A lire :
Sur le site du cndp : http://www.cndp.fr/tdc/tous-les-numeros/les-outre-mer-francais.html
Vous y trouverez le pdf de l’éditorial et du sommaire. Le numéro est également disponible en bibliothèque centrale.
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http://lartnouveau.com/art_deco/expo_coloniale_1931.htm
Le Monde, 3/03/11
Le Jardin d’acclimatation du bois de Boulogne à Paris est-il un lieu opportun pour accueillir, du 8 avril au 8 mai, l’une des manifestations de l’Année des outre-mer, cette opération voulue par l’Elysée pour faire connaître la diversité et la richesse culturelle des territoires lointains de la République ? Dans un courrier adressé le 1er mars à Marie-Luce Penchard, la ministre chargée de l’outre-mer, Christiane Taubira, députée (PRG) de Guyane, s’en indigne en exprimant « le légitime émoi, l’incompréhension et un début de colère de la communauté amérindienne de Guyane et des Kali’na en particulier ».
Fondé en 1854 par le zoologiste Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, le Jardin d’acclimatation fut l’une des principales scènes des « zoos humains » et des « exhibitions ethnologiques » organisés lors des expositions de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle pour justifier l’expansion coloniale. Des photos illustrent la présence à trois reprises, entre 1882 et 1892, d’Indiens kali’na du bas Maroni. Enfermés à moitié nus derrière les grilles d’un village reconstitué, ils devaient vaquer à leurs occupations dites traditionnelles.
Obligés de mimer le cannibalisme
Dans Christian Karembeu, kanak (éd. Don Quichotte, 268 p., 17,90 euros), Anne Pitoiset et Claudine Wéry (correspondante du Monde en Nouvelle-Calédonie), font revivre l’épisode douloureux de l’exposition de 1931 durant laquelle William Karembeu, le grand-père du footballeur champion du monde, fut parqué au sein d’ une délégation de cent onze Kanaks à côté du marigot des crocodiles. « Pour impressionner les badauds, écrivent-elles, le directeur leur avait fourni des tibias en bois et intimé l’ordre de danser et de mimer des scènes de cannibalisme en poussant des cris de bêtes sauvages. »
« En retenant ce lieu indélicat et injurieux, on retourne la fourche dans les blessures », s’offusque la députée de la Guyane. Elle regrette que « personne n’ait eu le courage de poser des mots non de repentance hypocrite, mais de respect et de regret pour des pratiques qu’une république humaniste devrait récuser avec vigueur. »
Commissaire général de l’Année des outre-mer, l’écrivain guadeloupéen Daniel Maximin considère à l’inverse « nécessaire d’exorciser ces lieux d’histoire. Le meilleur moyen de lutter contre les images fausses et méprisantes du passé, c’est encore de présenter la dignité de la réalité du présent », explique-t-il. La direction du Jardin d’acclimatation tend, de son côté, à minimiser la polémique.
Avec l’accueil de plus d’une centaine de spectacles de musique et de danse, des ateliers divers et des expositions, le parc de loisirs de la Mairie de Paris, concédé au groupe LVMH, espérait « tourner la page » et « favoriser les rencontres » des artistes invités des douze territoires avec le public des enfants et des familles.
Michel Delberghe

Pour compléter l’étude de la carte topographique au 1/25 000 de la Réunion, je vous engage à suivre l’actualité de la Guadeloupe et même de la Martinique, maintenant. La grève générale est représentative des enjeux de l’outre-mer français et des régions ultra-périphériques de l’UE.
POINTE-À-PITRE CORRESPONDANT
Depuis mardi 20 janvier, la Guadeloupe vit au rythme d’une grève générale initiée par un collectif d’une cinquantaine d’organisations syndicales, politiques et culturelles qui, au nom de la lutte « contre la vie chère », a établi un programme de 120 revendications.
Les 115 stations-service de l’île sont fermées. Des écoles, magasins et centres commerciaux sont fermés. Des services publics ne sont plus assurés, du ramassage des ordures aux transports routiers de voyageurs. Des délestages privent d’électricité, deux heures durant, des tranches de 20 000 abonnés non prévenus. Des coupures d’eau sont engendrées, selon la Générale des eaux, par « des actes de malveillance perpétrés sur le réseau ».
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NOUVEL OBS / 6.02.09 /
La grève générale qui paralyse la Guadeloupe depuis près de trois semaines s’est poursuivie vendredi. Le seul dépôt pétrolier de l’île a été bloqué sur fond de reprise des négociations pour tenter de sortir de la crise, alors que la grogne commence à toucher la Martinique.
A la préfecture de Basse-Terre, en Guadeloupe, des négociations quadripartites, rassemblant des représentants de l’Etat, du patronat, du comité LKP (organisateur de la grève) et des collectivités locales, ont débuté jeudi. Elles portent notamment sur un relèvement des bas salaires.
Evoquant une « base de départ de 2% » d’augmentation salariale dans les négociations, le président PS du conseil régional de Guadeloupe, Victorin Lurel, a estimé vendredi qu’il faudrait plusieurs jours pour sortir de la crise. « Il faudra au moins lundi à mardi, avant d’en sortir tout à fait », a-t-il affirmé sur France Info, demandant aux pouvoirs publics de « lâcher un peu de lest ». « Ils ont peur d’une contagion à tout l’Outre-Mer. La Martinique est entrée en action », a-t-il observé.
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