2 janvier : Louis VALTAT
2 01 2008Il est mort jour pour jour il y a 58 ans :
Louis VALTAT
Né à Dieppe le 8 août 1869
Mort le 2 janvier 1952

“Baie d’Anthéor” (vers 1906-07, Musée de l’Hermitage, Saint-Pétersbourg)
Ce peintre français de la fin du XIX° et du début du XX° siècle est un des représentants du courant fauviste.
Formé à l’Académie Jullian, il installe un atelier à Paris et travaille notamment avec Henri de Toulouse-Lautrec. Vers 1897-98, il s’installe sur la côte de l’Esterel, près d’Agay et Anthéor dont il peint la côte découpée, les rochers rouges et sauvages. Il en profite aussi pour rendre visite à d’autres amis peintres installés sur la Côte d’Azur, Auguste Renoir à Cagnes-sur-mer et Paul Signac, un des maîtres du pointillisme, à Saint-Tropez. Il continue néanmoins d’exposer aux principaux salons, notamment le Salon d’Automne de 1905 où, en compagnie de Derain, Puy, Matisse et consorts, il provoque le scandale du fauvisme. Le traitement décalé des couleurs fait effectivement de Valtat un pionnier du fauvisme mais l’ensemble de son œuvre reste post-impressioniste au sens large du terme, souvent mêlée de pointillisme, influence probable de Signac. Dès 1905, il s’installe à Paris puis dans la vallée de Chevreuse et meurt en 1952.
“Arbre dans un jardin” (1896)
On reconnait dans « Arbre dans un jardin » le pointillisme avec ce traitement par points (ici assez larges) des formes dans une perspective impressionniste. Ces paysages de l’Estérel, dont cette baie près d’Agay où j’ai plaisir chaque année à me baigner, représentent bien son traitement fauviste des paysages, avec des couleurs presque pures, simples et tranchées. Quant aux « Bateaux au bois de Boulogne », il rappelle l’influence de l’Art déco de la Belle époque où il a vécu son apogée. On y décèle même l’influence de la Sécession viennoise.
“Mer à Agay” (1917-18)
Pour en savoir plus sur Valtat : le site officiel
La fiche de Valtat sur Artcyclopedia
Une galerie de 38 de ses oeuvres sur atheneaum.org

“Bateaux au bois de Boulogne” (1920)
Catégories : Histoire de l'Art, Un jour, un peintre

Ses 2 œuvres « Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée » et « Vénus présentant ses armes à Enée », tirée d’un célèbre passage de l’Enéide de Virgile lui valurent le Grand Prix de l’Académie en 1717. Il en fut reçu membre en 1720 puis y enseigna à partir de 1730 avant d’en devenir directeur vers 1760-61. Exposant dans tous les salons, il installa un atelier à Paris où il forma de nombreux élèves, dont son beau-frère Noël Halle et surtout Maurice Quentin de La Tour, un des plus grands peintres du XVIII° siècle français.
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