Chants révolutionnaires

22 01 2012

La Carmagnole

Cette chanson révolutionnaire anonyme et très populaire est créée en 1792 quand l’Assemblée nationale vote la Convention et décrète l’arrestation du Roi après la Prise des Tuileries. Elle s’inspire d’une danse, une sorte de ronde, originaire du Originaire du Piémont en Italie. Elle se popularise dans toute la France après la chute du trône pour devenir un hymne des sans-culottes. On la dansa beaucoup autour des  60 000 arbres de la Liberté que la République fit planter en France… et aussi autour des guillotines.

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Quel est le thème principal de cette chanson ?

Qui est :

- madame veto ?

Quel autre nom lui donne-t-on dans cette chanson ?

- monsieur veto ?

pourquoi ce nom ?

Relève trois noms donnés aux révolutionnaires dans ce chant.

La Marseillaise

Ce chant de guerre pour l’armée du Rhin fut composé à Strasbourg en avril 1792 par Rouget de Lisle quelques jours après la déclaration de guerre à l’Autriche. Les parisiens l’entendirent pour la première fois chantée par les fédérés marseillais, d’où son nom donné ensuite.

La Marseillaise est déclarée chant national le 14 juillet 1795.

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1er couplet :
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils et vos compagnes !

Refrain :
Aux armes, citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

Couplet 2 :
Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

Refrain

Couplet 3 :
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Refrain

Couplet 4 :
Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

Refrain

Couplet 5 :
Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s’armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Refrain

Couplet 6 :
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Refrain

Couplet 7 (dit couplet des enfants ajouté plus tard) :
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre

Quels sont les deux chants lexicaux présents dans les paroles de ce chant ?

Le chant du départ

Ce chant fut appelé le « frère de La Marseillaise » par les soldats républicains. Composé le 14 juillet 1794, il est ensuite présenté à Robespierre, qui le qualifie de  » poésie grandiose et républicaine. »

Le Chant du départ est devenu l’hymne officiel du Premier Empire ; Napoléon préférait cet hymne à La Marseillaise. Le titre original du chant est Hymne à la liberté (le nom fut changé par Robespierre).

C’est un tableau musical : à chacune des sept strophes l’hymne est chanté par un individu ou des groupes d’individus différents.

Dans le premier verset il s’agit par exemple d’un député qui parle à des soldats, il les encourage à se battre pour défendre la République. Dans le second verset il s’agit d’une mère de famille qui donne son fils à la patrie. Dans le quatrième verset il s’agit d’un enfant qui chante Joseph Bara et Joseph Agricol Viala, deux jeunes Français (12 ans et 13 ans) qui sont morts pour la République (Alors qu’il était entouré de Vendéens qui lui demandaient de crier « Vive Louis XVII », Bara aurait alors refusé et aurait ensuite lancé : « Vive la République », cri pour lequel il aurait été exécuté sur le champ. Cependant, certains auteurs comme Jean-Pierre le Mat relativisent cette légende. Bara aurait tout simplement été tué alors qu’il promenait deux chevaux dans la campagne par des voleurs qui voulaient s’emparer des bêtes. Quant à Viala il mourut frappé par une balle en essayant de couper les cordes d’un ponton de l’ennemi. Ses derniers mots furent : « Je meurs, mais c’est pour la Liberté »). Image de prévisualisation YouTube

La victoire en chantant
Nous ouvre la barrière
La liberté guide nos pas
Et du Nord au midi
La trompette guerrière
A sonné l’heure des combats.
Tremblez ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d’orgueil.
Le peuple souverain s’avance :
Tyrans descendez au cercueil.

{Refrain:}
La république nous appelle,
Sachons vaincre ou sachons périr;
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.

De Barra, de Viala le sort nous fait envie:
Ils sont morts mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d’ans n’a pas connu la vie;
Qui meurt pour le peuple a vécu.
Vous êtes vaillants, nous le sommes;
Guidez-nous contre les tyrans;
Les républicains sont des hommes,
Les esclaves sont des enfants

{Refrain:}
La république nous appelle,
Sachons vaincre ou sachons périr;
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.

ça ira

ce chant fut entendu pour la première fois en mai 1790. Son auteur, un ancien soldat chanteur des rues du nom de Ladré, avait adapté des paroles anodines sur le Carillon national, un air de très populaire. Il existe beaucoup de versions différentes des paroles, chaque période voyait son nouveau couplet créé en fonction des événements.

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Le peuple en ce jour sans cesse répète
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Malgré les mutins, tout réussira !
Nos ennemis confus en restent là
Et nous allons chanter Alléluia
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Quand Boileau jadis du clergé parla
Comme un prophète il a prédit cela
En chantant ma chansonnette
Avec plaisir on dira
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Suivant les maximes de l’Évangile
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Du législateur tout s’accomplira
Celui qui s’élève on abaissera
Et qui s’abaisse l’on élèvera
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Le vrai catéchisme nous instruira
Et l’affreux fanatisme s’éteindra
Pour être à la loi docile
Tout Français s’exercera
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Pierrot et Margot chantent à la guinguette
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Réjouissons-nous le bon temps viendra
Le peuple français jadis à quia
L’aristocrate dit mea culpa
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Le clergé regrette le bien qu’il a
Par justice la Nation l’aura
Par le prudent La Fayette
Tout trouble s’apaisera
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Par les flambeaux de l’auguste assemblée
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Le peuple armé toujours se gardera
Le vrai d’avec le faux l’on connaîtra
Le citoyen pour le bien soutiendra
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Quand l’aristocrate protestera
Le bon citoyen au nez lui rira
Sans avoir l’âme troublée
Toujours le plus fort sera
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Petits comme grands sont soldats dans l’âme
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
Pendant la guerre aucun ne trahira
Avec coeur tout bon Français combattra
S’il voit du louche hardiment parlera
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira
La Fayette dit vienne qui voudra
Le patriotisme leur répondra
Sans crainte ni feu ni flamme
Le Français toujours vaincra
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira

Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira !Ah ! ça ira
Les aristocrates à la lanterne
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra
Le despotisme expirera
La liberté triomphera
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira !
Nous n’avons plus ni nobles ni prêtrres
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira !
L’Egalité partout régnera
L’esclave autrichien le suivra
Ah ! Ça ira, ça ira, ça ira !
Et leur infernale clique
Au diable s’envolera




Ce soir sur France 2 : Louis XVI

29 11 2011

Ce soir sur France 2 : 

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Les difficultés de la monarchie sous le règne de Louis XVI (1774-1792) : vers une solution ?

12 10 2011

Extrait de 1788, M. Failevic, Antenne 2, 1978

http://lewebpedagogique.com/hgecfillion/files/messe_.flv

1) Où est assis le comte à l’église ?

2) Quelle annonce importante est faite par le curé à la fin de la messe ?

3) Afin de préparer cet événement, les paysans doivent :

-

-

4) Comment réagissent les paysans ? Que crient-ils ?

5) Comment réagissent le seigneur et sa famille ? 

 

Pour aller plus loin : Exercice sur le cahier de doléances du tiers-Etat du Calaisis-Ardresis sur le livrescolaire.fr

 

 




Les difficultés de la monarchie sous le règne de Louis XVI (1774-1792) : Entrée en images

12 10 2011

Extrait de 1788, M. Failevic, Antenne 2, 1978

http://lewebpedagogique.com/hgecfillion/files/comte_.flv

1) Pourquoi la pension du comte a-t-elle été baissée ? Qui l’a décidé ?

 2) Le comte est-il riche ? Quels sont ses revenus ?

 3) D’après le comte, que doit faire le roi pour redresser la situation ? Qui doit-il écouter?




Les difficultés de la monarchie sous le règne de Louis XVI (1774-1792)

7 10 2011

Quels mots-clés proposez-vous pour cette séquence 4 ?




Elections des délégués de la classe de 4e Chypres

1 10 2011

Sont candidats pour l’instant :

  • Adien Hue (supp : Arthur Demol)
  • Maxime Lasalle (supp: Maël Kambanzi)
  • Coline DeTroij (supp: Maud Tronet)
  • Léo Lannoy (supp: Romain Dissaux)
  • Axel Ducrocq (Lucs Verrons)

 

Vous pourrez trouver leurs professions de foi dans les commentaires dès qu’ils les auront postées.




Séquences 1 et 2 d’histoire 4e : corrigés des évaluations

1 10 2011

Le corrigé de l’évaluation de 4e Finlande est disponible ici : clic 

Le corrigé de l’évaluation de 4e Chypres est disponible ici : clic

Le corrigé de l’évaluation de 4e Autriche est disponible ici : clic

 

 

« raconter le parcours d’un esclave, de sa capture au travail forcé dans les colonies » : corrigé réalisé à partir du texte de Marine et Léonie (4e Finlande)

 

Les esclaves étaient capturés dans leur village par d’autres africains le plus souvent en Afrqiue du centre-ouest. Ils étaient emmenés sur la côte où des européens les achetaient.

Sur les bateaux négriers, pendant la traversée de l’atlantique qui durait plusieurs semaines (entre un et trois mois), les conditions de vie étaient très dures : les esclaves étaient enchaînés, serrés dans l’entre-pont, avec un manque d’hygiène,  peu de  nourriture, la peur, les maladies. Beaucoup mourraient avant l’arrivée.

Ils étaient débarqués dans les colonies d’Amérqiue où ils étaient achetés par des planteurs qui les marquaient au fer rouge. On les faisait alors travailler dans les plantations (d’indigo, de canne à sucre, de café…). Les mauvais traitements étaient courants : fouet, « masque de fer » pour éviter les vols de nourriture…

Dans les colonies françaises,  le code noir réglementait le traitement des esclaves : obligation de les baptiser, de les nourrir et de les loger mais on y trouvait aussi les punitions sévères à leur infliger (mutilation ou mort en cas de d’évasion).

Certains esclaves résistaient en travaillant moins, en s’enfuyant ou en s’échappant.

Au total c’est douze millions d’Africains noirs qui ont été ainsi déportés  d’Afrique en Amérique.

 

 

 

 

 

 

 




vidéo : Les révoltés du Meermin

18 09 2011

Pour compléter nos deux premières séquences d’histoire consacrées à « l’Europe dans monde au XVIIIème siècle » et « les traites négrières et l’esclavage », vous pouvez visionner ce documentaire d’arte.tv qui raconte le naufrage d’un bateau négrier hollandais au large de l’Afrique du Sud en 1766 suite à une révolte d’esclaves originaires de Madagascar.

voir la vidéo

N’hésitez pas à faire part de vos impressions.




Hist- Séquence 2 Les traites négrières et l’esclavage

18 09 2011

Quels mot-clés pour cette séance ?




Histoire : Séquence 1 – L’Europe dans le monde au début du XVIIIème siècle

13 09 2011

Quels mots-clés proposez-vous pour cette séquence ?







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