Chronologie du Proche-Orient et du Moyen-Orient depuis 1945

4 06 2008

Chapitre important et complexe. Je vous propose cette chrono pour faire le point jusqu’à aujourd’hui.

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La Guerre froide (18 des 24 épisodes du documentaire de la chaîne Histoire)

18 03 2008



Fiche chronologique sur la Guerre froide (de 1975 à 1991)

18 03 2008

Une fiche chrono pour terminer l’étude de la Guerre froide. Quelques éléments précisés supplémentaires par rapport à ce que l’on avu en cours pour compléter.

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Mikhaïl GORBATCHEV

18 03 2008

Mikhaïl GORBATCHEV (né en 1931)

Secrétaire général du PCUS (1985-91), Président de l’URSS

 

Le dernier dirigeant de l’Union soviétique qui tenta de se rapprocher de l’Ouest, de libéraliser et de sauver le modèle soviétique. Ses réformes courageuses aboutirent à l’effeondrement du communisme et de l’URSS et mirent fin à la Guerre froide.

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Léonid BREJNEV

16 03 2008

Léonid BREJNEV (1907-82)

Secrétaire général du PCUS (1964-82)

Successeur de Khrouchtchev, il fut le dirigeant de l’URSS de 1964 à 1982. Sa politique internationale joua un rôle capital dans la Guerre froide, notamment lors de la Détente puis du Regel. L’immobilisme de sa politique intérieure face à la crise de l’économie et au blocage de la société soviétique ont été déterminants dans la chute ultérieure du régime et donc du communisme.

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La guerre froide 1 : Le rideau de fer et les origines de la Guerre froide (1945-47)

16 01 2008

La chaîne Histoire a consacré une série de documentaires très intéressants consacrés à la Guerre froide (24 épisodes de 50 minutes chacun). De quoi pouvoir réviser les relations internationales pour le Bac. Faisons le point avec le 2° épisode consacré aux origines de la Guerre froide. Il fait le point sur les conséquences de la fin de la 2° guerre mondiale et la situation en 1945 (chapitre : “Le monde en 1945″), sur l’occupation de l’Europe et la mise en place du “rideau de fer” dénoncé par Churchill en 1946 dans son célèbre discours à l’université de Fulton (Missouri). C’est en effet dans ces 2 années post-2° guerre mondiale que se met progressivement en place la bipolarisation de l’Europe avec l’installation de régimes communistes à l’est, étape essentielle vers la Guerre froide qui, à proprement parler, ne débute qu’en 1947.

50 minutes pour faire le point sur cette période 1945-47 (en 3 parties de 19 minutes)

1° partie :

2° partie

3° partie :



Gamal Abdel NASSER (1918-70)

13 12 2007

Lieutenant-Colonel Gamal Abdel NASSER

Né le 15 janvier 1918 à Alexandrie (Egypte)

 

Mort le 28 septembre 1970 au Caire (Egypte)

 

1° Ministre (1954-56) et Président de l’Egypte (1956-58, 1961-70), Président de la République Arabe Unie (Egypte-Syrie, 1958-61)

Leader panarabe et laïc, il a incarné la modernisation de l’Egypte et le nationalisme arabe des années 50 et 60. Il a activement encouragé la décolonisation, notamment en participant à la Conférence de Bandung puis en soutenant les mouvements nationalistes arabes, en particulier au Maghreb, Il a aussi été l’un des pionniers du mouvement des non-alignés durant la Guerre froide avec Nehru et Tito dès 1956. La nationalisation du canal de Suez et la crise qu’elle déclencha en 1956, est un des évènements majeurs des années 50. Sa lutte contre Israël entraîna l’Egypte dans la Guerre des 6 Jours en 1967, défaite qui assombrit la fin de sa carrière et mit fin au rêve du nassérisme.

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La fin de la Guerre froide (1989-91) 3° partie

3 10 2007

La guerre froide - 23 de 24 - La chute du mur 3/3
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La fin de la Guerre froide (1989-91) 2° partie

3 10 2007

La guerre froide - 23 de 24 - La chute du mur 2/3
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La fin de la Guerre froide (1989-91) 1° partie (documentaire chaîne “Histoire”)

3 10 2007


La guerre froide - 23 de 24 - La chute du mur 1/3
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La chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989 (documentaire M6)

3 10 2007

Un documentaire court mais efficace de M6 sur cette journée où tout a basculé, le tout sur la musique de U2 en intro



Nikita KHROUCHTCHEV

28 09 2007

Nikita Sergeïevitch KHROUCHTCHEV

 


 

Né le 17 avril 1894 à Kalinovka (Russie)

 

Mort le 11 septembre 1971 à Moscou (Russie)

 

 

1er secrétaire du Parti Communiste d’URSS (1953-64) et

 

Président du Conseil des Ministres d’URSS (1958-64)

 

 

D’origine ukrainienne, il participe à la Révolution bolchévique russe de 1917 et adhère au parti communiste dont il devient un dirigeant et intègre le cercle des intimes de Staline. A la fin des années 30, il participe aux grandes purges staliniennes, organisant la Grande Terreur en Ukraine en 1938.

 

En 1940, après l’annexion d’une partie de la Pologne, il joue un rôle important dans la soviétisation forcée du territoire, les exécutions et les déportations. Durant la 2° guerre mondiale, il est commissaire politique, notamment à Stalingrad lors de la bataille de 1942-43.

 

Après la guerre, il devient spécialiste des questions agricoles, assiste aux lutes de pouvoir autour de Staline et devient intime du chef de l’appareil répressif, Béria. Lorsque Staline meurt en 1953, il lui succède comme 1er secrétaire du PCUS, dirigeant l’URSS en triumvirat avec Béria et Malenkov. Il fait exécuter Béria en 1953 puis écarte Malenkov en 1955 avant d’éliminer Molotov et la fraction la plus hostile à son égard au Politburo en 1956, devenant le dirigeant incontesté de l’URSS. C’est alors qu’il publie le rapport sur les crimes du stalinisme et engage la déstalinisation en 1956 lors du XX° Congrès du PCUS, engage l’URSS dans la conquête spatiale où il obtient de précieux succès (le 1er satellite Spoutnik en 1957, le 1er homme dans l’espace, Youri Gagarine en 1961…) et développe envers les USA la théorie de la « coexistence pacifique ».

 

Néanmoins, sa fermeté à l’égard des « satellites de l’URSS » s’affirme en réprimant les manifestations libérales en RDA (1953), en Pologne et en Hongrie (1956), n’hésitant pas à faire intervenir l’Armée rouge à Budapest en 1956. D’autre part, sa rupture avec la Chine et surtout la crise des missiles de Cuba avec les USA (en 1962) sont autant de limites à la « coexistence pacifique ». Son échec dans la crise de Cuba lui vaut la désapprobation au sein des régimes communistes et en URSS et précipite sa chute. Il est limogé sans perdre la vie en 1964 et prend sa retraite. Léonid Brejnev lui succède.



Général Dwight D. EISENHOWER

27 09 2007

Général Dwight D. EISENHOWER surnommé « Ike »

 

 

 

 

 

 Né le 14 octobre 1890 à Denison (Texas, USA)

 

 

Mort le 28 mars 1969 à Washington (USA)

 Commandant en chef des troupes alliées en Europe, 34° Président des USA (1953-60)

Issu d’une famille d’origine lorraine (de Forbach) installée aux USA depuis le XVIII° siècle, il est formé à l’Académie militaire de West Pont avant d’accompagner MacArthur aux Philippines. Il se distingue durant la 2° guerre mondiale où il dirige l’opération Torch (le débarquement anglo-américain en Afrique du nord en 1942) puis participe aux campagnes d’Italie et de Sicile. En 1944, il devient commandant des troupes alliées en Europe et planifie l’opération Overlord (le débarquement en Normandie) puis libère l’Europe et obtient la capitulation allemande le 8 mai 1945.

 

 Après la guerre, il devient chef d’état-major des armées (jusqu’en 1948) puis commandant suprême de l’OTAN en 1950. En 1952, il est élu président des Etats-Unis et succède à Truman en 1953. Il met fin à la guerre de Corée en 1953, au maccarthysme en 1954 et est largement réélu en 1956. Il incarne par ailleurs l’Amérique triomphante des 50’s et de l’American way of life ». Sa politique au Moyen-Orient (la « Eisenhower doctrine ») est de soutenir les régimes anti-communistes. Pourtant, l’heure est à la coexistence pacifique et Eisenhower se garde de toute provocation envers l’URSS, préférant les coups de main discrets de la CIA comme en 1953 en Iran contre le Premier Ministre Mossadegh. Constatant le retard amércain dans la course à l’espace, il a aussi créé la NASA en 1958.

 

 Il prend sa retraite en 1961 lorsque John Kennedy lui succède.



Kim IL-SUNG

26 09 2007

Kim IL-SUNG dit « Le Grand Leader »

Né le 15 avril 1912

Mort le 8 juillet 1994

 

Dictateur communiste fondateur de la République Populaire de Corée (Corée du nord) de 1948 à 1994

Dans les années 30, il dirige la résistance communiste coréenne contre l’envahisseur japonais (qui a annexé la Corée en 1910) avec l’Armée Populaire Révolutionnaire Coréenne

 

Secrétaire général du Parti Ouvrier Coréen (Parti communiste), il dirige la Corée du nord dès la libération du territoire par les soviétiques en 1945. Soutenu par l’URSS, il proclame en 1948 un régime communiste en Corée du nord : la République Populaire de Corée dont la capitale est Pyongyang et qu’il dirige en tant que Premier Ministre (de 1948 à 1972) puis Président (de 1972 à 1994).

 

En 1950, il envahit la Corée du sud où un régime pro-occidental a proclamé une République Démocratique de Corée. C’est le début de la Guerre de Corée qui dure 3 ans (1950-53). Après des victoires qui leur permettent de s’emparer de presque toute la péninsule, les nord-coréens sont repoussés à partir de septembre 1950 par l’intervention des troupes de l’ONU commandées par les USA. Au bord de la défaite en janvier 1951, l’intervention chinoise (communiste depuis 1949) sauve le régime de Kim-Il-Sung et établit un équilibre des forces qui débouche en 1953 sur l’armistice de Panmunjom qui consacre la division de la Corée en 2.

 

Son régime totalitaire, un des plus fermés et des plus autoritaires, est à l’origine de très nombreuses victimes, notamment par la famine et par les camps de concentration. Kim Il-Sung a développé un culte de la personnalité démentiel entretenu par son fils et successeur, Kim Jong-Il, actuel dirigeant de la Corée du nord depuis 1994. Il a été proclamé à titre posthime par son fils en 1998, « Président éternel de la Corée ». Sa pensée doctrinale, le juche, variante du stalinisme qui prône aussi la réunification de la Corée, est toujours la doctrine officielle du régime nord-coréen ainsi qu’une nouvelle ère qui a remplacé l’ère chrétienne (toute religion étant interdite) et qui commence à la naissance de Kim Il-Sung. Sa date de naissance, le 15 avril est aussi la fête nationale nord-coréenne. La Corée du nord vit donc aujourd’hui dans la 96° année de l’ère Juche.



Mao ZEDONG

24 09 2007

Mao ZEDONG (ou TSE-TOUNG)

 

Né le 26 décembre 1893 à Shaoshan (province du Hunan, Chine)

Mort le 9 septembre 1976 à Beijing (Pékin, Chine)

 

Dirigeant de la République Populaire de Chine (1949-76)

 

Confondateur du Parti communiste chinois à Shanghaï en 1921, il en prend la tête dans sa lutte contre le gouvernement nationaliste chinois du Guomindang. En 1934-35, il organise la Longue Marche vers le nord-ouest du pays, fuyant les armées gouvernementales de Tchang Kaï-Tchek et gagnant les paysans chinois à la cause révolutionnaire. Il dirige la résistance communiste contre les japonais à partir de 1937 et durant la 2° Guerre mondiale avant de continuer la lutte révolutionnaire contre le gouvernement de 1945 à 1949.

En 1949, les communistes prennent le pouvoir en Chine continentale, s’emparant de Beijing (Pékin) le 23 janvier, et de la capitale gouvernementale, Nanjing (Nankin), de Shanghaï et de Guangzhou (Canton), les principales villes du pays, en avril. Le 1er octobre 1949, il proclame la République Populaire de Chine, régime communiste, tandis que le gouvernement de Tchang Kaï-Tchek et ses dernières troupes se replient sur l’île de Formose où ils créent l’état de Taïwan.

Mao devient jusqu’à sa mort le dirigeant incontesté de la Chine, rompant avec l’URSS dès 1957 et engageant la Chine dans des réformes aux lourdes conséquences comme le Grand Bond en Avant (1958-60) ou la Révolution Culturelle (1966-69), engendrant un régime totalitaire et instituant un véritable culte de la personnalité. Les crimes de sa politique sont à l’origine de dizaines de millions de victimes, un des régimes les plus sanglants de l’Histoire avec celui de Staline. Il fut très populaire auprès des communistes européens hostiles à Staline, en particulier en France, en Albanie… dans les années 60 et 70 (le maoïsme) après la révolution culturelle où il utilisa les Gardes rouges et le « Petit livre rouge » qu’il avait écrit comme des armes redoutables.

Les années 70 l’amenèrent aussi à la Détente avec les Etats-Unis, notamment en recevant le président américain Nixon en Chine, ce qui lui permit d’obtenir le poste de la Chine à l’ONU conservé depuis 1949 par Taïwan. Il fit aussi de la Chine une grande puissance politique, leader du Tiers-Monde grâce à son ministre des affaires étrangères Zhou Enlaï et une grande puissance militaire en développant l’arme nucléaire (dès 1964), en écrasant l’Inde en 1962 et en s’opposant à l’URSS dans un conflit frontalier dans les années 70. Après sa mort en 1976, son successeur Deng Xiaoping ouvrit la Chine au monde, permettant le début du « réveil économique chinois ».



Blocus de Berlin (1948-1949)

24 09 2007

Depuis 1945, l’Allemagne vaincue est divisée en 4 zones d’occupation, conformément aux décisions prises à la Conférence de Potsdam. L’Allemagne de l’ouest est occupée par les britanniques, les américains et les français; l’Allemagne de l’est par les soviétiques. Il en est de même pour Berlin dont la partie ouest est occupée par les 3 puissances occidentales et la partie est par les soviétiques, alors même que la ville est au coeur de la zone d’occupation soviétique. Les occidentaux sont donc dépendants des routes et des points d’accès à la ville contrôlés par les soviétiques. 

En juin 1948, les dissonances entre les 4 Grands sur la question allemande éclatent.

 

Staline veut une Allemagne impuissante et divisée dont la partie orientale serait un grenier de l’URSS. Les Occidentaux redoutent eux la faiblesse de l’Allemagne, proie facile pour le communisme.

 

Les USA et le Royaume-Uni qui ont fusionné leurs zones  en 1947 (la Bizone) y  créent une monnaie unique : le Deutsche Marck le 18 juin 1948. Staline réplique par un blocus de Berlin.

 

Le blocus qui démarre le 23 juin 1948 a pour objectifs d’asphyxier Berlin-ouest et de tester la volonté occidentale dans un bras de fer.

 

Truman répond de manière ferme et énergique en organisant un gigantesque pont aérien qui ravitaille Berlin-ouest par l’Allemagne de l’ouest et menace Staline d’un conflit armé alors que les USA disposent de la bombe atomique et que l’URSS ne l’a pas encore.

 

En 11 mois, grâce notamment aux avions américains, 275 000 vols ont permis d’acheminer 2,5 M de tonnes de matériel. Staline perd cette “partie de poker” et lève le blocus le 12 mai 1949. C’est la première « bataille » de la Guerre froide et le premier gros échec de Staline..

A l’issue du blocus, la division de l’Allemagne en 2 est officialisée.

Le 5 Mai 1949 : Création de la RFA (République Fédérale d’Allemagne, pro-occidentale, capitale Bonn)

 

7 Octobre 1949 : Création de la RDA (République Démocratique Allemande, communiste, capitale Berlin-est)



Jozip Broz dit “TITO”

24 09 2007

Maréchal Jozip Broz dit « TITO »

Né le 7 mai 1892 à Kumrovec (Croatie, Yougoslavie)

Mort le 4 mai 1980 à Belgrade (Serbie, Yougoslavie)

 

Président de la République fédérale de Yougoslavie (1945-80)

De père croate et de mère slovène, il se fait rapidement remarquer par ses idées pacifistes avant la 1° Guerre mondiale où il est incorporé dans l’armée austro-hongroise (la Croatie faisant partie de l’Empire austro-hongrois). Il combat à l’est, en Roumanie où il est blessé puis fait prisonnier par les Russes. Au cours de la Révolution russe de 1917, il rejoint les bolchéviques et s’engage dans l’Armée rouge lors de la guerre civile russe et adhère au parti communiste russe puis soviétique et au parti communiste yougoslave à sa fondation en 1920, travaillant comme agent secret communiste pour l’URSS en Yougoslavie, membre du NKVD (ancêtre du KGB) ce qui lui vaut 5 ans d’emprisonnement (entre 1928 et 1934). Il est nommé en 1937 secrétaire général du PC yougoslave et envoyé par Staline en Yougoslavie bien que Staline ait fait exécuter sa femme. Agent du Komintern, il recrute à Paris des volontaires communistes pour les Brigades Internationales durant la guerre civile d’Espagne (1936-39).

 

En 1941, lors de l’invasion de la Yougoslavie par les italiens puis les allemands, il prend la tête de la résistance communiste et remporte la victoire en 1945. Il devient ainsi dès la fin de la guerre, le président de la Yougoslavie, premier régime communiste après l’URSS et adhère en 1947 au Kominform mis en place par Jdanov.

 

Sa désobéissance aux ordres de Staline et sa volonté d’une Yougoslavie et d’un communisme autonome engendre en 1948 une rupture avec l’URSS. Il définit ainsi le titisme, un régime communiste indépendant des 2 blocs durant la Guerre froide.

 

Au moment de la décolonisation, à la conférence de Bandoung (1955) et suivant sa doctrine, il se rapproche des 2 principaux leaders de nations décolonisées qui ne veulent adhérer à aucun des 2 blocs : Nehru (premier ministre indien) et Nasser (président égyptien). Ils deviennent tous 3 les leaders du Tiers-Monde et les initiateurs du mouvement des non-alignés, organisé par Tito lors de la réunion de Brioni (en Yougoslavie) en 1956 et de la Conférence de Belgrade en 1961.

 

En 1967, il est le premier dirigeant communiste à ouvrir ses frontières avec l’occident, permettant un développement touristique du pays. Sa violente critique de l’intervention des troupes du Pacte de Varsovie en 1968 à Prague, renforce son image positive en Occident. Après avoir dirigé la Yougoslavie pendant 35 ans, il meurt en 1980.



Guerre civile en Grèce (1946-49)

23 09 2007

Général Markos VAFIADIS (1906-92)

Chef des résistants communistes grecs et Premier Ministre du Gouvernement Démocratique Provisoire (1946-49)

Entre 1941 et 1944 (à la libération du pays), de nombreux mouvements de résistance ont combattu en Grèce contre les italiens et les allemands. Au départ des allemands en 1944, les britanniques intervinrent pour protéger le gouvernement royaliste des communistes qui occupaient la majorité du pays. L’accord secret entre Churchill et Staline conclu en 1944 accordait 90 % d’influence aux britanniques. C’était sans compter sans la résistance communiste grecque, organisée en armée (l’ELAS). De violents combats éclatèrent entre troupes monarchistes appuyées par les anglais et troupes communistes de l’ELAS qui après avoir pris Athènes en furent chassées par les anglais en 1945.

 

Au retour du Roi Georges II, la guerre civile repit en 1946 et dura 3 ans. C’était, paralèllement à la guerre civile polonaise, les 2 premières illustrations armées de la guerre froide entre 2 gouvernements soutenus par chacun des 2 camps.

Les communistes de l’ELAS (30 000 soldats dont 10 000 femmes) formèrent effectivement un Gouvernement Démocratique Provisoire (« gouvernement des montagnes ») dont leur général Markos Vafiadis devint le premier ministre. Ils bénéficièrent du soutien des communistes voisins (albanais et yougoslaves) mais pas de l’URSS qui n’intervint que trop tardivement (à partir de 1948-49) pour les sauver.

 

Le gouvernement monarchiste grec était soutenu par les britanniques militairement puis financièrement, les USA prenant le relais économique avec un soutien de 250 M de $.

 

Après la mort de Georges II en 1947, son fils Paul Ier reprit la guerre qui fut gagnée le 29 août 1949 par le Général monarchiste Thrasyvoulos Tsakalotos. La guerre avait fait environ 150 000 morts et 1,2 million de sans-abris. Elle laissait le pays déchiré et ruiné.

La Grèce, seul pays “libre” derrière le rideau de fer, conformément à ce qu’annoncait déjà Winston Churchill dans son discours de Fulton de 1946, devint effectivement un solide allié du bloc de l’ouest, adhèrant à l’OTAN en 1952, devenant la principale base occidentale d’Europe orientale.



Andreï JDANOV

14 09 2007

 

Né le 16 février 1896 à Mariupol (URSS)

Mort le 31 août 1948 à Moscou (URSS)

 

Politicien soviétique, conseiller de Staline,

coordinateur du Kominform en 1947

Membre du Parti bolchévique (communiste) dès 1915, il en devient le chef à Léningrad en 1934. Spécialiste d’art, il encadre l’art soviétique, l’orientant vers le « réalisme soviétique » qu’il admire. Le « jdanovisme artistique » désigne ce contrôle des productions culturelles et artistiques.

Lors de la Conférence de Sklarska-Poreba réunie en Pologne en 1947, il créée le Kominform (Bureau d’information des partis communistes) afin de fédérer les partis communistes autour du PCUS. Au cours de cette réunion, il répond aussi à la doctrine Truman par la doctrine Jdanov qui propose la vision soviétique du monde et la tactique communiste à adopter dès les débuts de la guerre froide. Sa ville natale fut rebaptisée Jdanov sur ordre de Staline après sa mort avant de retrouver son nom originel.

On peur retrouver l’essentiel du rapport et de la doctrine Jdanov ici : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/kennan.jdanov.1947.html



Général George Catlett MARSHALL

14 09 2007

 

Né le 31 décembre 1880 à Uniontown (Penssylvanie, USA)

Mort le 16 octobre 1959 à Washington (USA)

Général d’armée et conseiller américain, Secrétaire d’Etat (1947-49),

secrétaire à la Défense (1949-53)

Il se distingue au cours de la 1° guerre mondiale en France puis devient aide de camp du Général Pershing qui l’a repéré. En 1938, il est repéré à l’état-major par le président Roosevelt qui en fait son principal conseiller et le promeut général d’armée à la fin de la guerre. Il participe à toutes les conférences interalliées de la guerre.

Envoyé comme ambassadeur en Chine de 1945 à 1947, il devient le Secrétaire d’Etat du président Truman au début de la guerre froide et met en place le plan d’aide économique à l’Europe qui porte son nom. Malade, il démission en 1949 avant de devenir secrétaire à la Défense en 1949, conseille l’ONU durant la guerre de Corée et reçoit le prix Nobel de la Paix en 1953



George Frost KENNAN

14 09 2007

 

 Né le 16 février 1904 à Millwaukee (Wisconsin, USA)

Mort le 17 mars 2005 à Princeton (USA)

Diplomate, politologue et historien américain, chef de mission à Moscou (1944-46),

ambassadeur des USA en URSS (1951-52) puis en Yougoslavie (1962-63)

Spécialiste de l’URSS, il est un brillant diplomate, parlant l’anglais, l’allemand, le russe, le français, le tchèque, le portugais et le norvégien. Il fut notamment en poste en Suisse, en Allemagne, en Tchécoslovaquie, au Portugal, dans les pays baltes, au Royaume-Uni et en URSS dont il devient un spécialiste. C’est pourquoi il est nommé chef de mission à Moscou. Au cours de cette mission, il rédige un télégramme qui définit en partie la doctrine du containment (endiguement) face à l’URSS, base de la doctrine Truman formulée par le président américain en 1947 qui servira durant toute la guerre froide. Il est aussi le véritable architecte intellectuel du Plan Marshall.

Il fut nommé ambassadeur à 2 reprises, en URSS (1951-52) puis e Yougoslavie avant de se consacrer à ses écrits pour lesquels il obtiendra 2 fois le prestigieux Prix Pullitzer.

Intellectuel lucide, il a critique la politique de la guerre froide et la mauvaise interprétation faite des on télégramme par la politique américaine ainsi que, récemment, la guerre en Irak.

On peut retrouver l’intégralité du télégramme Kennan ici : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/kennan.jdanov.1947.html



Le “coup de force de Prague” (février 1948)

12 09 2007

 

 

C’est le premier “coup de force” communiste important de la Guerre froide.

Entre 1945 et 1949, les partis communistes prennent le pouvoir à l’est du “rideau de fer” en europe, dans les territoires contrôlés par l’Armée rouge, en éliminant les concurrents non-communistes suivant la “tactique du salami”.

En 1948, seule la Tchécoslovaquie apparaît encore en mesure d’être une démocratie hors du contrôle de l’URSS.

 

En effet, Edvard Benes, le président tchécoslovaque d’avant la guerre, est revenu d’exil à Londres et a retrouvé en 1945 son poste. Dès 1946, il doit composer un gouvernement mixte à la suite de la courte victoire des communistes aux élections législatives. Il a nommé Klement Gottwald, chef du PC tchécoslovaque, au poste de Premier Ministre, avant de se faire réélire Président.

Mais, à la suite des pressions de Staline, qui a contraint Benes à refuser le Plan Marshall d’aifde américaine à l’Europe, les communistes renforcent leur position au sein du gouvernement, en s’emparant de postes-clés en novembre 1947 (ministère de l’Intérieur, ministère de la guerre…).

Edvard Benes, Président de la Tchécoslovaquie (1935-38, en exil 1938-45, 1945-48)

En février 1948, la nomination par le ministre de l’intérieur (communiste) de commissaires de police communistes entraînent la démission des ministres non-communistes du gouvernement le 20 février. Dès le lendemain, des manifestations sont organisées; le 24, une grève générale est déclenchée par les communistes afin de faire pression sur Benes pour qu’il accepte les démissions et nomme des nouveaux ministres communistes.

Face à la menace d’une guerre civile et sous la pression de l’Armée rouge et des communistes, Benes est contraint de céder et d’accepter la formation d’un nouveau gouvernement quasi-exclusivement communiste dirigé par Gottwald, où Jan Masary (ministre des Affaires étrangères) est le seul non-communiste. Ce “coup de force” est fatal à la démocratie tchécoslovaque et permet aux communistes de prendre le contrôle du pays.

La mort suspecte de Masaryk, tombé d’une fenêtre le 9 mars, l’adoption d’une nouvelle constitution et la victoire des listes gouvernementales communistes uniques aux élections contraignent Benes à démissionner le 7 juin. Une semaine plus tard, Klement Gottwald est élu président. Il n’y a plus de démocratie en Europe de l’est.

Klement Gottwald, premier ministre communiste (1946-48) puis président (1948-53) de la Tchécoslovaquie



Le procès de Tokyo (1946-48)

12 09 2007

 

A l’issue de la 2° guerre mondiale fut créée le Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient par le Général Douglas MacArthur, Commandant en chef des armées amércaines en Extrême-Orient et dans le Pacifique, conformément à la déclaration de Potsdam, afin de juger les cirminels de guerre japonais.

Le tribunal était composé de 11 juges, un président (l’australien William Webb), un procureur (l’américain Joseph Keenan)

Au final, sur 80 suspects de crimes de classe A, 28 personnes furent poursuivies (19 militaires et 9 civils) lors du procès de Tokyo :

4 Premiers ministres : Kiichiro Hiranuma, Koki Hirota, Kuniaki Koiso, Hideki Tōjō

3 ministres des Affaires étrangères : Yosuke Matsuoka, Mamoru Shigemitsu, Shigenori Togo

4 ministres de la Guerre : Sadao Araki, Shunroku Hata, Seishiro Itagaki, Jiro Minami

2 ministres de la Marine : Osami Nagano, Shigetaro Shimada

6 généraux : Kenji Doihara, Heitaro Kimura, Iwane Matsui, Akira Muto, Kenryo Sato, Yoshijiro Umezu

2 ambassadeurs : Hiroshi Oshima, Toshio Shiratori

3 hommes d’affaires ou trafiquants de drogue : Naoki Hoshino, Okinori Kaya, Teiichi Suzuki

Le garde des sceaux : Koichi Kido

Le théoricien radical : Shumei Okawa

L’amiral : Takasumi Oka

Le colonel : Kingoro Hashimoto

Sept Japonais furent condamnés à la peine de mort par pendaison le 23 décembre 1948 :

Hideki Tōjō (1er ministre), Koki Hirota (1er ministre), Heitaro Kimura (général), Seishiro Itagaki (Ministre guerre), Iwane Matsui (général), Akira Muto (général), Kenji Doihara (Général)

Tous les autres prévenus furent condamnés à des peines d’emprisonnement de 7 ans, 20 ans ou à perpétuité

Pour en savoir plus :

http://www.1939-45.net/seq3.htm : Procès de Tokyo

http://www.1939-45.org/articles/expjap.htm : Unité 731



Conférence de San Francisco (avril 1945)

12 09 2007

 

La Conférence de San Fracisco, prévue par les accords de Yalta, a permis la création de l’ONU.

Préparée par la conférence de Dumbarton Oaks (octobre 1944), la conférence de San Francisco réunit les 45 états alliés, engagés contre l’Allemagne durant la 2° guerre mondiale, qui ont signé la Déclaration des Nations Unies de 1942.

6 autres états furent invités à la création de l’ONU en plus des 45 états fondateurs : la Syrie et le Liban (mandats français auxquels la France Libre avait accordés l’indépendance dès 1941), la Biélorussie et l’Ukraine en tant que Républiques Soviétiques de l’URSS (qui tenait à disposer ainsi de 3 sièges), le Danemark et l’Argentine.

Liste des états :

USA, URSS, Ukraine, Biélorussie, Royaume-Uni, France, Chine, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Afrique du sud, Empire des Indes, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Norvège, Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Grèce, Haïti, Cuba, République dominicaine, Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Guatemala Panama, Irak, Iran, Egypte, Ethiopie, Arabie saoudite, Turquie, Libéria, Philippines, Mexique, Colombie, Paraguay, Chili, Uruguay, Brésil, Bolivie, Equateur, Pérou, Vénézuela, Syrie, Liban, Danemark et Argentine

Pour en savoir plus sur l’ONU :

http://www.un.org/french/ Site officiel de l’ONU (en français)

http://www.un.org/french/audiovis/intro.htm Histoire de l’ONU en photos

http://www.un.org/french/aboutun/charte/index.html Charte des Nations Unies

http://www.un.org/french/aboutun/unhistory/index.html Histoire de l’ONU

http://www.un.org/french/aboutun/index.shtml Fonctionnement de l’ONU

 



Conférence de Potsdam (17 juillet - 2 août 1945)

12 09 2007

 

La dernière conférence interalliée de la 2° guerre mondiale.

Moins de 6 mois après la conférence de Yalta, elle a réunie à Potsdam (Allemagne, à proximité de Berlin), les dirigeants des 3 grandes puissances alliées : Jospeh Staline (1er secrétaire du PC d’URSS), Harry Truman (nouveau président des USA depuis la mort de Roosevelt) et Clement Attlee (nouveau 1er ministre britannique qui succéda en cours de conférence à Winston Churchill, battu aux élections législatives).

Ses accords ont essentiellement porté sur le sort de l’Allemagne et sont parfois résumés sous l’appellation des 3 D : Dénazification (démocratisation), décentralisation, démilitarisation.

Les accords de Potsdam mettent en place les zones d’occupation confiées aux 3 grands vainqueurs et à la France invitée, à savoir :

  • une zone soviétique à l’est

  • une zone américaine au sud

  • une zone britannique au nord

  • une zone française à proximité de la frontière française

Berlin fut elle-même divisée en 4 zones d’occupation : soviétique à l’est, américaine, britannique et française à l’ouest.

Les textes des accords de Potsdam (4 pages) peuvent être consultés ici : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/potsdam.1945.html



Conférence de Yalta (4-11 février 1945)

12 09 2007

 

 

L’une des 2 principales conférences interalliées de la 2° Guerre mondiale.

Réunies par Staline en Crimée (URSS), la conférence a réuni les grands dirigeants des 3 grandes puissances alliées : Joseph Staline (1er secrétaire du PC d’URSS), Frankin Roosevelt (Président des USA) et Sir Winston Churchill (1er ministre du Royaume-Uni).

Contrairement ay mthe longtemps entretenu, les 3 “Grands” ne se sont pa “partagé le monde” mais ont conclu une série d’accords généraux dont certains avaient été praparés avant (notamment les zones d’influence en Europe de l’est, déjà négociées secrètement entre Churchill et Staline en octobre 1944 à Moscou) et dont d’autres n’ont jamais été respectées (notamment la “Déclaration sur l’Europe libérée”).

En voici les principaux points :

 

  • Occupation de l’Allemagne par les 3 et la France invitée

  • Démilitarisation et dénazification de l’Allemagne avec jugement des criminels de guerre

  • Préparation de la création de l’ONU et organisation de la Conférence de San Francisco

  • Déclaration commune sur l’Europe libérée avec droit libre des peuples à disposer d’eux-même et tenue d’élections libres et démocratiques dans les territoires vaincus et libérés

  • Pologne forte, libre, indépendante et démocratique avec la Ligne Curzon comme frontière avec l’URSS

  • Entrée en guerre de l’URSS contre le Japon 2 à 3 mois après la victoire sur l’Allemagne

Les textes complets des accords (9 pages) peuvent être consultées ici : http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/yalta.1945.html