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La nature en hiver

Mardi 23 décembre 2008

À partir de questions simples :

_ Comment sait-on qu’on est en hiver ?

_ Quels animaux voyez-vous en hiver ? Où sont les autres ?

_ Comment les plantes passent-elles l’hiver ?

étudiez l’adaptation des animaux et des végétaux à leur environnement : la nature en hiver.

Le groupe nominal : nom, adjectif, déterminant, …

Samedi 20 décembre 2008

~ “Un nom est un mot qui désigne un animal, une personne ou une chose”, doivent apprendre beaucoup d’écoliers.
~  C’est un exemple d’une présentation restrictive de la grammaire. Que deviennent le silence, le vide, le mirliflou ?


W is for Winter, Z is for Zen
Creative Commons License photo credit: lepiaf.geo
~ Disons simplement, c’est un nom (commun) si je peux le dire avec un ou une.
~ Ensuite, il sera intéressant de constituer des listes, par exemple : “Que trouve-t-on dans une maison ?”, puis de les sérier en fonction de noms génériques (pièces, appareils ménagers, meubles, …).

~ Cette méthode permet de trouver rapidement des noms sans limiter dès le départ la recherche.

~ Dans un deuxième temps, à partir d’une liste, les élèves rechercheront d’autres déterminants. La question “Sait-on précisément de qui ou de quoi on parle ?” permettra de distinguer les déterminants (= articles) définis et indéfinis.

~ Enfin, toujours à partir d’une liste établie en commun, la question “Comment est le _____ ?” donnera l’occasion de relever des adjectifs. La validation se fera par le changement de genre et de nombre (il est ___, elle est ____, ils sont ___, elles sont ___).

~   D’autres compléments du nom apparaitront : un groupe nominal commençant par une préposition (de mes parents), une proposition subordonnée relative (qui est sur la table), …

~ Bien sûr, des noms propres seront proposés. Ils sont souvent précédés d’un déterminant défini : la Seine, le Paris de mon enfance, le Lot-et-Garonne, la Julie (familier).  On peut dire qu’il est rare de donner le nom ‘Chat” à son chat.

~ Aucune photocopie n’est nécessaire pour ces phases de découverte.


~ Exemples d’exercices de systématisation.

Découverte des homophones

Dimanche 2 novembre 2008

     Voici de nouvelles activités pour faire découvrir les homophones : les arbres, la famille, verbe et nom, les nombres, les trios, le verbe avoir, le verbe être, l’alphabet. (L’école de Gaétan Solo)

La phrase complexe, ce n’est pas si compliqué.

Vendredi 24 octobre 2008

~ Faire apprendre aux élèves que dans une phrase complexe “Il y a autant de propositions que de verbes conjugués.” est une erreur.

~ Cela parait vrai dans : Je finis mes devoirs puis je vais jouer. (verbes finir et jouer au futur proche)

~ Mais c’est faux dans : “J’entends les enfants jouer dans la cour, crier et se poursuivre.” Cette phrase peut se récrire : “J’entends les enfants qui jouent dans la cour, qui crient et qui se poursuivent.”

~ Il suffit de dire : Une phrase complexe est formée avec des phrases simples. Chaque phrase simple devient une proposition dans la phrase complexe. Par exemple : J’entends les enfants. Ils jouent dans la cour. Ils crient. Ils se poursuivent.

~ À noter que la grammaire sans se prendre la tête est progressivement enrichie par les fiches de Dominique Couturier.

Comment l’histoire et la géographie sont enseignées à l’école primaire

Vendredi 29 août 2008

~  “Tous les observateurs ont pu constater que ces disciplines étaient enseignées plus systématiquement que par le passé, même si les horaires et les programmes n’étaient pas totalement respectés. Les horaires effectifs sont en général inférieurs aux horaires officiels : une trentaine d’heures par année en histoire, un peu moins en géographie. Les outils dont disposent les élèves sont relativement rares et souvent obsolètes, c’est en particulier le cas des manuels en usage dans les classes qui sont souvent anciens, voire inexistants. Les photocopies, trop nombreuses, servent de substitut au livre et à la trace écrite.”

~ Pour en savoir plus : l’observation des leçons ; les écrits des élèves ; retrouver un nouvel équilibre entre étude de documents, récit et exposé par le maître ; dire, lire et écrire : une chance pour l’enseignement de l’histoire et de la géographie : L’étude de Philippe Claus, inspecteur général de l’Éducation nationale, groupe du premier degré

Poste fractionné

Vendredi 4 juillet 2008

Dans le blog d’Elise, une analyse sur le terrain : poste fractionné, quand on est toujours absent de l’école.

Superfétatoire (encore)

Mercredi 2 juillet 2008


Creative Commons License photo credit: PeppermintP@tty _

“S’il était possible de mesurer l’épuisement des enseignants du premier degré en cette fin d’année scolaire, la prolongation au début de juillet apparaitrait immédiatement superfétatoire.” (Journal de Gaétan, juin 2007)

_ C’est encore plus d’actualité avec le climat d’incertitudes et de louvoiement au sujet de la prochaine année scolaire.

_ À chaque jour suffit sa peine … Bonnes vacances.

Histoires d’école

Samedi 21 juin 2008


Creative Commons License photo credit: Julie70

Quelques histoires d’école pour se détendre ou prendre du recul.

Les cours doubles, comment s’en sortir ?

Jeudi 12 juin 2008


Creative Commons License photo credit: Seb* [aka *]
…..La fermeture de classes conduit à développer les cours doubles, seule alternative pour ne pas avoir d’effectifs supérieurs à 30 élèves, cours doubles dont le nombre d’élèves est souvent supérieur à 25… Cette organisation, dont le CP/CE1 est une particularité, devrait susciter une réflexion généralisée tant elle pose de questions amplifiées par les nouveaux programmes.

Bonjour,

Je suis enseignante depuis 30 ans, dont 25 ans de CP….

Seulement voilà, je me sens frustrée chaque année un peu plus de lâcher mes bambins à qui j’ai appris à lire et à écrire, j’aimerais pouvoir aller plus loin avec eux. Malheureusement mon école ne permet pas d’avoir un CE1 mais un CP CE1. Je n’ai pas osé franchir le pas car le cours double m’impressionne (pas pratiqué de puis 28 ans!)

J’ai trouvé votre site par hasard et sa lecture m’a beaucoup intéressée. Vous semblez avoir une expérience solide dans ce domaine. Pourriez-vous m’en dire plus ?

Amicalement.

…..Il est un impératif immuable quelles que soient les méthodes et démarches pédagogiques : l’élève a besoin de repères dans la journée, dans la semaine, donc d’un emploi du temps respecté, et par rapport à son travail. Le temps passé pour les déplacements, la vie familiale, les réunions, ainsi que le sentiment de saturation peut amener des enseignants à négliger les corrections du travail individuel alors que l’élève attend des appréciations. Les bulletins sont rares, tardifs et ne permettent pas à l’élève de se situer. En ajoutant le temps destiné au soutien, la saturation psychique, le burn-out, il deviendra de plus en plus difficile d’assurer ce suivi individuel primordial. Corriger le travail pendant la classe est certes préférable mais impossible pour 25 élèves. Si des «moyens de contrôler l’orthographe sont mis progressivement en place», ils supposent qu’il n’y ait pas délégation de cette exigence sur les seuls élèves.

…..Pourquoi est-ce si important ? On constate souvent que dans les classes difficiles, les rôles ne sont pas clairement définis. L’élève ne peut pas mesurer son évolution, ce qui l’amène à «se mesurer» à l’adulte. Les problèmes de comportement se généralisant, la violence devenant ordinaire («On ne se bat pas, on s’amuse.»), le recours à «l’occupationnel» apparait comme le seul moyen de «gérer sa» classe. L’enseignant s’enferme dans sa «classe gardée», craignant d’exposer ses difficultés. La démotivation ne l’incite pas à s’investir et les élèves le ressentent. Les éclats de voix se multiplient mais n’apportent pas de réponse durable.

…..Beaucoup de parents se substituent, consciemment ou non, aux enseignants. Il est fréquent que l’enfant acquière plus de connaissances par ses parents ou par le biais de son ordinateur et déconsidère le temps passé à l’école.

…..D’autres difficultés se généralisent : la majorité des élèves n’a pas le matériel nécessaire (crayon à papier, gomme, stylo, règle) ; des parents, transposant leur scolarité sur leur enfant, deviennent justiciers ou considèrent l’enseignant comme un prestataire de services qui doit leur rendre des comptes ; des collègues refusent la moindre remise en cause de leurs certitudes ou cachent leur angoisse par une attitude de blocage ; les enseignants changent fréquemment de poste ; les mi-temps augmentent la complexité de l’enseignement et du suivi scolaire ; des élèves sont insolents (l’enfant roi devient tyran quand il n’a pas compris qu’il a des droits mais pas tous les droits) ; …

…..De nombreux jeunes enseignants déclarent qu’ils n’exerceront pas ce métier pendant 40 ans, ni même 15 ans…

…..Comment gérer l’ingérable ? Comment prendre en compte les attentes des élèves en préservant son équilibre psychologique et sa disponibilité ?

…..Souhaitons qu’une priorité soit l’échange d’informations entre enseignants concernant l’application des programmes dans un cours double. En effet, il est indispensable de commencer l’année avec une répartition des notions à étudier dans l’année et de pistes pour les mettre en place. Cette programmation sera nécessairement modifiée en fonction de l’évolution des élèves mais elle évitera le stress de la «page blanche» et la quête de photocopies (inutiles le plus souvent). Elle est d’autant plus indispensable que le temps et la disponibilité mentale feront souvent défaut. En ce sens, la répartition des notions à étudier par cours est un progrès même si elles seront de toute évidence régulées par l’usage. (Pourquoi ne pas en donner une copie aux parents ?)

…..L’urgence est de rechercher des situations communes aux deux cours, ce qui laissera un temps suffisant de recherche puis permettra de laisser un cours en autonomie. Ce sera ardu pour un CE1/CE2… Ne pas se laisser entrainer dans la spirale de la multitude d’exercices de certains fichiers sans réserver du temps pour approcher une notion autrement que par 4 ou 5 réponses dont la plupart seront le fait du hasard.

…..Il est possible de modifier le «rapport de forces» dans la classe.

  • Traditionnellement, les élèves plus rapides monopolisent le temps de correction, une file d’attente diminue la durée de travail et crée des tensions. Une technique est de dire aux premiers «Tu as __ fautes.» sans leur indiquer lesquelles. On ne leur donnera un travail complémentaire qu’au vu de l’achèvement du premier.

  • Une autre technique est d’appeler, dès le début de l’exercice, les élèves en difficulté pour les guider et vérifier s’ils sont «sur la bonne route».

  • Quand les élèves ont admis que «aider ce n’est pas dire les réponses», ils se sentent responsabilisés si on leur demande d’expliquer à ceux qui n’ont pas fini ou d’un autre cours, et c’est souvent plus profitable qu’un soutien individualisé.

  • Penser aussi à interroger des élèves qui se manifestent peu, tout en admettant qu’ils n’aient pas toujours une réponse à proposer. Si l’on n’y prend garde, certains élèves ne s’expriment jamais en classe.

…..Enfin, ce n’est pas une photocopie qui fait une leçon. L’étude des homophones est généralement une perte de temps. La répétition des leçons de grammaire n’apporte rien. Il est des situations simples qui suscitent la participation des élèves et la confrontation de leurs connaissances. Bien distinguer le temps de recherche, sur l’ardoise ou sur le cahier de brouillon (qui n’est pas corrigé mais qui sert à l’élève pour présenter ses recherches ou justifier ses résultats), le travail écrit de synthèse ou d’évaluation qui doit être court, vérifié par l’enseignant et corrigé (progressivement) par l’élève.

…..Des aides institutionnelles seraient appréciées : Pourquoi, par exemple, est-ce aux enseignants d’établir une liste de mots à acquérir par cours ? Les apports pédagogiques du ministère, ainsi que les modes de passation des évaluations normalisées, pourraient tenir compte des contraintes des cours multiples. La simplification de l’orthographe pourrait-elle être adoptée et appliquée par le ministère ?

…..Alors, cours double ou pas ? Fréquemment, le choix n’existe plus et c’est regrettable. La classe unique était exténuante pour l’enseignant mais profitable à la majorité des élèves grâce au suivi et à l’individualisation des méthodes. Les contraintes et les exigences actuelles obligent maintenant au regroupement de regroupements scolaires où les classes à un cours deviennent pourtant rares. Cela amènera-t-il à réfléchir à une nouvelle organisation de la classe où l’hétérogénéité serait un facteur positif ?

Voir aussi :

Ressources pédagogiques.
Que faire en CP/CE1 ?
Le français sans se prendre la tête : grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire.
Ermel dans une classe de CP/CE1 ?

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Homophones

Samedi 7 juin 2008

~ Chaque année, les élèves doivent choisir, à l’aide d’exemples, entre des homophones (a/à, son/sont, …) pour compléter des phrases, ce qui est inefficace.

  • D’une part, constituons des relevés de phrases ou groupes nominaux avec à, ou, où, …, auxquels ils pourront se référer.
  • D’autre part, passons du temps à revoir les verbes être et avoir aux formes affirmative, négative, interrogative et comme auxiliaires, car ils constituent la majorité des erreurs de ce type (ai, aie, aient, aies, ait / es, est / et ; suis / suit / suie ; son / sont ; a, as / à, on / ont).

~ Enfin, n’oublions pas que la langue française est en grande partie idéographique avec peut-être 30000 homophones (dictionnaire des homophones).

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