Tous les billets de la catégorie 4ème Roumanie

Liberté

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Pour illustrer notre cours sur le concept de Liberté


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L’espace Schengen : mise à jour

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Il va falloir mettre à jour nos cartes de l’espace Schengen. En effet, hier, l’Union Européenne a donné son accord pour y intégrer la Suisse.

Il y a donc désormais 25 Etats membres de l’espace Schengen :

- 22 sur les 27 membres de l’Union Européenne (seuls le Royaume-Uni, l’Irlande, La Roumanie, la Bulgarie et Chypres n’en font pas partie) .

-  3 Etats associés pas membres de l’UE : l’Islande, la Norvège et maintenant la Suisse.

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Une histoire de l’Amérique

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En complément de notre cours sur la révolution américaine, un dessin animé amusant par les créateurs de South Park, extrait du film Bowling for Columbine de Michael Moore.

C’est évidemment une parodie à prendre au second degré, mais on peut y retrouver certains événements historiques.

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La monarchie absolue en France: corrigé du contrôle

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Corrigé du contrôle de 4ème Slovaquie

Corrigé du contrôle de 4ème Roumanie

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Calendrier des contrôles “2ème chance”

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6ème Allemagne

vendredi 21

6ème Belgique

lundi 24

4ème Roumanie

mardi 25

4ème Slovaquie

vendredi 21
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à la télé ce soir : Nicolas Le Floch

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Vous avez peut-être déjà suivi la semaine dernière les premières aventures de ce policier du XVIIIème siècle.

J’attendais de découvrir ces deux premiers épisodes pour vous conseiller la série. Et vous pouvez vous y précipiter ; elle est de qualité !

Il s’agit de l’adaptation de romans historiques de Jean-François Parot (que je vous conseille également). Le héros, Nicolas le Floch est un commissaire au service du lieutenant général de police de Louis XV, M. de Sartine.

A travers ses enquêtes, on découvre la société hiérarchisée du XVIIIème siècle fidèlement reconstituée.

Les mots et la syntaxe de l’époque sont conservés dans les dialogues, les décors et les objets sont fidèles à l’Histoire, les intrigues mettent, en outre, en scène quelques personnages historiques.

Un moyen agréable de compléter nos derniers cours.

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Diaporama sur Versailles

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Pour télécharger le diaporama sur lequel on a travaillé en classe: clic

Les absentes (Valentine, Flavie, Manon) peuvent rattraper le cours  en téléchargeant aussi la fiche de travail

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Le portrait de Louis XIV

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Une étude du tableau de Louis XIV en costume de sacre (comme nous l’avons fait en classe … l’interactivité en plus)

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Ecole en Finlande / école en France : trois témoignages

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Pour compléter votre cours sur les différents systèmes éducatifs en Europe, et en attendant le reportage que réaliserons pour nous les trois “G” de 4ème Roumanie en Angleterre, voici trois témoignages sur l’école en Finlande.

Ils devraient permettre de continuer le débat engagé en classe.

Ils sont parus en avril 205 dans le n° 432 de la revue “les cahiers pédagogiques”.

Ils s’agit d’interviews d’élèves finlandais qui ont suivi une partie de leur scolarité en France, ce qui leur a permis de comparer les deux modèles : scandinave et latin (pour reprendre les appellations données dans notre cours).

Qui dit témoignage, dit point de vue forcément subjectif, mais sans doute digne d’intérêt.

N’hésitez pas à réagir et d’approfondir ainsi les échanges (de qualité !) que vous avez eus en classe sur ce thème.

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Pendant l’année 2000 - 2001, Elsa Girod a été scolarisée dans une classe de troisième d’un établissement français avant de retourner en Finlande.

Elsa, tu as accepté de parler de tes impressions et de comparer tes expériences dans les systèmes scolaires français et finlandais. Tu as passé un an à l’école en France. Pourquoi et à quel moment ?


C’était en 2000-2001. L’idée est venue de ma mère et je l’ai trouvée très bien. Comme ma tante et mon oncle ont bien voulu me loger, je suis partie ! J’ai fait la troisième en France, ce qui m’a donné une équivalence pour la dernière année de l’école fondamentale en Finlande (la classe 9) et à mon retour j’ai pu continuer directement au lycée.


Si tu penses à ton expérience à l’école en France, quelles sont les différences par rapport à ce que tu as connu en Finlande ? Y avait-t-il par exemple quelque chose qui t’ait étonnée ?

Bon, en France, à l’école et aussi en dehors de l’école, les parents décident tout pour les enfants. À l’école, l’élève n’a pas beaucoup d’importance d’une certaine manière, on discute très peu avec l’élève, tout se passe entre les parents et le professeur. L’élève reste toujours à l’écart, s’il y a des problèmes, on ne parle pas avec lui, on parle tout de suite aux parents. C’est bizarre d’effacer comme ça complètement l’élève quand il y a une situation difficile.

Et ce n’est pas la même chose en Finlande ?

Non, je trouve qu’on prend plus en considération l’élève. Si un élève a des problèmes, les profs essaient d’abord de trouver une solution avec l’élève lui-même et après, si c’est nécessaire, on discute ensemble avec les parents. Mais en France, un professeur qui avait des problèmes avec un élève pouvait discuter seulement avec les parents, sans que l’élève soit présent.
Une autre différence qui me vient à l’esprit, c’est l’enseignement des langues vivantes. J’ai trouvé le niveau des connaissances en France nul. J’avais fait trois ou quatre ans d’anglais en Finlande et ils en avaient fait six ans mais ne savaient rien du tout. En troisième, tout a commencé à zéro : comment tu t’appelles, etc.

Comment tu expliques ça ?

Je ne sais pas, je ne comprends pas. J’avais l’impression qu’il y avait vraiment un manque d’intérêt pour les langues étrangères. Et puis l’enseignement doit être vachement mal organisé, les profs doivent changer tout le temps, mais il y a sûrement aussi autre chose parce que vraiment, les élèves ne savaient même pas dire leur nom en anglais et on était en troisième ! Et au lycée, il y avait des élèves dont le niveau était aussi mauvais.
Je pense à une autre chose qui m’a vraiment surprise. Il y avait plusieurs classes de troisième parallèles dans l’école où j’étais. Je me suis rendue rapidement compte qu’il y avait une hiérarchie entre les classes. On conseillait à ceux qui étaient considérés comme bons élèves de prendre l’allemand plutôt que l’anglais et on les regroupait dans une classe. Ceux qui s’intéressaient à la musique se retrouvaient ensemble, et c’était en général des élèves qui savaient travailler et organiser leur temps et leur travail. On disait bien sûr que l’idée n’était absolument pas de constituer des classes de niveaux différents mais en pratique c’est ce qui se faisait. C’était intéressant…

As-tu constaté des différences dans la façon de travailler en classe, dans l’enseignement ou dans ce qui était demandé aux élèves ? En langues vivantes par exemple ?

Bon, pour les langues, ce qui me vient à l’esprit, c’est que les élèves passaient beaucoup de temps devant la télé et regardaient surtout les séries américaines sans intérêt. C’est tout bête, mais si au moins ces séries n’avaient pas été doublées, ils auraient pu entendre anglais et apprendre un peu. En fait, ma prof d’anglais était sympathique et motivante, très intéressée elle-même. Elle essayait de nous faire parler, mais ça ne marchait pas très bien…
Dans pratiquement toutes les matières, ce qui m’a frappée, c’est qu’on ne faisait que recopier, tout le temps. Les profs dictaient un texte qu’on devait noter tel quel, et c’était tout le cours ! Parfois on avait un exercice qu’on devait faire tout seul ou par paire. Si non, par exemple en histoire, la prof ne nous racontait rien, n’expliquait rien, ne commentait rien, elle nous faisait recopier un petit texte, c’est tout. Ça me paraissait absolument délirant, on ne parlait de rien, il n’y avait aucune réflexion ! Et c’était la même chose dans les autres cours : on recopiait, on recopiait, comme si ça suffisait pour apprendre. Même en dessin, on commençait par recopier un texte sur un peintre - bon, ce n’est peut-être pas inutile de savoir quelque chose sur un peintre…

Qu’est-ce que le fait de recopier a de si négatif pour toi ?

C’est qu’il suffisait d’apprendre par cœur le texte recopié - je trouve ça très limité ! On ne nous demandait même pas de comprendre le contenu, donc de l’apprendre vraiment. Jamais les questions n’étaient vraiment traitées, jamais on ne réfléchissais aux sens et aux implications - on restait dans le petit bout de texte superficiel à apprendre par cœur. Au contrôle, il suffisait de le répéter textuellement pour avoir une bonne note. C’était frustrant. J’aurais préféré que le prof nous donne le texte photocopié et qu’on en discute ensuite pour approfondir le thème. En Finlande, j’ai toujours eu des profs qui ont parlé, expliqué, exposé, discuté… les cours étaient basés sur des échanges, les élèves pouvaient aussi donner leur point de vue et poser des questions.

Au moins on apprend à bien écrire comme ça…

Oui, on pourrait le croire, mais en fait beaucoup d’élèves avaient du mal à écrire correctement. Je suis bilingue finnois-français et j’avais suivi une scolarité partiellement en français en Finlande. Au départ, j’avais pourtant quelques difficultés avec le français, il y avait des mots que je ne comprenais pas. En Finlande, j’avais été plutôt forte en langue maternelle, en finnois donc, mais en France on a une façon tout à fait différente d’écrire un texte. En Finlande, quand on rédige par exemple une petite histoire, les professeurs aiment que les phrases restent plutôt courtes, que tout ne soit pas dit et souligné, qu’il y ait un peu de mystère dans l’histoire. En France ça ne marchait pas du tout. Un jour je me suis dit : « Zut alors ! Je vais faire comme ils veulent, même si à mon avis mon texte est sans intérêt. » Le prof nous avait demandé de préparer un texte à partir Des souris et des hommes de Steinbeck. J’ai décrit chaque goutte d’eau, chaque mouvement de main, chaque pas - et j’ai eu 19/20 avec ce texte super ennuyeux ! En Finlande, mon prof m’aurait demandé de tout recommencer…

Tu crois que cette façon de faire est quelque chose de général ? C’était peut-être seulement la pratique d’un prof ou un exercice particulier.

Non, je pense que ça doit être quelque chose de général. Tous les profs demandaient que tout soit écrit en détail. En plus, ils ne nous expliquaient pas pourquoi il fallait toujours suivre ce même modèle.

Peux-tu comparer les cours et les programmes de finnois et de français ?

Bon, dans ma classe en France, on lisait très peu, moins qu’en Finlande. Mais je sais que c’était en partie à cause de la classe, dans d’autres classes on demandait plus de lectures. Je crois qu’on lit de toute façon moins à l’école maintenant qu’avant, j’en ai parlé avec mon père qui est français et qui disait que quand il était à l’école, on devait lire beaucoup plus de romans.
On avait pas mal de grammaire en France - mais comme je l’ai déjà dit, les élèves écrivaient mal. Ils faisaient même en partie les mêmes fautes que les élèves finlandais qui apprennent le français comme langue étrangère : les accents n’étaient jamais à leur place, les verbes étaient conjugués n’importe comment… « Je l’est mange » Vraiment des trucs incroyables.

Comment as-tu pu savoir quelles fautes les autres faisaient ?

Ben, la prof montrait parfois, pas méchamment, ce que les élèves avaient écrit et le commentait. D’ailleurs, ça aussi, c’est une énorme différence par rapport à la Finlande. Ici, on ne montre jamais à la classe ce qu’un élève individuel a pu faire comme erreurs, on fait très attention à ne pas ridiculiser les élèves devant les autres. Mais les élèves français n’avaient pas l’air d’en souffrir spécialement.
En musique, que j’aime beaucoup, la différence est énorme, ça fait presque rire. Ici, on a plein d’instruments, en France il n’y en avait pratiquement pas. La prof nous donnait une petite partition idiote, chaque élève devait chanter individuellement et on nous notait à chaque fois…
En France, j’ai eu un cours qu’on n’a pas en Finlande : la technologie. Il fallait préparer de petits objets, on devait chercher une idée en groupe, calculer les coûts et prévoir la fabrication. C’était un peu comme les travaux manuels ici, mais en plus technique.

Il y avait des matières facultatives ?

Oui, le latin et le grec ancien, juste des langues.

Peux-tu donner l’exemple d’une matière qui t’ait paru intéressant, les cours bien faits ?

Les cours de français en fin de compte, même s’il était très très français justement, et très différent des cours de finnois auxquels j’étais habituée. La prof avait une énergie qu’aucun autre prof n’avait. Elle aimait le théâtre, elle aimait les poèmes, on faisait plein de choses sur les poèmes, on devait trouver des trucs, c’était vraiment très chouette. Ceux qui étaient intéressés pouvaient s’investir complètement, les autres pouvaient faire le minimum. J’ai vraiment beaucoup appris dans ces cours - même si je n’étais pas d’accord sur la façon d’écrire… Les autres élèves avait aussi de l’estime pour cette prof. Elle commençait le cours en disant « je suis sympa avec vous si vous l’êtes avec moi ». Et c’était vraiment comme ça : elle n’était désagréable que si un élève l’avait d’abord été avec elle. Elle était très juste, en fait, et ça, les élèves l’appréciaient.
Malheureusement, tous les profs n’étaient pas aussi motivants et compétents. Il y avait par exemple un prof - j’ai n’ai suivi qu’un de ses cours - qui hurlait, qui mettait des élèves au coin, qui insultait les élèves… Et quand les élèves se plaignaient, on leur répondait seulement que le prof en question avait un peu de tempérement !


As-tu constaté des différences dans les programmes, dans ce qui est demandé aux élèves au niveau des apprentissages ?

Oui, dans certaines matières. À mon avis, le niveau en math était nettement plus élevé qu’en Finlande, c’était plus compliqué en France. Le prof de ma classe était bien mais on en avait tous un peu peur.
En général, il y avait beaucoup de travail à faire à la maison, notamment en maths et en français. Une partie des devoirs préparés à la maison étaient notés. C’étaient des travaux plus exigeants, plus difficiles que les devoirs en Finlande.

N’y a-t-il pas un apprentissage plus approfondi qui se fasse grâce à ces devoirs et exercices ?

Peut-être. Ce n’était pas si bête de donner une fois par semaine un devoir qui allait être noté. On travaille mieux quand on sait qu’il y a une évaluation, ça a une importance pour les élèves. En plus comme ça ceux qui n’avaient pas très bien réussi aux contrôles pouvaient un peu se rattraper. Je trouvais que ça c’était très sympathique, on donnait une possibilité aux gens.

Comment les autres élèves voyaient le travail et la vie à l’école ? Tu en as discuté avec eux ?

Oui, un peu, mais je n’étais pas beaucoup en contact avec ma classe, j’étais plutôt avec les gens d’une autre classe qui faisaient de la musique. D’ailleurs, il y avait une énorme différence entre les classes. Dans la mienne, les élèves n’étaient en général pas motivés ou intéressés, ils trouvaient que l’école n’était pas bien. Dans l’autre classe, les gens réfléchissaient et travaillaient plus, ils avaient des opinions sur les cours etc.

Quelle a été l’expérience la plus positive pour toi pendant ton année à l’école en France ?

C’est difficile à dire. Il y a eu beaucoup de choses positives. J’ai été très contente d’avoir de très bons profs en maths et en français puisque ce sont des matières importantes. Il y a eu des moments sympathiques, parfois j’étais un peu perdue et les profs me rassuraient. C’était très encourageant. Et même quelques profs que je n’aimais pas trop comprenaient que j’avais parfois besoin d’un peu plus de temps parce que j’étais étrangère, ils tenaient compte du fait que je n’avais pas les mêmes connaissances et habitudes de travail que les autres.

Et l’expérience la plus désagréable ?

Ça aussi, c’est difficile à dire. Je vais raconter une expérience pas vraiment désagréable mais qui était plutôt un situation idiote.
À l’école, il y avait un système où les parents devaient écrire un mot pour l’école si l’élève ne pouvait pas participer au cours de sport. Un jour, je ne me sentais pas bien le matin et j’ai donc demandé à ma tante un mot. J’ai dit à la prof que je me sentais déjà mieux et pouvais donc participer au cours. Mais elle m’a répondu que puisque j’avais un mot, je devais rester assise pendant tout le cours. Comme si je n’étais capable de dire moi-même comment je me sentais au moment du cours - surtout que je voulais y participer !
Pour moi cette petite anecdote montre bien que le système est très rigide, il n’y a aucune souplesse : il faut toujours suivre les règles écrites, on peut jamais discuter et s’adapter à une situation donnée. Je trouve ça bête !


J’ai l’impression que dans l’ensemble tu as été contente de ton année.


Oui, j’ai été très contente. Il y avait plein de trucs négatifs, mais bon, en Finlande il y en a aussi. Non, c’était une expérience intéressante. L’école était tout à fait différente de l’école où j’allais en Finlande, beaucoup d’élèves venaient d’un milieu très modeste. J’ai pu voir le monde d’un point de vue différent. J’avais l’impression d’avoir peu en commun avec les autres élèves de ma classe et à un moment j’aurais voulu être transférée dans la classe des musiciens. Finalement, ça n’a pas été fait parce que je me suis dit que je profiterais de mon année bien plus en ne pas me mettant uniquement avec des élèves qui me ressemblaient.

Tu as dit tout à l’heure que tu vois des côtés négatifs aussi dans le système scolaire finlandais ? Peux-tu me donner un exemple ?


Parfois, j’aurais aimé que les profs soient un peu plus sévères, ou un peu plus exigeants. Je me souviens de moments en classe où tout le monde faisait du bruit et le prof ne disait rien. J’aurais voulu un peu plus de discipline.

Comment s’est passé ton retour en Finlande ?

Il m’a fallu du temps pour me réadapter au système finlandais, surtout que je suis passé directement au lycée. Les autres élèves de ma classe avaient eu une préparation pour le lycée en classe 9, je ne l’avais pas. Je me suis sentie un peu perdue. Et l’anglais m’a posé des problèmes. Comme le niveau en France avait été tellement mauvais, il me manquait surtout plein de vocabulaire. En finnois, il m’a fallu plus d’un an avant de réussir à écrire comme avant mon départ en France. Mes textes étaient trop longs, ennuyeux, je ne trouvais plus mes mots…

Imagine-toi la situation où tu devrais choisir le système scolaire pour ton enfant. Le mettrais-tu dans une école française ou dans une école finlandaise ?

Dans une école finlandaise, sans hésiter. J’ai l’impression qu’ici les élèves et les enseignants sont sur la même ligne, ils peuvent discuter, il y a des échanges. Et puis il y a cette histoire de devoir tout recopier… Mais j’enverrais volontiers mon enfant faire une année d’études dans une école en France parce que je trouve que c’est très bien de voir un système différent et de faire des comparaisons.

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Martin Laitinen (ML) est un collégien de 14 ans, Kalle Pessala (KP), un collégien de 13 ans.

Kalle et Martin, vous venez tous les deux de vivre trois ans en France. Pendant ce temps, vous avez suivi une scolarité française. À quel âge avez-vous commencé l’école en France ?


KP -Je suis parti en France avec ma famille quand j’avais 10 ans, c’était en été 2001.


ML- Moi aussi, j’avais dix ans. J’ai commencé en janvier 2001 en CM2. Mais j’avais déjà été dans une école française avant, en maternelle et en CP, de trois à sept ans à peu près.


Vous étiez dans des situations différentes en ce qui concerne la langue française. Martin, tu parlais déjà bien le français, puisque, en plus de ton précédent séjour, tu avais aussi été en Finlande dans une école où une partie de l’enseignement se fait en français. Kalle, toi par contre, tu avais seulement quelques notions de français en arrivant en France.
Quels souvenirs gardez-vous de vos débuts à l’école en France ?


KP-  Je me rappelle seulement que maman m’accompagnait et que je ne comprenais rien à ce que les gens disaient. J’ai passé d’abord un an dans une classe d’initiation (CLIN) parce qu’il fallait que j’apprenne le français. Dans le groupe, il y avait des élèves très différents. Il y en avait qui venaient d’Afrique, d’autres d’Asie, j’étais le seul Européen. Quelques-uns avaient trois ans de moins que moi, il y en avait qui ne savaient pas écrire du tout, d’autres qui parlaient déjà un peu… On n’a pas travaillé vraiment les différentes matières. Après l’année en CLIN, je suis entré au collège dans une classe ordinaire.


ML-  C’est vrai que je maîtrisais déjà assez bien la langue, mais je me souviens que les cours n’étaient pas toujours faciles à suivre. Le plus difficile, c’étaient les cours de français. Le professeur parlait de la grammaire et utilisait des mots et des termes que je ne connaissais pas du tout. À l’école en Finlande, on n’avait pas encore fait tellement de grammaire. Mais après la première année, il n’y a plus eu de problèmes.


Kalle, comment ça s’est passé au collège pour toi ?


KP-Au départ, ça a été vraiment très dur. J’avais appris à parler français mais je ne connaissais pas la grammaire du tout. En CLIN, on n’avait fait que des trucs vraiment élémentaires.


Vous avez tous les deux mentionné la grammaire. C’est donc quelque chose qui vous a marqué. Pourquoi ? En principe, vous aviez déjà eu des cours où on en parlait en Finlande, au moins pour votre langue maternelle, le finnois.


ML- La grammaire est la seule matière qui a été vraiment difficile pour moi. C’est que la façon d’enseigner n’était pas du tout la même. En Finlande, on n’avait pas appris la grammaire française vraiment ; je parlais, c’est tout. Je ne savais pas encore bien écrire - pour un Finlandais, c’est difficile d’apprendre à écrire en français.


KP- Moi, j’avais des problèmes pratiquement dans toutes les matières ! D’abord, j’avais encore un peu de mal à m’exprimer en français, surtout par écrit, et à tout comprendre. En plus, on n’avait pas fait grand-chose en CLIN, c’était comme s’il me manquait une année de cours dans toutes les matières. J’avais donc un an de retard par rapport aux autres élèves de ma classe et ça me posait des problèmes tout le temps.


Avant de quitter la Finlande, vous deviez vous demander ce qui vous attendait en France. Y a-t-il eu quelque chose qui vous ait surpris dans le système scolaire français ?


KP -Oui ! Pour moi, c’était la compétition et la rivalité entre les élèves. On n’arrêtait pas de comparer les notes obtenues aux contrôles, les moyennes… C’était nouveau pour moi.


ML- Moi, j’ai été étonné par la hiérarchie entre les classes au collège : A était la meilleure, on y avait regroupé les élèves qui avaient eu les meilleures moyennes, et les autres classes venaient après.

Quelle a été l’attitude des enseignants envers vous ?


ML- En CM2, j’étais le seul étranger. Quelques profs me donnaient en partie des exercices différents de ceux que faisaient les autres parce qu’ils savaient que je n’avais pas les mêmes connaissances que les élèves français. Après, je n’avais plus besoin de tellement de soutien. Au collège, il y avait plusieurs étrangers dans ma classe, mais on parlait tous déjà bien le français.


KP-  En CLIN, il n’y avait bien sûr que des étrangers. Ensuite, au collège, dans ma classe, on était plusieurs à ne pas être français. Même si beaucoup connaissaient bien le français, ils avaient d’autres problèmes et ça n’allait pas. En sixième, les profs ne faisaient rien de spécial pour moi, j’avais quelques cours de soutien. Mais j’ai pu suivre les cours et participer au travail normalement assez vite.


Vos parents vous aidaient pour le travail scolaire ?


ML- Parfois, bien sûr, mais pas spécialement.


KP- Au départ, maman m’a aidé, surtout pour la langue. Je lui demandais de corriger ce que j’avais écrit pour ne pas avoir une trop mauvaise note uniquement à cause de la langue.

Aviez-vous une matière que vous aimiez plus que les autres ?


ML -Je ne sais pas… la première année, j’ai aimé surtout la physique et la chimie. On avait une prof très sympa. Mais ensuite on a eu un autre prof et c’est devenu les cours les plus désagréables.

Qu’est-ce qui a fait que la première enseignante paraissait sympathique ?


ML- Elle était assez sévère, mais elle faisait de bon cours et puis elle était sympathique comme personne. Le suivant était sarcastique, avant les cours on avait tous un peu peur, on se demandait à qui il allait s’en prendre ce jour-là.


KP- Mes matières préférées, c’étaient l’histoire et la géographie. Le prof était très bien et puis j’ai développé une façon de travailler qui m’a permis d’apprendre facilement, j’arrivais à retenir plein de choses tout simplement en écoutant le prof qui expliquait bien les choses pendant les cours.


Avez-vous remarqué des différences dans les disciplines étudiées ?


ML- Ici, il y a des matières optionnelles, en France on n’en avait pas. C’est bien d’en avoir parce que chacun peut suivre des cours qu’il a choisis en se disant que ça allait être intéressant. Moi, par exemple, j’ai choisi le monde des médias, les jeux de raquette et l’anglais et je suis très content.


KP -Je n’ai pas de matières optionnelles cette année puisque je suis en classe 7, mais pour l’année prochaine j’ai choisi les jeux de balle, la photo et le tirage photo et un cours qui s’appelle « expériences amusantes ». C’est de la physique et de la chimie, je pense.


D’après vous, est-ce que les professeurs enseignent de la même façon dans les deux pays ?


KP- Non, il y a des différences. En France, par exemple, il faut apprendre les choses par cœur. Je trouve ça idiot. On oublie tout dès qu’on passe à la chose suivante. Ici, on apprend plus en faisant, on est actifs et on peut choisir sa façon d’apprendre.


ML- Il faut vouvoyer les professeurs en France, il faut dire Monsieur ou Madame. En Finlande, on peut tutoyer presque tous les profs ; du coup il y a moins de distance entre eux et nous, les profs paraissent plus proches des élèves et l’atmosphère est plus sympa.


Mais dans ce cas, les enseignants finlandais ont-ils assez d’autorité en classe ? Est-ce qu’ils arrivent à vous faire travailler ?


KP- En fait, quand un prof est sympa, on a envie de travailler bien même si on n’aime pas la matière qu’il enseigne.


Qu’est-ce qui a été l’expérience la plus agréable à l’école ? Et quel est votre souvenir le plus désagréable ?


ML- Un des bons souvenirs, c’est le voyage en Angleterre que ma classe a fait. On a habité dans des familles anglaises et il y a eu des situations très drôles !
Côté négatif, j’ai trouvé les journées très longues. En Finlande, on était habitués à sortir de l’école vers 14 h, en France c’était plutôt 17 h, parfois même plus tard. Et en plus il y avait des devoirs à faire à la maison !


KP- Moi aussi, c’était quelque chose à quoi je n’avais pas pensé, les journées étaient tellement longues qu’on n’avait plus le temps de faire autre chose. Mais je me rappelle aussi quelque chose qui m’a fait plaisir. En cinquième, à un moment maman a discuté avec un de mes profs. C’était au bout de quelques mois de cours. Le prof lui a dit qu’il venait seulement d’apprendre que je n’étais en France que depuis deux ans. Il trouvait qu’on ne remarquait pas de différence entre moi et me camarades de classe, mes notes étaient aussi bonnes que celles des autres et je parlais bien le français. J’ai été vraiment content !


Depuis quelques mois, vous êtes donc à nouveau à l’école en Finlande. Voyez-vous des différences entre les deux systèmes ?


KP- L’ambiance en classe et à l’école en général est plus détendue ici. Et on a moins de devoirs à faire à la maison.


ML- En France, il y en avait beaucoup comparé à ce que les profs nous donnent ici. À chaque fois qu’il y avait un pont ou un week-end un peu prolongé, les profs doublaient la quantité des devoirs ! C’était comme s’ils ne voulaient pas qu’on puisse faire un peu autre chose que travailler pour nos études.


Mais s’il y a peu ou pas de devoirs du tout, peut-on apprendre quelque chose ? Ne pensez-vous pas qu’on apprend plus et mieux en France parce qu’on doit revoir les leçons à la maison et qu’on ait des exercices à faire ?


ML - Moi, j’ai l’impression d’apprendre tout à fait suffisamment ici ! En France, en fait on avait en cinquième une matière qui s’appelait Itinéraires de découverte et qui donnait beaucoup de travail. On devait écrire un texte sur chaque pays dont la langue était parlée dans mon école. Une semaine sur deux, il fallait préparer un exposé de dix à quinze pages. À la fin, il fallait rendre tous les textes et le prof les évaluait.


Y a-t-il quelque chose qu’il faudrait à votre avis absolument modifier dans le système scolaire français ou dans le système finlandais ?


KP- Je ne sais pas… en France il y aurait tellement de choses à changer… Par exemple, certains profs devraient modifier leur attitude envers les élèves. En Finlande, je ne sais pas trop…


ML- Moi aussi, je pense qu’il faudrait surtout que pas mal de profs changent leur comportement envers les élèves. Une fois par exemple un de mes profs s’est mis à hurler et à menacer de me donner une mauvaise note parce que j’avais eu une note passable à un contrôle : « Tu verras le cadeau de Noël que je te ferai ! » Mais j’ai eu bien sûr aussi de très bons profs. Pour la Finlande, je ne peux rien dire parce que je viens seulement de reprendre les études ici.


Seriez-vous prêts à repartir à l’école en France ?


KP -  Moi, je ne voudrais plus partir. Il faudrait entrer en troisième et je sais que dans l’école où j’étais on veut surtout préparer les élèves pour le lycée et on fait tout pour éliminer les élèves qui n’ont pas le niveau nécessaire. Dès le début du collège, le lycée est comme une obsession pour tout le monde. C’est fou ! Si un élève a une mauvaise note, le prof lui dit tout de suite qu’il ne pourra jamais rien faire d’autre que ramasser les poubelles… Ici, on est plus tranquille. Et puis, il n’y a pas cette compétition permanente entre les élèves comme dans ma classe en France. Parfois on se demande entre copains quelle note les uns et les autres ont eue, mais c’est tout. Je trouve qu’on est mieux ici.


ML - Dans mon école, c’était la même chose, on n’arrêtait pas de nous marteler avec la nécessité de nous préparer pour le lycée. Ici, les profs ne nous en parlent pas continuellement. C’est mieux, on travaille de toute façon suffisamment. Non, je crois que je ne voudrais plus aller à l’école en France.

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Absences

3ème Autriche, 4ème Roumanie, 4ème Slovaquie, 6ème Allemagne, 6ème Belgique, Pour tous 8 commentaires »

absentLa semaine prochaine, je serai absent mardi 14 et vendredi 17 pour cause de formation (stage sur l’utilisation de la salle pupitre en histoire-géo).

Les commentaires de contentement ne seront bien évidemment pas validés !! ;)

Je serai par contre présent à la réunion parents-professeurs des 6èmes mardi (à partir de 17h30)

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