III) L’UE, un espace dynamique

A)  Un espace attractif   page 290 & 291 Hatier 2006

Répondre aux questions des différents documents, puis faire une synthèse de 10 lignes

B)  Les échanges intracommunautaires

L’Europe du nord-ouest, c’est aussi une richesse sociale. Son poids démographique est élevé avec plus de 275 millions d’habitants et trois États qui dépassent 60 millions d’habitants (Allemagne, France et Royaume-Uni). Cette population est concentrée dans la partie centrale de cet espace, du bassin de Londres aux Alpes en passant par l’axe rhénan. Ces régions, marquées par l’ampleur du développement industriel et urbain, enregistrent des densités dans la partie centrale, supérieures à 400 hab./km2. La population bénéficie d’un très haut niveau de vie. Cette richesse se traduit par le développement d’un marché de consommation qui n’est égalé que par quelques régions du monde comme les mégalopoles du Nord-Est américain ou japonaise. C’est un marché puissant et diversifié, un lieu exceptionnel d’innovations en raison d’une population qui possède un très haut niveau de formation.

D’après L. Carroué, D. Collet, C. Ruiz, L’Europe, Bréal, 2006.

 

C)  Le rayonnement :

Le Nord-Ouest européen renferme à la fois les pays les plus riches de la planète et le pivot essentiel de la construction de l’Union européenne, qui regroupe, en dehors de l’Italie, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Par ailleurs, le couple franco-allemand reste un acteur essentiel de la réalité politique de l’Europe. Cet ensemble a les capacités de s’exprimer à l’échelle mondiale et il est capable de peser sur les relations internationales. Le poids économique de l’Europe est bien inscrit dans ce Nord-Ouest puissant et l’association de la France et de l’Allemagne donne à chaque fois une impulsion essentielle pour que l’Union se manifeste dans le monde de manière coordonnée et visible, que ce soit dans ses relations avec le Tiers Monde (accords de Lomé, dialogue euro-méditerranéen) ou avec les grandes puissances dans les instances internationales, onusiennes ou non (GATT puis OMC) Si la tutelle de l’OTAN soumet les initiatives européennes au regard des États-Unis, c’est cependant à partir du « tripôle » (Allemagne, France, Royaume-Uni) que l’Europe s’exprime sur les tensions au Moyen-Orient, le problème iranien, le problème nord-coréen, les interventions dans les conflits africains (Liberia, Darfour, Côte-d’Ivoire).

D’après L. Carroué, D. Collet, C. Ruiz

 

La coopération scientifique et technologique a fait remporter à l’Europe d’incontestables succès au niveau mondial: industries aérospatiale et aéronautique, Centre européen de recherche nucléaire… Mais aujourd’hui c’est au niveau de l’UE que la politique de recherche doit être conduite en concertation et en complémentarité avec les politiques nationales. La décision de Lisbonne, en mars 2000, de créer un Espace européen de la recherche jette les bases d’une véritable politique scientifique et technologique commune pour l’Union, capable de réaliser l’objectif final d’indépendance et de souveraineté technologiques. C’est dans ce même esprit que l’Union s’est engagée d’ici 2010 à élever les dépenses globales de recherche à 3 % du PIB, soit une fois et demie le taux actuel. Ce bond considérable contribuerait à combler le retard par rapport aux États-Unis et au Japon.

D’après É. Bio-Farina, « Indépendance de l’Union européenne et technologies de souveraineté», www.diploweb.com, avril 2005

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