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    La chrétienté médiévale (exemple de devoir en seconde)

    1. Rédiger un paragraphe pour expliquer comment la religion chrétienne structurait la vie des populations du Moyen Age (croyances, fêtes, rites, sacrements,  obligations, bâtiments…..)

    Au Moyen Age, la vie quotidienne des populations accorde beaucoup de place à la religion chrétienne. Tous sont croyants et respectent le dogme chrétien, la Trinité (Le Père, le Fils et le Saint Esprit).

    Faire son salut est une préoccupation essentielle, car les populations craignent Dieu et ont peur de la mort. L’espoir en la résurrection, élément central du dogme chrétien, concerne toutes les couches de la société ; outre la prière, faire la charité, des dons à une église, une abbaye sont perçus comme des moyens de faciliter son salut. Après la mort, les croyants espèrent entrer au Paradis. Les portails sculptés des églises servent à éduquer les croyants, en montrant la scène du Jugement dernier.

    Le calendrier chrétien s’ordonne autour du jour du Seigneur (le dimanche), et de grandes fêtes : Noël (naissance du Christ), Pâques (résurrection du Christ), Ascension (montée du Christ au ciel,  Pentecôte (descente de l’esprit saint sur les apôtres)…

    Les fêtes peuvent être précédées de périodes de jeûne. Le vendredi est un jour « maigre », le Carême est une période de privations durant les quarante jours précédant la fête de Pâques. La repentance et la pénitence, la privation, l’humilité, la mortification permettent d’obtenir le pardon de Dieu ; la notion de péché est centrale.

    La religion chrétienne favorise aussi le culte de Marie, mère de Dieu (une cathédrale Notre Dame est consacrée à la Vierge).

    Les saints, protecteurs des métiers (saints patrons) sont souvent vénérés car morts en martyrs dans les premiers temps du christianisme : le tombeau d’un saint, l’existence d’un reliquaire peuvent générer des grands pèlerinages (croyants de toutes les couches sociales espèrent se rendre à Jérusalem, Rome, Saint-Jacques de Compostelle…) mais aussi des pèlerinages locaux (Conques, Rocamadour…).

    Les lieux de culte sont les églises, les chapelles, les oratoires, les abbayes et les cathédrales, symboles du pouvoir de l’évêque dans une ville.

    L’Eglise est structurée, hiérarchisée et reçoit un impôt payé par la population, la dîme.

    Les territoires christianisés sont divisés en diocèses, dirigés par des évêques. A l’échelon inférieur, le prêtre est à la tête de la paroisse, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. Il est responsable des sacrements : le baptême (qui marque l’entrée dans la vie chrétienne), le mariage, l’absolution (donnée après la confession des croyants), l’extrême-onction avant le trépas. Les prêtres font vœu de célibat ;  les moines, qui appartiennent au clergé dit régulier, sont la plupart du temps cloîtrés et font également vœu de chasteté.

    NB : Pendant plusieurs siècles, le mariage des prêtres était possible. Il leur est interdit à partir du XIIè siècle et les enfants des ecclésiastiques, désormais « bâtards », n’ont aucun droit sur les biens de leur père, dont la charge religieuse n’est pas héréditaire.

    2. Les monastères : Comment s’organise la vie quotidienne des moines dans une abbaye bénédictine ?

    Au Moyen Age, on peut choisir de consacrer sa vie à Dieu en entrant dans une abbaye (ou monastère). C’est le clergé régulier. Les moines bénédictins suivent la règle de saint Benoît. Elle stipule qu’il est nécessaire de prier régulièrement, à plusieurs reprises dans la journée et même la nuit ; elle prévoit le respect du silence. Le moine doit mener une vie simple, détachée des biens matériels, avec une nourriture frugale, un comportement modeste et humble, en travaillant de ses mains. La pauvreté est une manière de se rapprocher du Christ.

    3. Explication de texte : Les hérésies :

    Rappel : on appelle hérésie une déviation religieuse par rapport à la pensée dominante. Elle est combattue.

    « Le groupe d’hérétiques qui habitent dans notre région, c’est-à-dire les diocèses de Narbonne, Béziers, Carcassonne, Albi, Toulouse, Cahors, Agen et Périgueux, croit qu’il existe deux Dieux, un Dieu bon et un Dieu mauvais. Ils déclarent que le monde et tout ce qui existe de visible en lui a été créé et fait par le Dieu malfaisant. Ils rejettent le baptême des enfants parce que ceux-ci n’ont pas la foi et, citant l’Évangile, disent que celui qui n’a pas la foi sera condamné. Ils ne croient pas à la résurrection des corps. »

    Écrit anonyme contre les Cathares

    • D’après le texte, les Cathares sont-ils chrétiens ? Oui, ils sont chrétiens puisqu’ils citent l’Évangile.

    • Soulignez en rouge un passage du texte qui le prouve.

    • Dans quelles régions de la France les trouve-t-on ? Les foyers cathares se trouvent dans le sud-ouest de la France, dans la région Aquitaine, dans le Languedoc-Roussillon (Midi-Pyrénées)

    • Quelles sont les croyances des Cathares ? Ils croient qu’il existe deux dieux, un bon et un mauvais. Le dieu malfaisant (qui ne correspond pas à Satan, car, dans le christianisme traditionnel, c’est un ange déchu) est censé avoir créé le monde. Ce n’est donc pas la Trinité. Ils refusent de baptiser les enfants et ne croient pas à la résurrection.

    • Lesquelles sont en opposition avec le dogme (= discours officiel) de l’Eglise ? Pourquoi ?

    - Le dieu des chrétiens est à la fois un et divisé en trois personnes (le Père, le Fils (le Christ), l’Esprit saint, c’est-à-dire le souffle, l’esprit de Dieu). Les trois sont de la même substance.  Les deux dieux des Cathares pourraient être considérés comme une forme de polythéisme.

    - Au Moyen Age, on commence à baptiser les enfants, afin de les protéger, alors que dans les premiers temps du christianisme, le baptême concernait essentiellement les adultes. Le baptême permet l’entrée dans la vie chrétienne.

    - La résurrection est au cœur du dogme chrétien : la rejeter équivaut donc à nier celle du Christ.

     

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