Archive

Archives pour la catégorie ‘Le Dernier jour d’un condamné’

Lexique de la justice

25/03/2015
Termes juridiques Définition
Procès Procédure juridique- une affaire
Crime Acte blâmable que l’on condamne
Salle d’audience Salle où se déroule une séance dans un tribunal
Juge Magistrat chargé de rendre la justice
Avocat Personne chargée de la défense d’un accusé
Procureur du roi Magistrat qui exerce la fonction du ministère publique dans un tribunal de grande instance
Témoin Personne appelée en justice pour dire ce qu’il a vu
Jurés Ensemble de citoyens appelés à juger une affaire criminelle
Sentence Jugement – Verdict
Assesseur Magistrat adjoint du juge
Préméditation Action de préméditer un crime (commettre un crime avec l’intention de le faire)
Les travaux forcés Peine qui obligeait un condamné à travailler dans un bagne
Le greffier « scribe » de la justice, il est chargé de conserver  la totalité des jugements.
L’arrêt de mort Décision conduisant inévitablement à la mort – Peine de mort
Pourvoi Demande de la révision d’une sentence
Plaideurs Avocat et procureur général
La grâce Pardon accordé à un condamné

Le Dernier jour d'un condamné

Cours : étude du chapitre 4

25/03/2015

Module : 3 « Le Dernier jour d’un condamné »

Objectif : Apprécier le rôle de la description dans le récit.

Etudier la description selon deux angles de vue différents.

Type de texte : Descriptif

Lieu décrit : Bicêtre

Deux tableaux opposés :

L’adjectif qualificatif « hideux » employé dans la première phrase résume le dédain du narrateur envers ce lieu terrifiant. La description de cet endroit carcéral s’organise autour de deux angles de vue différents :

Degré d’éloignement (vu de loin) Degré de proximité(à mesure que vous approchez)
Lieu décrit : Bicêtre


Lieu décrit : Bicêtre


Édifice majestueux

Situé à proximité d’une colline

Garde encore son ancienne beauté

Pareil à un château de roi

Beauté trompeuse

Masure

Pignons dégradés

Murs lépreux

Les vitres ont été remplacées par de massifs barreaux de fer.

Aspect honteux et appauvri

→ Endroit hideux voire cauchemardesque

Le narrateur en décrivant Bicêtre semble suivre une progression  du général au particulier :

Bicêtre

Masure

Pignons dégradés et façades salies

Murs lépreux

fenêtres et barreaux

figures des incarcérés

Effet sur le lecteur :

L’emploi de la deuxième personne du pluriel «  vous » dans « Mais à mesure que vous approchez » juste après la description de la majesté et de la splendeur de Bicêtre, crée chez le lecteur un sentiment  de désillusion progressive, qui se transforme peu à peu en sentiment de peur, en effet, Bicêtre est assimilé à un monstre repoussant «  hideux Bicêtre »  «  on dirait que les murs ont une lèpre » . Les deux sentiments déjà cités cèdent la place à la pitié ; le lecteur se trouve sans vraiment en être conscient,  rallié à la cause du narrateur.

Le point de vue : Interne

Le lecteur  découvre le lieu décrit à travers le regard et la sensibilité du personnage principal, ce procédé renforce l’effet du réel dans le texte.

Les figures de style :

Antithèse : Le palais devient masure

Personnification : On dirait que les murs ont une lèpre

Le Dernier jour d'un condamné

chapitre 4 exercice de préparation

19/03/2015

Lisez attentivement le chapitre 4 du «  Dernier jour d’un condamné » puis répondez aux questions ci-dessous :

1-  Situez le passage dans l’œuvre.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

2 – Le narrateur fait la description d’un lieu. Lequel ? ………………………………

3- Dans la 1ère phrase le narrateur qualifie-t-il le lieu décrit d’une manière valorisante ou dévalorisante ? Relevez dans cette phrase ce qui justifie votre réponse. ………………………………………………………………………….

4- Complétez le tableau suivant :

Lieu décrit vu de loin Vu de près

caractérisation

Eléments décrits Caractérisation
…………………………. …………………………………………………………

…………………………..

……………………………

………………………….

…………………………..

PignonsFaçadesMurs

Vitres et fenêtres

Barreaux

Figures des prisonniers

………………………………..…………………………………………………………………..

……………………………….

……………………………….

………………………………..

5- «  Mais à mesure que vous approchez, le palais devient masure »

Comment expliqueriez-vous l’emploi de la deuxième personne du pluriel «  vous » ……………………………….

………………………………………………………………………………………………………………………..

6- Relevez dans le texte les termes ayant une relation avec les champs lexicaux de :

a- La richesse : …………………………………………………………………………………………………………

b- La misère : ………………………………………………………………………………………………………..

7- Complétez le tableau ci-dessous :

Enoncé Figure de style
………………………………………………………….On dirait que les murs ont une lèpre…………………………………………………………. La comparaison………………………………….Une antithèse

8- précisez le point de vue narratif adopté dans le passage, justifiez votre réponse ………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Pour télécharger l’exercice cliquez ici 

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

Le discours direct et le discours indirect

18/03/2015

 

Le discours indirect consiste à rapporter des paroles de quelqu’un, c’est-à-dire celles dites directement, donc, au discours direct.

Discours direct Discours indirect
« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirme Antigone Antigone affirme qu’elle ne se recouchera pas ce matin

Que remarquez-vous ? quels sont les changements effectués lors du passage du discours direct au discours indirect ?

Le verbe introducteur (v-i) : La phrase au discours direct est par un verbe introducteur

« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirme Antigone ( le verbe affirmer est le verbe introducteur)

Le verbe de la phrase au discours direct (v-d-d) : c’est le verbe entre « … »

« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirme Antigone (Le verbe se recoucher est le verbe du discours direct)

Règle n°1

Si le (v-i) est conjugué au présent ou au futur simple, le temps du (v-d-d) ne change pas

Discours direct Discours indirect
« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirme Antigone. ( v-i) au présent de l’indicatif (v-d-d) au futur simple« Je ne me recoucherai pas ce matin » affirmera Antigone. ( v-i) au futur simple (v-d-d) au futur simple Antigone affirme qu’elle ne se recouchera pas ce matin (v-d-d) reste au futur simple 

Antigone affirmera qu’elle ne se recouchera pas ce matin (v-d-d) reste au futur simple

 

Règle n° 2

Si le (v-i) est au passé : passé composé, imparfait, plus que parfait, passé simple…etc , le temps du (v-d-d) change selon une concordance des temps bien déterminée

Concordance des temps Discours direct Discours indirect
Présent …… imparfait Il m’a dit « je vais bien » Il m’a dit qu’il allait bien
Passé composé …..plus que parfait Il m’a dit  « je suis venu » Il m’a dit qu’il était venu
Futur simple … conditionnel présent Il m’a dit  « Je viendrai » Il m’a dit qu’il viendrait
Futur antérieur… conditionnel passé Il m’a dit « nous aurons terminé nos exercices avant d’aller au lit » Il m’a dit qu’ils auraient terminé leurs exercices avant d’aller au lit.

 

Les changements des indicateurs de temps

Discours direct Discours indirect
Lucile pensait :’ Je vais faire les courses aujourd’hui Lucile pensait qu’elle allait faire les courses ce jour-là
Antigone affirmait  « je ne me recoucherai pas ce matin » Antigone affirmait qu’elle ne se recoucherait pas ce matin-là
Hier La veille
Avant hier L’avant-veille
Demain Le lendemain
Le mois prochain Le mois suivant

La phrase interrogative :

Discours direct Discours indirect
Je lui ai demandé « est ce que tu viendras ? » Je lui ai demandé s’il viendrait.
Je lui ai demandé  « qu’est ce que tu fais ? » Je lui ai demandé ce qu’il faisait.
Je lui demande « vas-tu ? » Je lui demande il va.

Où, pourquoi, combien, depuis quand, quand… ne subissent aucun changement

La phrase impérative

Discours direct Discours indirect
Il lui a dit « pars ! » Il lui a dit de partir.

Pour télécharger le cours Cliquez ici 

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

Etude de l’incipit du « dernier jour d’un condamné »

17/03/2015

Module 3 : Le Dernier jour d’un condamné

Objectifs de la leçon :

-         Etudier les spécificités du genre : Roman à thèse, journal intime, monologue intérieur

-         Reconnaître le registre pathétique

Enseignant : Rachid Bouchaala

1) L’énonciation :

-L’émetteur : Un condamné à mort, l’indice personnel employé est le pronom (je) qui renvoie, non à l’auteur

( V.Hugo) , mais au narrateur ( Le condamné à mort).

-Le récepteur : lui-même. En effet, le condamné est dans un cachot, il n’y a personne avec qui il pourrait parler sinon avec soi- même. Il s’agit, donc, d’un monologue intérieur

- Lieu : Dans une prison ( Bicêtre)

- Temps : Après cinq semaines d’incarcération (Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée)

- Sujet principal : L’idée de sa condamnation à mort

- But : témoigner de la souffrance occasionnée par cette sentence (toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids).

2) Temps verbaux :

Les temps verbaux employés varient entre :

-Le présent de l’énonciation : Maintenant je suis captif

- L’imparfait : j’étais un homme comme un autre homme

3- Deux moments opposés :

Moment passé ( analepse) Moment présent
Joie de vivre :-Jeunesse et richesse d’esprit : Mon esprit, jeune et riche- Idées agréables variées et fantaisistes : Chaque jour, chaque heure et chaque minute avait son idée

-Aventures amoureuses : et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuits

Liberté : Je pouvais penser à ce que je voulais, j’étais libre

-Souffrance du corps et de l’esprit : Mon corps et aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée.- Le narrateur est accablé par l’idée de la mort : toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids.- Réalité aussi terrifiante qu’un cauchemar : «  je viens de m’éveiller… Condamné à mort »

Captivité : Maintenant je suis captif

4-Une idée obsédante et polymorphe ( qui change constamment de forme)

Le narrateur présente l’idée de la mort sous plusieurs aspects :

- Pensée froide et pesante : toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids

- Cellule de l’esprit : Mon esprit est en prison dans une idée

- Créature horrible, infernale, implacable : Une horrible, une sanglante, une implacable idée

- Femme seule et jalouse à l’obsession : Seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable

- Prend la forme d’un couteau dans les rêves du narrateur : et reparaît dans mes rêves sous la forme d’un couteau

5-Les champs lexicaux :

-La mort : sanglante, condamné à mort, glacé, couteau, fatale, infernale

-La peur et l’angoisse : horrible, spectre, hideuses, sursaut  sombre, fuir

- La souffrance : seul, glacé, courbé, je suis captif, de plomb, misérable, me secouant, m’obsède, sommeil convulsif, yeux lourds

- prison : cachot, captif, cellule, dalle mouillée et suante, soldat de garde, giberne, grille.

6- Le registre : Pathétique

A travers son texte l’auteur cherche à émouvoir le lecteur, à susciter sa pitié voire ses larmes, il s’agit d’émouvoir le destinataire pour le convaincre.

7- Les figures de style :

a- La personnification : Sous les larges bras des marronniers / et me secouant de ses deux mains de glace.

b- La gradation : Chaque jour, chaque heure, chaque minute

c- Comparaison : cette pensée infernale comme un spectre de plomb

d- Anaphore : toujours seul …, toujours glacé…toujours courbé

e- métaphore : me secouant de ses deux mains de glace.

 

Exercice de prolongement : En quelques lignes résumez la situation dans laquelle se trouve le narrateur

Pour télécharger le cours Cliquez ici 

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

Etude de l’incipit de l’oeuvre (exercice)

11/03/2015

« Le dernier jour d’un condamné » chapitre 1( livre audio)

Lisez attentivement le 1er chapitre du  » Dernier jour d’un condamné » puis répondez aux questions suivantes:

1) Quel est le type du texte ?  …………………………………………………………………………

2)-Quel en est le genre ? …………………………………………………………….

A- L’énonciation:

1) qui parle ? ……………………………………………………………………….

2) A qui parle-t-il ? …………………………………………………………………

3) où : ………………………………………………………………………………….

4) Quand ? ……………………………………………………………………………

5- A propos de quoi? ……………………………………………………………………………………

6- Dans quel but? ……………………………………………………………………………………………………

B- Les temps verbaux: quels temps verbaux le narrateur a-t-il employés dans les passages suivants :

a- » Condamné…poids » ……………………………..

b- » Autrefois…libre » …………………………………

c- « Maintenant …condamné à mort » ………………………

Donc le texte s’articule autour de deux moments opposés lesquels? …………………………………………………………………………………………..

au moyen de  quelle expression est introduit chaque moment ? …………………………………………………………………………………………………………………….

c- Une idée obsédante :

1- Le narrateur parle d’une idée qui l’obsède. Laquelle? ……………………………………………………………………

2- Relevez le portrait ( caractéristiques) de cette idée:

……………………………………………………………………………………………………………………………………………..

d- Les champs lexicaux:

Relevez les champs lexicaux dominants dans le passage: ………………………………………………………………………………………………………………………………………….

………………………………………………………………………………………………………………………………

e- Les figures de style:

Relevez dans le texte:

a- Une personnification : ……………………………………………………………………………………………………

b- Une gradation: …………………………………………………………………………………………………………….

c- Une comparaison: ………………………………………………………………………………………………………..

d- Une anaphore: …………………………………………………………………………………………………………….

e- Une métaphore: ………………………………………………………………………………………………………….

f- Registre littéraire

Dans quel registre ( ton ) s’inscrit le texte? ……………………………………………………………………………………..

E- Point de vue( Focalisation)

Quel est le point de vue du narrateur?Justifiez votre réponse ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Le Dernier jour d'un condamné

La transformation indirecte

15/05/2013

La phrase complexe (La juxtaposition, la coordination, la subordination)

14/05/2013

On appelle phrase complexe toute phrase qui est composée de plusieurs propositions, en ce sens qu’elle possède plus d’un verbe conjugué. Ces propositions peuvent entretenir des relations de juxtaposition, de coordination ou de subordination.

1)     La juxtaposition : On parle de juxtaposition quand les propositions sont simplement séparées par un signe de ponctuation notamment ( virgule, point-virgule, deux points). Les deux propositions juxtaposées sont entièrement indépendantes les unes par rapport aux autres.

Ex : Pierre est content, il a réussi son examen.

2)     La coordination : On parle de coordination quand les propositions sont jointes par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou par un adverbe (en effet, d’abord, ensuite, alors, ainsi…)

Ex : J’irais bien à cette fête,    mais je n’ai pas le temps.

proposition 1                   coordonnant                   proposition  2

3) La subordination : Une proposition subordonnée est une proposition placée sous la dépendance d’une autre appelée principale. La subordonnée ne peut avoir un sens sans la principale et dépend entièrement d’elle.

Les différents types de subordonnées :

A-    La subordonnée relative : La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où …)

Ex : -Les fleurs [que tu as cueillies ] sont très colorées.

subordonnant relatif             Prop . sub

p1 : Tu as cueillis des fleurs.

P2 : Ces fleurs sont très colorées

- L’homme qui arrive est mon père.

P1 : L’homme arrive.

P2 : L’homme est mon père.

B-    La subordonnée complétive : La proposition subordonnée complétive, comme son nom l’indique, permet de compléter le verbe de la proposition principale. Elle joue le rôle d’un complément d’objet direct ou indirect ( c.o.d , c.o.i.) et ne peut donc être supprimée.

Ex : Je souhaite / qu’il réussisse ( proposition subordonnée complétive)

C- La subordonnée circonstancielle : Une proposition subordonnée circonstancielle indique les circonstances d’une action. Les propositions principale et subordonnée sont liées au moyen de conjonctions de subordination :

-        De temps : quand, lorsque,  dès que, pendant que, tandis que, au moment où, avant que, jusqu’à ce que, depuis que…

Ex : Quand le professeur entre les élèves se mettent debout.

Quand : conjonction de subordination de temps.

-         De cause : parce que, puisque, comme, vu que, du moment que, étant donné que…

EX : Je me dépêche parce que je crains d’être en retard .

Comme je crains d’être en retard je me dépêche.

-         Conséquence: si…que, tellement…que, tant…que, de sorte que, si bien que, trop…pour, assez…pour.

EX : La leçon d’aujourd’hui est tellement facile que je l’ai comprise.

-         but: pour que, afin que, de peur que, de crainte que, dans l’espoir que…

EX : Il cache ses cigarettes de peur que son père les trouve (il cache ses cigarettes pour que son père ne les trouve pas).

-         comparaison: comme, ainsi que, de même que, aussi que, plus…que, mieux…que, moins…que…

Ex : Elle marche comme une vieille femme.

-         Concession : bien que, quoique, …que, si…que, pour…que, tout…que,encore que, tandis que, alors que,  même si.

Ex : Bien qu’il soit malade il va à l’école.

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

cours chapitre 49

14/05/2013

Cours chapitre 49

Quelques secondes séparent le condamné de son arrêt de mort, toutefois  il ne cesse de demander une grâce qu’il n’obtiendrait peut-être jamais. Son destin est scellé d’avance.

Les registres littéraires :

Le passage s’apparente à deux registres principaux :

  • Le registre pathétique :  l’auteur cherche à rallier le lecteur à sa cause, ainsi le passage est fortement marqué par sa tonalité pathétique :
    • L’attitude suppliante du narrateur : «  Je lui ai demandé ma grâce en joignant les deux mains et en me traînant sur les deux genoux »
    • Jusqu’à la dernière minute le condamné continue de nourrir l’espoir d’obtenir sa grâce
    • Le condamné rappelle sa jeunesse  et l’absurdité de mourir de la sorte : « Cela est si horrible, à mon âge, de mourir ainsi »
    • Le registre tragique : L’auteur  suscite l’effroi du lecteur devant la situation désespérée du narrateur , celui-ci ne peut rien vis-à-vis de sa condamnation à mort,  cette situation est renforcée par :

-          Le sourire  fatal du magistrat

-           Le bourreau rappelant au juge le caractère urgent de l’exécution.

-          La dernière phrase du passage, donnant des frissons aux plus hardis des lecteurs : «  il me semble qu’on monte l’escalier »

-          « Quatre heures » : tel le couperet de la guillotine, cet indicateur de temps vient mettre fin au récit du narrateur, laissant deviner sa fin tragique

Champs lexicaux :

Champ lexical de la justice : Un juge, un commissaire, un magistrat, gendarmes

Champ lexical de la mort : fatalement, mourir, dernier moment, bourreau, l’exécution,

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné

Cours chapitre 48  » Le malheur des uns fait le bonhheur des autres »

12/05/2013

1-     Une heure sépare le condamné de son arrêt de mort.

2-      Le narrateur a qualifié le bourreau de valet de la guillotine.

3-      La toilette du condamné commence à trois heures, elle consiste à couper les cheveux du condamné au hasard, ainsi que le col de sa chemise.

4-      Les personnes ayant  assisté à la toilette du condamné sont : le prêtre, les gendarmes, le bourreau, ses deux valets (assistants) et un jeune journaliste.

5    Le bourreau s’appelait Samson.

6      Tantôt le narrateur compare les cris du peuple aux aboiements des chiens, tantôt aux hurlements des loups .

7    L’indice qui montre la richesse du narrateur est : la chemise de batiste .

8      Le narrateur a surnommé ceux qui vendent les places aux spectateurs de «  marchands de sang humain »

9-   Quand il entendit  les cabaretiers crier «  qui veut des place » le narrateur s’est mis en colère.

10-   Le narrateur a qualifié les spectateurs de : cruels et avides

11-   Le narrateur a été transféré à l’Hôtel de ville qui donnait sur la place de la Grève

12-    «  eux les chapeaux moi la tête » : Le narrateur fait allusion à sa décapitation.

13-   Figures de style :

-          Depuis six heures, depuis six semaines, depuis six mois. ( Gradation)

-          Ces bourreaux sont des hommes très doux  ( antiphrase)

-          Les mille têtes hurlantes du peuple. ( Synecdoque)

-          Cet atroce éloge. (Oxymore)

-          Puis de la foule, de la foule et de la foule. ( Anaphore)

-          Une mer de têtes sur la place. ( Métaphore + synecdoque)

-          La place a éclaté en bruit. ( métonymie)

-          Des marchands de sang humain criaient. ( Périphrase)

Les registres littéraires :

Le texte s’apparente à deux registres principaux :

Le registre tragique : le narrateur nous décrit le trajet allant de l’Hôtel de ville à la place de la grève, au fur et à mesure que la charrette avance, la peur du narrateur s’accroît «  Le cœur m’a failli » «  j’ai tremblé ».

-          Le visage et les bras rouges des bourreaux renvoient au sang et connotent ainsi la mort.

-          L’attachement du narrateur  au moyen d’une corde, illustre son impuissance face à son destin, la mort est de ce fait inéluctable (inévitable) .

Le registre ironique : Tout apeuré qu’il soit le narrateur ne manque pas de railler( se moquer) :

-          La foule qui demande sa tête : « Et les plus près de moi battaient des mains, si fort qu’on aime un roi, ce serait moins de fête » «  eux les chapeaux moi la tête ».

-          Les bourreaux qui veillent à ce que tout ce passe dans les règles : «  ces bourreaux sont des hommes très doux » « ils mettent de l’humanité là-dedans »

Cette alliance du tragique et de l’ironique ne tarde pas à enfanter de l’humour noir  « Alors j’ai ri horriblement aussi, moi et j’ai dit au prêtre : eux les chapeaux, moi la tête ».

Thème dominant :

-          La barbarie du peuple : Le narrateur dénonce l’avidité du peuple pour le sang humain , il le compare à des chiens, voire à des loups affamés guettant  leur proie, prêts à l’attaque« l’horrible peuple qui aboie, et m’attend,  et  rit » « mais à des rires qui éclataient, j’ai reconnu que c’était la foule » «  la foule hurlait plus haut au dehors ». Nul n’est censé être épargné de cette soif sanguinaire, même ceux considérés comme étant le symbole de l’innocence et de la douceur, à savoir les enfants et les femmes  « Bonjour Monsieur Samson ! criaient les enfants pendus à des grilles » «  les entresols étaient pleins de spectateurs heureux de leurs belles places. Surtout des femmes ».

Temps des verbes :

Le récit s’articule autour de deux moments principaux :

1) Le narrateur est dans l’Hôtel de ville : Le temps verbal employé est le présent de l’énonciation : « Ainsi j’y suis » « La place est là »

2) Le narrateur décrit le trajet qu’il a fait depuis le Plais de la justice jusqu’à l’Hôtel de ville: Le narrateur emploie les temps du récit ( imparfait et passé simple) « Trois heures sonnaient » « on parlait à voix basse ».

1ère année bac, Le Dernier jour d'un condamné