Par le biais de l’AP Géo,
Pierre Stragiotti signale la mise en ligne du n° 19 de la revue EchoGéoà l’adresse : http://echogeo.revues.org/12746 .
Par le biais de l’AP Géo,
Pierre Stragiotti signale la mise en ligne du n° 19 de la revue EchoGéoà l’adresse : http://echogeo.revues.org/12746 .
Discipline réputée sérieuse, la géographie n’a pas la cote. Son enseignement mérite d’être dépoussiéré pour favoriser la compréhension du monde.
Le bulletin officiel de l’Education nationale a publié début janvier les progressions annexes aux programmes pour les cycles 2 et 3. Les progressions proposées sont le reflet des programmes de 2008, qui avaient été vivement critiqués pour leur caractère passéiste, ce qui est particulièrement préjudiciable à un enseignement de la géographie qui sent la naphtaline. Par exemple, les progressions cheminent du plus proche en CE2 au plus lointain en CM2 (lire l’article Quel programme pour le XXIe siècle ? ). Cette conception n’est pourtant pas si évidente que ça. « Le local n’est pas forcément plus facile à analyser pour les plus jeunes alors que les CM2, qui deviennent plus autonomes, sont plus à même d’en comprendre les dynamiques », estime Xavier Leroux, professeur des écoles et docteur en géographie, co-auteur de la collection Géographie à vivre (lire l’article Pour une approche par thèmes ).
Dans la pratique, l’enseignement de la géographie en primaire reste encore très marqué par la description, la mémorisation, l’inventaire. Apprendre par cœur la liste des fleuves et des affluents, celle des sommets, identifier des paysages d’après photo (désert, mer, montagne…) en dehors de tout contexte, cette manière de faire reste largement répandue si on en croit une étude de l’Inspection générale selon laquelle seulement 20% des séances reposent sur « une véritable démarche d’analyse documentaire » (lire l’article La pratique en géo | Etat des lieux).
De son côté, Pascal Clerc, maître de conférences à Lyon, estime que « l’objectif de la géographie, c’est d’aider à comprendre le monde contemporain ». « Le but de l’école n’est pas de faire des petits géographes mais bien de mobiliser des savoirs géographiques pour mieux comprendre ce qui les entoure » ajoute-t- il. Cette définition donne une autre dimension à l’enseignement de la discipline en primaire. Par la compréhension des enjeux de société, il rejoint une mission première de l’institution : l’éducation à la citoyenneté.
Il n’est pas facile pour un enseignant de changer d’échelle. En premier lieu il y a sa propre représentation, cette matière étant bien souvent considérée selon Pascal Clerc comme « sérieuse et ennuyeuse ». La géographie méconnue des enseignants, quand parmi eux il y en a peu qui possèdent une licence de géographie, cela n’a rien d’étonnant. D’autant que du côté des universitaires, peu de travail a été fait pour rendre la discipline plus lisible. Certes, le rôle du maître n’est pas d’être un géographe. « Il enseigne plusieurs disciplines mais n’est spécialiste d’aucune d’entre elles » rappelle Philippe Charpentier, chercheur à l’université de Reims dans une étude consacrée à la transformation du travail des maîtres du primaire induite par l’émergence de l’Internet.
lire la suite sur
http://www.culture.gouv.fr/mpe/recherche/pdf/R_470.pdf
Un petit jardin, quelques fleurs, un garage…Pendant longtemps, le pavillon a symbolisé un idéal d’ascension sociale. Aujourd’hui, l’arrivée de nouveaux habitants venus de milieux populaires ne va pas sans attiser chez les anciens la peur du déclassement et certaines crispations.
Un coin d’herbe, un garage, une chambre pour chaque enfant, bref, un peu d’espace : le pavillon a incarné un idéal de vie pour de nombreux français « du milieu ». À ceux qui parvenaient à s’extirper des classes populaires, il offrait le confort inconnu de l’habitat individuel, un véritable « chez-soi », au calme, permettant de « vivre comme tout le monde ». Pour d’autres, un peu mieux lotis, il se prêtait à la mise en œuvre d’un style de vie fondé sur la réalisation de soi, l’investissement associatif et politique du cadre de vie, l’autonomie accordée aux enfants, la recherche de relations plus « authentiques » que celles de la grande ville anonyme (1). Pourtant la banlieue pavillonnaire a mauvaise presse, souvent associée à un individualisme négatif, au repli sur soi et donc à la fermeture aux autres. Une image qui s’est renforcée avec la mise en évidence récente d’une fragilisation des classes moyennes (2). Hantées par la peur du déclassement, les classes moyennes seraient tentées de « faire sécession » en fuyant les quartiers d’habitat social et en préservant, au sein de l’habitat pavillonnaire, un entre-soi protecteur.
Des travaux statistiques ont mis en doute ce phénomène de spécialisation de l’espace (encadré p. 18). Mais on sait finalement assez peu de choses sur la manière dont, au quotidien, les rapports sociaux se nouent au sein de ces zones pavillonnaires.
C’est tout l’intérêt d’une enquête récente (3), menée par quatre sociologues, que d’être allée observer de près, à Gonesse dans la banlieue nord de Paris, l’une de ces zones : le quartier des Peupliers. Ni cité HLM, ni quartier chic, les Peupliers forment un entre-deux social, un quartier de promotion rassemblant une population diverse mais composée pour l’essentiel de « petits-moyens ». Les auteurs, reprenant le terme de l’une des personnes interrogées, désigne par là « des ménages situés entre le haut des classes populaires et le bas des classes moyennes ». Comptable, ouvrier qualifié, laborantine, employée de banque : ce sont des petits-moyens qui sont les « pionniers » des Peupliers en venant s’installer dans les premières maisons construites au cours des années 1960. Des pavillons « en bande », indépendants mais collés les uns aux autres, sur trois étages, certes pas luxueux, mais légèrement « mieux » que les grands ensembles. Les entretiens avec ces pionniers font ressortir le fort sentiment d’égalité qui règne entre les habitants, et que matérialisent à leur manière ces pavillons construits à l’identique.
Outre leur position de petits-moyens, ces pionniers partagent une même trajectoire ascendante (leurs parents sont d’origine populaire). Faiblement diplômés, ils bénéficient de promotions internes qui les amèneront vers des statuts de cadres ou d’ingénieurs. Arrivant jeunes, ils deviennent également parents dans des temporalités proches. Bref, c’est le règne du « tous pareils ». Une vie de quartier intense s’organise : échange de services et de coups de main, en particulier autour des enfants, fêtes de fin d’année entre voisins, engagement associatif… Preuve de la force de cette « culture domestique locale », certains enfants des Peupliers se marieront entre eux et continueront à habiter le quartier.
Percée urbaine aux milieux des champs, l’îlot pavillonnaire va petit à petit se retrouver moins isolé. Au cours des années 1970-1980 se construisent en effet tout autour de nouveaux lotissements. Cette fois-ci, plus de maisons en bande, mais de « vrais » pavillons individuels (quelquefois jumelés), avec un grand jardin (entre 300 et 600 m2 contre 130 à 180 m2 pour les Peupliers). Le recrutement social du quartier s’élargit vers les classes moyennes (instituteurs, policiers, techniciens de climatisation). On commence à trouver quelques familles issues des cités HLM voisines, originaires du Maghreb, d’Afrique noire, d’Asie ou des Dom-Tom. Quelques cadres viennent également s’installer. Certains des habitants des pavillons en bande en profitent pour déménager de quelques centaines de mètres et s’offrir un peu mieux. Car ces nouvelles constructions contribuent objectivement à déclasser les maisons des pionniers (que, significativement, on appelle désormais « les vieux Peupliers »), plus petites et moins confortables. D’autant qu’en 1991 se construit le long d’un golf un nouvel ensemble de pavillons cette fois-ci franchement cossus, que certains adolescents surnomment « Beverly Hills », et perçu par les habitants comme la zone des « friqués » et des « bourges ».
L’univers que les pionniers avaient façonné se défait ainsi peu à peu. Outre le départ de certains d’entre eux, c’est le côté « rural » du quartier qui disparaît avec les nouvelles constructions, phénomène accentué par le bruit sans cesse plus important que font les avions décollant ou atterrissant à l’aéroport voisin de Roissy.
Mais pour les pionniers, ce qui a tout changé, c’est l’arrivée des « Turcs ». Ils désignent par là les familles immigrées, pas nécessairement turques (elles sont aussi algériennes, marocaines, pakistanaises, africaines), qui s’installent progressivement dans les pavillons en bande. Pour ses familles souvent très nombreuses, ces pavillons constituent en effet une des rares solutions abordables pour loger. Mais pour les « anciens » qui y habitent toujours, cette installation est vécue comme une forme de « rabaissement social ». Trop âgés pour s’endetter, ou bien divorcés, ou encore touchant des retraites trop faibles, ils n’ont pu partir alors que nombre de leurs voisins déménageaient – en particulier à cause de l’arrivée des immigrés. Dès lors ils ont été « les spectateurs impuissants des transformations de leur environnement ». « Ici, c’est devenu un quartier turc », dit d’ailleurs l’un d’entre eux. Beaucoup se posent d’ailleurs des questions sur l’argent de ces familles qui ont très rapidement acquis leur pavillon : « Comment peuvent-ils acheter nos maisons ? » Selon les sociologues, ils traduisent par là leur hantise de la rechute sociale : ils rendent ces familles responsables « du déclassement du quartier, de sa mauvaise réputation et des tensions quotidiennes ».
La cohabitation au quotidien est effectivement tendue, tant les habitudes de vie sont différentes. « Ça fait cité maintenant », se plaint Mme Sanchez à propos des antennes paraboliques qui ont fleuri. Les jardins, qui pour les pionniers avaient principalement une fonction d’agrément, sont dédiés par les familles turques aux jeux des enfants ou au stockage du bois. Parfois, les pelouses ont été recouvertes de béton. Plus généralement, ce sont les règles de copropriété qui ne sont plus appliquées : barrières et volets étaient peints de la même couleur, ils ne le sont plus, et l’entretien des maisons laisse à désirer.
lire la suite sur SH.fr
http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/05/04/faire-une-prepa-cela-en-vaut-il-encore-la-peine/
Lire la revue de presse réalisée par Daniel Letouzey à la suite de la parution dans le Monde d’un article polémique sur les prépas.
- Y a t-il une vie après la prépa ?
Prépas, l’excellence au prix fort – Le Monde
enquête de Marie Depleschin pour Le Monde culture et idées, 03.01.2012
En prépa, un étudiant coûte en moyenne 15000 euros par an, contre 11000 euros à l’université.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/03/prepas-l-excellence-au-prix-fort_1637985_3224.html
- Des bourreaux bienveillants ? – Le Monde Education
Lire également les témoignages de profs de prépas
http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2012/02/03/nous-sommes-des-bourreaux-bienveillants/
- François Arnal ne reconnait pas dans cet article
https://www.facebook.com/francois.arnal/
- Etudiante, je hais les partiels, marathon des nerfs pour perroquets
Anaelle S. Etudiante, Rue 89 02.02.2012
http://www.rue89.com/2012/02/02/etudiante-je-hais-les-partiels
05.02.21012 :
L’APPLS (Association des Professeurs de Premières et de Lettres Supérieures) répond vigoureusement à l’article du Monde sur les prépas. « Elle s’inscrit avec toute l’énergie possible en faux contre tout ce qui est écrit dans cet article, qu’aucune enquête sérieuse n’a étayée ».
« La spécificité de ces classes est ainsi de délivrer une formation relevant du supérieur dans un cadre, et avec des méthodes, qui relèvent du secondaire ».
La réponse insiste sur les débouchés universitaires (équivalence, ouvertures de places pour les littéraires)… le taux de réussite des étudiants de la filière est ainsi comparable à celui des scientifiques et des commerciaux : supérieur à 90 %
« … Nous savons tous parfaitement que les enfants des milieux favorisés et informés par Le Monde resteront candidats aux classes préparatoires, quoi qu’on en dise. A qui fait-on donc peur en décrivant les classes préparatoires comme un enfer ? Précisément à ceux qui hésitent encore à se lancer dans l’aventure, qui hésitent encore à prendre leur part des formations d’excellence que la république offre, non pas seulement aux enfants de ses élites en mal de reproduction, mais à tous ses enfants s’ils y sont prêts ».
http://www.netvibes.com/appls#ACTUALITE (à la date du 5 février 2012)
Lire également le témoignage de Patrick Voisin, professeur de latin en hypokhâgne et de littérature française en khâgne au lycée Louis Barthou (Pau) dont le témoignage a été exploité par Le Monde.
http://www.lesmarquesetmoi.fr/2012/01/26/publicite-pink-invasion-by-daddy/
Une initiative sympathique des Cafés géo !
Chers amis des cafés géo,
l’association organise une conférence dégustation le mardi 7
février de 18h00 à 20h00 sur LA GéOGRAPHIE DES BONBONS ET DU GOûT
SUCRé, avec Vincent Moriniaux (maître de conférences en
géographie, Université Paris IV Sorbonne).
VINCENT MORINIAUX travaille cette question depuis des années, et
pour en avoir discuté avec lui, vous verrez qu’il y a plein de
choses à apprendre et à déguster.La conférence dégustation se
déroulera le mardi 7 février de 18h00 à 20h00
à l’institut de Géographie, 191 rue saint Jacques, 75005 Paris
au troisième étage,
en salle 306.
Nous devrons quitter les lieux à 19h55, donc merci d’arriver pour
18h00 précises, afin de commencer à l’heure.
Pour participer à la conférence dégustation et pour couvrir les
frais engagés (achat de bonbons et autres sucreries)
MERCI D\’ENVOYER UN CHèQUE DE 7 EUROS à L\’ORDRE DES CAFéS
GéOGRAPHIQUES
et le message ci-dessoussur papier libre à Michèle Sivignon 1 rue
Saint-Claude 75003 Paris
Bonjour,
je m’inscris à la conférence dégustation sur les bonbons du 7
février
et je joins un chèque de 7 eurosà l’ordre des Cafés
géographiques
NOM, Prénom
Téléphone portable
Email
Adressez le tout (chèque + message) à Michèle Sivignon 1 rue
Saint-Claude 75003 Paris
La réception du chèque et du message tiendra lieu d’inscription.
Pour les non adhérents, voici comment adhérer
www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=210 [1]
pour pouvoir participer à la dégustation
Au grand plaisir de vous y retrouver,
Olivier Milhaud