Formation sur le tas!

2 12 2008

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas vous lancer dans une formation continue, reste une solution : vous former « sur le tas » !

En effet, s’ils ont longtemps été mis à l’amende, les autodidactes reviennent aujourd’hui en odeur de sainteté. Alors que le nombre de candidats surdiplômés ne cesse d’augmenter, les « sans diplôme » intéressent à nouveau les recruteurs qui voient en eux des profils moins formatés.
Autre atout non négligeable : un autodidacte acquiert généralement une expérience significative du terrain qui peut cruellement manquer à un candidat frais émoulu de l’université ou d’une école.

Finalement, une expérience plus chaotique mais également plus concrète du monde du travail peut faire la différence. Elle est d’ailleurs reconnue grâce à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) qui permet de faire reconnaître son expérience (professionnelle ou non) afin d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle.

Une seule condition : justifier d’une expérience professionnelle (salariée ou bénévole) de 3 ans en continu ou en discontinu, en rapport avec le contenu de la certification envisagée.
Pour savoir si vous pouvez vos aussi profiter de cette mesure pour l’emploi, reportez-vous au site www.cncp.gouv.fr qui vous indiquera les liens et adresses utiles à la validation de vos acquis.

Les métiers accessibles sans diplôme

Des secteurs comme la vente ou la restauration, s’ils comptent bien sûr des diplômés, sont très ouverts aux personnes sans qualification.

Pourquoi cette tendance ? Parcequ’un jeune non diplômé a plus de chance de rester « fidèle » à un patron qui lui aura donné sa chance plutôt qu’un BAC +2, qui risque de vouloir changer d’employeur assez vite. L’employeur économise ainsi un recrutement et garde un employé formé sur mesure pour son entreprise.

L’intérim est également un terrain favorable aux autodidactes : il arrive souvent qu’une vocation naisse au hasard d’une mission d’interim ! Sans aller jusque là, l’intérim peut réellement permettre d’acquérir des compétences, de se former à un métier ou voire même d’obtenir un CDI à l’issue de la mission. En multipliant les expériences dans un domaine ou un métier bien précis, vous acquérrez également une expertise qui aura autant – sinon plus – de valeur qu’un diplôme !

Conclusion, si le chemin est plus difficile sans diplôme, des opportunités existent… à condition de savoir être actif et réactif ! N’oubliez pas qu’ en France, 2 patrons sur 3 ont monté leur entreprise sans avoir obtenu le baccalauréat (source : INSEE). Aucune raison scientifique à ce phénomène, mais une explication simple et logique : pour dépasser le « handicap » du manque de diplômes, les autodidactes sont obligés de développer d’autres compétences, comme leur faculté d’adaptation ou de réaction. Autant de qualités qui ne s’apprennent pas à l’école mais sur le terrain !