Pour illustrer la Guerre froide en musique

21 10 2008

Comme j’en ai parlé à mes élèves de Terminale, voici la chanson “Russians” de 1985, extrait de l’album “The dream of the blue turtles” du chanteur britannique, ex-leader de The Police.

Elle illustre la haine idéologique de la Guerre froide dans les années 80 vis-à-vis de l’URSS en s’opposant à contre-courant aux discours ambients contre “l’empire du Mal”

A méditer

Les paroles

Pour ceux qui voudraient découvrir, redécouvrir ou exploer The Clash, groupe punk-rock auteur dans les années 80 de l’album “Sandinista” en référence au mouvement communiste révolutionnaire nicaraguayens, voici une playlist de leur meilleurs tubes :

Playlist The Clash



La génération hippie et la contestation du modèle américain

6 10 2008

Je vous conseille ce très bon article de mon collègue sur le mouvement hippie qui définit très bien les choses sur le plan du contexte historique et donne plein de liens sur la question, notamment des liens musicaux que les amateurs apprécieront. “Hippies et Summer of Love” sur le site bricabraque

Pour ma part, mes 2 coups de coeur sur la musique engagée des 60’s concernent bien évidemment Joan Baez et Bob Dylan :

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Le rock : c’est quoi ?

1 04 2008

Comment dire ? Enorme !!!



Le rock n’ roll : vecteur musical du modèle américain

12 01 2008

Le rock n’ roll a été la révolution musicale du XX° siècle qui a créé le rock et l’ensemble des courants musicaux contemporains. Pourquoi en parler ici et quel peut bien en être l’intérêt historique ? Le rock n’ roll est, à l’instar du cinéma américain et de l’ensemble des produits de l’american way of life développés dans les années 50, un des fondements culturels du modèle américain. Le rock n’ roll est ainsi devenu à la fois la référence musicale du monde occidental puis par extension de l’ensemble du monde (on écoutait aussi quand on pouvait et souvent en détournant les moyens de censure la musique rock derrière le rideau de fer). Il a aussi été le vecteur de ce modèle culturel et du rêve américain , expliquant largement l’américanisation de la culture mondiale bien avant l’heure de la mondialisation. On aimerait pouvoir en cours passer du temps sur de tels sujets passionnants et ludiques mais au vu des programmes on n’est bien obligé de se contenter de citer un ou 2 éléments. Alors qu’ici, on a le temps. Mais qui donc a inventé le rock n’ roll ?

C’est un sujet controversé », chacun défendant son champion, sa chanson. Il n’y a pas bien sûr d’invention officielle donc pas de date de naissance ou d’inventeur qui soit universellement reconnu. Néanmoins, on peut distinguer qui étaient les pionniers et quels ont été les premiers standards du rock.

Le premier à avoir transformé le jazz vers un style plus rythmée et bluesy fut le capitaine Glenn Miller dans les années 40, notamment avec « In the mood » en 1943. Vinrent ensuite les premières expériences, notamment de la part de musiciens noirs comme Fats Domino, et Ike Turner. Néanmoins, c’est la chanson « Rock around the clock » de Bill Haley & the Comets (1952) qui est souvent prise en référence. A cette époque, une émission américaine, le « Moondog’s rock n’ roll party » du DJ Alan Freed, qui faisait la part belle au rythm n’ blues noir à la radio américaine qui popularisa cette première forme de rock n’roll. Souvent, les chansons rock interprétées par les musiciens noirs au début des années 50 n’ont été enregistrées que vers 1956-58, étant donné que les labels de musique faisaient signer d’abord des artistes blancs dans un contexte marqué encore par la ségrégation. Le rock n’ roll et son déhanché étaient effectivement considérés comme la musique « nègre » et la musique du diable par l’establishment blanc. Le succès du rockabily, une variante du rythm n’ blues noir et du hilbilly blanc (littéralement « musique de ploucs ») du sud a permis l’émergence au milieu des années 50 du rock n’ roll avec Elvis Presley, Gene Vincent, Eddie Cochran et Jerry Lee Lewis. Chez les musiciens noirs, Little Richard (avec le célèbre « Tutti Frutti ») et surtout Chuck Berry.

Pour moi, c’est véritablement Chuck Berry qui, à tous les égards, incarne le mieux ces précurseurs du rock, notamment avec le tube « Johnny B. Goode » où les rifs de guitare, le solo et le déhanché (plus tard repris par Angus Young, le guitariste d’AC DC) sont à l’origine de toute la musique rock. Chuck Berry a aussi été le premier artiste afro-américain à réunir un public mixte de blancs et de noirs à une époque où la ségrégation se faisait même chez les disquaires et où il n’était pas bien vu de mélanger les deux. Voilà pourquoi, c’est selon moi, Chuck Berry qui incarne vraiment le rock n’ roll en tant que musique de référence du modèle américain. Cette chanson, primé par de nombreux magasines musicaux comme chanson du XX° siècle a été choisie pour être le morceau de musique envoyé dans l’espace à destination d’éventuels extra-terrestres par la Nasa pour la sonde Voyager 2 afin de représenter l’humanité. Admirez plutôt.

Une autre version beaucoup plus récente, en live, avec Bruce Springsteen & the E. Street Band reformé. Chuck n’a rien perdu de sa vigueur, de son enthousiasme et de son talent.

« Roll over Beethoven », plus ancienne (1956) a été l’un de ses premiers succès. On comprend pourquoi :

Enfin, rendons quand même hommage au maître du rock n’ roll blanc, « The King », Elvis Presley dont la carrière commença par ces 2 tubes : « That’s allright Mama » (1954 ; ici dans un live ultérieur) et « Blue suede shoes » (1956). Elvis Presley a été celui qui a permis la diffusion mondiale du phénomène rock et en a fait dans le monde, le modèle de référence musicale de l’Occident.

“That’s allright Mama” (1954)

“Blue Suede shoes” (1956)