La Guerre froide (1947-91)

13 06 2008

En fait, nous avons un thème consacré aux “relations internationales depuis 1945″.

Hormis les prémices de la Guerre froide (voir “le monde en 1945″), il y a donc : la Guerre froide, les relations internationales depuis 1991, le Proche et le Moyen-Orient depuis 1945 (qui est intégré à la fois dans la Guerre froide et la Décolonisation), la Décolonisation et l’émergence du Tiers-Monde, le modèle américain, le modèle soviétique, la construction européenne, les démocraties populaires.

Commençons par la Guerre froide :

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Chronologie du Proche-Orient et du Moyen-Orient depuis 1945

4 06 2008

Chapitre important et complexe. Je vous propose cette chrono pour faire le point jusqu’à aujourd’hui.

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Mai 68 en Tchécoslovaquie : Le Printemps de Prague

9 05 2008

Alexander Dubcek (1921-92)

1er secrétaire général du Comité Central du Parti Communiste tchécoslovaque (1968)

Depuis janvier 1968, la Tchécoslovaquie, démocratie populaire d’Europe de l’Est, est dirigée par le réformateur Alexander Dubcek qui prône une libéralisation du régime comme Nagy en Hongrie en 1956, défendant l’idée d’un “socialisme à visage humain”. Nous sommes alors dans la période dite de la “Détente” dans les Relations internationales. La réaction de l’URSS et l’écrasement de ce Printemps en août par les troupes du Pacte de Varsovie auront hélas raison de ce vent de liberté à l’Est. Un reportage vidéo décrit par des témoignages de tchécoslovaques des réformes en cours en ce mois de mai

Vidéo

Un très bon récit du Printemps de Prague en 1968 et de son écrasement sur le site des archives de la radio tchécoslovaque



Ayatollah KHOMEINY

20 03 2008

Ayatollah Rouhollah KHOMEINY (1902-89)

Ayatollah chiite iranien, Guide suprême de la Révolution islamique en Iran (1979-89)

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Pol Pot

20 03 2008

POL POT (1925-88)

Leader des Khmers rouges,

Premier ministre du Kampuchea démocratique (Cambodge) de 1975 à 1979

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La Guerre froide (18 des 24 épisodes du documentaire de la chaîne Histoire)

18 03 2008



Fiche chronologique sur la Guerre froide (de 1975 à 1991)

18 03 2008

Une fiche chrono pour terminer l’étude de la Guerre froide. Quelques éléments précisés supplémentaires par rapport à ce que l’on avu en cours pour compléter.

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Mikhaïl GORBATCHEV

18 03 2008

Mikhaïl GORBATCHEV (né en 1931)

Secrétaire général du PCUS (1985-91), Président de l’URSS

 

Le dernier dirigeant de l’Union soviétique qui tenta de se rapprocher de l’Ouest, de libéraliser et de sauver le modèle soviétique. Ses réformes courageuses aboutirent à l’effeondrement du communisme et de l’URSS et mirent fin à la Guerre froide.

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Léonid BREJNEV

16 03 2008

Léonid BREJNEV (1907-82)

Secrétaire général du PCUS (1964-82)

Successeur de Khrouchtchev, il fut le dirigeant de l’URSS de 1964 à 1982. Sa politique internationale joua un rôle capital dans la Guerre froide, notamment lors de la Détente puis du Regel. L’immobilisme de sa politique intérieure face à la crise de l’économie et au blocage de la société soviétique ont été déterminants dans la chute ultérieure du régime et donc du communisme.

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La guerre froide 1 : Le rideau de fer et les origines de la Guerre froide (1945-47)

16 01 2008

La chaîne Histoire a consacré une série de documentaires très intéressants consacrés à la Guerre froide (24 épisodes de 50 minutes chacun). De quoi pouvoir réviser les relations internationales pour le Bac. Faisons le point avec le 2° épisode consacré aux origines de la Guerre froide. Il fait le point sur les conséquences de la fin de la 2° guerre mondiale et la situation en 1945 (chapitre : “Le monde en 1945″), sur l’occupation de l’Europe et la mise en place du “rideau de fer” dénoncé par Churchill en 1946 dans son célèbre discours à l’université de Fulton (Missouri). C’est en effet dans ces 2 années post-2° guerre mondiale que se met progressivement en place la bipolarisation de l’Europe avec l’installation de régimes communistes à l’est, étape essentielle vers la Guerre froide qui, à proprement parler, ne débute qu’en 1947.

50 minutes pour faire le point sur cette période 1945-47 (en 3 parties de 19 minutes)

1° partie :

2° partie

3° partie :



Gamal Abdel NASSER (1918-70)

13 12 2007

Lieutenant-Colonel Gamal Abdel NASSER

Né le 15 janvier 1918 à Alexandrie (Egypte)

 

Mort le 28 septembre 1970 au Caire (Egypte)

 

1° Ministre (1954-56) et Président de l’Egypte (1956-58, 1961-70), Président de la République Arabe Unie (Egypte-Syrie, 1958-61)

Leader panarabe et laïc, il a incarné la modernisation de l’Egypte et le nationalisme arabe des années 50 et 60. Il a activement encouragé la décolonisation, notamment en participant à la Conférence de Bandung puis en soutenant les mouvements nationalistes arabes, en particulier au Maghreb, Il a aussi été l’un des pionniers du mouvement des non-alignés durant la Guerre froide avec Nehru et Tito dès 1956. La nationalisation du canal de Suez et la crise qu’elle déclencha en 1956, est un des évènements majeurs des années 50. Sa lutte contre Israël entraîna l’Egypte dans la Guerre des 6 Jours en 1967, défaite qui assombrit la fin de sa carrière et mit fin au rêve du nassérisme.

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Ronald REAGAN

15 10 2007

Ronald REAGAN

Né le 6 février 1911 à Tampico, Illinois (USA)

Mort le 5 juin 2004 à Los Angeles, Californie (USA)

40° Président des Etats-Unis (1981-89)


Il commence une carrière d’acteur de seconde zone, spécialisée dans les seconds rôles dans les années 40 au cinéma puis dans les années 50 et 60 à la télévision.

Il commence parallèlement une carrière politique, d’abord dans le camp démocrate puis au début de la guerre froide en soutenant le sénateur MacCarthy et les républicains et se fait élire gouverneur de Californie en 1966. Après plusieurs échecs aux primaires, il est investi candidat du parti républicain pour les élections de 1980 où il bat le président sortant, Jimmy Carter, notamment à cause de l’ »affaire des otages américains en Iran. Dès le début de son mandat, il échappe à une tentative d’assassinat en mars 1981. Ses 2 mandats son marqués à l’intérieur par une politique ultra-conservatrice sur les moeurs (en particulier sur la peine de mort dont il est un fervent partisan) et ultra-libérale en matière économique (luttant contre l’inflation et le déficit de l’état notamment en réduisant la politique sociale). Il apparaît comme l’initiateur du parti républicain conservateur contemporain.

En politique étrangère, son anti-communisme ancien le pousse à la fermeté face à l’URSS qui tranche avec la politique de Carter. Son discours « America is back » où il définit notamment l’URSS et le bloc communiste comme « l’empire du mal » donne le ton de la guerre froide dans les années 80, marquant notamment par une nouvelle course aux armements face à l’escalade soviétique (notamment l’installation de missiles Pershing en Europe occidentale face aux SS-20 soviétiques) et le programme « Guerre des Etoiles ». A partir de 1985, il soutient la perestroïka de Gorbatchev et négocie un désarmement progressif, notamment lors de la signature du Traité de Washington en 1987.

Son mandat est toutefois terni par le scandale de l’Irangate (Iran-contra), vente d’armes à l’Iran en guerre contre l’Irak (de 1980 à 1988). A la fin de ses 2 mandats, il laisse son vice-président George Bush (père) se présenter et lui succéder en 1989.



Jimmy E. CARTER

14 10 2007

Jimmy Earl CARTER Jr.

Né le 1er octobre 1924 à Plaines, Géorgie (USA)

39° président des Etats-Unis (1977-81)

Après avoir servi dans la Marine, il devient exploitant agricole puis se lance en politique dans les années 60 en siégeant au Sénat de Géorgie. Il est élu en 1970 gouverneur de Géorgie sur un programme ségrégationniste mais une fois élu, il prône la déségrégation. Le fait d’être un élu du sud, loin des intrigues de Washington, est un avantage dans sa campagne éléctorale de 1976, 2 ans après le scandale du Watergate. Il bat le président sortant Gerald Ford.

En politique étrangère, il soutient les initiatives de paix, négociant avec l’URSS les accords de désarmement SALT 2 (qui avantage plutôt les soviétiques), les accords de Camp David entre Israël et l’Egypte (qui reste son plus grand succès politique). Sa politique est novatrice car basée sur une idée morale (il est diacre baptiste) et la défense des Droits de l’Homme. Cela le conduit à un complet revirement par rapport au pragmatisme cynique de la période Kissinger. Hélas, cette politique est souvent perçue comme trop souple face au regel de la politique soviétique marquée notamment par l’invasion de l’Afghanistan en 1979. Autre échec, la Révolution islamique en Iran qui renverse le Shah, allié des Etats-Unis et la crise des otages américains sont perçus comme des défaites. En politique intérieure, il s’entend mal avec le Congrès, doit faire face à la crise morale du peuple américain et surtout au 2° choc pétrolier qui aggrave la récession des années 70. Il échoue à l’élection présidentielle de 1980 devant Ronald Reagan mais ne prend pas pour autant sa retraite. Il est toujours très actif en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme dans le monde, ainsi qu’en matière humanitaire avec la fondation Carter.

Ses différentes missions de paix lui ont valu en 2002 le Prix Nobel de la Paix.



Gerald R. FORD

14 10 2007

Gerald Rudolph FORD Jr.



Né le 14 juillet 1913 à Omaha, Nebraska (USA)

 

Mort le 26 décembre 2006 à Rancho Mirage, Californie (USA)

 

Vice-Président (1973-74) puis 40° Président des Etats-Unis (1974-77)

Après des études de droit à Yale, il sert dans la Marine dans le Pacifique durant la 2° guerre mondiale contre le Japon. Il est élu en 1949 où il siégera pendant 24 ans dans les rangs du parti républicain, devenant le chef de la minorité républicaine en 1964, critiquant la politique de Johnson au Viet-Nam et son projet de « Grande société » mais soutenant les droits civiques. Après le renvoi du Vice-Président Spiro Agnew, Nixon le nomme vice-président en 1973. A la suite du watergate, Nixon est contraint à démissionner le 9 aoûit 1974 et Gerald Ford devient Président et prononce un pardon pour Nixon qui arrête l’enquête. Ford arrive au pouvoir en pleine récession et avec un Congrès à majorité démocrate.

Il est l’objet de 2 tentatives d’assasinat puis perd de peu l’élection présidentielle de 1976 face au démocrate Jimmy Carter. La persistance des problèmes économiques, le pardon accordé à Nixon, la candidature au primaire de Ronald Reagan lui ont sans doute été fatals. C’est le seul président américain à n’avoir jamais été élu à ce poste.



Richard M. NIXON

13 10 2007

Richard Milhous NIXON

 

Né le 9 janvier 1913 à Yorba Linda, Californie (USA)

Mort le 22 avril 1994 à New York (USA)

 
Vice-Président (1953-61) puis 37° Président des Etats-Unis (1969-73)

 
Fils d’épiciers quakers, il sert dans la Marine durant la 2° Guerre mondiale. En 1946, encouragé par des hommes d’affaires californiens, il se fait élire à la Chambre des représentants dans les rangs du parti républicain où il se fait remarquer pour son farouche anti-communisme,  ce qui lui permet d’être élu sénateur de Californie en 1950 puis de devenir le vice-président d’Eisenhower après la victoire électorale de 1952, à à peine 39 ans. En 1960, il se présente pour succéder à Eisenhower mais est battu de peu par le démocrate John Kennedy.

Commence alors sa « traversée du désert », notamment après sa défaite au poste de gouverneur de Californie en 1962. Il devient avocat à New York avant de se présenter aux élections de 1968 et d’être élu.

Succédant à Lyndon Johnson, il s’occupe surtout de politique étrangère avec son conseiller Henry Kissinger et poursuit la politique de Détente avec l’URSS de Brejnev et avec la Chine de Mao, reconnaissant officiellement la Chine en 1972 et s’engageant dans le désarmement avec SALT 1, ainsi qu’une politique cynique de soutien aux dictatures en Amérique du sud (opération Condor) qui aboutit notamment au renversement du président Salvador Allende au Chili (1973).

Sa présidence est aussi marqué par la fin de la Guerre du Viet-Nam où il se désengage progressivement avant de négocier les accords de Paris (1973).

Malgré sa réélection en 1972, les écoutes illégales pratiquées dans l’immeuble du Watergate (siège du parti démocrate) sont révélées par le Washington Post et les mensonges de Nixon accentuent le scandale, conduisant à la mise en route de la procédure d’impeachment (destitution) au Congrès le 9 mai 1974. Il préfère démissionner le 9 août 1974 et laisse son vice-président Gerald Ford lui succéder.



Lyndon B. JOHNSON

13 10 2007

Lyndon Baines JOHNSON

Né le 27 août 1908 à Stonewall, Texas (USA)

 Mort le 22 janvier 1973 à Monticello, Virginie (USA)

 Vice-Président (1961-63) puis 36° Président des Etats-Unis (1963-69)

Fils de fermiers texans, il s’engage en politique dans les années 30, se faisant élire à la Chambre des représentants en 1937 sur un programme démocrate. Il sert dans la Marine dans le Pacifique sud durant la 2° guerre mondiale contre le Japon, recevant la Silver star. Après la guerre, il parvient à être élu sénateur du Texas en 1948, devient en 1953 chef de l’opposition démocrate au Sénat puis réélu en 1954, chef de la majorité. Battu par Kennedy lors de la primaire de 1960, il devient son vice-président, dirigeant notamment le Comité présidentiel pour l’égalité des chances dans le travail.

Après l’assassinat de JFK à Dallas le 22 novembre, il devient président des Etats-Unis et, réélu confortablement en 1964, met en place le programme de Kennedy en faveur des plus défavorisés. Le projet de Johnson, baptisé « Grande société » en 1965 permet notamment le développement d’une protection de sécurité sociale (avec le Medicare, le Medicaid), la construction de logements sociaux, la reconnaissance juridique des droits civiques pour les Noirs (Civil Rights Act en 1964, Voting Rights Act en 1965).

Cependant, les émeutes ethniques et les mouvements noirs se radicalisent, notamment avec les émeutes de Watts en 1965, l’assassinat de Malcolm X, le développement des Black Panthers de Bobby Seale…

Surtout, Johnson doit faire face à l’escalade au Viet-Nam où il a accéléré l’implication de l’armée américaine et l’emploi du napalm. La contestation générale des années 60 aux Etats-Unis grandit et ternit son 2° mandat, d’autant plus que des rumeurs persistantes l’associent au complot de l’assassinat de son prédécesseur.

Le 31 mars 1968, il annonce à la télévision qu’il ne se représentera pas, demande des négociations avec Ho Chi Minh et l’arrêt des bombardements au Viet-Nam. Les démocrates perdent l’élection qui voit le triomphe du républicain Richard Nixon.

Le discours sur la “Grande Société” de 1964 peut êtreconsulté en intégralité (en anglais) ici : http://coursesa.matrix.msu.edu/~hst306/documents/great.html

Des extraits de la version française sont présents dans le manuel.



John Fitzgerald KENNEDY

12 10 2007

John Fitzgerald KENNEDY

Né le 29 mai 1917 à Brookline, Massachussets (USA)

 

Mort assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, Texas (USA)

 

 

 

35° président des Etats-Unis (1961-63)

Issu d’une riche et influente famille bourgeoise de Boston d’origine irlandaise et catholique, il est le fils de Joe Kennedy, homme d’affaires et homme politique des années 30 et 40. Il est formé aux plus prestigieuses universités dont Princeton et Harvard puis sert dans la Marine dans le Pacifique durant la 2° guerre mondiale contre le Japon. Membre du Parti Démocrate, il est élu à la Chambre des représentants puis devient sénateur du Massachusetts en 1952 et se marie avec Jacqueline Lee Bouvier, d’origine française en 1953.

Candidat du parti démocrate en 1960, il est élu 35° président des USA de peu face au vice-président républicain sortant, Richard Nixon (qui deviendra président de 1969 à 1974), notamment grâce au discours sur « La nouvelle frontière » où il dénonce les limites du modèle américain et développe ses projets d’une société plus juste et plus équitable.

Devenu président, il doit faire face à la menace soviétique notamment à Cuba où il assume le désastre de la « Baie des cochons » en 1961 avant de gérer la crise des missiles de Cuba en octobre 1962, la plus grave crise de la guerre froide. En politique intérieure, il défend les revendications des Noirs sur la question des droits civiques et met en place un programme en faveur des plus défavorisés, notamment en matière d’éducation et de logement et lance le programme Apollo de conquête spatiale, s’engageant à ce que les américains aillent sur la Lune d’ici la fin de la décennie et avant les soviétiques (chose faite en 1969).

Sur le plan international, il limite l’engagement américain au Viet-Nam et, tout en faisant preuve de fermeté face à l’URSS, s’engage en 1962 dans la politique de Détente avec Khrouchtchev, à la recherche de la paix et de l’équilibre avec l’URSS. Il défend la liberté, notamment lors de sa visite à Berlin où il prononce un de ses plus célèbres discours, « Ich bin in Berliner » en 1963.

Il est assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas au Texas. Sa mort reste un mystère malgré les conclusions officielles de la Commission Warren qui attribuent le crime à Lee Harvey Oswald. Le vice-président Lyndon Johnson lui succède.

Les discours de JFK peuvent être consultés ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_JFK (n’oubliez pas le discours sur la “Nouvelle frontière” du manuel !)

Le discours télévisé du blocus de Cuba et divers textes sur la crise des missiles : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/guerre.froide.crise.Cuba.html

Un site intéressant sur l’assassinat de JFK et divers documents : http://www.jfk-assassinat.com/

L’article détaillé de Wikipedia sur l’assassinat :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_de_John_F._Kennedy



Nikita KHROUCHTCHEV

28 09 2007

Nikita Sergeïevitch KHROUCHTCHEV

 


 

Né le 17 avril 1894 à Kalinovka (Russie)

 

Mort le 11 septembre 1971 à Moscou (Russie)

 

 

1er secrétaire du Parti Communiste d’URSS (1953-64) et

 

Président du Conseil des Ministres d’URSS (1958-64)

 

 

D’origine ukrainienne, il participe à la Révolution bolchévique russe de 1917 et adhère au parti communiste dont il devient un dirigeant et intègre le cercle des intimes de Staline. A la fin des années 30, il participe aux grandes purges staliniennes, organisant la Grande Terreur en Ukraine en 1938.

 

En 1940, après l’annexion d’une partie de la Pologne, il joue un rôle important dans la soviétisation forcée du territoire, les exécutions et les déportations. Durant la 2° guerre mondiale, il est commissaire politique, notamment à Stalingrad lors de la bataille de 1942-43.

 

Après la guerre, il devient spécialiste des questions agricoles, assiste aux lutes de pouvoir autour de Staline et devient intime du chef de l’appareil répressif, Béria. Lorsque Staline meurt en 1953, il lui succède comme 1er secrétaire du PCUS, dirigeant l’URSS en triumvirat avec Béria et Malenkov. Il fait exécuter Béria en 1953 puis écarte Malenkov en 1955 avant d’éliminer Molotov et la fraction la plus hostile à son égard au Politburo en 1956, devenant le dirigeant incontesté de l’URSS. C’est alors qu’il publie le rapport sur les crimes du stalinisme et engage la déstalinisation en 1956 lors du XX° Congrès du PCUS, engage l’URSS dans la conquête spatiale où il obtient de précieux succès (le 1er satellite Spoutnik en 1957, le 1er homme dans l’espace, Youri Gagarine en 1961…) et développe envers les USA la théorie de la « coexistence pacifique ».

 

Néanmoins, sa fermeté à l’égard des « satellites de l’URSS » s’affirme en réprimant les manifestations libérales en RDA (1953), en Pologne et en Hongrie (1956), n’hésitant pas à faire intervenir l’Armée rouge à Budapest en 1956. D’autre part, sa rupture avec la Chine et surtout la crise des missiles de Cuba avec les USA (en 1962) sont autant de limites à la « coexistence pacifique ». Son échec dans la crise de Cuba lui vaut la désapprobation au sein des régimes communistes et en URSS et précipite sa chute. Il est limogé sans perdre la vie en 1964 et prend sa retraite. Léonid Brejnev lui succède.



Général Dwight D. EISENHOWER

27 09 2007

Général Dwight D. EISENHOWER surnommé « Ike »

 

 

 

 

 

 Né le 14 octobre 1890 à Denison (Texas, USA)

 

 

Mort le 28 mars 1969 à Washington (USA)

 Commandant en chef des troupes alliées en Europe, 34° Président des USA (1953-60)

Issu d’une famille d’origine lorraine (de Forbach) installée aux USA depuis le XVIII° siècle, il est formé à l’Académie militaire de West Pont avant d’accompagner MacArthur aux Philippines. Il se distingue durant la 2° guerre mondiale où il dirige l’opération Torch (le débarquement anglo-américain en Afrique du nord en 1942) puis participe aux campagnes d’Italie et de Sicile. En 1944, il devient commandant des troupes alliées en Europe et planifie l’opération Overlord (le débarquement en Normandie) puis libère l’Europe et obtient la capitulation allemande le 8 mai 1945.

 

 Après la guerre, il devient chef d’état-major des armées (jusqu’en 1948) puis commandant suprême de l’OTAN en 1950. En 1952, il est élu président des Etats-Unis et succède à Truman en 1953. Il met fin à la guerre de Corée en 1953, au maccarthysme en 1954 et est largement réélu en 1956. Il incarne par ailleurs l’Amérique triomphante des 50’s et de l’American way of life ». Sa politique au Moyen-Orient (la « Eisenhower doctrine ») est de soutenir les régimes anti-communistes. Pourtant, l’heure est à la coexistence pacifique et Eisenhower se garde de toute provocation envers l’URSS, préférant les coups de main discrets de la CIA comme en 1953 en Iran contre le Premier Ministre Mossadegh. Constatant le retard amércain dans la course à l’espace, il a aussi créé la NASA en 1958.

 

 Il prend sa retraite en 1961 lorsque John Kennedy lui succède.



Général Douglas MacARTHUR

26 09 2007

Général Douglas MacARTHUR

 

Né le 26 janvier 1880 à Little Rock (Arkansas, USA)

Mort le 5 avril 1964

 

Commandant suprême des Forces Alliées dans le Pacifique (1941-45), Comandant des troupes d’occupation américaines au Japon (1945-51), Commandant en chef du corps expéditionnaire de l’ONU en Corée (1950-51)

 

Fils du gouverneur général des Philippines (colonie américaine jusqu’en 1946), il devient officier et se distingue durant la 1° guerre mondiale en France, devient dans les années 20 le superintendant de l’Académie de West Point qui forme les meilleurs officiers américains. Il y est le supérieur de célèbres autres généraux de l’armée (Marshall, Eisenhower…). Le président Hoover le nom chef d’état-major de l’armée en 1930 puis forme à partir de 1935 la future armée philippine. Après l’entrée en guerre des USA en 1941 contre le Japon, il commande les forces américaines et alliées dans le Pacifique, reconquérant les îles, la Nouvelle-Guinée sur le Japon et remportant des victoires décisives (Guam, Midway, Guadalcanal).

C’est lui qui reçoit la capitulation japonaise à bord du Missouri le 2 septembre 1945, mettant fin à la 2° guerre mondiale.

Son prestige militaire fait de lui le commandant en chef des troupes américaines au Japon qu’il administre comme un véritable gouverneur jusqu’en 1951. Lors des procès de Tokyo contre les criminels de guerre japonais, il joue un rôle déterminant pour épargner la famille impériale, en particulier l’Empereur Hiro-Hito, ce qui lui a longtemps été reproché.

Lors de la guerre de Corée, il prend le commandement des troupes de l’ONU qui débarquent à Inchon, remportant une victoire stratégique décisive en septembre 1950. Après l’entrée en guerre de Chine et le recul de 1951, il propose de bombarder nucléairement la Chine, ce qui conduit le président Eisenhower à le limoger et le remplacer par le général Ridgway. A son retour, il prend sa retraite.



Kim IL-SUNG

26 09 2007

Kim IL-SUNG dit « Le Grand Leader »

Né le 15 avril 1912

Mort le 8 juillet 1994

 

Dictateur communiste fondateur de la République Populaire de Corée (Corée du nord) de 1948 à 1994

Dans les années 30, il dirige la résistance communiste coréenne contre l’envahisseur japonais (qui a annexé la Corée en 1910) avec l’Armée Populaire Révolutionnaire Coréenne

 

Secrétaire général du Parti Ouvrier Coréen (Parti communiste), il dirige la Corée du nord dès la libération du territoire par les soviétiques en 1945. Soutenu par l’URSS, il proclame en 1948 un régime communiste en Corée du nord : la République Populaire de Corée dont la capitale est Pyongyang et qu’il dirige en tant que Premier Ministre (de 1948 à 1972) puis Président (de 1972 à 1994).

 

En 1950, il envahit la Corée du sud où un régime pro-occidental a proclamé une République Démocratique de Corée. C’est le début de la Guerre de Corée qui dure 3 ans (1950-53). Après des victoires qui leur permettent de s’emparer de presque toute la péninsule, les nord-coréens sont repoussés à partir de septembre 1950 par l’intervention des troupes de l’ONU commandées par les USA. Au bord de la défaite en janvier 1951, l’intervention chinoise (communiste depuis 1949) sauve le régime de Kim-Il-Sung et établit un équilibre des forces qui débouche en 1953 sur l’armistice de Panmunjom qui consacre la division de la Corée en 2.

 

Son régime totalitaire, un des plus fermés et des plus autoritaires, est à l’origine de très nombreuses victimes, notamment par la famine et par les camps de concentration. Kim Il-Sung a développé un culte de la personnalité démentiel entretenu par son fils et successeur, Kim Jong-Il, actuel dirigeant de la Corée du nord depuis 1994. Il a été proclamé à titre posthime par son fils en 1998, « Président éternel de la Corée ». Sa pensée doctrinale, le juche, variante du stalinisme qui prône aussi la réunification de la Corée, est toujours la doctrine officielle du régime nord-coréen ainsi qu’une nouvelle ère qui a remplacé l’ère chrétienne (toute religion étant interdite) et qui commence à la naissance de Kim Il-Sung. Sa date de naissance, le 15 avril est aussi la fête nationale nord-coréenne. La Corée du nord vit donc aujourd’hui dans la 96° année de l’ère Juche.



Mao ZEDONG

24 09 2007

Mao ZEDONG (ou TSE-TOUNG)

 

Né le 26 décembre 1893 à Shaoshan (province du Hunan, Chine)

Mort le 9 septembre 1976 à Beijing (Pékin, Chine)

 

Dirigeant de la République Populaire de Chine (1949-76)

 

Confondateur du Parti communiste chinois à Shanghaï en 1921, il en prend la tête dans sa lutte contre le gouvernement nationaliste chinois du Guomindang. En 1934-35, il organise la Longue Marche vers le nord-ouest du pays, fuyant les armées gouvernementales de Tchang Kaï-Tchek et gagnant les paysans chinois à la cause révolutionnaire. Il dirige la résistance communiste contre les japonais à partir de 1937 et durant la 2° Guerre mondiale avant de continuer la lutte révolutionnaire contre le gouvernement de 1945 à 1949.

En 1949, les communistes prennent le pouvoir en Chine continentale, s’emparant de Beijing (Pékin) le 23 janvier, et de la capitale gouvernementale, Nanjing (Nankin), de Shanghaï et de Guangzhou (Canton), les principales villes du pays, en avril. Le 1er octobre 1949, il proclame la République Populaire de Chine, régime communiste, tandis que le gouvernement de Tchang Kaï-Tchek et ses dernières troupes se replient sur l’île de Formose où ils créent l’état de Taïwan.

Mao devient jusqu’à sa mort le dirigeant incontesté de la Chine, rompant avec l’URSS dès 1957 et engageant la Chine dans des réformes aux lourdes conséquences comme le Grand Bond en Avant (1958-60) ou la Révolution Culturelle (1966-69), engendrant un régime totalitaire et instituant un véritable culte de la personnalité. Les crimes de sa politique sont à l’origine de dizaines de millions de victimes, un des régimes les plus sanglants de l’Histoire avec celui de Staline. Il fut très populaire auprès des communistes européens hostiles à Staline, en particulier en France, en Albanie… dans les années 60 et 70 (le maoïsme) après la révolution culturelle où il utilisa les Gardes rouges et le « Petit livre rouge » qu’il avait écrit comme des armes redoutables.

Les années 70 l’amenèrent aussi à la Détente avec les Etats-Unis, notamment en recevant le président américain Nixon en Chine, ce qui lui permit d’obtenir le poste de la Chine à l’ONU conservé depuis 1949 par Taïwan. Il fit aussi de la Chine une grande puissance politique, leader du Tiers-Monde grâce à son ministre des affaires étrangères Zhou Enlaï et une grande puissance militaire en développant l’arme nucléaire (dès 1964), en écrasant l’Inde en 1962 et en s’opposant à l’URSS dans un conflit frontalier dans les années 70. Après sa mort en 1976, son successeur Deng Xiaoping ouvrit la Chine au monde, permettant le début du « réveil économique chinois ».



Blocus de Berlin (1948-1949)

24 09 2007

Depuis 1945, l’Allemagne vaincue est divisée en 4 zones d’occupation, conformément aux décisions prises à la Conférence de Potsdam. L’Allemagne de l’ouest est occupée par les britanniques, les américains et les français; l’Allemagne de l’est par les soviétiques. Il en est de même pour Berlin dont la partie ouest est occupée par les 3 puissances occidentales et la partie est par les soviétiques, alors même que la ville est au coeur de la zone d’occupation soviétique. Les occidentaux sont donc dépendants des routes et des points d’accès à la ville contrôlés par les soviétiques. 

En juin 1948, les dissonances entre les 4 Grands sur la question allemande éclatent.

 

Staline veut une Allemagne impuissante et divisée dont la partie orientale serait un grenier de l’URSS. Les Occidentaux redoutent eux la faiblesse de l’Allemagne, proie facile pour le communisme.

 

Les USA et le Royaume-Uni qui ont fusionné leurs zones  en 1947 (la Bizone) y  créent une monnaie unique : le Deutsche Marck le 18 juin 1948. Staline réplique par un blocus de Berlin.

 

Le blocus qui démarre le 23 juin 1948 a pour objectifs d’asphyxier Berlin-ouest et de tester la volonté occidentale dans un bras de fer.

 

Truman répond de manière ferme et énergique en organisant un gigantesque pont aérien qui ravitaille Berlin-ouest par l’Allemagne de l’ouest et menace Staline d’un conflit armé alors que les USA disposent de la bombe atomique et que l’URSS ne l’a pas encore.

 

En 11 mois, grâce notamment aux avions américains, 275 000 vols ont permis d’acheminer 2,5 M de tonnes de matériel. Staline perd cette “partie de poker” et lève le blocus le 12 mai 1949. C’est la première « bataille » de la Guerre froide et le premier gros échec de Staline..

A l’issue du blocus, la division de l’Allemagne en 2 est officialisée.

Le 5 Mai 1949 : Création de la RFA (République Fédérale d’Allemagne, pro-occidentale, capitale Bonn)

 

7 Octobre 1949 : Création de la RDA (République Démocratique Allemande, communiste, capitale Berlin-est)



Jozip Broz dit “TITO”

24 09 2007

Maréchal Jozip Broz dit « TITO »

Né le 7 mai 1892 à Kumrovec (Croatie, Yougoslavie)

Mort le 4 mai 1980 à Belgrade (Serbie, Yougoslavie)

 

Président de la République fédérale de Yougoslavie (1945-80)

De père croate et de mère slovène, il se fait rapidement remarquer par ses idées pacifistes avant la 1° Guerre mondiale où il est incorporé dans l’armée austro-hongroise (la Croatie faisant partie de l’Empire austro-hongrois). Il combat à l’est, en Roumanie où il est blessé puis fait prisonnier par les Russes. Au cours de la Révolution russe de 1917, il rejoint les bolchéviques et s’engage dans l’Armée rouge lors de la guerre civile russe et adhère au parti communiste russe puis soviétique et au parti communiste yougoslave à sa fondation en 1920, travaillant comme agent secret communiste pour l’URSS en Yougoslavie, membre du NKVD (ancêtre du KGB) ce qui lui vaut 5 ans d’emprisonnement (entre 1928 et 1934). Il est nommé en 1937 secrétaire général du PC yougoslave et envoyé par Staline en Yougoslavie bien que Staline ait fait exécuter sa femme. Agent du Komintern, il recrute à Paris des volontaires communistes pour les Brigades Internationales durant la guerre civile d’Espagne (1936-39).

 

En 1941, lors de l’invasion de la Yougoslavie par les italiens puis les allemands, il prend la tête de la résistance communiste et remporte la victoire en 1945. Il devient ainsi dès la fin de la guerre, le président de la Yougoslavie, premier régime communiste après l’URSS et adhère en 1947 au Kominform mis en place par Jdanov.

 

Sa désobéissance aux ordres de Staline et sa volonté d’une Yougoslavie et d’un communisme autonome engendre en 1948 une rupture avec l’URSS. Il définit ainsi le titisme, un régime communiste indépendant des 2 blocs durant la Guerre froide.

 

Au moment de la décolonisation, à la conférence de Bandoung (1955) et suivant sa doctrine, il se rapproche des 2 principaux leaders de nations décolonisées qui ne veulent adhérer à aucun des 2 blocs : Nehru (premier ministre indien) et Nasser (président égyptien). Ils deviennent tous 3 les leaders du Tiers-Monde et les initiateurs du mouvement des non-alignés, organisé par Tito lors de la réunion de Brioni (en Yougoslavie) en 1956 et de la Conférence de Belgrade en 1961.

 

En 1967, il est le premier dirigeant communiste à ouvrir ses frontières avec l’occident, permettant un développement touristique du pays. Sa violente critique de l’intervention des troupes du Pacte de Varsovie en 1968 à Prague, renforce son image positive en Occident. Après avoir dirigé la Yougoslavie pendant 35 ans, il meurt en 1980.



Guerre civile en Grèce (1946-49)

23 09 2007

Général Markos VAFIADIS (1906-92)

Chef des résistants communistes grecs et Premier Ministre du Gouvernement Démocratique Provisoire (1946-49)

Entre 1941 et 1944 (à la libération du pays), de nombreux mouvements de résistance ont combattu en Grèce contre les italiens et les allemands. Au départ des allemands en 1944, les britanniques intervinrent pour protéger le gouvernement royaliste des communistes qui occupaient la majorité du pays. L’accord secret entre Churchill et Staline conclu en 1944 accordait 90 % d’influence aux britanniques. C’était sans compter sans la résistance communiste grecque, organisée en armée (l’ELAS). De violents combats éclatèrent entre troupes monarchistes appuyées par les anglais et troupes communistes de l’ELAS qui après avoir pris Athènes en furent chassées par les anglais en 1945.

 

Au retour du Roi Georges II, la guerre civile repit en 1946 et dura 3 ans. C’était, paralèllement à la guerre civile polonaise, les 2 premières illustrations armées de la guerre froide entre 2 gouvernements soutenus par chacun des 2 camps.

Les communistes de l’ELAS (30 000 soldats dont 10 000 femmes) formèrent effectivement un Gouvernement Démocratique Provisoire (« gouvernement des montagnes ») dont leur général Markos Vafiadis devint le premier ministre. Ils bénéficièrent du soutien des communistes voisins (albanais et yougoslaves) mais pas de l’URSS qui n’intervint que trop tardivement (à partir de 1948-49) pour les sauver.

 

Le gouvernement monarchiste grec était soutenu par les britanniques militairement puis financièrement, les USA prenant le relais économique avec un soutien de 250 M de $.

 

Après la mort de Georges II en 1947, son fils Paul Ier reprit la guerre qui fut gagnée le 29 août 1949 par le Général monarchiste Thrasyvoulos Tsakalotos. La guerre avait fait environ 150 000 morts et 1,2 million de sans-abris. Elle laissait le pays déchiré et ruiné.

La Grèce, seul pays “libre” derrière le rideau de fer, conformément à ce qu’annoncait déjà Winston Churchill dans son discours de Fulton de 1946, devint effectivement un solide allié du bloc de l’ouest, adhèrant à l’OTAN en 1952, devenant la principale base occidentale d’Europe orientale.



Andreï JDANOV

14 09 2007

 

Né le 16 février 1896 à Mariupol (URSS)

Mort le 31 août 1948 à Moscou (URSS)

 

Politicien soviétique, conseiller de Staline,

coordinateur du Kominform en 1947

Membre du Parti bolchévique (communiste) dès 1915, il en devient le chef à Léningrad en 1934. Spécialiste d’art, il encadre l’art soviétique, l’orientant vers le « réalisme soviétique » qu’il admire. Le « jdanovisme artistique » désigne ce contrôle des productions culturelles et artistiques.

Lors de la Conférence de Sklarska-Poreba réunie en Pologne en 1947, il créée le Kominform (Bureau d’information des partis communistes) afin de fédérer les partis communistes autour du PCUS. Au cours de cette réunion, il répond aussi à la doctrine Truman par la doctrine Jdanov qui propose la vision soviétique du monde et la tactique communiste à adopter dès les débuts de la guerre froide. Sa ville natale fut rebaptisée Jdanov sur ordre de Staline après sa mort avant de retrouver son nom originel.