RISQUES:seismes en CHINE…

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Une zone à forte sismicité

LE MONDE | 21.05.08

La sismicité du territoire chinois est l’une des plus fortes au monde. En cause, l’irrépressible déplacement vers le nord de la plaque indienne, qui bute contre l’Eurasie à la vitesse de 40 à 50 millimètres par an. Les forces mises en jeu sont considérables et c’est ce mouvement d’une plaque contre l’autre qui a contribué à la formation de l’Himalaya.

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Un violent tremblement de terre s’est produit, lundi 12 mai, dans la province chinoise du Sichuan. Vous ou vos proches ont été frappés par le séisme, racontez-nous.

L’Inde pousse le plateau tibétain vers l’intérieur de la Chine ; celui-ci exerce à son tour sa pression sur la Chine centrale, vers le nord et le nord-est. A ses marges orientales, le grand plateau a chevauché le bassin sédimentaire du Sichuan, provoquant le séisme du lundi 12 mai. En 1933 et en 1976, la même région avait connu des séismes de magnitude 7,5 et 6,4, cependant beaucoup moins meurtriers que le dernier à avoir frappé la zone. Egalement sous la pression du plateau tibétain, les provinces de Qinghai et de Gansu devraient aussi, dans les prochaines années, connaître des séismes de grande ampleur, selon la majorité des spécialistes.

La sismotectonique – l’étude des failles actives – est capable de prédire les régions de plus grand péril. Une étude, publiée en juillet 2007 dans la revue Tectonics par des chercheurs du British Geological Survey, pointait ainsi très précisément le risque d’un important séisme le long de la faille de Longmen Shan – celle en cause dans le tremblement de terre du 12 mai. La nécessité de surveiller cette région a conduit les autorités chinoises à investir. Le 11 avril, tout juste un mois avant que la terre ne tremble, l’agence Chine nouvelle annonçait la mise en test du réseau numérique, lancé en 2004, reliant les 1 200 stations sismiques principalement installées dans le centre du pays.

Stéphane Foucart

AFRIQUE:maladies et sous-développement tuent toujours…

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Le paludisme tue un enfant toutes les trente secondes en Afrique

        Le paludisme en chiffres:Le paludisme en chiffres

- 500 millions de personnes touchées par an
- 59 % de personnes touchées en Afrique, 38 % en Asie, 3 % en Amérique
- 1 enfant meurt du paludisme toutes les trente secondes en Afrique
- 1,1 million de morts par an
- 1 million de morts des complications
- 60 % des pertes fœtales et 10 % des décès maternels
- 12 milliards de dollars de PIB perdus par an en Afrique sub-saharienne
- 1,3 point de croissance perdu par an dans les pays fortement atteints
- 3,2 milliards de dollars par an seraient nécessaires pour la prévention et les soins

Sources : Banque Mondiale, OMS, RBM

LEMONDE.FR | 25.04.08

Les cent quatre-vingt-douze pays membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont choisi en mai 2007 la date du 25 avril 2008 pour célébrer la première journée mondiale de lutte contre le paludisme.

Maladie infectieuse la plus meurtrière après le sida, la malaria – nom anglais du paludisme – est transmise par le sang via une piqûre de moustique. Elle sévit surtout dans les zones tropicales et touche en priorité les femmes enceintes et les enfants. Il existe quatre espèces de parasites provoquant des symptômes variables en durée et intensité. Forte fièvre pouvant s’accompagner de maux de tête, douleurs musculaires, vomissements, diarrhées, toux, le paludisme a pour particularité de fonctionner par cycles typiques de forte fièvre coïncidant avec la multiplication des parasites et l’éclatement des globules rouges, qui conduit à l’anémie.

UN FREIN IMPORTANT AU DÉVELOPPEMENT

Il constitue un problème majeur de santé publique dans plus de quatre-vingt-dix pays, où il ralentit la productivité et enferme durablement les communautés dans la pauvreté. La Banque mondiale a estimé que les pertes de PIB imputables à cette maladie en Afrique sub-saharienne s’élèvent à 12 milliards de dollars par an. Soit un manque à gagner quatre fois supérieur à la somme nécessaire pour lutter efficacement contre le fléau à un niveau mondial. Dans la même région, le paludisme est la cause de 60 % de l’absentéisme scolaire.

S’il existe des traitements qui ont fait leurs preuves, ce sont surtout les actions préventives de distribution de moustiquaires traitées aux insecticides et la prise de médicaments antipaludiques en amont qui ont permis de diviser par cent le nombre de cas de paludisme au Vietnam entre 1992 et 2006. Mais dans les régions endémiques d’Afrique sub-saharienne, les parasites les plus dangereux ont développé une résistance à la chloroquine, le traitement le plus généralement utilisé. Et les nouveaux traitements combinés à base d’artémisinine présentent des coûts dix à vingt fois plus élevés. « On a procédé à des distributions systématiques sans en mesurer l’impact et prévenir le développement d’une inévitable résistance », déplore le docteur Pierre Druilhe, directeur de l’unité de parasitologie biomédicale de l’Institut Pasteur de Paris.

LA RECHERCHE D’UN VACCIN, ENTRE PROGRÈS ET FAUSSES PISTES

S’il se réjouit d’un regain de mobilisation autour de la question, le chercheur constate un manque de concertation dans les recherches de vaccin. « Les agences internationales financent des projets de recherche redondants, privilégiant une approche où les molécules sont ‘choisies’ par le système immunitaire des souris, ce qui est, selon moi, une fausse piste. En ce moment quarante à cinquante essais cliniques sont menés sur des molécules qui ont déjà démontré leur inefficacité« , explique-t-il.

L’équipe du docteur Druilhe a choisi d’étudier les mécanismes de défense immunitaire chez les populations exposées au paludisme. Une molécule cible ainsi identifiée a présenté des résultats encourageants à l’issue d’une première phase de tests d’inocuité en 2000. Et une prochaine série d’essais d’efficacité sur des enfants africains indiquera si un vaccin peut être développé d’ici 2012.

Mais, en attendant un éventuel vaccin dont les premiers bénéficiaires seront les voyageurs des pays du Nord, « la population qui intéresse en priorité les laboratoires » selon le docteur Druilhe, le programme mondial de lutte contre le paludisme a besoin de 2 milliards de dollars supplémentaires pour lutter efficacement contre la maladie sur le terrain.

Mélanie Duwat

RISQUES SANS FRONTIERES…

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Pollution sans frontières.

La pollution chinoise vient de l’Occident

Une grande partie du CO2 émis en Chine est due à la production de biens de consommation destinés aux Occidentaux. Une donnée à prendre en compte.
Pour comprendre l’impasse quand laquelle se trouve le débat sur le réchauffement climatique, il vous suffit de jeter un coup d’œil à votre baladeur numérique. La grande majorité des lecteurs MP3 vendus dans le monde sont fabriqués en Chine, où la principale source d’énergie est le charbon. Pour chaque lecteur MP3 fabriqué, environ 8,5 kilogrammes de dioxyde de carbone sont libérés dans l’atmosphère. Au­jourd’hui, ces baladeurs, tout comme des milliers de produits fabriqués dans les usines chinoises, soulèvent une question importante dans le débat sur le réchauffement. Il s’agit de savoir si le gouvernement ­chinois est responsable de la pollution lorsqu’un gadget est fabriqué en Chine par une entreprise américaine puis exporté et utilisé par des ­conso­mmateurs de Stockholm ou de São Paulo.

source  Courrier International d’après Jane Spencer Wall Street Journal


“Comme les émissions de CO2 de la Chine ont augmenté, la Chine est le coupable idéal. Pourtant, la véritable responsabilité de la hausse des émissions chinoises incombe aux consommateurs des produits chinois en Europe, en Amérique du Nord et dans le reste du monde”, explique Andrew Simms, directeur des orientations à la New Economics Foundation, une organisation de défense de l’environnement implantée à Londres.

Le Bangladesh (source NASA)

Si les émissions de CO2 baissent aux Etats unis ou en Europe occidentale c’est grâce à l’externalisation de la production industrielle vers la Chine ou l’Inde.
Avec la mondialisation la notion de frontière vole en éclat non seulement parce ce que les économies sont interconnectées et que l’espace industriel est désormais planétaire et non plus national mais également parce que la pollution n’a plus de frontières.
Le nucléaire de Tchernobyl nous l’avait appris, le réchauffement global nous le confirme,  si la hausse des températures sera ponctuée en fonction des zones géographiques selon une logique fort complexe, l’élévation du niveau des océans sera mondiale…

par François Arnal publié dans : geofac