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Archives pour la catégorie ‘Le Dernier jour d’un condamné’

Le discours direct et le discours indirect

20/05/2013

Le discours indirect consiste à rapporter des paroles de quelqu’un, c’est-à-dire celles dites directement, donc, au discours direct.

Discours direct Discours indirect
« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirme Antigone Antigone affirme qu’elle ne se recouchera pas ce matin

Que remarquez-vous ? quels sont les changements effectués lors du passage du discours direct au discours indirect ?

Le verbe introducteur (v-i) : La phrase au discours direct est par un verbe introducteur

« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirme Antigone ( le verbe affirmer est le verbe introducteur)

Le verbe de la phrase au discours direct (v-d-d) : c’est le verbe entre « … »

« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirme Antigone (Le verbe se recoucher est le verbe du discours direct)

Règle n°1

Si le (v-i) est conjugué au présent ou au futur simple, le temps du (v-d-d) ne change pas

Discours direct Discours indirect
« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirme Antigone. ( v-i) au présent de l’indicatif (v-d-d) au futur simple

« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirmera Antigone. ( v-i) au futur simple (v-d-d) au futur simple

Antigone affirme qu’elle ne se recouchera pas ce matin (v-d-d) reste au futur simple

Antigone affirmera qu’elle ne se recouchera pas ce matin (v-d-d) reste au futur simple

Règle n° 2

Si le (v-i) est au passé : passé composé, imparfait, plus que parfait, passé simple…etc , le temps du (v-d-d) change selon une concordance des temps bien déterminée

Concordance des temps Discours direct Discours indirect
Présent …… imparfait Il m’a dit « je vais bien » Il m’a dit qu’il allait bien
Passé composé …..plus que parfait Il m’a dit  « je suis venu » Il m’a dit qu’il était venu
Futur simple … conditionnel présent Il m’a dit  « Je viendrai » Il m’a dit qu’il viendrait
Futur antérieur… conditionnel passé Il m’a dit « nous aurons terminé nos exercices avant d’aller au lit » Il m’a dit qu’ils auraient terminé leurs exercices avant d’aller au lit.

Les changements des indicateurs de temps

Discours direct Discours indirect
Lucile pensait :’ Je vais faire les courses aujourd’hui Lucile pensait qu’elle allait faire les courses ce jour-là
Antigone affirmait  « je ne me recoucherai pas ce matin » Antigone affirmait qu’elle ne se recoucherait pas ce matin-là
Hier La veille
Avant hier L’avant-veille
Demain Le lendemain
Le mois prochain Le mois suivant

La phrase interrogative :

Discours direct Discours indirect
Je lui ai demandé « est ce que tu viendras ? » Je lui ai demandé s’il viendrait.
Je lui ai demandé  « qu’est ce que tu fais ? » Je lui ai demandé ce qu’il faisait.
Je lui demande « vas-tu ? » Je lui demande il va.

Où, pourquoi, combien, depuis quand, quand… ne subissent aucun changement

La phrase impérative

Discours direct Discours indirect
Il lui a dit « pars ! » Il lui a dit de partir.

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

La transformation indirecte

15/05/2013

La phrase complexe (La juxtaposition, la coordination, la subordination)

14/05/2013

On appelle phrase complexe toute phrase qui est composée de plusieurs propositions, en ce sens qu’elle possède plus d’un verbe conjugué. Ces propositions peuvent entretenir des relations de juxtaposition, de coordination ou de subordination.

1)     La juxtaposition : On parle de juxtaposition quand les propositions sont simplement séparées par un signe de ponctuation notamment ( virgule, point-virgule, deux points). Les deux propositions juxtaposées sont entièrement indépendantes les unes par rapport aux autres.

Ex : Pierre est content, il a réussi son examen.

2)     La coordination : On parle de coordination quand les propositions sont jointes par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou par un adverbe (en effet, d’abord, ensuite, alors, ainsi…)

Ex : J’irais bien à cette fête,    mais je n’ai pas le temps.

proposition 1                   coordonnant                   proposition  2

3) La subordination : Une proposition subordonnée est une proposition placée sous la dépendance d’une autre appelée principale. La subordonnée ne peut avoir un sens sans la principale et dépend entièrement d’elle.

Les différents types de subordonnées :

A-    La subordonnée relative : La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où …)

Ex : -Les fleurs [que tu as cueillies ] sont très colorées.

subordonnant relatif             Prop . sub

p1 : Tu as cueillis des fleurs.

P2 : Ces fleurs sont très colorées

- L’homme qui arrive est mon père.

P1 : L’homme arrive.

P2 : L’homme est mon père.

B-    La subordonnée complétive : La proposition subordonnée complétive, comme son nom l’indique, permet de compléter le verbe de la proposition principale. Elle joue le rôle d’un complément d’objet direct ou indirect ( c.o.d , c.o.i.) et ne peut donc être supprimée.

Ex : Je souhaite / qu’il réussisse ( proposition subordonnée complétive)

C- La subordonnée circonstancielle : Une proposition subordonnée circonstancielle indique les circonstances d’une action. Les propositions principale et subordonnée sont liées au moyen de conjonctions de subordination :

-        De temps : quand, lorsque,  dès que, pendant que, tandis que, au moment où, avant que, jusqu’à ce que, depuis que…

Ex : Quand le professeur entre les élèves se mettent debout.

Quand : conjonction de subordination de temps.

-         De cause : parce que, puisque, comme, vu que, du moment que, étant donné que…

EX : Je me dépêche parce que je crains d’être en retard .

Comme je crains d’être en retard je me dépêche.

-         Conséquence: si…que, tellement…que, tant…que, de sorte que, si bien que, trop…pour, assez…pour.

EX : La leçon d’aujourd’hui est tellement facile que je l’ai comprise.

-         but: pour que, afin que, de peur que, de crainte que, dans l’espoir que…

EX : Il cache ses cigarettes de peur que son père les trouve (il cache ses cigarettes pour que son père ne les trouve pas).

-         comparaison: comme, ainsi que, de même que, aussi que, plus…que, mieux…que, moins…que…

Ex : Elle marche comme une vieille femme.

-         Concession : bien que, quoique, …que, si…que, pour…que, tout…que,encore que, tandis que, alors que,  même si.

Ex : Bien qu’il soit malade il va à l’école.

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

cours chapitre 49

14/05/2013

Cours chapitre 49

Quelques secondes séparent le condamné de son arrêt de mort, toutefois  il ne cesse de demander une grâce qu’il n’obtiendrait peut-être jamais. Son destin est scellé d’avance.

Les registres littéraires :

Le passage s’apparente à deux registres principaux :

  • Le registre pathétique :  l’auteur cherche à rallier le lecteur à sa cause, ainsi le passage est fortement marqué par sa tonalité pathétique :
    • L’attitude suppliante du narrateur : «  Je lui ai demandé ma grâce en joignant les deux mains et en me traînant sur les deux genoux »
    • Jusqu’à la dernière minute le condamné continue de nourrir l’espoir d’obtenir sa grâce
    • Le condamné rappelle sa jeunesse  et l’absurdité de mourir de la sorte : « Cela est si horrible, à mon âge, de mourir ainsi »
    • Le registre tragique : L’auteur  suscite l’effroi du lecteur devant la situation désespérée du narrateur , celui-ci ne peut rien vis-à-vis de sa condamnation à mort,  cette situation est renforcée par :

-          Le sourire  fatal du magistrat

-           Le bourreau rappelant au juge le caractère urgent de l’exécution.

-          La dernière phrase du passage, donnant des frissons aux plus hardis des lecteurs : «  il me semble qu’on monte l’escalier »

-          « Quatre heures » : tel le couperet de la guillotine, cet indicateur de temps vient mettre fin au récit du narrateur, laissant deviner sa fin tragique

Champs lexicaux :

Champ lexical de la justice : Un juge, un commissaire, un magistrat, gendarmes

Champ lexical de la mort : fatalement, mourir, dernier moment, bourreau, l’exécution,

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

Cours chapitre 48  » Le malheur des uns fait le bonhheur des autres »

12/05/2013

1-     Une heure sépare le condamné de son arrêt de mort.

2-      Le narrateur a qualifié le bourreau de valet de la guillotine.

3-      La toilette du condamné commence à trois heures, elle consiste à couper les cheveux du condamné au hasard, ainsi que le col de sa chemise.

4-      Les personnes ayant  assisté à la toilette du condamné sont : le prêtre, les gendarmes, le bourreau, ses deux valets (assistants) et un jeune journaliste.

5    Le bourreau s’appelait Samson.

6      Tantôt le narrateur compare les cris du peuple aux aboiements des chiens, tantôt aux hurlements des loups .

7    L’indice qui montre la richesse du narrateur est : la chemise de batiste .

8      Le narrateur a surnommé ceux qui vendent les places aux spectateurs de «  marchands de sang humain »

9-   Quand il entendit  les cabaretiers crier «  qui veut des place » le narrateur s’est mis en colère.

10-   Le narrateur a qualifié les spectateurs de : cruels et avides

11-   Le narrateur a été transféré à l’Hôtel de ville qui donnait sur la place de la Grève

12-    «  eux les chapeaux moi la tête » : Le narrateur fait allusion à sa décapitation.

13-   Figures de style :

-          Depuis six heures, depuis six semaines, depuis six mois. ( Gradation)

-          Ces bourreaux sont des hommes très doux  ( antiphrase)

-          Les mille têtes hurlantes du peuple. ( Synecdoque)

-          Cet atroce éloge. (Oxymore)

-          Puis de la foule, de la foule et de la foule. ( Anaphore)

-          Une mer de têtes sur la place. ( Métaphore + synecdoque)

-          La place a éclaté en bruit. ( métonymie)

-          Des marchands de sang humain criaient. ( Périphrase)

Les registres littéraires :

Le texte s’apparente à deux registres principaux :

Le registre tragique : le narrateur nous décrit le trajet allant de l’Hôtel de ville à la place de la grève, au fur et à mesure que la charrette avance, la peur du narrateur s’accroît «  Le cœur m’a failli » «  j’ai tremblé ».

-          Le visage et les bras rouges des bourreaux renvoient au sang et connotent ainsi la mort.

-          L’attachement du narrateur  au moyen d’une corde, illustre son impuissance face à son destin, la mort est de ce fait inéluctable (inévitable) .

Le registre ironique : Tout apeuré qu’il soit le narrateur ne manque pas de railler( se moquer) :

-          La foule qui demande sa tête : « Et les plus près de moi battaient des mains, si fort qu’on aime un roi, ce serait moins de fête » «  eux les chapeaux moi la tête ».

-          Les bourreaux qui veillent à ce que tout ce passe dans les règles : «  ces bourreaux sont des hommes très doux » « ils mettent de l’humanité là-dedans »

Cette alliance du tragique et de l’ironique ne tarde pas à enfanter de l’humour noir  « Alors j’ai ri horriblement aussi, moi et j’ai dit au prêtre : eux les chapeaux, moi la tête ».

Thème dominant :

-          La barbarie du peuple : Le narrateur dénonce l’avidité du peuple pour le sang humain , il le compare à des chiens, voire à des loups affamés guettant  leur proie, prêts à l’attaque« l’horrible peuple qui aboie, et m’attend,  et  rit » « mais à des rires qui éclataient, j’ai reconnu que c’était la foule » «  la foule hurlait plus haut au dehors ». Nul n’est censé être épargné de cette soif sanguinaire, même ceux considérés comme étant le symbole de l’innocence et de la douceur, à savoir les enfants et les femmes  « Bonjour Monsieur Samson ! criaient les enfants pendus à des grilles » «  les entresols étaient pleins de spectateurs heureux de leurs belles places. Surtout des femmes ».

Temps des verbes :

Le récit s’articule autour de deux moments principaux :

1) Le narrateur est dans l’Hôtel de ville : Le temps verbal employé est le présent de l’énonciation : « Ainsi j’y suis » « La place est là »

2) Le narrateur décrit le trajet qu’il a fait depuis le Plais de la justice jusqu’à l’Hôtel de ville: Le narrateur emploie les temps du récit ( imparfait et passé simple) « Trois heures sonnaient » « on parlait à voix basse ».

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

Exercice de préparation chapitre 48

07/05/2013

1-      Combien de temps reste-t-il au condamné avant d’être exécuté ?

2-      De quoi le narrateur a-t-il qualifié le bourreau ?

3-      A quelle heure a commencé la toilette du condamné ? En quoi consiste-t-elle ?

4-      Quels sont les personnages qui y ont assisté ?

5-      Comment s’appelait le bourreau ?

6-      A quels cris le narrateur a-t-il comparé les cris de la foule ?

7-      Relevez dans le texte un indice qui démontre que le narrateur appartient à une classe sociale aisée ( riche) ?

8-      Comment le narrateur a surnommé ceux qui vendent des places aux spectateurs ?

9-      Quelle était sa réaction lorsqu’il les entendit crier «  qui veut des places ? »

10-  Comment le narrateur a qualifié les spectateurs ?

11-  Dans quel lieu le narrateur a-t-il été transféré sur une charrette ?

12-  Que veut dire le narrateur par «  Eux les chapeaux moi la tête »

13-  A quelles figures de style appartiennent les énoncés suivants :

-          Depuis six heures, depuis six semaines, depuis six mois.

-          Ces bourreaux sont des hommes très doux

-          Les mille têtes hurlantes du peuple.

-          Cet atroce éloge.

-          Puis de la foule, de la foule et de la foule.

-          Une mer de têtes sur la place.

-          La place a éclaté en bruit.

-          Des marchands de sang humain criaient.

14-  Le narrateur adopte à la fois un ton tragique et ironique relevez dans le texte quelques expressions illustrant ces deux registres.

15-  Complétez le tableau suivant

Réactions et sentiments du narrateur Réactions de la foule

Le Dernier jour d'un condamné

cours chapitre 23

05/05/2013

Objectifs :

-       Comprendre le réalisme du passage

-       Etudier le pathétique et le satirique dans un roman à thèse.

Le condamné à mort « Je » rencontre celui qui va lui succéder dans sa cellule de Bicêtre. Le Friauche ( condamné à mort) lui raconte son parcours criminel.

Ce personnage est présenté comme étant le marginal absolu, le symbole de la misère , du désarroi et de la vulgarité.

Le profil d’un criminel :

-       Fils de criminel condamné à mort : « Je suis fils d’un bon peigre… sa cravate »

-       Orphelin dès son plus jeune âge : « A six ans je n’avais plus ni père ni mère »

-       Bagnard dès l’âge de dix-sept ans :  « On m’a envoyé ramer dans la petite marine »

-       Libéré à l’âge de trente-deux ans, son passeport le met dans l’impossibilité de devenir honnête homme « que les diables soient avec le passeport …point »

-       Marginal ( rejeté par la société) : « Je faisais peur, et les petits enfants se sauvaient, et l’on fermait les portes ».

-       Misérable : « sale, en guenilles, demi nu, repoussant à voir »

-       Vulgaire et grossier :  « quel bonheur ! du tabac pour mes six semaines » « Ne me prenez pas à sa place. Diable ! cela ne m’arrangerait pas, maintenant que j’ai de quoi avoir du tabac ».

-       Il n’éprouve ni regrets ni remords à l’égard de ses crimes :  « Avoir volé un mouchoir ou tué un homme, c’était tout un pour moi désormais » « et puis on dansait sur la fosse, pour que la terre ne parût pas fraîchement remuée ».

-       Il a passé par toutes les étapes de l’échelle de la criminalité :  « J’avais déjà passé tous les échelons de l’échelle, excepté un ».

Les registres littéraires dans le texte :

-       Le registre réaliste : Le lecteur du passage ne manquera pas de remarquer l’effet réaliste que l’auteur s’efforce de créer, en effet le récit du Friauche gagne en crédibilité du moment qu’il est raconté par le personnage en question, de surcroît les étapes franchies par le personnage ne laissent aucun doute quant à leur réalité; la violence engendre la violence, le crime enfante un crime encore plus cruel et plus sordide. enfin le vocabulaire dont le Friauche fait usage renforce l’illusion du réel et de l’authentique.

-       Le registre pathétique : L’auteur  éveille la compassion du lecteur vis-à-vis du personnage, en évoquant sa misère, son désarroi et sa condition de marginal.

-       Le registre satirique : l’auteur dénonce et condamne l’injustice de la société tout en la ridiculisant  « J’empoignai un pain,et le boulanger m’empoigna ; je ne mangeais pas le pain, et j’eus les galères à perpétuité » remarquons le décalage entre la  crime ( le vol d’un pain) et le châtiment ( les galères à perpétuité).

-       Le registre ironique : l’ironie consiste à dire le contraire de ce que l’on pense : «  on m’a pris, j’avais l’âge, on m’a envoyé ramer dans la petite marine » «  la belle recommandation ! un galérien » « pour cela je n’avais que trois murs à percer, deux chaînes à couper, et j’avais un clou ».

Le Dernier jour d'un condamné

exercice de préparation (chapitre 23)

29/04/2013

Lisez attentivement le chapitre 23 et répondez aux questions suivantes :

1-    Où le narrateur  a fait la rencontre du Friauche ?

2-    Identifiez les personnages du chapitre en faisant correspondre la colonne A à la colonne B

Colonne A ( personnages) Colonne B (informations correspondantes)
1-    Le narrateur Haut responsable de la prison, il dit à l’huissier d’attendre « le gibier » (un autre condamné)
2-    Le Friauche b-Homme religieux chargé d’accompagner et de confesser le narrateur avant son exécution
3-    Prêtre c- Fonctionnaire de la justice accompagnant toujours le condamné
4-    L’huissier d- Successeur du narrateur dans sa cellule à Bicêtre, personnage principal du chapitre.
5-    Le directeur e- Condamné à mort personnage principal de l’œuvre

3-    Le narrateur  brosse un portrait valorisant ou dévalorisant  du Friauche ? Justifiez votre réponse.

4-    Quel âge avait le friauche ?

5-    Le Friauche  riait-il de bon cœur ? justifiez votre réponse par deux phrases du texte.

6-    Pourquoi le narrateur ne savait pas ce qu’un friauche voulait dire ?

7-    Ce mot appartient-il à un langage connu du narrateur ? comment appelle-t-on ce langage ?

8-    Que veulent dire les mots : sorbonne et tronche ? ( référez-vous au chapitre 5)

La saga d’un criminel :

Complétez le tableau suivant, pour obtenir l’histoire de vie du Friauche :

Age Parcours du criminel
Six ans
Il fait les poches et vole les manteaux
Dix ans
Dix- sept ans
On le libère, mais étant un ancien bagnard on refuse de lui donner du travail. Il mène une vie misérable alors il se livre au vol, il est arrêté et condamné aux galères à perpituité.
Cinquante-cinq ans

9-    Quelle est la visée de V. Hugo en insérant ce récit dans son œuvre ?

10- Quel effet cherche-t-il à produire chez le lecteur ?

11- Comment se manifeste l’injustice de la société envers ce marginal ?

12- Quelles sont les causes de la dérive du Friauche ?

13- Relevez dans le passage le champ lexical de la misère

14- Le chapitre est un mélange entre deux registres de langue différents, lesquels ?

15- A quels registres littéraires appartient le passage ?

Le Dernier jour d'un condamné

Cours chapitre 13

23/04/2013

Au cours de son séjour à Bicêtre, le narrateur assiste au spectacle sinistre du ferrement des forçats qui  partiront vers  le bagne de Toulon.  Il décrit non sans émotion le supplice qu’ils subissent tout au long de cette cérémonie.

1- Un jour pas comme les autres :

Au début de l’extrait l’ambiance à Bicêtre s’annonce bruyante et inhabituelle : «  tout Bicêtre semblait rire, chanter, courir, danser »

2- Les tendances dramatiques de v. Hugo :

V. Hugo semble  construire ce récit à l’image d’une pièce théâtrale :

Eléments de la représentation dramatiques Spectacle du ferrage
Spectateurs : Prisonniers et curieux de Paris
Spectateur privilégié : Le narrateur : il occupe la place d’honneur « vous serez seul dans votre loge comme le roi »
Acteurs La chiourme (les forçats), Les argousins, les médecins, l’inspecteur, le directeur de la prison, les deux forgerons.
Scène (plateau) La cour de Bicêtre
Eclairage : Trois niveaux :

-          Il était à peine jour

-          Le ciel devient noir

-          Un rayon de soleil reparut

Trois actes : -          -Acte 1 : Visite des médecins

-          -Acte 2 : Visite des geôliers

-          -Acte 3 : Le ferrage

Genre dramatique : La comédie : Rires des spectateurs, acclamations railleuses des prisonniers, aspect caricatural de quelques personnages ( petit vieillard trapu)…

3 -Un traitement cruel :

-          Torture physique : « un argousin les aligna avec son bâton », « ils grelottaient, leurs dents claquaient ; leurs jambes maigries, leurs genoux noueux s’entrechoquaient »  « le moindre mouvement d’avant en arrière lui ferait sauter le crâne comme une coquille de noix ».

-          Torture morale ( l’humiliation) « et si par hasard un forçat à un ami, la chaîne l’en sépare. » « et tous commencèrent à se déshabiller »

4-Champs lexicaux :

  • Le théâtre : spectateurs, actes, spectacle, acteurs
  • La souffrance : pressés les au-dessus des autres, châtiment, nus
  • La terreur : démons, épouvanté, hideux , effrayante, horrible
  • La joie : rire, chanter ,danser, cris de joie
  • La misère : maigres, blêmes, mornes, sales, honteux, déguenillés

5- Registres :

  • Le comique
  • Le pathétique
  • Le tragique

Le comique et le tragique créent  un effet aussi absurde que grotesque, engendré par le décalage entre la réalité sordide ( souffrance des forçats) et les réactions des galériens ( rire, chants, ricanement …)

Enoncés Figures de style
Tout Bicêtre semblait rire, chanter, courir, danser Métonymie
Seul immobile dans ce tumulte Antithèse
Et referma sur moi serrure, cadenas et verrous Enumération / gradation
Et je fus épouvanté de voir tant d’étincelles reparaître dans cette cendre. Métaphore
Voilà que deux ou trois portes basses vomirent…des  nuées d’hommes hideux Personnification et métaphore

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

Lecture analytique du chapitre 6

11/04/2013

Objectif : apprécier le rôle justificatif de la narration.


L’ENONCIATION :

Le texte est sous forme de monologue intérieur :

-Le narrateur est seul dans sa cellule à Bicêtre.

- Il parle à lui-même « Je me suis dit »

Pour ou contre l’écriture du journal intime

La réflexion du narrateur est centrée sur l’utilité de l’écriture de son journal intime, cette réflexion s’organise autour de deux moments principaux :

  • 1er moment : Le narrateur semble douter de l’utilité de l’acte d’écriture ainsi que de sa capacité à accomplir cette tâche, il étale, par conséquent, tous les obstacles qui l’entravent :

-          Le narrateur est privé de sa liberté : pris entre quatre murailles de pierre nue est froide, sans liberté pour mes pas sans horizon pour mes yeux

-          Son cerveau n’est plus capable de produire des idées, tant il est flétri et vidé par l’idée de la mort qui le consume : et que trouverai-je dans ce cerveau flétri et vide qui vaille la peine d’être écrit.

  • 2ème moment : Le narrateur semble prendre une décision en faveur de l’écriture de son journal intime, ce changement de point de vue est marqué par l’emploi de « pourquoi non »

-          L’écriture est pour le condamné à mort un moyen de distraction : Le seul moyen d’en moins souffrir, c’est de les observer et les peindre m’en distraira.

-          Les souffrances du narrateur constitueront une matière féconde pour l’écriture : «  Il y aura bien… encrier »

-          Le condamné écrit pour donner une leçon à ceux qui condamnent.

-          Le témoignage du condamné rendra la main de ceux qui condamnent moins légère quand il s’agira  d’achever la vie d’un être humain.

Registre littéraire :

Le narrateur veut provoquer deux sentiments : l’horreur et la pitié, d’où les registres tragique et pathétique.

Les figures de style :

synecdoque : de jeter une tête qui pense

La personnification : cette idée fixe qui me possède.

La périphrase : La chute verticale d’un couteau triangulaire.


Type de texte :

argumentatif.

Le Dernier jour d'un condamné