4e Histoire Louis XIV corrigé
2 10 2008
Corrigé du contrôle en classe de 4eme sur l’absolutisme en France
1. Définir : /5 points
La Fronde : violente réaction contre la monarchie absolue (1648-1653) On distingue plusieurs Frondes :la Fronde des Princes, celle des nobles et des membres des Parlements et la Fronde populaire.
Les privilégiés : sujets du roi, nobles pour la plupart, qui bénéficient de diminutions d’impôts t de privilèges (service du roi, fabrication et vente d’un produit…)
L’aristocratie : ceux qui se disent les meilleurs, synonyme de haute noblesse.
La Cour : les membres e a famille royale, le personnel de gouvernement, et la haute noblesse.
L’étiquette : les règles très strictes qu’il faut respecter à la Cour.
Un intendant : responsable de la justice, de la police et des finances dans une province.
La taille : le principal impôt royal. Les nobles ne paient pas la taille, c’est l’un de leurs principaux privilèges.
La paroisse : les chrétiens d’un village ou d’un quartier en ville. Elle est dirigée par un curé.
La dîme : l’impôt payé à l’Eglise. Elle représente 10% de la récolte, mais varie beaucoup selon les régions.
Une satire : un écrit qui dénonce les défauts et le ridicule de la société de son temps.
2. Réaliser une frise et mentionner les événements suivants : /3 points
3. La révocation de l’Edit de Nantes. /4 points
Dans un paragraphe d’une dizaine de lignes, vous expliquerez en quoi la révocation de l’Edit de Nantes est importante pour l’histoire ? Un tel exercice demande que vous répondiez à toutes les questions essentielles comme : Qu’est-ce que l’Édit de Nantes ? Qui l’a signé ? En quelle année ? Quel est l’objet de ce texte ? Qui a révoqué cet Edit ? Pour quelle raison ? En quelle année ? Où ?
L’Edit de Nantes est signé le 13 avril 1598 par Henri IV, c’est un acte de valeur législative qui autorise aux Français de pratiquer la religion de leurs choix et notamment la « religion prétendue Réformée » (le protestantisme) et n’impose plus la religion qui est pratiquée par le roi, la religion catholique. C’est un édit de tolérance religieuse.
L’Edit de Nantes est révoqué par l’édit de Fontainebleau signé par le roi Louis XIV en 1685, c’est-à-dire qu’il supprime la liberté religieuse. Le roi impose la religion catholique comme religion officielle. Les protestants qui voudraient continuer leur religion s’exposent à de sévères peines : les intimidations (dragonnade), l’exil ou les galères.
4. Quels sont les trois ordres de la société d’ancien régime ? Quelle est la vocation de chacun de ces ordres ? /3 points
La noblesse : initialement, elle avait pour fonction de défendre, d’organiser l’armée. Mais, la noblesse se confine souvent dans des rôles d’apparat oubliant sa fonction militaire. Elle est exonérée de nombreux impôts et a le droit d’en percevoir certains.
Le clergé : sa vocation est la prière. Le clergé régulier s’adonne à la prière retiré du monde alors que le clergé séculier veille à la pratique religieuse des populations. Il perçoit la dîme.
Le tiers-état : « ceux qui ne sont ni noble, ni clerc », c’est-à-dire la grande majorité de la population (97%), ceux qui sont obligés de travailler pour vivre et permettre de subvenir aux besoins des deux autres ordres.
5. Commentaire de texte ” /3 points
Le roi ne parle jamais des affaires de l’État avec les courtisans. Lorsqu’il ouvre la bouche, tous les courtisans baissent la tête et s’approchent le plus qu’ils peuvent pour l’écouter. La passion des courtisans pour se faire remarquer par le roi est incroyable; lorsque le roi daigne tourner un regard vers l’un d’entre eux, celui qui en est l’objet croit sa fortune faite et s’en vante auprès des autres en disant : « le roi m’a regardé ». Le roi est un malin ! Que de monde il paie avec un regard !
Primi Visconti, Mémoires sur la Cour de Louis XIV
a. Montrez le mépris du roi pour les courtisans ?
« Le roi ne parle jamais des affaires de l’Etat avec les courtisans », Ceci est une façon de montrer qu’il ne les trouve pas assez intelligent pour comprendre ces affaires-là.
Il a imposé un code de conduite qui le place au-dessus des courtisans : les nobles sont, en effet, obligés de baisser la tête lorsque le roi parle. Il est hautain. Il se croit supérieur aux courtisans.
Il « daigne tourner un regard vers l’un d’eux « : il a donc une attitude de condescendance.
è Dans un autre niveau de langue, nous pourrions dire : le roi snobe les courtisans, il se la joue et les courtisans se font rouler.
- Comment se comportent les nobles vis-à-vis du roi ?
Les nobles à la cour ont une attitude servile, ils perdent toute dignité pour s’approcher du roi et s’en faire remarquer. De plus, ils interprètent exagérément tout regard du roi qui devient pour eux un signe de distinction suprême. Mieux encore, il y a une surenchère dans la servilité : ils sont à l’affût de tout ce que propose le roi et interprètent avec beaucoup d’excès ses réactions.
c. Est-ce que Primi Visconti est critique vis-à-vis du roi ? De la cour ?
Primi Visconti, l’auteur, a une mauvaise opinion de la cour qu’il décrit en termes négatifs : baisse la tête, se font payer d’un regard. La Cour est naïve et superficiel. Il ne donne qu’un mauvais éclairage des courtisans qui acceptent de se faire berner (manipuler) et perdent ainsi toute dignité et honneur.
Il trouve, en outre, plutôt des qualités au roi : il est « malin », il sait se faire obéir. S’il avait voulu être critique, il aurait souligné son abus d’autorité, son attachement à un protocole rigide qui empêche aux gens de s’exprimer ou son manque de proximité avec les plus grands nobles du pays, attitude qui le prive de précieux conseils et le cantonne dans une solitude pesante.
6. A l’aide du texte suivant, indiquer pourquoi Louis XIV ne prend-il pas de Premier ministre. /2 points
«Je commandai aux quatre secrétaires d’Etat de ne plus rien signer du tout sans m’en parler ; au surintendant de même, et qu’il ne se fit rien aux finances sans être enregistré dans un livre qui me devait demeurer, avec un extrait fort abrégé, où je pusse voir à tous moments, et d’un coup d’œil, l’état des fonds et des dépenses faites ou à faire. ( … )
Quant aux personnes qui devaient seconder mon travail, je résolus sur toutes choses de ne point prendre de premier ministre » Louis XIV , mémoire pour l’année 1661
En 1661, la mort de Mazarin qui fut son premier ministre prenant beaucoup d’initiatives personnelles amène Louis XIV à la réflexion qu’un premier ministre limite le pouvoir royal. Louis XIV décide donc de ne pas le remplacer pour s’assurer de tous les pouvoirs.
Dans ses mémoires (texte écrit à postériori, Louis XIV ne veut pas prendre de premier ministre car il estime qu’il n’y a personne qui peut assumer une telle charge, que ce poste risquerait d’être occupé par un incompétent. Louis XIV, se comparant au soleil, se trouve à ce point irremplaçable que nul autre être humain ne peut le seconder. Ce monarque veut un pouvoir absolu, sans limite, il veut tout contrôler, ne faisant pas confiance à son entourage. Les secrétaires d’Etat et le surintendant des finances (postes comparables à celui de ministres aujourd’hui) se trouvent réduit à des rôles de commis aux écritures dépourvus de responsabilité et contraints de quémander les décisions du roi quant ils ne sont pas contraints de l’abreuver d’ “extrait”, de “livre”. L’obligation de fournir en permanence des notes au roi est une façon de constater que le roi ne fait pas confiance une minute à qui que ce soit de son entourage. Louis XIV ne veut pas que quelqu’un prenne des initiatives, il veut être le seul à en prendre.
On peut résumer que Louis XIV a un rapport pathologique avec le pouvoir : il est incapable de déléguer des responsabilités, incapable de faire confiance, incapable de trouver du personnel compétent. Tant et si bien que les personnes de valeur et de caractère ne pouvant exprimer leur talent à la cour, préfèreront l’éloignement plutôt que d’être réduit à un rôle de potiche. Il centralise tous les pouvoirs, c’st la monarchie absolue : tous les pouvoirs à un seul homme et aucune liberté à ses sujets.
achardgilles
Catégories : 4eme

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