Le naufrage du Koursk

21 10 2008

Ce sous-marin nucléaire russe a coulé en 2000 au cours de manoeuvres militaires de la flotte russe avec des officiels militaires chinois invités et à proximité de sous-marins américains. Selon la thèse officielle, le naufrage est la conséquence d’un accident. Ce reportage de la rédaction de France 2 (dans la série “Contre-courant”) éclaire cependant d’un tout autre jour cet “accident” qui fleure bon le retour de la Guerre froide.

Il est en 3 parties d’une vingtaine de minutes chacune

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Pour illustrer la Guerre froide en musique

21 10 2008

Comme j’en ai parlé à mes élèves de Terminale, voici la chanson “Russians” de 1985, extrait de l’album “The dream of the blue turtles” du chanteur britannique, ex-leader de The Police.

Elle illustre la haine idéologique de la Guerre froide dans les années 80 vis-à-vis de l’URSS en s’opposant à contre-courant aux discours ambients contre “l’empire du Mal”

A méditer

Les paroles

Pour ceux qui voudraient découvrir, redécouvrir ou exploer The Clash, groupe punk-rock auteur dans les années 80 de l’album “Sandinista” en référence au mouvement communiste révolutionnaire nicaraguayens, voici une playlist de leur meilleurs tubes :

Playlist The Clash



Ernesto “Che” GUEVARA

28 09 2008

Ernesto GUEVARA dit le « Che »

Né le 14 juin 1928 à  Rosario (Argentine)

Mort le 9 octobre 1967 à La Higuera (Bolivie)


Révolutionnaire marxiste et dirigeant de la guérilla internationale communiste cubaine

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Fidel CASTRO

28 09 2008

Fidel CASTRO

Né le 13 août 1926 à  Biran (Cuba)

Dirigeant de Cuba (1959-2008)

1er secrétaire du PC cubain (depuis 1965)

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La Guerre froide : Fiches chronologiques

23 09 2008

Comme promis, voici pour réviser la fiche-chronologique sur la Guerre froide

Guerre froide : fiche-chrono n° 1 (1945-75)

Tant qu’à faire, je rappelle qu’existe aussi une fiche chrono n°2 (1975-91) pour ceux qui veulent s’avancer ou tout simplement pour avoir une vision d’ensemble de la Guerre froide

Guerre froide : fiche-chrono n°2 (1975-91)



La Corée du nord

20 09 2008

Pour ceux qu’intéresse particulièrement la Corée du nord, la dictature probablement la plus fermée et la plus totalitaire du monde, voici un documentaire intéressant fait par des journalistes qui ont pu se rendre sur place (rare) en 2006

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La Guerre froide : Rappel

20 09 2008

Je rappelle aux Terminales que vous pourrez trouver ici un  article détaillé sur la Guerre froide, ce qu’il faut compléter, apprendre… : La Guerre froide

Je remets par ailleurs le vidéowall sur la Guerre froide pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu : très utile

Mur de vidéos sur la Guerre froide



Le rapport Khrouchtchev, la déstalinisation et ses conséquences

17 09 2008

Je vous conseille cet excellent article d’un collègue sur ce point de la Guerre froide, du modèle soviétique et des démocraties populaires.

Je conseille par ailleurs aux élèves de Terminale d’aller faire un tour sur ce très bon blog.

Le rapport Khrouchtchev



Guerre de Corée

17 09 2008

Comme promis, voici l’article du Monde diplomatique publié en 1999 (et repris dans “Manière de voir” en 2003) concernant la thèse de l’emploi par les américains d’armes chimiques en Corée lors de la guerre de Corée (1950-53). Cette thèse avait été avancée dès le conflit au début des années 50 par les autorités chinoises et nord-coréennes. L’article en question a été écrit par 2 historiens canadiens, Stephen Endicott et Edward Hagerman. Toutefois, cette thèse est très controversée et n’est pas acceptée par de nombreux autres historiens qui ont mis en doute les sources citées en appui par les auteurs au sujet des preuves. Ed Régis, conteste notamment les travaux d’Endicott et Hagerman, estimant qu’ils reprennent des documents nord-coréens et chinois de propagande.

Difficile de se faire une idée mais le doute subsiste. Une thèse à prendre donc avec précaution et à ne pas utiliser le jour du Bac. A lire toutefois.

Les armes biologiques de la Guerre de Corée



La Guerre froide (1947-91)

13 06 2008

En fait, nous avons un thème consacré aux “relations internationales depuis 1945″.

Hormis les prémices de la Guerre froide (voir “le monde en 1945″), il y a donc : la Guerre froide, les relations internationales depuis 1991, le Proche et le Moyen-Orient depuis 1945 (qui est intégré à la fois dans la Guerre froide et la Décolonisation), la Décolonisation et l’émergence du Tiers-Monde, le modèle américain, le modèle soviétique, la construction européenne, les démocraties populaires.

Commençons par la Guerre froide :

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Chronologie du Proche-Orient et du Moyen-Orient depuis 1945

4 06 2008

Chapitre important et complexe. Je vous propose cette chrono pour faire le point jusqu’à aujourd’hui.

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Mai 68 en Tchécoslovaquie : Le Printemps de Prague

9 05 2008

Alexander Dubcek (1921-92)

1er secrétaire général du Comité Central du Parti Communiste tchécoslovaque (1968)

Depuis janvier 1968, la Tchécoslovaquie, démocratie populaire d’Europe de l’Est, est dirigée par le réformateur Alexander Dubcek qui prône une libéralisation du régime comme Nagy en Hongrie en 1956, défendant l’idée d’un “socialisme à visage humain”. Nous sommes alors dans la période dite de la “Détente” dans les Relations internationales. La réaction de l’URSS et l’écrasement de ce Printemps en août par les troupes du Pacte de Varsovie auront hélas raison de ce vent de liberté à l’Est. Un reportage vidéo décrit par des témoignages de tchécoslovaques des réformes en cours en ce mois de mai

Vidéo

Un très bon récit du Printemps de Prague en 1968 et de son écrasement sur le site des archives de la radio tchécoslovaque



Ayatollah KHOMEINY

20 03 2008

Ayatollah Rouhollah KHOMEINY (1902-89)

Ayatollah chiite iranien, Guide suprême de la Révolution islamique en Iran (1979-89)

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Pol Pot

20 03 2008

POL POT (1925-88)

Leader des Khmers rouges,

Premier ministre du Kampuchea démocratique (Cambodge) de 1975 à 1979

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La Guerre froide (18 des 24 épisodes du documentaire de la chaîne Histoire)

18 03 2008



Fiche chronologique sur la Guerre froide (de 1975 à 1991)

18 03 2008

Une fiche chrono pour terminer l’étude de la Guerre froide. Quelques éléments précisés supplémentaires par rapport à ce que l’on avu en cours pour compléter.

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Mikhaïl GORBATCHEV

18 03 2008

Mikhaïl GORBATCHEV (né en 1931)

Secrétaire général du PCUS (1985-91), Président de l’URSS

 

Le dernier dirigeant de l’Union soviétique qui tenta de se rapprocher de l’Ouest, de libéraliser et de sauver le modèle soviétique. Ses réformes courageuses aboutirent à l’effeondrement du communisme et de l’URSS et mirent fin à la Guerre froide.

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Léonid BREJNEV

16 03 2008

Léonid BREJNEV (1907-82)

Secrétaire général du PCUS (1964-82)

Successeur de Khrouchtchev, il fut le dirigeant de l’URSS de 1964 à 1982. Sa politique internationale joua un rôle capital dans la Guerre froide, notamment lors de la Détente puis du Regel. L’immobilisme de sa politique intérieure face à la crise de l’économie et au blocage de la société soviétique ont été déterminants dans la chute ultérieure du régime et donc du communisme.

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La guerre froide 1 : Le rideau de fer et les origines de la Guerre froide (1945-47)

16 01 2008

La chaîne Histoire a consacré une série de documentaires très intéressants consacrés à la Guerre froide (24 épisodes de 50 minutes chacun). De quoi pouvoir réviser les relations internationales pour le Bac. Faisons le point avec le 2° épisode consacré aux origines de la Guerre froide. Il fait le point sur les conséquences de la fin de la 2° guerre mondiale et la situation en 1945 (chapitre : “Le monde en 1945″), sur l’occupation de l’Europe et la mise en place du “rideau de fer” dénoncé par Churchill en 1946 dans son célèbre discours à l’université de Fulton (Missouri). C’est en effet dans ces 2 années post-2° guerre mondiale que se met progressivement en place la bipolarisation de l’Europe avec l’installation de régimes communistes à l’est, étape essentielle vers la Guerre froide qui, à proprement parler, ne débute qu’en 1947.

50 minutes pour faire le point sur cette période 1945-47 (en 3 parties de 19 minutes)

1° partie :

2° partie

3° partie :



Gamal Abdel NASSER (1918-70)

13 12 2007

Lieutenant-Colonel Gamal Abdel NASSER

Né le 15 janvier 1918 à Alexandrie (Egypte)

 

Mort le 28 septembre 1970 au Caire (Egypte)

 

1° Ministre (1954-56) et Président de l’Egypte (1956-58, 1961-70), Président de la République Arabe Unie (Egypte-Syrie, 1958-61)

Leader panarabe et laïc, il a incarné la modernisation de l’Egypte et le nationalisme arabe des années 50 et 60. Il a activement encouragé la décolonisation, notamment en participant à la Conférence de Bandung puis en soutenant les mouvements nationalistes arabes, en particulier au Maghreb, Il a aussi été l’un des pionniers du mouvement des non-alignés durant la Guerre froide avec Nehru et Tito dès 1956. La nationalisation du canal de Suez et la crise qu’elle déclencha en 1956, est un des évènements majeurs des années 50. Sa lutte contre Israël entraîna l’Egypte dans la Guerre des 6 Jours en 1967, défaite qui assombrit la fin de sa carrière et mit fin au rêve du nassérisme.

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Ronald REAGAN

15 10 2007

Ronald REAGAN

Né le 6 février 1911 à Tampico, Illinois (USA)

Mort le 5 juin 2004 à Los Angeles, Californie (USA)

40° Président des Etats-Unis (1981-89)


Il commence une carrière d’acteur de seconde zone, spécialisée dans les seconds rôles dans les années 40 au cinéma puis dans les années 50 et 60 à la télévision.

Il commence parallèlement une carrière politique, d’abord dans le camp démocrate puis au début de la guerre froide en soutenant le sénateur MacCarthy et les républicains et se fait élire gouverneur de Californie en 1966. Après plusieurs échecs aux primaires, il est investi candidat du parti républicain pour les élections de 1980 où il bat le président sortant, Jimmy Carter, notamment à cause de l’ »affaire des otages américains en Iran. Dès le début de son mandat, il échappe à une tentative d’assassinat en mars 1981. Ses 2 mandats son marqués à l’intérieur par une politique ultra-conservatrice sur les moeurs (en particulier sur la peine de mort dont il est un fervent partisan) et ultra-libérale en matière économique (luttant contre l’inflation et le déficit de l’état notamment en réduisant la politique sociale). Il apparaît comme l’initiateur du parti républicain conservateur contemporain.

En politique étrangère, son anti-communisme ancien le pousse à la fermeté face à l’URSS qui tranche avec la politique de Carter. Son discours « America is back » où il définit notamment l’URSS et le bloc communiste comme « l’empire du mal » donne le ton de la guerre froide dans les années 80, marquant notamment par une nouvelle course aux armements face à l’escalade soviétique (notamment l’installation de missiles Pershing en Europe occidentale face aux SS-20 soviétiques) et le programme « Guerre des Etoiles ». A partir de 1985, il soutient la perestroïka de Gorbatchev et négocie un désarmement progressif, notamment lors de la signature du Traité de Washington en 1987.

Son mandat est toutefois terni par le scandale de l’Irangate (Iran-contra), vente d’armes à l’Iran en guerre contre l’Irak (de 1980 à 1988). A la fin de ses 2 mandats, il laisse son vice-président George Bush (père) se présenter et lui succéder en 1989.



Jimmy E. CARTER

14 10 2007

Jimmy Earl CARTER Jr.

Né le 1er octobre 1924 à Plaines, Géorgie (USA)

39° président des Etats-Unis (1977-81)

Après avoir servi dans la Marine, il devient exploitant agricole puis se lance en politique dans les années 60 en siégeant au Sénat de Géorgie. Il est élu en 1970 gouverneur de Géorgie sur un programme ségrégationniste mais une fois élu, il prône la déségrégation. Le fait d’être un élu du sud, loin des intrigues de Washington, est un avantage dans sa campagne éléctorale de 1976, 2 ans après le scandale du Watergate. Il bat le président sortant Gerald Ford.

En politique étrangère, il soutient les initiatives de paix, négociant avec l’URSS les accords de désarmement SALT 2 (qui avantage plutôt les soviétiques), les accords de Camp David entre Israël et l’Egypte (qui reste son plus grand succès politique). Sa politique est novatrice car basée sur une idée morale (il est diacre baptiste) et la défense des Droits de l’Homme. Cela le conduit à un complet revirement par rapport au pragmatisme cynique de la période Kissinger. Hélas, cette politique est souvent perçue comme trop souple face au regel de la politique soviétique marquée notamment par l’invasion de l’Afghanistan en 1979. Autre échec, la Révolution islamique en Iran qui renverse le Shah, allié des Etats-Unis et la crise des otages américains sont perçus comme des défaites. En politique intérieure, il s’entend mal avec le Congrès, doit faire face à la crise morale du peuple américain et surtout au 2° choc pétrolier qui aggrave la récession des années 70. Il échoue à l’élection présidentielle de 1980 devant Ronald Reagan mais ne prend pas pour autant sa retraite. Il est toujours très actif en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme dans le monde, ainsi qu’en matière humanitaire avec la fondation Carter.

Ses différentes missions de paix lui ont valu en 2002 le Prix Nobel de la Paix.



Gerald R. FORD

14 10 2007

Gerald Rudolph FORD Jr.



Né le 14 juillet 1913 à Omaha, Nebraska (USA)

 

Mort le 26 décembre 2006 à Rancho Mirage, Californie (USA)

 

Vice-Président (1973-74) puis 40° Président des Etats-Unis (1974-77)

Après des études de droit à Yale, il sert dans la Marine dans le Pacifique durant la 2° guerre mondiale contre le Japon. Il est élu en 1949 où il siégera pendant 24 ans dans les rangs du parti républicain, devenant le chef de la minorité républicaine en 1964, critiquant la politique de Johnson au Viet-Nam et son projet de « Grande société » mais soutenant les droits civiques. Après le renvoi du Vice-Président Spiro Agnew, Nixon le nomme vice-président en 1973. A la suite du watergate, Nixon est contraint à démissionner le 9 aoûit 1974 et Gerald Ford devient Président et prononce un pardon pour Nixon qui arrête l’enquête. Ford arrive au pouvoir en pleine récession et avec un Congrès à majorité démocrate.

Il est l’objet de 2 tentatives d’assasinat puis perd de peu l’élection présidentielle de 1976 face au démocrate Jimmy Carter. La persistance des problèmes économiques, le pardon accordé à Nixon, la candidature au primaire de Ronald Reagan lui ont sans doute été fatals. C’est le seul président américain à n’avoir jamais été élu à ce poste.



Richard M. NIXON

13 10 2007

Richard Milhous NIXON

 

Né le 9 janvier 1913 à Yorba Linda, Californie (USA)

Mort le 22 avril 1994 à New York (USA)

 
Vice-Président (1953-61) puis 37° Président des Etats-Unis (1969-73)

 
Fils d’épiciers quakers, il sert dans la Marine durant la 2° Guerre mondiale. En 1946, encouragé par des hommes d’affaires californiens, il se fait élire à la Chambre des représentants dans les rangs du parti républicain où il se fait remarquer pour son farouche anti-communisme,  ce qui lui permet d’être élu sénateur de Californie en 1950 puis de devenir le vice-président d’Eisenhower après la victoire électorale de 1952, à à peine 39 ans. En 1960, il se présente pour succéder à Eisenhower mais est battu de peu par le démocrate John Kennedy.

Commence alors sa « traversée du désert », notamment après sa défaite au poste de gouverneur de Californie en 1962. Il devient avocat à New York avant de se présenter aux élections de 1968 et d’être élu.

Succédant à Lyndon Johnson, il s’occupe surtout de politique étrangère avec son conseiller Henry Kissinger et poursuit la politique de Détente avec l’URSS de Brejnev et avec la Chine de Mao, reconnaissant officiellement la Chine en 1972 et s’engageant dans le désarmement avec SALT 1, ainsi qu’une politique cynique de soutien aux dictatures en Amérique du sud (opération Condor) qui aboutit notamment au renversement du président Salvador Allende au Chili (1973).

Sa présidence est aussi marqué par la fin de la Guerre du Viet-Nam où il se désengage progressivement avant de négocier les accords de Paris (1973).

Malgré sa réélection en 1972, les écoutes illégales pratiquées dans l’immeuble du Watergate (siège du parti démocrate) sont révélées par le Washington Post et les mensonges de Nixon accentuent le scandale, conduisant à la mise en route de la procédure d’impeachment (destitution) au Congrès le 9 mai 1974. Il préfère démissionner le 9 août 1974 et laisse son vice-président Gerald Ford lui succéder.



Lyndon B. JOHNSON

13 10 2007

Lyndon Baines JOHNSON

Né le 27 août 1908 à Stonewall, Texas (USA)

 Mort le 22 janvier 1973 à Monticello, Virginie (USA)

 Vice-Président (1961-63) puis 36° Président des Etats-Unis (1963-69)

Fils de fermiers texans, il s’engage en politique dans les années 30, se faisant élire à la Chambre des représentants en 1937 sur un programme démocrate. Il sert dans la Marine dans le Pacifique sud durant la 2° guerre mondiale contre le Japon, recevant la Silver star. Après la guerre, il parvient à être élu sénateur du Texas en 1948, devient en 1953 chef de l’opposition démocrate au Sénat puis réélu en 1954, chef de la majorité. Battu par Kennedy lors de la primaire de 1960, il devient son vice-président, dirigeant notamment le Comité présidentiel pour l’égalité des chances dans le travail.

Après l’assassinat de JFK à Dallas le 22 novembre, il devient président des Etats-Unis et, réélu confortablement en 1964, met en place le programme de Kennedy en faveur des plus défavorisés. Le projet de Johnson, baptisé « Grande société » en 1965 permet notamment le développement d’une protection de sécurité sociale (avec le Medicare, le Medicaid), la construction de logements sociaux, la reconnaissance juridique des droits civiques pour les Noirs (Civil Rights Act en 1964, Voting Rights Act en 1965).

Cependant, les émeutes ethniques et les mouvements noirs se radicalisent, notamment avec les émeutes de Watts en 1965, l’assassinat de Malcolm X, le développement des Black Panthers de Bobby Seale…

Surtout, Johnson doit faire face à l’escalade au Viet-Nam où il a accéléré l’implication de l’armée américaine et l’emploi du napalm. La contestation générale des années 60 aux Etats-Unis grandit et ternit son 2° mandat, d’autant plus que des rumeurs persistantes l’associent au complot de l’assassinat de son prédécesseur.

Le 31 mars 1968, il annonce à la télévision qu’il ne se représentera pas, demande des négociations avec Ho Chi Minh et l’arrêt des bombardements au Viet-Nam. Les démocrates perdent l’élection qui voit le triomphe du républicain Richard Nixon.

Le discours sur la “Grande Société” de 1964 peut êtreconsulté en intégralité (en anglais) ici : http://coursesa.matrix.msu.edu/~hst306/documents/great.html

Des extraits de la version française sont présents dans le manuel.



John Fitzgerald KENNEDY

12 10 2007

John Fitzgerald KENNEDY

Né le 29 mai 1917 à Brookline, Massachussets (USA)

Mort assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, Texas (USA)

35° président des Etats-Unis (1961-63)

Issu d’une riche et influente famille bourgeoise de Boston d’origine irlandaise et catholique, il est le fils de Joe Kennedy, homme d’affaires et homme politique des années 30 et 40. Il est formé aux plus prestigieuses universités dont Princeton et Harvard puis sert dans la Marine dans le Pacifique durant la 2° guerre mondiale contre le Japon. Membre du Parti Démocrate, il est élu à la Chambre des représentants puis devient sénateur du Massachusetts en 1952 et se marie avec Jacqueline Lee Bouvier, d’origine française en 1953.

Candidat du parti démocrate en 1960, il est élu 35° président des USA de peu face au vice-président républicain sortant, Richard Nixon (qui deviendra président de 1969 à 1974), notamment grâce au discours sur « La nouvelle frontière » où il dénonce les limites du modèle américain et développe ses projets d’une société plus juste et plus équitable.

Devenu président, il doit faire face à la menace soviétique notamment à Cuba où il assume le désastre de la « Baie des cochons » en 1961 avant de gérer la crise des missiles de Cuba en octobre 1962, la plus grave crise de la guerre froide. En politique intérieure, il défend les revendications des Noirs sur la question des droits civiques et met en place un programme en faveur des plus défavorisés, notamment en matière d’éducation et de logement et lance le programme Apollo de conquête spatiale, s’engageant à ce que les américains aillent sur la Lune d’ici la fin de la décennie et avant les soviétiques (chose faite en 1969).

Sur le plan international, il limite l’engagement américain au Viet-Nam et, tout en faisant preuve de fermeté face à l’URSS, s’engage en 1962 dans la politique de Détente avec Khrouchtchev, à la recherche de la paix et de l’équilibre avec l’URSS. Il défend la liberté, notamment lors de sa visite à Berlin où il prononce un de ses plus célèbres discours, « Ich bin in Berliner » en 1963.

Il est assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas au Texas. Sa mort reste un mystère malgré les conclusions officielles de la Commission Warren qui attribuent le crime à Lee Harvey Oswald. Le vice-président Lyndon Johnson lui succède.

Les discours de JFK peuvent être consultés ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_JFK (n’oubliez pas le discours sur la “Nouvelle frontière” du manuel !)

Le discours télévisé du blocus de Cuba et divers textes sur la crise des missiles : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/guerre.froide.crise.Cuba.html

Un site intéressant sur l’assassinat de JFK et divers documents : http://www.jfk-assassinat.com/

L’article détaillé de Wikipedia sur l’assassinat :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_de_John_F._Kennedy

Le discours d’investiture du 20 janvier 1961

Le discours : “Ich bin ein Berliner”

Le discours de “la course à la Lune” (Moon speech) :

Pour les curieux de l’assassinat, le film de Zapruder en gros plan (attention, âmes sensibles s’abstenir)



Nikita KHROUCHTCHEV

28 09 2007

Nikita Sergeïevitch KHROUCHTCHEV

 


 

Né le 17 avril 1894 à Kalinovka (Russie)

 

Mort le 11 septembre 1971 à Moscou (Russie)

 

 

1er secrétaire du Parti Communiste d’URSS (1953-64) et

 

Président du Conseil des Ministres d’URSS (1958-64)

 

 

D’origine ukrainienne, il participe à la Révolution bolchévique russe de 1917 et adhère au parti communiste dont il devient un dirigeant et intègre le cercle des intimes de Staline. A la fin des années 30, il participe aux grandes purges staliniennes, organisant la Grande Terreur en Ukraine en 1938.

 

En 1940, après l’annexion d’une partie de la Pologne, il joue un rôle important dans la soviétisation forcée du territoire, les exécutions et les déportations. Durant la 2° guerre mondiale, il est commissaire politique, notamment à Stalingrad lors de la bataille de 1942-43.

 

Après la guerre, il devient spécialiste des questions agricoles, assiste aux lutes de pouvoir autour de Staline et devient intime du chef de l’appareil répressif, Béria. Lorsque Staline meurt en 1953, il lui succède comme 1er secrétaire du PCUS, dirigeant l’URSS en triumvirat avec Béria et Malenkov. Il fait exécuter Béria en 1953 puis écarte Malenkov en 1955 avant d’éliminer Molotov et la fraction la plus hostile à son égard au Politburo en 1956, devenant le dirigeant incontesté de l’URSS. C’est alors qu’il publie le rapport sur les crimes du stalinisme et engage la déstalinisation en 1956 lors du XX° Congrès du PCUS, engage l’URSS dans la conquête spatiale où il obtient de précieux succès (le 1er satellite Spoutnik en 1957, le 1er homme dans l’espace, Youri Gagarine en 1961…) et développe envers les USA la théorie de la « coexistence pacifique ».

 

Néanmoins, sa fermeté à l’égard des « satellites de l’URSS » s’affirme en réprimant les manifestations libérales en RDA (1953), en Pologne et en Hongrie (1956), n’hésitant pas à faire intervenir l’Armée rouge à Budapest en 1956. D’autre part, sa rupture avec la Chine et surtout la crise des missiles de Cuba avec les USA (en 1962) sont autant de limites à la « coexistence pacifique ». Son échec dans la crise de Cuba lui vaut la désapprobation au sein des régimes communistes et en URSS et précipite sa chute. Il est limogé sans perdre la vie en 1964 et prend sa retraite. Léonid Brejnev lui succède.



Général Dwight D. EISENHOWER

27 09 2007

Général Dwight D. EISENHOWER surnommé « Ike »

 

 

 

 

 

 Né le 14 octobre 1890 à Denison (Texas, USA)

 

 

Mort le 28 mars 1969 à Washington (USA)

 Commandant en chef des troupes alliées en Europe, 34° Président des USA (1953-60)

Issu d’une famille d’origine lorraine (de Forbach) installée aux USA depuis le XVIII° siècle, il est formé à l’Académie militaire de West Pont avant d’accompagner MacArthur aux Philippines. Il se distingue durant la 2° guerre mondiale où il dirige l’opération Torch (le débarquement anglo-américain en Afrique du nord en 1942) puis participe aux campagnes d’Italie et de Sicile. En 1944, il devient commandant des troupes alliées en Europe et planifie l’opération Overlord (le débarquement en Normandie) puis libère l’Europe et obtient la capitulation allemande le 8 mai 1945.

 

 Après la guerre, il devient chef d’état-major des armées (jusqu’en 1948) puis commandant suprême de l’OTAN en 1950. En 1952, il est élu président des Etats-Unis et succède à Truman en 1953. Il met fin à la guerre de Corée en 1953, au maccarthysme en 1954 et est largement réélu en 1956. Il incarne par ailleurs l’Amérique triomphante des 50’s et de l’American way of life ». Sa politique au Moyen-Orient (la « Eisenhower doctrine ») est de soutenir les régimes anti-communistes. Pourtant, l’heure est à la coexistence pacifique et Eisenhower se garde de toute provocation envers l’URSS, préférant les coups de main discrets de la CIA comme en 1953 en Iran contre le Premier Ministre Mossadegh. Constatant le retard amércain dans la course à l’espace, il a aussi créé la NASA en 1958.

 

 Il prend sa retraite en 1961 lorsque John Kennedy lui succède.



Général Douglas MacARTHUR

26 09 2007

Général Douglas MacARTHUR

 

Né le 26 janvier 1880 à Little Rock (Arkansas, USA)

Mort le 5 avril 1964

 

Commandant suprême des Forces Alliées dans le Pacifique (1941-45), Comandant des troupes d’occupation américaines au Japon (1945-51), Commandant en chef du corps expéditionnaire de l’ONU en Corée (1950-51)

 

Fils du gouverneur général des Philippines (colonie américaine jusqu’en 1946), il devient officier et se distingue durant la 1° guerre mondiale en France, devient dans les années 20 le superintendant de l’Académie de West Point qui forme les meilleurs officiers américains. Il y est le supérieur de célèbres autres généraux de l’armée (Marshall, Eisenhower…). Le président Hoover le nom chef d’état-major de l’armée en 1930 puis forme à partir de 1935 la future armée philippine. Après l’entrée en guerre des USA en 1941 contre le Japon, il commande les forces américaines et alliées dans le Pacifique, reconquérant les îles, la Nouvelle-Guinée sur le Japon et remportant des victoires décisives (Guam, Midway, Guadalcanal).

C’est lui qui reçoit la capitulation japonaise à bord du Missouri le 2 septembre 1945, mettant fin à la 2° guerre mondiale.

Son prestige militaire fait de lui le commandant en chef des troupes américaines au Japon qu’il administre comme un véritable gouverneur jusqu’en 1951. Lors des procès de Tokyo contre les criminels de guerre japonais, il joue un rôle déterminant pour épargner la famille impériale, en particulier l’Empereur Hiro-Hito, ce qui lui a longtemps été reproché.

Lors de la guerre de Corée, il prend le commandement des troupes de l’ONU qui débarquent à Inchon, remportant une victoire stratégique décisive en septembre 1950. Après l’entrée en guerre de Chine et le recul de 1951, il propose de bombarder nucléairement la Chine, ce qui conduit le président Eisenhower à le limoger et le remplacer par le général Ridgway. A son retour, il prend sa retraite.



Kim IL-SUNG

26 09 2007

Kim IL-SUNG dit « Le Grand Leader »

Né le 15 avril 1912

Mort le 8 juillet 1994

 

Dictateur communiste fondateur de la République Populaire de Corée (Corée du nord) de 1948 à 1994

Dans les années 30, il dirige la résistance communiste coréenne contre l’envahisseur japonais (qui a annexé la Corée en 1910) avec l’Armée Populaire Révolutionnaire Coréenne

 

Secrétaire général du Parti Ouvrier Coréen (Parti communiste), il dirige la Corée du nord dès la libération du territoire par les soviétiques en 1945. Soutenu par l’URSS, il proclame en 1948 un régime communiste en Corée du nord : la République Populaire de Corée dont la capitale est Pyongyang et qu’il dirige en tant que Premier Ministre (de 1948 à 1972) puis Président (de 1972 à 1994).

 

En 1950, il envahit la Corée du sud où un régime pro-occidental a proclamé une République Démocratique de Corée. C’est le début de la Guerre de Corée qui dure 3 ans (1950-53). Après des victoires qui leur permettent de s’emparer de presque toute la péninsule, les nord-coréens sont repoussés à partir de septembre 1950 par l’intervention des troupes de l’ONU commandées par les USA. Au bord de la défaite en janvier 1951, l’intervention chinoise (communiste depuis 1949) sauve le régime de Kim-Il-Sung et établit un équilibre des forces qui débouche en 1953 sur l’armistice de Panmunjom qui consacre la division de la Corée en 2.

 

Son régime totalitaire, un des plus fermés et des plus autoritaires, est à l’origine de très nombreuses victimes, notamment par la famine et par les camps de concentration. Kim Il-Sung a développé un culte de la personnalité démentiel entretenu par son fils et successeur, Kim Jong-Il, actuel dirigeant de la Corée du nord depuis 1994. Il a été proclamé à titre posthime par son fils en 1998, « Président éternel de la Corée ». Sa pensée doctrinale, le juche, variante du stalinisme qui prône aussi la réunification de la Corée, est toujours la doctrine officielle du régime nord-coréen ainsi qu’une nouvelle ère qui a remplacé l’ère chrétienne (toute religion étant interdite) et qui commence à la naissance de Kim Il-Sung. Sa date de naissance, le 15 avril est aussi la fête nationale nord-coréenne. La Corée du nord vit donc aujourd’hui dans la 96° année de l’ère Juche.