et que la hausse est due aux spéculateurs. Selon des sources dans l’industrie pétrolière, il a suffi d’un seul échange entre deux traders indépendants américains à New York pour que le baril atteigne les 100 dollars.

Sans crise politique majeure ni menace imminente sur l’approvisionnement des pays industrialisés, le prix du brut a augmenté de 57,2 % en 2007, un choc partiellement amorti en Europe par la vigueur de l’euro face au dollar. De nombreux facteurs semblent réunis cependant pour un recul des cours en 2008 : offre certes tendue mais suffisante pour répondre à la demande, climat géopolitique à la détente (notamment en Iran), baisse de la croissance économique et donc du surplus de la demande pétrolière.

Cette analyse ne vaut que pour le court terme. « Il est peu probable que les consommateurs aient le coeur à la fête », avait prévenu, dès décembre, le Centre for Global Energy Studies (CGES) de Londres, qui fait autorité dans les milieux pétroliers. Il estimait que la barre des 100 dollars serait vite franchie. Pour le CGES, il faudrait que l’OPEP décide d’augmenter sa production pour que les prix baissent.

Les cabinets spécialisés, les financiers et les industriels s’accordent à dire que l’époque du pétrole bon marché est révolue et que le monde est entré dans une ère de l’énergie chère. Mises à part les années 1970 marquées par les deux chocs pétroliers violents de 1973-1974 et de 1979-1980, les prix du brut sont restés extrêmement bas au cours du siècle passé pour une énergie fossile destinée, par nature, à s’épuiser. Le prix du baril était encore à dix dollars en 1998 et il a remonté jusqu’à 25 dollars en 2003. Il a fallu attendre 2004 et une brutale hausse de la demande pour qu’il flambe vraiment.

Le directeur général de Total juge qu’« il n’y a aucune raison pour que le prix du pétrole baisse« . Pour Christophe de Margerie, « les vannes de l’OPEP sont ouvertes à fond et il n’y a pas assez de pétrole en cas de crise ». Seule l’Arabie saoudite pourrait compenser la défaillance d’un grand pays exportateur comme l’Iran, le Venezuela ou le Nigéria. Trois pays qui, depuis des années, ne parviennent pas à remplir le quota de production attribué par l’OPEP.

Faut-il croire les prévisions des analystes des grandes banques et des institutions financières ? Ces dernières années, ils ont souvent pêché par excès… d’optimisme. Selon une étude de la Deutsche Bank, ils ont systématiquement sous-estimé la progression des cours, qui a été finalement plus forte qu’ils ne l’avaient prévu.

La banque d’affaires Goldman Sachs, très impliquée sur les marchés pétroliers, pense que le brut texan américain (WTI) vaudra en moyenne 95 dollars cette année – et même 100 dollars au cours du quatrième trimestre – contre 85 dollars auparavant. La banque met en avant l’inflation des coûts de production et les incertitudes géopolitiques, qui continuent à freiner les investissements. Ils sont pourtant nécessaires aussi bien dans l’exploration-production de nouveaux gisements que dans le secteur du raffinage, où les nouvelles capacités en cours de construction au Moyen-Orient et en Asie ne seront sans doute pas suffisantes pour répondre à une demande.

MARGES DE MANOEUVRES LIMITÉES

Les économies des pays industrialisés sont moins dépendantes au pétrole qu’il y a trente ans, notamment pour produire leur électricité. La facture énergétique globale ne cesse d’augmenter. Et même d’atteindre des niveaux insupportables pour de nombreux pays en développement privés de toutes ressources en hydrocarbures. En France, la facture pétrolière représentait 4 % du produit intérieur brut (PIB) en 1980. Elle était tombée à moins de 1 % en 1998 avant de remonter à un peu plus de 2 % en 2006. Dans ce contexte, elle s’est considérablement alourdie ces dernières années pour atteindre en 2006 près de 40 milliards de dollars. La demande de pétrole est, en effet, peu « élastique » au prix puisque les deux tiers du brut consommé dans le monde le sont dans les transports, un secteur où il n’existe pas encore de véritable alternative à l’essence et au gazole en dépit du développement des agrocarburants dans certains pays (Brésil, Etats-Unis) et des véhicules hybrides (essence-électricité).Contrairement aux années 1970, l’envolée des prix pétroliers n’a pas entraîné de récession car cette flambée a été en partie alimentée par la vigueur de la croissance mondiale et la demande des pays émergents (Chine, Inde, Moyen-Orient). Mais elle a contribué à nourrir l’inflation et limite désormais lamarge de manoeuvre des banques centrales pour baisser les taux d’intérêts et limiter ainsi les effets de la crise des subprimes sur l’économie mondiale.

Jean-Michel Bezat

Le baril de pétrole à 100 dollars :

un monde bipolaire

LE MONDE | 03.01.08 | 08h15 • Mis à jour le 03.01.08 | 12h35

Le baril de pétrole a battu mercredi 2 janvier un recordhistorique : à plus de 100 dollars en séance, il a dépassé son pic d’avril 1980, quand la révolution islamique, en Iran, l’avait porté à 99,04 dollars (39,50 dollars de l’époque), selon les derniers calculs du Cambridge Energy Research Associates (CERA). C’est un « retour vers le futur », jugeait récemment le président du CERA, Daniel Yergin, en rappelant que les tensions géopolitiques sont « au centre des inquiétudes sur l’offre pétrolière ».

Pour les pays producteurs, la rente pétrolière permet à leurs fonds souverains d’investir à l’étranger et de sortir peu à peu leurs économies du « tout-pétrole ». Selon le Fonds monétaire international, Abu Dhabi Investment Authority, gestionnaire des fonds pétroliers des Emirats arabes unis, serait le plus riche et gérerait 875 milliards de dollars (590millions d’euros). Le Trésor français estime que les fonds publics et privés du Moyen-Orient capitaliseraient de 750 à 1 00 milliards de dollars. Voire de 3 000 à 4 000 milliards, selon des banquiers en poste dans cette région.

A l’opposé, l’envolée des cours pénalise les pays consommateurs, même si l’enrichissement des pétromonarchies leur offre des débouchés commerciaux (Airbus…). Et c’est une catastrophe pour les pays pauvres dépourvus d’or noir, qui grèvent leur budget pour subventionner essence, gazole et fioul.

CONTRATS RENÉGOCIÉS

Le pétrole cher est aussi une arme à double tranchant pour les « Big Oil ». Elles ont réalisé des profits historiques depuis la flambée des prix en 2005. Au 3etrimestre 2007, les cinq majors (Exxon, Shell, BP, Total, Chevron) ont enregistré 20 milliards de dollars de résultat net.

Mais leurs profits, calculés en dollars, ont baissé, en moyenne, de 15 % – et leur production de 9 % – durant cette période, selon Citigroup. La baisse des marges de raffinage (différence entre le prix du brut et le prix des produits raffinés vendus par les compagnies) et le renchérissement des coûts des projets en cours rognent les profits.

A cela s’ajoutent les règles de certains contrats de partage de production, qui prévoient une baisse du nombre de barils cédés aux compagnies étrangères quand le prix du brut monte. Exxon, Chevron et ConocoPhillips ont reconnu en avoir fait les frais. Or, ces contrats vont se multiplier, passant, en 2012, à 40 %, voire 60 %, des accords signés par les compagnies européennes, estime une étude de Citigroup.

En outre, les prix élevés accélèrent le remboursement de leurs investissements et le moment où elles doivent commencer à partager la production avec les pays hôtes. Enfin, plus les prix montent et plus les pays producteurs sont poussés à renégocier – à leur profit – les contrats signés à des périodes moins favorables pour eux pour obtenir un profit plus important. Cette loi se vérifie partout : du Kazakhstan au Venezuela, de l’Algérie à la Russie.

« En général, les gouvernements sont les grands bénéficiaires quand les prix atteignent de nouveaux sommets », souligne Robert Dudley, patron de l’anglo-russe TNK-BP. Les multinationales ne détiennent que 8 % des réserves mondiales prouvées; les compagnies nationales des pays producteurs 37 %, mais elles devraient atteindre 75 % en 2030, selon l’Agence internationale de l’énergie.

« Sur les 25 premiers pays détenteurs de réserves prouvées de pétrole et de gaz, 21 sont en développement ou en transition », indique un rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced). Pour s’équiper, diversifier leur économie et financer des programmes sociaux nécessaires à leur stabilité politique, ils ont besoin d’énormes capitaux.

A l’inverse, les ressources en hydrocarbures des pays développés décroissent dixfois plus vite que celles de ces nations. Les majors occidentales dominaient jusque dans les années 1980. Des observateurs leur prédisent désormais le sort des « dinosaures », il y a 65 millions d’années.

Jean-Michel Bezat

Etats-Unis: la MEGALOPOLIS,centre de puissance mondiale (powerpoint d’un collègue ,partiellement repris.)

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ETATS-UNIS, PUISSANCE MONDIALE (POWERPOINT d’un collègue) : construction d’un CROQUIS de synthèse par étapes.

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TSTG: travaux reçus (réponses individuelles sur un ensemble documentaire) – en cours de correction! Thème: marché mondial du café.

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Nouvel opera de Pekin

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Pékin inaugure son opéra

en attendant les

Jeux olympiques

LE MONDE | 21.12.07 | 16h52 • Mis à jour le 21.12.07 | 16h52

Vue extérieure du Grand Théâtre national de Pékin, conçu par l'architecte Paul Andreu, le 25 septembre 2007. | AFP/PETER PARKS  

Vue extérieure du Grand Théâtre national de Pékin,

conçu par l’architecte Paul Andreu, le 25 septembre 2007.

AFP/PETER PARKS

PÉKIN ENVOYÉ SPÉCIAL

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L‘inauguration, samedi 22 décembre, du Grand Théâtre national de Chine, plus connu sous le nom d’Opéra de Pékin, marque l’achèvement du projet imaginé par l’architecte françaisPaul Andreu, connu pour avoir construit des aéroportsdans le monde entier, principalementpour le compte d’Aéroports de Paris (ADP) jusqu’en 2003.Cette ouverture survient au moment où le gouvernement etla municipalité, après avoir passé au bulldozer l’essentiel de l’anciennecité impériale, font mine de découvrir, par la voix du ministre de la culture, que desexcès ont été commis.

Au choix : destruction massive du patrimoine, invasion des nouvelles autoroutes urbainespar un nombre croissant de voitures, urbanisation sans véritable projet. La seule colonnevertébrale semble être les Jeux olympiques d’août 2008 : sans trop savoir si l’énormepollution de la ville ne va pas fragiliser l’événement.Situé à une portée de fusil de la place Tiananmen, le Grand Théâtre national fait face à Zhong NanHai, centre des principaux organes du pouvoir depuis Mao Zedong, avecla feinte humilité des faibles qui se courbent devant les puissants. C’est un immenseobjet ovoïde, recouvert de verre et de titane, avec un rien de yin et un chouïa de yang,entouré d’une mince flaque d’eau sous laquelle il faut passer pour découvrir ce que cache le dôme.

DÉCORATION NOUVEAU RICHE

Ce passage souterrain a une similitude grandiose avec les systèmes imaginés par Paul Andreu, alors qu’il était à ADP. Il règne une atmosphère efficace de palais des congrès, ou de centre commercial. On atteint ensuite l’espace de la grande voûte, qui dissimule trois salles de 2 400, 2 000 et 1 000 places. La première peut accueillir de grandes productions lyriques à l’occidentale, des remakes d’opéras révolutionnaires, des sous-réunions du comité central du PC. La deuxième se veut symphonique, elle est dotée d’un orgue monumental de plusieurs milliers de tuyaux. La troisième abrite l’opéra chinois traditionnel qui mérite, il est vrai, de sortir de son demi-oubli. Pas l’ombre d’une élégance dans ces salles à l’acoustique en revanche performante et qui offrent, consolation non négligeable, un bon rapport entre la scène et la salle.

La décoration de l’ensemble, contre laquelle s’est battu Andreu, est la plupart du temps lourde, prétentieuse, surchargée de marbres, et pour autant inconfortable, car le mobilier manque – hors les fauteuils des salles, qui rappellent terriblement des sièges d’avion dépourvus de ceinture.On se prend à rêver qu’allant au bout de cette décoration nouveau riche, les c ommanditaires de l’opéra se soient adressés aux ensembliers du Faubourg-Saint-Antoine qui fournissent déjà les émirs d’Arabie. Las, Philippe Starck, le célèbre designer français, a déjà fait appel aux mêmes fabricants de meubles ou à leurs cousins chinois pour l’immense restaurant du Lan (le Bleu), situé à quelques kilomètres, sur la même avenue. C’est donc un théâtre où les clients peuvent « se la jouer », adapté au goût des nouvelles fortunes locales, pour qui la culture est encore un puzzle à reconstituer.

L’opéra d’Andreu reste peu apprécié des Chinois, toutes classes sociales confondues, qui y voient un projet retiré aux « génies » locaux de l’architecture et un objet incongru par rapport à l’essence de l’architecture chinoise – si tant est qu’il reste un tant soit peu d’essence qui ne soit pas vouée à tourner au pastiche.

Seuls se sont réjouis les jeunes architectes, moins parce qu’ils admirent le fameux »oeuf de canard » que parce qu’il les libère des normes enseignées dans les écoles. On peut ainsi se féliciter qu’Andreu ait ouvert la porte aux signatures brillantes de Rem Koolhaas et Ole Sheeren (avec la tour de la CCTV), d’Herzog et de Meuron (le stade olympique), et de Zhu Pei, seul Chinois de l’épopée actuelle (le BeijingDigital Center).

Frédéric Edelmann

Article paru dans l’édition du 22.12.07.

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