Apprendre à apprendre
Compte rendu de stage du 10 et 11 janvier 2008 à l’IUFM de Toulouse
Sujet : Apprendre à apprendre; les compétences méta-cognitives par Mme Nicole Delvolvé, professeur des universités, ergonomie scolaire.
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Bon à savoir :
Les informations sont stockées et classées en mémoire dans la seconde partie de la nuit, après 4 heures de sommeil de récupération physique. Si le sommeil n’est pas bon, l’apprentissage ne se fait pas.
Les bruits et perturbations extérieurs gênent l’apprentissage
pour travailler il faut le calme et le silence autour, ne pas avoir faim ou froid
La mémoire doit être en éveil, mais les émotions ne doivent pas la bloquer :
penser que l’on peut réussir, qu’il suffit d’apprendre, avoir confiance en soi
Les jeux informatiques stressent le cerveau : l’ordinateur sera mieux à l’extérieur de la chambre.
La mémoire a une capacité illimitée, elle peut être développée chez tout le monde et à n’importe quel age.
Les états émotionnels négatifs forts bloquent les apprentissages; colère, tristesse, peur seront mis de côté avant de travailler.
L’attention nécessaire au travail n’est pas génétique; on peut la développer en prenant conscience de sa nécessité et en s’entraînant
Les sports collectifs aident au développement des attentions mobilisées dans les apprentissages.
Entre 13h00 et 14h00 il est bon de mettre son cerveau au repos (une petite sieste …)
Il n’y a pas de mauvais élèves mais des élèves qui n’ont pas terminé le développement de leurs méthodes d’apprentissage.
Un élève n’ayant pas réussi un devoir devrait penser « ce n’est pas grave, je vais apprendre cette nouvelle notion car je ne l’ai pas comprise ».
Pour aider, il est utile en fin de chaque semaine de construire une liste écrite de tout ce que l’on a appris à faire durant la semaine aussi bien sur les contenus des cours que sur les méthodes d’apprentissage.
Lorsque l’on est fatigué mais que l’on doit quand même travailler, une pause silencieuse de 2 minutes les yeux fermés aide à reposer le cerveau
Attention, aller courir dehors n’est pas une pause car ce n’est pas calme, il n’y a pas d’isolement. Il faut faire ensuite la pause précédente pour reprendre le travail.
Annoncer qu’une tache est difficile peut bloquer certains enfants qui se mettent en situation d’échec.
Une baisse d’attention ponctuelle durant l’écoute n’est pas forcément une volonté de ne pas écouter mais un creux dans les cycles d’éveil du cerveau.
Le cerveau suite à une lésion peut fabriquer des chemins compensateurs, mettre en place des processus de remplacement à tout age à l’aide d’exercices appropriés. C’est le cas des dyslexiques.
Un sommeil de bonne qualité et en quantité suffisante sur des horaires réguliers est utile pour mieux acquérir les apprentissages. Dans le cas d’un trouble des apprentissages, vérifier s’il n’y a pas de troubles du sommeil.
Lire à haute voix, en marchant, en mimant pour éveiller son cerveau , cela aide à mieux mémoriser.
Les lumières vives le soir mettent le cerveau en éveil, l’empèchent de dormir. (dans les boîtes de nuit, les flashs lumineux gardent les danseurs éveillés quelle que soit l’heure mais à la sortie, les « danseurs » risquent de s’endormir brutalement en voiture si leur attention n’est pas sollicitée par un voisin qui leur parle)
Peut-on travailler avec la musique ?
Lorsque la musique n’a pas de contenu sémantique (paroles compréhensibles) , elle peut servir à s’isoler des autres bruits de la maison (télévision, discussion)
S’il n’y a pas d’autres bruits, la musique finira par fatiguer le cerveau car il devra quand même trier cette information venant de l’extérieur.
Si vous êtes en train de chantonner en même temps que vous travaillez alors vous obligez votre cerveau à traiter deux informations simultanément, le fatigant et diminuant d’autant vos capacités pour la seconde tache.
2. Qu’est-ce-que raisonner
Le raisonnement est basé sur un schéma commun à toutes les activités.
1. Lire la consigne
2. Observer : extraire les indices pertinents, mettre de côté les informations subalternes.
3. Faire le lien entre les indices et la question posée, des faits à la généralisation c’est le raisonnement inductif et de la généralisation aux faits c’est le raisonnement déductif.
4. tester le raisonnement obtenu sur la consigne.
3. Bibliographie :
« Mon enfant, cet élève. Le guide pour tous les parents », N. Delvolvé, Ed. Milan, 2004
« Tous les élèves peuvent apprendre. Aspects psychologiques et ergonomiques des apprentissages scolaires », N. Delvolvé, Ed. Hachette Education, 2005.
« Psychologie de la mémoire . Histoire, théories et méthodes » Alain Lieury Ed. Dunod, 2005
« Mais où est donc … ma mémoire ? Voyage au pays des méthodes » Alain Lieury Ed. Dunod, 2005
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