Alexandre : quelques notes pour approfondir

I- Alexandre

A- la biographie

1) naissance

• Où et quand ?

Alexandre est né en juillet 356 avant JC. à Pella, capitale de la Macédoine, au Nord de la Grèce. Les Macédoniens, bien que barbares (ils n’étaient pas en république, ils avaient un roi), parlaient le grec. En 338 avant J-C, le roi de Macédoine, Philippe, remporte la bataille de Chéronée face aux cités grecques unies. Son fils, Alexandre, né en 356 avant J-C. Accède au trône en 336 avant J-C suite à pour entreprendre la lutte contre Darius III, roi des Perses. (Quel âge a-t-il ?)

2) éducation

une éducation qui s’occupe du corps

Texte de Plutarque : vie des hommes illustres IX (annexe 1)

• Qui est Bucéphale ?

Le cheval d’Alexandre. => Symbolisme.

La Macédoine est un pays où le cheval joue un rôle de premier plan, comme le taureau en Crète.

• Est-ce que dompter un cheval est important dans ce pays ?

Oui, car l’on prouve que l’on est un homme.

(diapo 5 : statue équestre d’Alexandre )

… et de l’esprit

Texte de Plutarque : vie des hommes illustres IX (annexe 2)

• Qui se chargeait de l’éducation d’Alexandre ?

des maîtres, mais aussi des savants.

• Est-ce qu’Alexandre aimait la lecture ?

La lecture était pour lui un stimulant et en particulier la lecture de l’Iliade que lui avait fait découvrir Aristote.

«Il appelait l’Iliade une provision de vertu militaire, et reçu d’Aristote une édition corrigée de ce poème, dite «édition de la cassette» : il l’avait toujours à son chevet, avec une épée.» Plutarque «vie d’Alexandre»

Aristote, philosophe originaire de Macédoine et disciple de Platon, avait une curiosité intellectuelle qui l’avait poussé à parcourir le monde. Il fut le précepteur d’Alexandre de -342 à -339 et lui inculqua une approche respectueuse des autres civilisations.

(diapo 4 : Statue d’Aristote)

… avec beaucoup d’amour

Il a été choyé par sa mère, ce qui était rare à cette époque (éducation collective ou éducation confié à des précepteurs pour les princes)

… par des parents prestigieux
le père, Philippe de Macédoine,

Les Perses, qui avaient perdu les batailles de Marathon et Salamine, prennent leur revanche en rétablissant leur domination sur les territoires grecs d’Asie mineure (-387) car les rivalités entre les cités grecques (Sparte, Athènes, Thèbes) les épuisés, d’autant plus que le civisme diminuait : beaucoup de citoyens refusaient de faire leur service militaire et les cités employées des mercenaires[1], ce qui mit à mal leurs finances. Philippe devient roi de Macédoine en -359 avec pour plan de soumettre la Grèce, puis d’attaquer les Perses. Il saura mettre tout en œuvre pour arriver à ses fins : il saura utiliser les talents de cavalier des Macédoniens, il organisera les paysans en phalanges de 4 000 hommes, il mettra au point des techniques de siège de ville et il utilisera la ruse et l’or de ses mines de Thrace : « Aucune ville ne résiste à une mule chargée d’or.». En -338, il signe une victoire face aux Athéniens et Thébiens à Chéronée (en Béotie). Il ne demande que l’«alliance» des vaincus pour organiser la lutte contre les Perses. Les cités grecques[2] le proclame à Corinthe comme généralissime. Mais, il sera assassiné par un Macédonien en -336.

sa mère, Olympias :

était une princesse épirote dont la famille descendait d’Achille, elle-même, mystique, assurait qu’étant servante du temple d’ Apollon dans l’île de Samothrace aurait été séduite par Apollon ou Zeus. Elle eut une influence décisive dans les premières années de la vie d’Alexandre le persuadant d’être un descendant des dieux. Cette action fut renforcée par Léonidas, parent d’Olympias, qui compléta l’éducation du jeune prince avec Homère

3) un caractère très marqué

énergique, audacieux, courageux, conquérant, sûr de lui, excessif, orgueilleux, intrépide, ambition démesurée.

(diapo 1 : la tête d’Alexandre)

4) sens guerrier

Alexandre avait le génie militaire, il savait mener les hommes au combat.

L’organisation en phalanges : discipline, mouvement simultané de centaines d’hommes, des grandes lances de 6 mètres. (trouver une illustration). Les fantassins macédoniens combattaient au coude à coude, sur au moins 16 rang de profondeur. Les soldats des 6 premiers rangs, bien alignés, avançaient en tenant leur lance horizontalement : c’était une muraille de pointe qui venait enfoncer l’ennemi.

Un bon chef est à la tête de ses hommes

(annexe 3 : Diodore de Sicile bibliothèque historique XVII)

Le fait de se battre aux premiers rangs lui valut de nombreuses blessures : dans la guerre contre les Illyriens, il recevra des coups de massue au cou et des pierres à la tête , au Granique, il sera blessé à l’épaule par un javelot et recevra un coup de sabre au front ; à Issos, il sera blessé à la cuisse ; au siège de Gaza, il recevra à l’épaule un trait lancé par une catapulte ; En Sogdiane, une flèche lui taille le tibia ; …

Un faiseur de vérité : il interprète à sa façon et sa verson des faits doit devenir la vérité de tous. (annexe 4 : Arrien Histoire d’Alexandre II , le nœud gordien)

5) volonté de conquête

L’histoire de Bucéphale définit bien une soif de tout posséder, de tout conquérir, de n’avoir point de limites.

6) définition :

empire : domination politique ou militaire. Les grands conquérants- Alexandre le Grand- ont cherché, par opposition à une monarchie à étendre leur domination sur le monde entier, à réaliser l’empire universel. (petit commentaire sur l’étendue de son territoire)

B- les conquêtes :

1) la rapidité du déplacement :

Dès qu’il débarque en Asie, il va défoncer l’adversaire grâce à une bonne organisation. Dans la retraite, Darius est assassiné en 330 avant J-C. Alexandre est considéré comme le nouveau roi des Perses.

2) itinéraire :

carte de l’itinéraire des conquêtes d’Alexandre avec les dates et le territoire sous influence

(au rétroprojecteur) => faire compléter le fond de carte.

Pella

(diapo 2 : Pella)

Le grand périple d’Alexandre part de sa ville natale.

Les quelques vestiges du pavement donne une idée de la magnificence de la ville du troisième siècle avant l’ère chrétienne.

Le Granique -334

En juin -334, l’armée perse commandée par Memnon de Rhodes qui compte plusieurs centaines de milliers d’hommes et 50 000 mercenaires grecs s’oppose à Alexandre qui est à la tête de 30 000 hommes – dont 5 000 cavaliers – et des mercenaires grecs et subit une grave défaite. En effet, les Perses, bien que plus nombreux, mais moins bien disciplinés et mal commandés, tentent de stopper l’avancée des Macédoniens sur la rivière Granique sont contraints à la retraite et laisse le champ libre à Alexandre. Celui-ci en profite pour aller de victoire en victoire en Asie mineure : il est souvent acclamé, mais lorsqu’il rencontre une opposition, il n’hésite pas à faire détruire en partie la ville comme à Milet ou à Halicarnasse.

Issos -333

(diapo 6 : la bataille d’Issos )

Les perses organisent la contre-attaque et font un mouvement pour se retrouver derrière les troupes macédoniennes, mais Alexandre réagit très vite, fait demi-tour et provoque un affrontement. Sur cette fresque, on voit Darius III sur son char entouré de ses hommes, alors qu’Alexandre sur son fougueux Bucéphale charge. Parménion attire l’attention de la cavalerie perse, permettant ainsi à alexandre de se rapprocher du char royal. Darius prend la fuite avec son armée abandonnant ses babages et sa famille.

[Après la bataille d'Issos, on lui amena la mère et la femme de Darius, avec ses deux filles : Alexandre, plus sensible à leur infortune qu'à son propre bonheur …, envoya un de ses compagnons leur apprendre que Darius n'était point mort, et qu'elles n'avaient rien à craindre d'Alexandre ; et que rien ne leur manquerait des honneurs dont elles avaient joui, Darius régnant. ] Plutarque. «vie d’Alexandre»

Tyr -332

La ville de Tyr résiste 7 mois durant alors que les Perses, regroupés en Cappadoce, tentent une contre-attaque. En août -332, la ville se rend : 8 000 Tyriens sont massacrés alors que 30 000 deviennent esclave. Alexandre continue sa conquête de la Syrie et de la Phénicie. Gaza comme Tyr résiste et subit un sort semblable.

Alexandrie d’Égypte

Après la conquête de l’Égypte où il est accueilli comme le «fils de Dieu», il y demeure plus d’une année avant de repartir à la conquête de l’Asie.

(diapo 7 : mosaïque )

Le Nil est don des dieux, il apporte fertilité avec son limon, la faune est abondante : poissons, oiseaux, crocodiles et hippopotame (chassé par l’homme). Alexandre longe le fleuve et y admire les palais ; arrivé à son embouchure, il décide de fonder un port à l’ouest du delta, près de l’île de Pharos, bien protégé des vents. Cette ville deviendra après sa mort la capitale du royaume lagide.

Ninive-331
Gaugamèles

Il affronte à nouveau l’armée perse le 1er octobre -331 qui se peut résister à l’art militaire d’Alexandre lui laissant d’immenses trésors.

Arbèles -331

Il écrase la dernière armée de Darius III qui prend la fuite. Il marche sur Babylone où il est acclamé « roi de Babylone ». Il est émerveillé par le raffinement de cette civilisation.

Suse

Là, il découvre des trésors grecs enlevés lors des guerres médiques.

Persépolis

(dia 8 : )

Tous les ans, c’était dans ces lieues que les peuples venaient de tout l’Asie rendre hommage au « grand roi » dans une salle dont la longueur était de 111 mètres et la façade de 56 mètres. Le plafond de bois de cèdre était soutenu par 36 colonnes de 19 mètres dont il reste des vestiges. La salle du trône comportait 100 colonnes.

C’était la vraie capitale de l’empire perse et en représailles des ravages de guerre qu’ont fait les Perses en Grèce, à la fin d’un banquet, il incendie le palais et fait mettre la ville à feu et à sang, montrant symboliquement la fin de la domination perse sur le monde.

(dia 9 : tombeau de Cyrus à Pasargades )

Il se rend ensuite à Pasargades où se trouve le tombeau de Cyrus qui avait fondé l’empire achéménide en réunissant les Mèdes et les Perses en 559 avant JC. Cyrus avait conquis la Lydie de Crésus (le créateur de la monnaie), les cités grecques d’Ionie des rivages de la mer Égée et d’autres territoires constituant un empire de la mer Égée jusqu’à l’Indus. Pour Alexandre, c’est un pèlerinage symbolique, il vient se recueillir devant celui qui a régné sur l’Asie comme lui va régner.

Alexandrie d’Arachosie (Hérat)
Alexandrie (Kandahar) (dia 10 : )

Le « Grand Roi », abandonné par ses généraux, a été fait prisonnier par des armées de satrapes[3] renégats. Bessos et Barsaentès (chefs de cette armée de rebelles) poignardent Darius et abandonne le corps.

Quand Alexandre apprend que le  » Grand Roi » a été assassiné, il recouvre le corps de Darius de son manteau et rend à la dépouille du défunt les honneurs royaux et se proclame son successeur, le successeur légitime de la dynastie achéménide (descendants de Cyrus).

Bactra
Alexandrie Eschate (Léninabad)
Passe de Khyber

De -330 à -327, Alexandre conquiert les satrapies (provinces de l’empire perse) orientales mais doit faire aux velléités de ses généraux trop ambitieux : Parménion, Philitas (fils de Philotas) sont éliminés.

Il poursuit le satrape félon Bessos qui se réfugie en Sogdiane. Alexandre va mettre deux ans pour vaincre cette région très agitée. Il va faire construire plusieurs citadelles pour y faire régner l’ordre.

En -327, Alexandre épouse Roxane, une princesse perse, fille du satrape de Bactriane que les Grecs avait fait prisonnière.

Bucéphale -326

Alexandre garda Bucéphale jusqu’à la bataille contre Porus où le cheval périt. Alexandre fit faire des funérailles à cette bête aux bords de Hydaspe (affluent de l’Indus), et fonda sur son tombeau la ville de Bucephala (Inde continentale)

Alexandrie de Sogdiane

Après un séjour de deux ans à Bactres

Pattalla (Karachi)

Les hommes d’Alexandre refusant de le suivre au-delà de l’Indus (le bout du monde), en juillet -326, Alexandre fait demi-tour comptant soumettre l’Afrique. Il décide de rejoindre l’Océan Indien en suivant l’Indus vers le Sud. A l’embouchure de ce fleuve, il va créer un ville qui est un important port commercial.

Après avoir franchi l’Indus, il songe à aller jusqu’au Gange, mais son armée est lasse et avide de retour. Ses soldats l’implorent, ils lui demandent de les congédier et Alexandre les prend froidement au mot : « Vous me demandez votre congé ; je vous le donne ; allez publier par toute la terre que vous avez abandonné votre prince à la merci des nations qu’il avait vaincues et qui lui ont témoigné plus d’affection que vous.» . Il les surprend tellement qu’ils lui demandent de leur pardonner. Alexandre ne renvoie en Macédoine que les invalides et les malades, couverts de présents et d’honneurs.

Néarque, chef de la flotte, ramènera une partie des troupes en longeant les côtes de l’Océan Indien jusqu’au bout du Golfe Persique à Babylone, il lui faudra 130 jours. Alexandre revient par terre (Alexandre mène ses hommes à travers le désert de Gédrosie pendant 60 jours : le quart des hommes périrent dans cette traversée).

Arrivé à Suse (324), il se marie avec une fille de Darius invitant 9 000 personnes.

bien que les présages lui interdisent l’accès à Babylone, il pénêtre dans cette ville pour y mourir d’une forte fiève . sur son lit de mort,il aura ces mots : «au plus digne» ouvrant ainsi une succession difficile ou impossible aux prétendants au trône.

Alexandrie de Perse (Guleshkird)

Il veut être considéré par tous comme le maître de l’empire perse et demande que tous pratiquent la prosternation devant lui. Ses compagnons macédoniens et grecs n’ayant pas cette habitude sont revèches et Callisthènes est mis à mort pour avoir refuser cet honneur à Alexandre.

A Suse, il épousa en février -324, sans répudier Roxane, Statira, fille de Darius ainsi qu’une autre princesse, et distribua les autres princesses entre 80 de ses généraux dont Héphestion, Cratère, Ptolémée, Perdiccas, Séleucas. Il dota richement les nouveaux époux. Ceci dans le but de réconcilier la noblesse macédoine et la noblesse perse. De plus 10 000 soldats s’unirent avec des Asiatiques afin de sceller l’union entre les deux peuples et de créer une nouvelle race

En mai -323 , il réunit à Babylone une armée pour conquérir la péninsule arabique afin de faire la jonction entre le Golfe Persique et la Mer Rouge. Mais l’expédition ne partit jamais. Au cours d’un repas Alexandre eut une poussée de fièvre (la malaria sans doute) et sentant sa fin proche, il fait venir ses soldats qui lui rendent un dernier hommage. Roxane est enceinte et mettra au monde un petit Alexandre. Mais le pouvoir est déjà disputé entre les généraux.

3) les villes sont des étapes, des jalons de la conquête

Il construit des villes qui portent son nom. (commentaire diapo 6 )

4) il conquiert son territoire sur les Perses.

faire la carte des territoires conquis.

a. rappel des guerres médiques (c’est une revanche)
b. la dimension de l’empire perse

II- La civilisation hellénistique

A- les grands traits de la civilisation hellénistique

la mort d’Alexandre.

1) la marque macédonienne

a. la monarchie

2) le modèle grec

a. la langue grec est la langue officielle

C’est aussi la langue des savants, ce qui permet de faire circuler les connaissances à travers tout le monde pour tous les domaines : géographique, astronomique, médical,…

b. le gymnase est un lieu d’exercice

reflète le mode de vie des Grecs.

c. l’urbanisme et l’architecture

prendre l’exemple d’Alexandrie

introduire les concepts suivants :

Cosmopolite : du grec : kosmos= monde et politês= citoyen. Qui se considère comme citoyen du monde ; qui se tourne volontiers vers ce qui est étranger ; qui vit dans plusieurs pays, qui change facilement de mœurs et d’habitudes. Dans les villes qu’Alexandre fondait, il avait le souhait de faire cohabiter des peuples de tout son empire pour les habituer de vivre ensemble.

Banlieue : territoire en dehors de la ville, donc en dehors des limites de l’octroi. Territoire soumis à la juridiction du seigneur qui avait droit de ban, c’est-à-dire d’émettre des injonctions sous des peines. Les juifs étaient relégués en banlieue et effectuaient des travaux nauséabonds : tannerie, teinturerie, …

1. plan des villes
2. temple, gymnase, place publique

3) l’influence perse

Alexandre adopte de plus en plus, après la mort de Darius, les mœurs et même les habits de la Perse

a. le diadème
b. la prosternation
c. le mariage avec des princesses perses

B- la décadence de l’empire.

1) le partage de l’empire

Ptolémée prend l’Egypte et donnera naissance à la dynastie des Lagides ( en l’honneur de Lagos, le père de Ptolémée). Ils prirent pour capitale Alexandrie et construisirent le Musée en hommage aux Muses, une bibliothèque (que dirigea le philosophe Démétrios de Phalère), la tour de mètres sur l’île de Pharos (=> phare). Philadelphe un des successeurs de Ptolémée) fit faire des traductions des livres hébreux. Une de leur descendante, Cléopâtre, en -30 verra l’Egypte conquise par Antoine

Le gouverneur de Babylone, Séleucios, fonde un empire d’Asie qui est délaissé par son fils qui part de Séleucie (la nouvelle capitale sur le Tigre en face de Babylone) et va s’installer à Antioche pour constituer le royaume de Syrie. En -64, Rome annexera ce royaume.

De l’empire de Séleucios se détachent des royaume : Eumène prend la Paphlagonie et la Cappadoce avec pour capitale Pergame[4] qui est abandonné aux Romains en -133.

(Antigone prend la Pamphylie, la Phrygie et la Lycie)

Perdiccas prend l’Asie et veut lutter contre Ptolémée.

Ainsi tous les royaumes issus de l’empire d’Alexandre vont être moissonnés par les légions de Rome.

2) le rayonnement de l’empire est surtout urbain

3) la confirmation de la perte de l’hégémonie grecque

4) les changements de centres de gravité

C- les apports scientifiques et culturels

Euripide : les dieux ne sont que des acteurs de mythes

Lysippe est le sculpteur attitré d’Alexandre et ne prend plus pour modèle des dieux, mais des hommes

période de perte de la foi au profit du rationalisme. ( aux dieux, ont succédé l’homme, les art et la science)

Cette période est marquée par le déclin d’Athènes au profit d’Alexandrie, mais aussi de Pergame qui copia Alexandrie en s’équipant d’un musée, d’une bibliothèque,…

Grâce à Alexandre les sciences s’épanouirent :

les mathématique avec le géomètre Euclide, la physique avec Archimède (qui naquit et mourut à Syracuse mais qui vécut à Alexandrie),

la géographie avec Pythéas de Marseille qui navigua jusque vers les pays scandinaves et Eratosthène qui inventa les parallèles et les méridiens.

En cette période naquit deux sciences nouvelles : la grammaire et la critique (Zénodote, Aristophane, Aristarque.)

Dans les arts plastiques, craignant d’être banal, les œuvres deviennent soit colossales soit miniatures. Une autre tendance fut le réalisme, c’est-à-dire reproduire des situations vraies et non plus idéalisées, reproduisant ainsi même la laideur. Lysippe lança l’art du portrait.

L’histoire : Diodore n’est qu’un compilateur ; Plutarque fait preuve d’une naïveté crédule mais pénètre bien l’intimité des grands : Périclès, Démosthène, Alexandre ; Polybe pratique trop la digression , Polybe est attaché aux faits et à l’impartialité rigoureuse.

Géographie

Eratosthène, astronome et mathématicien grec (-276 à-194) détermina la longueur du méridien terrestre. Il avait trouvé l’équivalent de 39 669 kilomètres au lieu de 40 009 en réalité (59.5 miles marins pour l’arc de méridien). Il parvînt à ce résultat remarquable en se livrant à l’expérience suivante : Lorsqu’à Syène (Assouan) pour le solstice d’été le soleil est à la verticale (il vérifie les rayons du soleil qui pénètre dans un puits), il mesure à Alexandrie (à 800 kilomètres plus au Nord) l’angle formé par les rayons du soleil à l’aide d’un gnomon[5]. De ce calcul, il détermina la dimension du méridien qui est la différence de latitudes entre les deux villes soit 7° 30′.

Astronomie

Médical

Mathématiques : Euclide

Alexandrie et son musée (qui accueille les savants) et sa bibliothèque (plus de 50 000 rouleaux de papyrus)

Alexandre mit au point la différence entre la stratégie et la tactique.

alexandrin : vers français de douze syllabes en l’honneur du Roman d’Alexandre. Poésie qui se développe sous les Ptolémées. Elle est raffinée et subtil, avec un grand souci de la forme et, dans les idées comme dans le style, une recherche qui va jusqu’à l’affectation

Il faut retenir également ces quelques expressions littéraires historiques relatives à Alexandre :

«Si je n’étais Alexandre, je voudrais être Diogène», façon élégante de montrer le respect qu’il avait pour le père des cyniques.

«Mon fils, rien ne peut te résister» : paroles de la prêtresse de Delphes qu’il attira violemment sur son piédestal.

« Alexandre trancha le nœud gordien»

« Et moi aussi, si j’étais Parménion» Réponse qu’il fit à ce général pour lui conseiller d’accepter l’offre de Darius en disant : j’accepterai si j’étais Alexandre.


[1] personnes qui en échange d’un[2] Seule, Sparthe ne participera pas à cette alliance et se verra confisquer une partie de ses colonies

[3] satrape : gouverneur d’une province perse (satrapie)

[4] On dit que c’est à Pergame que fut inventé le parchemin

[5] Bâton placé verticalement qui permet de calculer le rapport entre l’ombre crée par le bâton et la hauteur du bâton. D

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