Sur France 5, cinq familles ” locavores ” nous font vivre une aventure instructive et drôle sur notre façon de consommer dans ” 200 km à la ronde “

Nous sommes en Haute-Garonne. Cinq familles toulousaines, pleines de bonne volonté, s’apprêtent à mener l’expérience à laquelle ils ont consenti. A savoir, ne consommer pendant un mois que des aliments produits à 200 kilomètres à la ronde. Les Armand, les Mombrun-Chaumette, les Guillot, les Sauvage et les Morlets ont été retenu par la production (ITV Studios France), parmi des dizaines d’autres familles. Critère majeur de sélection : la motivation. Furent ainsi évincés tous ceux qui semblaient avoir plus envie de passer à la télévision que de se plier à cet apprentissage un peu fou : devenir des ” locavores “. Pas question de jeu ici. Rien à gagner. Mais tout à apprendre. Ils ont accepté. Ils ont vaincu. Non sans courage parfois.

Ces familles-là ont, de surcroît, un humour solide ; et il en faut ; ce, dès la première épreuve, immédiate et violente. Adieu sel, poivre, sucre, chocolat, café, thé, moutarde de Dijon, beurre et lait de Normandie, jus d’orange de Floride, sodas en tout genre. Adieu les croquettes pour le chien et les bonbons pour les enfants… Il s’agit en effet, de vider le réfrigérateur et les placards des denrées produites à plus de 200 kilomètres à la ronde.

PRENDRE CONSCIENCE DES RICHESSES DE LEUR RÉGION

Des yeux s’écarquillent. Des bouches s’entrouvent. Tout juste peut-on saisir quelques exclamations : ” Ah non, moi, sans café, je ne vais pas y arriver ! “ La stupéfaction tapie au fond de chacun. A son comble le lendemain, quand au réveil, en guise de petit déjeuner, certains en sont réduits à devoir aller cueillir, au jardin, une poignée de fraises et quelques herbes aromatiques pour une tisane de fortune.

Les courses deviennent un casse-tête quotidien. Une quête permanente et sans cesse renouvelée pour trouver des produits non importés. Voilà ce qui attend nos candidats. Chaque idée de repas se heurte à un ingrédient manquant. Faire des pâtes. Une horreur ! Manger du pain. Impossible puisque celui du boulanger est fait avec de la farine du coin, certes, mais aussi avec du sel de… Marseille. Nos cinq familles tâtonnent, se renseignent, se téléphonent pour partager les bons plans.

Les premiers jours ressemblent à un parcours du combattant. Puis, progressivement, l’aventure prend des allures de chasse au trésor durant laquelle les candidats – et nous avec eux – vont prendre conscience des richesses de leur région, découvrir et apprendre à connaître les petits producteurs qui, dans les environs, travaillent dur. Ils vont changer leur mode de consommation et leurs habitudes alimentaires. Ils vont réduire leur bilan carbone et apprendre à cuisiner autrement, inventer des astuces pour donner de la saveur aux plats, accommoder les restes, etc.

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