CDI du Lycée polyvalent Jean Baylet de Valence d’Agen

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L’auteur de la semaine : Tahar Ben Jelloun

Cette semaine, le CDI choisit de vous présenter un écrivain marocain de langue française, Tahar Ben Jelloun.

Né à Fes au Maroc en 1944, Tahar Ben Jelloun a mené des études de philosophie à Rabat. En juillet 1966, suite aux manifestations des étudiants et des lycéens survenues dans le pays et à la vague de répressions / arrestations ayant suivi, ses études sont interrompues et il est envoyé dans un camp disciplinaire de l’armée avec d’autres étudiants. On les soupçonne d’avoir d’avoir organisé les manifestations de mars 1965. Libéré en janvier 1968, il reprend ses études et devient enseignant en octobre 1968. Il publie alors son premier recueil de poèmes, L’aube des dalles.

Suite à une réforme gouvernementale qui introduit l’arabisation de l’enseignement de la philosophie, Tahar Ben Jelloun s’exile en France en 1971 et publie en 1972 son premier article dans Le Monde, intitulé « Technique d’un viol » contre Paul Bowles. Son premier roman, Harrouda, sort en 1973. En 1987, La nuit sacrée obtient le Prix Goncourt. Tahar Ben Jelloun est l’auteur de très nombreux romans, essais, recueils de poèmes, récits et autres pièces de théâtre.

Au CDI, vous trouverez plusieurs ouvrages de Tahar Ben Jelloun, dont Les yeux baissés, Les raisins de la galère (destiné à un public adolescent), ou encore Le racisme expliqué à ma fille (essai né des questions posées par sa fille, traduit en 25 langues à travers le monde).

Les yeux baissés, c’est l’histoire d’une petite fille dans un village du Sud marocain. Son père est parti travailler au loin, dans un pays qu’elle appelle « Lafrance ». Elle ne sait pas grand chose de lui. La vie s’écoule, sous un soleil de plomb, dans la pesanteur et parfois la haine d’une société très rurale et très isolée. Bientôt, le père vient chercher sa famille et tous repartent pour Paris : pour la jeune narratrice aux yeux baissés, c’est la découverte de l’exil, de la ville mais aussi l’âge de l’entrée dans l’adolescence.

Dans Les raisins de la galère, l’auteur a choisi une nouvelle fois de donner la parole à une narratrice, Nadia. Elle vit avec sa famille dans une cité de Sarcelles, et se trouve tiraillée entre plusieurs cultures, entre plusieurs pays. Ce qu’elle en dit ? « Nous sommes les enfants des cités de transit, nous sommes arrivés sans que personne en soit prévenu, nous sommes des centaines descendus du bateau du soir qui attend que la lune soit voilée pour débarquer ses passagers sans papiers… Quel pays est le mien ? Celui de mon père ? Celui de mon enfance ? Ai-je droit à une patrie ? ».

Les livres de Tahar Ben Jelloun nous ouvrent l’esprit. N’hésitez pas à venir les emprunter. Vous pouvez également visiter son site officiel.

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lun, novembre 24 2008 » Envie de lire, L'actu du CDI » Pas de Commentaire