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LE MONDE | 20.01.10
Après l’échec de la conférence de Copenhague, fin décembre 2009, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est épinglé pour une erreur commise dans son dernier rapport (2007). Le groupe de chercheurs, chargés par les Nations unies de synthétiser les connaissances sur le changement climatique, y annonçait que les glaciers himalayens, châteaux d’eau de l’Asie, pourraient avoir presque complètement disparu en 2035. Or cette estimation, fausse, ne repose pas sur des travaux scientifiques dûment publiés.
Révélée dimanche 17 janvier par The Sunday Times, l’affaire alimente depuis la chronique – principalement dans la presse anglo-saxonne. Et a contraint le GIEC à déclencher une enquête sur l’origine de la bourde.
Celle-ci tient en une phrase, à la 493e des 976 pages que compte le deuxième volet (”Impacts, adaptation et vulnérabilités”) du rapport du GIEC : “Dans l’Himalaya, les glaciers se retirent plus vite que dans toute autre partie du monde et, si les taux de retrait se maintiennent, la probabilité est très élevée de les voir disparaître en 2035 et peut-être plus tôt, si la Terre continue à se réchauffer au rythme actuel.” Mais, “dans cette phrase, prévient Christian Vincent, du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement, à Grenoble, tout est faux”.
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