CDI du Lycée polyvalent Jean Baylet de Valence d’Agen

Le blog du CDI, alimenté par les élèves du lycée et la documentaliste

L’auteur de la semaine : Yasmina Khadra

L’auteur que le CDI se propose de vous faire découvrir cette semaine est Yasmina Khadra.

Yasmina Khadra est un auteur d’origine algérienne qui écrit sous un pseudonyme féminin. Le mystère de ce pseudonyme et donc de l’identité secrète de cet auteur n’est révélé qu’en 2001 dans son roman L’Ecrivain. De son vrai nom Mohamed Moulessehoul, il est né en 1955 à Kenadsa dans le Sahara algérien, d’un père infirmier et d’une mère nomade. Confié dès l’âge de neuf ans à une école militaire afin de devenir officier, il participera à l’âge adulte à la guerre contre le terrorisme. Il quitte cependant l’institution militaire algérienne en 2000 avec le grade de commandant, après trente-six ans passés dans les rangs de l’armée, et ce afin de se consacrer à sa passion de toujours, l’écriture. Il arrive en France en 2001 avec sa famille, où il réside toujours.

Ses différents romans, notamment Morituri, A quoi rêvent les loups, L’Ecrivain, L’Imposture des mots, ou encore Cousine K, sont traduits dans plus de 22 pays. Yasmina Khadra est également l’auteur d’une trilogie consacrée, selon ses mots, au « dialogue de sourds » qui oppose Orient et Occident : Les hirondelles de Kaboul, L’Attentat et Les sirènes de Bagdad. Si vous désirez en savoir davantage, vous pouvez vous rendre sur le site officiel de cet écrivain.

Son dernier roman, Ce que le jour doit à la nuit, vient d’obtenir le prix roman France Télévision 2008.

Au CDI, vous pourrez emprunter L’Attentat, qui a obtenu le prix des libraires en 2006. C’est un ouvrage très fort. L’histoire est la suivante. Dans un restaurant de Tel Aviv en Israël, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaine de clients attablés. A l’hôpital le plus proche, le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l’attentat-suicide. Dans la nuit qui suit ce mssacre, on le rappelle d’urgence pour venir  examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s’agit de sa propre femme. Comment dès lors admettre l’impossible, comment accepter d’avoir des années durant partagé la vie et l’intimité d’une personne dont en réalité on ignorait tout, ou l’essentiel ? Pour comprendre, ou plutôt essayer de comprendre, le personnage principal de ce roman va devoir intégrer le combat désespéré du peuple palestinien…

Un roman qui pose des questions essentielles sur le terrorisme, dont on ne sort pas indemne !

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sam, décembre 6 2008 » Envie de lire, L'actu du CDI » 1 Commentaire

L’auteur de la semaine : Tahar Ben Jelloun

Cette semaine, le CDI choisit de vous présenter un écrivain marocain de langue française, Tahar Ben Jelloun.

Né à Fes au Maroc en 1944, Tahar Ben Jelloun a mené des études de philosophie à Rabat. En juillet 1966, suite aux manifestations des étudiants et des lycéens survenues dans le pays et à la vague de répressions / arrestations ayant suivi, ses études sont interrompues et il est envoyé dans un camp disciplinaire de l’armée avec d’autres étudiants. On les soupçonne d’avoir d’avoir organisé les manifestations de mars 1965. Libéré en janvier 1968, il reprend ses études et devient enseignant en octobre 1968. Il publie alors son premier recueil de poèmes, L’aube des dalles.

Suite à une réforme gouvernementale qui introduit l’arabisation de l’enseignement de la philosophie, Tahar Ben Jelloun s’exile en France en 1971 et publie en 1972 son premier article dans Le Monde, intitulé « Technique d’un viol » contre Paul Bowles. Son premier roman, Harrouda, sort en 1973. En 1987, La nuit sacrée obtient le Prix Goncourt. Tahar Ben Jelloun est l’auteur de très nombreux romans, essais, recueils de poèmes, récits et autres pièces de théâtre.

Au CDI, vous trouverez plusieurs ouvrages de Tahar Ben Jelloun, dont Les yeux baissés, Les raisins de la galère (destiné à un public adolescent), ou encore Le racisme expliqué à ma fille (essai né des questions posées par sa fille, traduit en 25 langues à travers le monde).

Les yeux baissés, c’est l’histoire d’une petite fille dans un village du Sud marocain. Son père est parti travailler au loin, dans un pays qu’elle appelle « Lafrance ». Elle ne sait pas grand chose de lui. La vie s’écoule, sous un soleil de plomb, dans la pesanteur et parfois la haine d’une société très rurale et très isolée. Bientôt, le père vient chercher sa famille et tous repartent pour Paris : pour la jeune narratrice aux yeux baissés, c’est la découverte de l’exil, de la ville mais aussi l’âge de l’entrée dans l’adolescence.

Dans Les raisins de la galère, l’auteur a choisi une nouvelle fois de donner la parole à une narratrice, Nadia. Elle vit avec sa famille dans une cité de Sarcelles, et se trouve tiraillée entre plusieurs cultures, entre plusieurs pays. Ce qu’elle en dit ? « Nous sommes les enfants des cités de transit, nous sommes arrivés sans que personne en soit prévenu, nous sommes des centaines descendus du bateau du soir qui attend que la lune soit voilée pour débarquer ses passagers sans papiers… Quel pays est le mien ? Celui de mon père ? Celui de mon enfance ? Ai-je droit à une patrie ? ».

Les livres de Tahar Ben Jelloun nous ouvrent l’esprit. N’hésitez pas à venir les emprunter. Vous pouvez également visiter son site officiel.

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lun, novembre 24 2008 » Envie de lire, L'actu du CDI » Pas de Commentaire

L’auteur de la semaine : Olivier Adam

Nous poursuivons notre série de portraits d’écrivains contemporains avec cette semaine à l’honneur, le talentueux Olivier Adam.

Né en 1974, Olivier Adam publie en 2000 son premier roman, Je vais bien ne t’en fais pas, aux éditions du Dilettante. Ce livre connaît un succès certain et sera adapté au cinéma en 2006 par Philippe Lioret, avec Kad Merad et Mélanie Laurent dans les rôles principaux. Olivier Adam en sera le co-scénariste. Il publie ensuite aux éditions de l’Olivier (maison à laquelle il est toujours attaché) A l’ouest, Poids léger et Passer l’hiver. Ce dernier ouvrage est un recueil de nouvelles qui recevra le prix Goncourt de la nouvelle en 2004. En 2005, son bouleversant roman Falaises est sélectionné pour 15 prix littéraires mais n’en recevra aucun, offrant à son auteur une forme d’aura « d’écrivain maudit ». Falaises, c’est l’histoire d’un enfant devenu grand qui doit vivre ou survivre avec le souvenir de sa mère décédée en sautant d’une falaise d’Etretat…

La mer, la mort, les « fantômes » ou les ombres avec lesquelles il faut bien vivre, l’adolescence, la fugue… sont autant de thèmes omniprésents dans l’oeuvre d’Olivier Adam. Il est très influencé par la littérature américaine contemporaine de John Fante ou de Raymond Carver. Ses phrases sont généralement courtes, tranchantes ou incisives. Il écrit à coeur ouvert, sa plume est un couteau et ses textes ne peuvent laisser insensible le lecteur. Dans son dernier roman, A l’abri de rien, il fait se rencontrer une mère de famille à la dérive et des réfugiés clandestins pour offrir un texte d’une actualité et d’une acuité virulentes.

Parallèlement, Olivier Adam écrit également pour la jeunesse. Il signe ainsi plusieurs titres dans la collection Medium de l’Ecole des Loisirs : La messe anniversaire, On ira voir la mer, Sous la pluie (en cours d’adaptation cinématographique), Comme les doigts de la main… Il publie des articles dans des revues littéraires, anime parfois des ateliers d’écriture en milieu scolaire.

Son prochain roman paraîtra en janvier 2009 aux Editions de l’Olivier sous le titre Des vents contraires. Il est très attendu.

Au CDI, vous trouverez plusieurs titres de cet auteur : La messe anniversaire, On ira voir la mer, Je vais bien ne t’en fais pas, Passer l’hiver, Sous la pluie… N’hésitez pas à venir les emprunter.

Si vous voulez en savoir plus sur Olivier Adam, vous pouvez visiter sa page sur MySpace.

 

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lun, novembre 17 2008 » Envie de lire » Pas de Commentaire