Quizz : le délégué de classe

21 09 2011

Vous allez élire prochainement vos délégués de classe.

Vous allez être peut-être vous même candidat .

Mais êtes-vous certain de bien connaître cette fonction ?

Quels sont les droits et devoirs d’un délégué?

Quelles sont les qualités requises pour être délégué?

Je vous propose de faire le point sur ce sujet avant de faire votre choix grâce à ce quizz.

Si votre score n’est pas à la hauteur et que vous êtes élèves du collège de l’Europe, je  vous conseille d’aller voir l’exposition sur le rôle du délégué proposée par Mme Patey dans le couloir du premier étage.

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Le délégué est le chef de classe



Le délégué est le seul à pouvoir accompagner quelqu’un à l’infirmerieinfirmerie



Le délégué prépare le conseil de classe



Le délégué peut organiser une réunion



Le délégué fait un compte-rendu du conseil de classe



Le délégué est chargé de faire circuler l’information



Le délégué a le devoir de ne pas divulguer certaines informations



Le délégué peut intervenir auprès du principal



Le délégué rend compte de son action à l’administration



Le délégué est élu pour …




Le délégué est révocable (on peut lui retirer sa fonction)



Les délégués participent au conseil de classe



Des délégués participent …



Des délégués participent …



Par classe, il y a …




Chaque délégué possède un suppléant



Il faut forcément un délégué garçon et un délégué fille par classe



Le délégué doit être forcément un bon élève !









11 septembre 2009 : retour sur le 11 septembre 2001

11 09 2011

On commémore aujourd’hui les dix ans des attentats  sur le world trade center de Manhattan.
A cette occasion, je vous propose un document historique, un témoignage.
Il s’agit des e-mails envoyés par Philippe Watrelot à ses amis, ses collègues depuis New-York le 11 septembre 2001 et les jours qui suivirent.

Philippe Watrelot, professeur de Sciences Economiques et Sociales (et président du CRAP- Cahiers pédagogiques), travaillait alors au lycée français de New-York.


Ces e-mails ont été publiés sur son blog « Chronique Education » le 10 septembre 2007.

Sur ce même blog, vous pouvez lire les souvenirs de Philippe Watrelot sur cette journée particulière : Mon 11 septembre 2001. Dix ans après…

Si vous avez des questions à poser à Ph. Watrelot, n’hésitez pas à les laisser dans les commentaires. Je lui ferai parvenir et il y répondra.

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Messages e-mail

Le 11-09 13h30
écrit à partir du lycée
Je vous écris du lycée où tout le monde est sous le choc ce matin. J’ai entendu la nouvelle à la radio et j’ai vu les Twin towers en flammes en prenant le métro aérien pour aller au travail. Tout le wagon s’est arrêté de parler en même temps…
La fumée recouvre tout Manhattan et toute la ville est pleine des sirènes de police et de pompiers. tout le bas de la ville a été boucle et les transports en commun ne fonctionnent plus. Nous avions une télé allumée dans la salle des profs et nous avons vu en direct la 1ere puis la deuxième tour s’effondrer à 10 heures puis 10 heures et demie.
Il y a sûrement des milliers de morts, beaucoup de nos élèves sont très inquiets car leurs parents travaillent dans ce quartier. .Je n’ai pas réussi à faire cours, j’ai passé mon temps à les calmer.
J’écris moi-même ce mot pour vous rassurer car je n’arrive pas à utiliser le téléphone. Il règne ici une atmosphère d’état de guerre, en plus la télé ne cesse de passer les images de la foule palestinienne qui se réjouit a l’annonce des attentats.
Ça promet pour la suite…
C’est véritablement un événement exceptionnel aux conséquences incalculables.
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Le 11-09 19h00

Bonjour à tous et merci pour les témoignages de sympathie et les messages inquiets que j’ai reçus.
Personnellement je vais bien et j’ai réussi à rentrer chez moi apres bien des péripéties.
J’ai appris le crash du premier avion ce matin à la radio et j’ai vu le crash du deuxieme (vers 9h10) alors que je me rendais au lycée. J’habite maintenant dans le Queens et la ligne de métro est aérienne avant d’arriver dans Manhattan. Tout les gens du wagon fixaient les twin towers et se sont arrétés de parler au même moment. Elles étaient en flammes et la fumée se répandait dans tout Manhattan qui était plein du bruit des sirènes de police, des pompiers et des ambulances.
Il régnait dans la ville une atmosphere d’état de guerre. Les images à la télé ne faisaient que renforcer cette impression. Je n’ai évidememnt pas pu faire cours et j’ai surtout discuté et calmé les élèves que j’avais et dont pour beaucoup d’entre eux les parents travaillent dans le financial district (c’est-à-dire downtown là où se trouvent les tours).
Nous avions branché une télé dans la salle des profs et j’ai pu voir à 10h tout d’abord puis à 10h30 pour la deuxieme les deux tours s’effondrer. On parle ici de 40 000 morts.
La télé américaine repasse en boucle les mêmes images de cette catastrophe en parallèle avec des images de palestiniens (malgré les démentis) se réjouissant de la nouvelle dans les rues de Palestine. Ca promet pour la suite, on peut craindre le pire dans l’escalade….
Les métros, trains, aéroports et routes ont été bloqués une bonne partie de la journée, le bas de la ville est encore bloqué et les avions de chasse survolent Manhattan, « state of war » je vous dis…
Ce soir en rentrant tout le monde avait dans le métro les yeux tournés vers le bas de la ville à 5heures du soir, il se dégage toujours une épaisse fumée et là où il y avait le paysage urbain familier de ces deux tours jumelles (twin towers) qui sont avec l’empire state et la statue de la liberté une des marques de la ville, il n’y a plus rien…

A bientot pour plus de nouvelles, amitiés aux uns et aux autres

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Le 11-09 21h00

PEARL HARBOR
C’est la comparaison qui est faite ce soir sur toutes les chaines de télé et que j’ai également entendue à plusieurs reprises dans la rue et dans le métro. Vous savez que comme dans toutes les situations extremes, les gens se parlent et aujourd’hui NYc n’a pas fait exception malgré l’individualisme ambiant. Cette comparaison donne l’ampleur du traumatisme et également une idée de l’escalade que cela risque d’entrainer. Bush dans son allocution a parlé du « mal » (evil) qui doit etre combattu et vaincu. Tous les élèves et les gens dans la rue également demandaient si c’était le début de la 3eme guerre mondiale. Fort heureusement (pour la cause palestinienne) l’ennemi public numéro 1 désigné est le milliardiaire saoudien Osama Bin Laden. D’après des sources officielles (selon la TV) il y a de forts soupcons que ce soit lui qui soit derriere cet attentat.
Demain, les écoles sont fermées et on demande à tous ceux qui le peuvent de donner leur sang. Les hopitaux sont tous débordés. Pour ceux qui connaissent New York, tous les immeubles au sud de Canal Sreet sont évacués et le quartier est bouclé et sous controle à partir de la 14th street. Plusieurs collègues ne peuvent pas rentrer chez eux et ont du être hébergés ailleurs.
D’après les télévisions qui ont toutes bouleversé leurs programmes et passent uniquement des programmes d’information, le nombre de décès est considérable, on parle de 40 000 morts… Parmi eux beaucoup de sauveteurs (pompiers et policiers) qui ont été ensevelis lors de l’effondrement de la 2eme tour alors qu’ils étaient dans les décombres de la 1ere.
Bienvenue dans le XXIeme siècle.
Take care of you !

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Jeudi 13-09

Merci de tous vos messages de sympathie et de soutien. Voici quelques nouvelles supplémentaires, que j’envoie aux amis…

Les écoles ont été fermées le mercredi 12 et le maire a conseillé à tous ceux qui n’étaient pas indispensables de rester chez eux sauf pour aller donner son sang.

Tout le bas de Manhattan est toujours fermé. Tous les immeubles ont été évacués au sud de Canal Street et la circulation (ainsi que tous les transports en commun ) sont interdits au sud de la 14th rue. Quelques collègues qui habitent par là ont pu s’approcher des lieux et décrivent tous un spectacle de désolation avec des immeubles toujours en flamme et des risques d’effondrement. 5 autres buildings se sont déja effondrés et d’après les spécialistes, tout le quartier devra être rasé. Aux alentours de la 14eme rue et en particulier d’Union Square ainsi que des hopitaux, des personnes tournent avec à la main des photos de leurs proches dont ils sont sans nouvelles.

La télévision a stoppé ses programmes habituels et ne passe que des programmes d’information en continu. La journée de mardi était très inquiétante et faisait déjà craindre le pire car la TV n’a cessé de passer en boucle les images des palestiniens se réjouissant… A Dallas un centre islamique a déja été attaqué et des membres de la communauté musulmane de New York ont reçu des menaces… Depuis, on a vu fleurir les drapeaux américains sur les fenêtres des maisons et sur les voitures dans tout New York , on entend aussi des gens hurler « USA ! USA !  » comme un slogan au passage des pompiers . Etat de guerre et nationalisme…J’ai vu aussi un reportage sur les armureries qui n’ont jamais autant vendu d’armes qu’en ce moment… La majorité des américains réclame des représailles rapides. On peut donc craindre le pire dans l’escalade.

Aujourd’hui jeudi les écoles sont réouvertes. Nous n’avons pas véritablement fait cours mais tenté de faire parler et écrire les élèves sur ce qu’ils avaient ressenti, il y a eu également un rassemblement des élèves avec minute de silence. Un soutien psychologique est également prévu.
On peut dire que la population de New York est profondément traumatisée, on ne connait pas encore le nombre de victimes mais les derniers chiffres parlent d’un bilan entre 10 000 et 20 000 morts (même si au début on parlait de 40 000…). Tout le monde connait quelqu’un qui travaillait dans les twin towers…
La ville ne sera plus jamais la même et on peut penser que le retour à la « normale » ne se fera pas aussi rapidement que cela a été annoncé.

Take care ! (comme on dit ici…) et amitiés
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Samedi 15-09
message adressé à la liste des profs de SES

Plusieurs d’entre vous m’ont posé des questions sur ce que je voyais et entendais à New York soit dans le cadre d’un travail avec les élèves soit par intérêt personnel. On me pose aussi des questions sur la difficulté d’enseigner dans un lycée à New York aujourd’hui. Je vais donc essayer d’y répondre (et en plus ca me fait du bien d’écrire tout ça…).
Je prie par avance ceux qui ne connaissent pas New York City de m’excuser si je fais référence à des rues et des quartiers comme si tout le monde connaissait, pour moi ils font partie de mon environnement quotidien.

Enseigner à New York
Commencons par notre métier. Comme je l’ai dit, les écoles ont été fermées mercredi dernier et ont réouvertes jeudi matin (sauf bien sur celle de Lower Manhattan). Jeudi matin, comme cela avait été décidé en réunion avec le Proviseur et avec la psychologue du lycée français de New York(le lycée LFNY désigne l’ensemble des classes de la maternelle à la Terminale), nous avons tenté de faire sortir et échanger les émotions resenties par les élèves. J’ai donc demandé à mes 22 élèves de Première ES d’écrire si ils le souhaitaient (et dans la langue qui leur convenait le mieux) ce qu’ils avaient ressenti. Cela a été difficile au début mais ensuite certains ne parvenaient plus à s’arrêter et ont écrit plus de quatre pages et m’on remercié après de leur avoir permis de se « libérer » ainsi. J’ai ensuite demandé si certains voulaient s’exprimer oralement. C’est là que les difficultés ont commencé et qu’il a fallu être ferme et subtil.
Un collègue parlait des difficultés dans son lycée et des questions que cela posait. D’une certaine manière j’ai été confronté aux difficultés inverses. La première intervention a été en substance pour dire « c’est la faute aux musulmans ». Il faut rappeler que les médias et en particulier CNN avaient complaisamment montré les images des scènes de liesse en cisjordanie durant toute la journée de mardi. Heureusement, ce qui fait la richesse de notre lycée (et au delà de la ville de New York mais j’y reviendrai) c’est que 50 nationalités y sont représentées et certains élèves ont pu nuancer d’eux-mêmes ce type d’affirmations. J’ai par ailleurs beaucoup insisté, comme tous, sur les dangers de la stigmatisation et de l’amalgame. J’ai aussi essayé de leur montrer qu’une image n’est jamais neutre et est toujours une « production ». Je crois d’ailleurs que même si le chapitre sur « Opinions et médias » a disparu du programme de 1ere, ils vont quand même y avoir droit…
Mais je dois dire que tout cela était quand même assez tendu et que les élèves avaient, et c’est compréhensible, beaucoup de mal à prendre du recul.
C’est aussi ce qui explique que paradoxalement, nous ne faisons pas au LFNY, comme dans beaucoup de lycées en France, un travail sur ce sujet. Les élèves étaient plutot demandeurs d’une reprise « normale » des cours et vendredi j’ai donc travaillé avec mes élèves sur les agents économiques, la croissance, la démarche des SES… même si tout cela avait un côté un peu surréaliste. Il y a d’ailleurs un débat chez les profs (comme d’ailleurs dans le reste de la ville) : faut-il faire « comme si » au risque de tomber dans l’indifférence ou continuer à en parler pour ne pas oublier ?
Un dernier mot sur la vie au LFNY : nous avons réuni jeudi matin les élèves pour que le Proviseur lise un texte appelant à la tolérance ( il est lisible sur le site du lycée à l’adresse http://www.lfny.org vous pouvez aussi passer par ce site si vous voulez envoyer un message de soutien) et qu’ils fassent une minute de silence. Je comprends que certains élèves ou profs en France se soient senti mal en France ou ailleurs par rapport à cette même minute de silence même si je crois que cela repose sur une opinion qui me semble biaisée (voir chapitre suivant) mais vous comprendrez qu’ici cela n’avait pas le même sens. C’est aussi pour ces questions de tolérance que le lycée a choisi de ne pas collecter de fonds pour la croix rouge afin de ne pas privilégier cet organisme par rapport au croissant rouge par exemple. La collecte organisée au lycée est donc faite au profit du fonds pour les oeuvres sociales des pompiers de la ville de New York.

New York n’est pas l’Amérique…
C’est ce que vous disent tous les gens ici quand vous discutez avec eux. Pour résumer ma propre position, je dirais que j’aime New York et que je n’aime pas les États Unis. Je ne pense pas que je pourrais vivre dans une autre ville aux USA. Deux chiffres pour étayer mon propos. 40% des gens qui vivent à New York sont nés hors des États-Unis, 65% des habitants ne sont pas nés à New York. Il y a une expression ici qui dit à peu près : « c’est un vrai New Yorkais, car il a choisi de vivre ici ». New York est la ville de l’immigration par excellence et de la diversité culturelle.
En s’attaquant à New York, les attentats du 11 septembre se sont certes attaqués au symbole de la puissance US mais aussi à ce que pourrait être un XXIeme siècle basé sur le brassage des populations et le multiculturalisme. Je suis persuadé qu’une bonne partie des victimes du WTC parlait plus volontiers l’espagnol, le mandarin, le grec ou le coréen que l’anglais…
Dans cette ville cohabitent des communautés dont la rencontre partout ailleurs serait conflictuelle : indiens et pakistanais, juifs et arabes, catholiques et protestants, coréens et japonais… C’est le miracle de cette ville que de faire exister cette « mosaïque » (on préfère aujourd’hui ce terme à celui de melting pot).

« America new War »
Apres « America under attack » c’est le nouveau bandeau de CNN depuis hier. Le discours officiel et des médias est comme je l’ai déjà écrit tres orienté vers la riposte. Le patriotisme est exacerbé, les fenetres et les voitures sont ornées de drapeaux américains et les gens crient « USA, USA… » au passage des pompiers et des voitures de police. On n’entend dans les journaux télévisés aucune nuance ou critique. C’est l’union nationale et on ne note pas pour l’instant de remise en question de la politique américaine ou de l’efficacité des services secrets américains.
Pourtant, lorsqu’on marche comme je l’ai fait hier dans Manhattan, on voit aussi des gens qui sont plus critiques ou qui refusent la logique de la guerre. Union Square (place située au niveau de la 14th rue et de Broadway) s’est transformée en mémorial improvisé. On y voit des centaines de personnes regroupées qui prient ou qui écrivent sur des panneaux installés là. Des centaines de bougies et de fleurs sont disposées sur le sol dans cette zone baptisée « Hate free zone » (zone sans haine) par des panneaux tout autour de la cloture. Parmi les phrases notées ici et là j’ai relevé cette citation de Gandhi « Peace will not come out of arms but of justice lived » ou celle-ci de Anne Franck « In the long run the best weapon is a kind of a gentle spirit ». On voit aussi dans ce lieu comme dans beaucoup de places de la ville, sur les boites à lettres, les poteaux etc. des photos de disparus (« missing ») avec un numéro de téléphone pour appeler si on a des informations. Ces affiches sont omniprésentes dans la ville (Central Park, Washington square, Sheridan Square, Canal Street qui était hier la limite accessible aux piétons) et font ressentir combien cette ville a été touchée et la détresse d’une partie de la population.
Le discours amplifié par les médias n’est donc pas le seul mais il est malheureusement occulté. Les new yorkais pourtant touchés ne sont pas tous des va-t-en guerre.

Comme le disait Jerome Charyn dans une interview à Liberation (lue sur internet), cette ville est une ville de monstres mais de monstres attachants. Les new-yorkais sont individualistes, pressés, cyniques, la ville est une ville très dure qui n’a pas de pitié pour les faibles et les laissés pour compte de la société américaine. En même temps, il y a ici une énergie, un courage, des élans de solidarité et une tolérance qui contrebalancent bien des aspects négatifs de l’Amérique. La douleur et la dignité des New Yorkais me font encore plus aimer cette ville.

See ya and take care..




Lettre imaginaire aux nouveaux élèves de 6ème

4 09 2011

Un article tout particulièrement dédié à Arthur cette année …

Dans son livre « Ecole, droit de réponses », Sylvain Grandserre imagine que l’un de ses anciens élèves de CM2 lui écrit pour lui donner ses impressions et lui demander des conseils pour le collège.

Tu vas entrer au collège (ou tu viens d’y entrer) ? Tu devrais te retrouver dans ses préoccupations ?  Et dans les réponses de son ancien « maître d’école » ?

Monsieur ,
Je vous écris un petit mot pour vous dire que ça va plutôt bien au collège, j’ai même déjà eu quelques bonnes notes. Finalement, il n’y a pas de problèmes pour les trucs qui m’inquiétaient comme le car ou la cantine. De toute façon, on en avait déjà beaucoup parlé lors de la visite du collège et quand on accueillait les anciens élèves ou quand ils nous écrivaient. Par contre, j’ai quand même pas mal de devoirs et ce n’est pas toujours facile avec les grands de 3e. J’ai déjà plein de copains, pas forcément les mêmes, et les profs sont assez sympas mais tout de même sévères (il y en a un qui nous crie dessus !).

Ce que j’aime surtout, c’est le sport, les arts plastiques, la musique quand on chante ou joue d’un instrument, la techno et les sciences quand on fait des expériences ou des montages. Par contre, je m’ennuie de temps en temps, et il y a des fois où les maths c’est un peu du chinois… Heureusement, on change de salle et de professeur pratiquement toutes les heures. Moi, il y a toujours des sujets qui m’intéressent, mais parfois je m’embêterais moins chez moi. Et puis, j’en ai marre de devoir apprendre par cœur plein de choses vraiment barbantes. Pourquoi n’y a-t-il pas des cours sur les domaines qu’on aime bien ? Vous devez me trouver difficile, mais je vous assure qu’on ne rigole pas tous les jours ! J’espère que vous allez me répondre sans trop me disputer! Je passerai vous dire bonjour un peu avant les vacances. À bientôt.


Bonjour à toi le « collégien » !
Je suis très content de pouvoir essayer de répondre aux questions que tu me poses, d’autant plus que je sais que les problèmes des « petits » ne sont pas forcément des petits problèmes. En effet, beaucoup de tes copains et copines du collège doivent penser sensiblement la même chose que toi. Vous cherchez pourquoi tout un tas d’adultes s’obstinent à vouloir vous faire apprendre autant de notions dont vous vous moquez, en plus de ne  pas voir à quoi elles pourraient vous servir dans l’immédiat. Ce que l’on vous enseigne sera utile, comme dans la chanson, « demain, demain, toujours demain… ». Nuançons tout de même : certains de tes camarades trouvent leur compte dans ce qui leur est proposé. D’autres, en revanche, ont décidé à l’avance que rien de ce qui leur sera présenté ne remplacera un bon bavardage au fond de la classe ! Je constate que, finalement, tu aimes bien tous les cours où l’on te fait participer activement. Même si je dois reconnaître que l’école n’est pas toujours drôle, permets-moi tout de même de te rappeler que l’on n’y vient pas pour s’amuser. Pour cela, il y a déjà bien assez de moyens de distraction en dehors ! Moi qui t’ai si souvent battu au foot (ça évitera que tu me traites de « vieux » !), sais-tu qu’à ton âge, je n’avais ni Game Boy®, ni PlayStation®, ni portable, ni magnétoscope ou DVD, ni ordinateur et encore moins Internet ou un MP3 ? Je vous trouve effectivement un peu difficiles dans vos jugements, tes amis et toi, car l’histoire de notre pays, ou l’observation d’autres sociétés, nous enseigne que quand des enfants ne sont pas à l’école ou au collège… c’est qu’ils sont au travail ! Et pas ce qu’il y a de plus facile : mineurs, bergers, petits ouvriers, artisans, main-d’œuvre totalement exploitée aux limites de l’esclavagisme… Avec des souffrances et des contraintes absolument incomparables aux tiennes qui se limitent parfois à un engourdissement du pouce à force d’envoyer des « textes » ! Je ne dis pas qu’à ton âge, il n’y a le choix qu’entre la souffrance là-bas et l’ennui ici, mais n’oublions jamais dans quel monde on vit et par quels chemins et conquêtes il nous a fallu passer pour t’offrir un confort aussi important que celui de ton collège. Ceci dit, je comprends ta frustration, surtout pour toi qui as fait tes preuves et as su montrer comme tu étais devenu grand.

Pour devenir adulte, mieux vaut être capable d’exercer des responsabilités. Et pour cela, chacun a besoin de libertés… que l’on n’accorde pas facilement aux enfants ! Nous vivons dans la crainte de la bêtise, de l’accident, de la blessure. Mais à l’école, comme au collège, ce n’est pas en vous considérant comme irresponsables, en  vous immobilisant muets à vos tables, que l’on fera de vous des citoyens éclairés et entreprenants le jour de votre majorité !

De ton côté, le problème est que tu es arrivé à un âge où tes envies de liberté sont si grandes que tu ne  supportes même plus les obligations et interdictions qui vont avec. Tous tes droits te semblent à jamais acquis et tu vis leur limitation, pourtant bien nécessaire, comme une atteinte à ta personne. Combien de fois avons-nous entendu des jeunes dire : «Je suis libre, je fais ce que je veux ! » Eh bien non, la liberté n’est pas de faire ce que l’on veut, ni au collège ni dans la rue. Cette vision ressemble tristement à la loi de la jungle.
C’est aussi la liberté de la lionne face à la gazelle. Et n’oublie pas que pour quelques années encore, tu seras plus souvent du côté de la proie que du prédateur… Il faut donc que les choses vous soient clairement dites : droits et devoirs vont de paire. Tu n’auras pas l’un sans l’autre. Mais n’oublie pas que les interdictions dans la
société te protègent aussi : l’alcool, le tabac, la drogue, le travail de nuit ou, plus graves, la route, la maltraitance, le viol ou le meurtre.
Que penserais-tu d’une société qui ne limiterait plus la liberté de tuer son voisin ? Maintenant, là où je ne saurais te donner tort, c’est que l’exercice de ta liberté est plutôt moribond dans l’enceinte scolaire. Quand on compare l’autonomie dont tu es capable aux responsabilités qu’on te laisse, on se dit que dans un collège à taille humaine, de gros progrès pourraient être réalisés dans ce domaine : tutorat entre élèves, communications vers l’extérieur (journal, site Internet, correspondance), autonomie, expression, circulation, reconnaissance des compétences, «métiers», etc. Malheureusement, un collège est souvent une grosse machine qui réclame avant tout discipline et rigueur pour fonctionner convenablement entre ses centaines d’élèves et ses dizaines de professeurs et de salles. Pourtant, je suis sûr qu’en vous donnant plus, on pourrait en retour exiger davantage de vous et vous sortir du même coup de cette attitude infantilisante de consommateurs allant à reculons vers des cours « prémâchés».

Un autre regret pour ma part tient au fait que vous ne vous sentiez pas plus attachés à votre établissement. Il n’y aurait pourtant pas de honte à cela, et puisque l’esprit de bande semble naturel aux adolescents, peut-être l’institution scolaire pourrait-elle y contribuer de manière plus créatrice que ce que peut proposer un gang de cité… Surtout qu’appartenir à un collège est le contraire d’appartenir à une bande : tout le monde y est accepté, au-delà des différences de couleurs, d’origines et de cultures avec un but commun qui ne se réalise pas aux dépens des autres… et de la loi ! Du coup, votre établissement trouverait là de magnifiques occasions de vous
valoriser : résultats sportifs, performances artistiques, productions diverses (peintures, photos, sculptures, textes, poésies, chansons, jardins, bricolages technologiques ou électriques…), participations à des projets liés à l’environnement ou à l’aide humanitaire. Autrement, les grands établissements impersonnels manquent de « chair », d’humanité, semblables à de grandes carcasses vides où tout ce qui y passerait serait interchangeable, les cours comme les élèves, les savoirs comme les professeurs. Il y a des liens à tisser entre vous tous pour que vous preniez conscience d’être d’une même communauté par le partage de ce lieu au même moment, avec un même projet. Elèves comme professeurs, nous savons que cela vous fait toujours le plus grand bien de vous côtoyer en dehors du sempiternel face-à-face des cours. Tel professeur, parfois si soporifique, se révèle passionnant dès qu’il s’agit d’animer un atelier de photographie, d’échec ou d’astronomie !
J’aimerais maintenant aborder un autre point de ta lettre, celui du contenu de tes cours. On le dit souvent : nous vous apportons des connaissances que vous ne réclamez pas. Dans le même temps, les diverses interrogations qui vous traversent l’esprit restent sans réponse. À vrai dire, je suis écartelé entre ta demande légitime etquelques réalités non négociables. On a tout de même le droit quand on est élève d’être un peu curieux de tout et l’on peut aussi, surtout à l’heure actuelle, trouver quantité d’informations délivrées en dehors des classes. Quand en France ont été créées les structures scolaires, la question de ce qu’on allait y apprendre s’est bien entendu posée. Tu sais que les professeurs, où qu’ils soient, ont des programmes à respecter. Nous avons un certain nombre de savoirs à vous faire étudier et acquérir. Ces programmes sont le fruit d’un long travaild’élaboration. Il semble si important de tout vous faire connaître ! Mais ni le cerveau humain ni les grilles d’emploi du temps ne sont extensibles à l’infini. Les adultes ont donc arrêté la liste de ce qu’il n’est pas permis d’ignorer dans le monde actuel. Je dis dans le monde actuel car ces programmes ont régulièrement changé, tenant compte de l’évolution des connaissances et des besoins. Ce dont tu n’as sans doute pas conscience, c’est que tous ces savoirs sont le résultat d’un long chemin. Les connaissances te sont souvent présentées « toutes faites » et cohérentes. Mais elles sont l’aboutissement d’une histoire faite d’essais, de réajustements, d’erreurs et de corrections. Cela fit dire au physicien Albert Einstein : «Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas » ! Tu sais que les gens ont longtemps cru que la Terre était plate ou que le Soleil tournait autour de la Terre, immobile quant à elle. Peut-être as-tu entendu parler de théories qui classaient les humains en trois races descendant de trois sortes de singes. Aujourd’hui encore, certains croient que le caractère des gens ou leur avenir professionnel et amoureux sont liés à leur date de naissance et à la position des astres ! Le monde a ainsi évolué, et avance encore, au gré de superstitions et croyances qu’il faut mettre à l’épreuve d’une démarche scientifique pour juger de leur véracité. Je te dis cela pour que tu te rendes bien compte que tout ce que l’on t’enseigne doit t’aider à t’éloigner du petit animal craintif que tu étais à ta naissance mais aussi du bébé qui voulait tout, tout de suite. De ce point de vue, on pourrait dire que grandir c’est aussi être capable de se retenir, de contrôler ses envies mais aussi d’être maître de sa pensée. Si tu ne réfléchis pas assez, d’autres penseront et s’exprimeront à ta place ! Quant au savoir, c’est une conquête qui nous permet d’évoluer, d’aller vers la maîtrise et la compréhension de tout ce qui nous entoure ou nous habite :
les volcans, les marées, les maladies, la peur, l’histoire, la vie, la mort, les désirs, etc. Parfois, des découvertes ont coûté la vie à leurs auteurs. Des gens ont lutté pour que certaines vérités voient le jour. Par exemple, l’astronome italien Galilée fut contraint de se rétracter devant le tribunal de l’Inquisition après avoir affirmé que la Terre tournait autour du Soleil. Alors, toi qui aimes les rebelles et les héros, tu devrais aimer la connaissance, car c’est cela qui est réellement subversif et courageux. Et non pas te vautrer devant la télé ou ta radio à écouter des programmes qui ne voient en toi qu’un crétin prêt à gober n’importe quoi ! Sais-tu qu’une chaîne de télé-
vision se vante même de t’attirer avec ses programmes pour mieux te bombarder de publicités qui t’inciteront à dépenser n’importe comment ton argent ? Je crois que tes professeurs te respectent bien davantage, et si tu les trouves si sévères, c’est peut-être la preuve maladroite qu’ils te croient capable de progresser.

Mais ce qu’il y a de paradoxal pour toi comme pour nous, c’est que nous devons t’imposer les savoirs qui te rendront plus indépendant ! Emmanuel Kant, un philosophe que tu étudieras au lycée, disait : « Comment puis-je cultiver la liberté sous la contrainte ? »Et pour cela, pour te « forcer » à être libre, la Nation ne lésine pas: écoles maternelles, écoles élémentaires, collèges, lycées, universités et grandes écoles. Des centaines de milliers de personnes employées pour cette mission, de la maîtresse de maternelle au maître de conférences de la faculté, en passant par des agents administratifs ou techniques. Mais au bout, la rencontre reste incertaine ente toi et le savoir.
Comme le dit la formule : « On ne peut pas apprendre à ta place! ». Effectivement… et tant mieux! Cela signifie que l’on a besoin de ton aide pour effectuer l’apprentissage. Comme le dit Eveline Charmeux, apprendre est un jeu qui se pratique à deux. Tu n’es pas un vase que l’on remplit. Il nous faut ta réflexion, ton intelligence, ton activité cérébrale et/ou physique. Mais c’est très compliqué à organiser avec des élèves, car il n’est pas toujours simple d’articuler vos désirs et nos obligations. Voilà pourquoi, trop souvent, on se comporte avec vous comme si vous n’étiez bons qu’à écouter et noter les cours. Tout le monde est frustré, toi comme tes professeurs.

Mais pour qu’un changement survienne, il faut aussi que vous, les élèves, jouiez le jeu. Si un professeur organise enfin un débat, ça ne doit pas devenir une foire d’empoigne où chacun cherchera à imposer son opinion à la classe en criant. S’il y a un travail de groupe à effectuer, il ne faut pas qu’un élève assume cette tâche pendant que les autres ricanent bêtement ! Si une recherche documentaire est nécessaire, on ne doit pas vous retrouver en train de faire les « imbéciles » dans le couloir ! Les professeurs qui se sont essayés à d’autres formes de travail n’ont pas toujours été récompensés. Vous mettez souvent le bazar avec celui qui voulait justement être « gentil » avec vous. Evidemment, vous auriez pu en reparler, réessayer, fixer des règles explicites, mais l’ingratitude que semble parfois manifester une classe d’adolescents est suffisamment vexante pour décourager ces velléités. Pour un élève comme pour son professeur, un échec en classe est toujours public. Heureusement, ça se passe parfois très bien, adultes et élèves prenant goût à des façons plus actives de travailler et d’envisager les apprentissages. Loin du cours délivré du haut de l’estrade, certains enseignants sont depuis longtemps descendus de leur piédestal et n’hésitent pas à vous mettre au travail de façon intéressante, stimulante, comme l’atteste la liste des cours que tu aimes au collège. On voit nombre de projets permettre des adhésions inimaginables en restant assis en classe. Il faut reconnaître que certaines disciplines se prêtentmieux que d’autres à votre participation. On imagine mal votre professeur d’EPS prendre la parole pendant une heure ! Même si tu ne t’en rends pas compte, je peux t’assurer que malgré toutes les critiques, les choses évoluent. Je sais qu’il serait possible de tenir un peu plus compte de vos attentes, et certaines expériences demandent à être poursuivies comme les itinéraires de découverte. Et toi, as-tu profité pleinement du CDI que nous avions visité et qui te permet d’emprunter gratuitement des livres ? Es-tu inscrit aux différents clubs de
théâtre, de djembé ou de photographie ? Fais-tu du sport avec l’UNSS le mercredi après-midi ? T’es-tu présenté aux élections de délégués de classe ? Voilà de belles occasions de te montrer aux adultes sous un autre jour et de trouver des responsabilités.
Un mot encore sur la distance que tu ressens à l’égard de tes professeurs. Ce sont tous d’anciens bons élèves qui se sont spécialisés dans leur matière de prédilection. Peut-être ton enseignant d’arts plastiques serait surpris de tout ce que l’on vous fait faire en mathématiques. Ton prof de sciences connaît-il bien le programme d’histoire ? Ils se sont spécialisés à un très haut niveau dans leur domaine (si tu savais tout ce qu’a lu la prof de français!) pour bien maîtriser les connaissances qu’ils veulent te transmettre. Ils ne t’enseignent qu’une petite partie de tout ce qu’ils connaissent. Mais, dans le même temps, ils doivent te faire passer des obstacles qu’ils ont eux-mêmes franchis, parfois sans même s’en rendre compte. Ils ont donc tendance à dire : « Faites comme moi! » un peu comme le ferait la prof de danse lorsqu’elle fait un grand écart facial devant ses élèves !
Voilà pourquoi la démonstration de mathématiques te paraît tirée d’un manuel de sorcellerie ! Toutefois, sache qu’il te faut prendre tous ces cours que l’on t’impose comme autant de chances de rencontrer une nouvelle passion. Peut-être n’as-tu pas encore découvert la période historique qui te fera dévorer les livres ? Tu ne connais toujours pas l’œuvre de l’artiste peintre pour laquelle tu feras la queue devant un musée à l’autre bout de la France. Tu n’as pas encore lu l’auteur qui t’emmènera vingt mille lieues sous les mers malgré la fatigue. Tu ignores jusqu’à l’existence de la voix d’opéra qui te bouleversera peut-être à chaque écoute. Peu à peu, la jubilation de la résolution en mathématiques va peut-être provoquer une vocation chez toi. De préparer pour tes camarades une séance d’échauffement en sport pourra être un élément déclencheur pour ton orientation professionnelle. Et cette maquette d’une église romane que nous avions construite n’a-t-elle pas réveillé en toi une âme de bricoleur, d’architecte ou d’historien ?

Comme tu le vois, nous avons décidé sans les élèves, et parfois à leur place, de ce qui serait bon pour eux. Peut-être pourrait-on en rediscuter à l’occasion, vous offrir l’opportunité d’appliquer d’autres méthodes de travail dans les domaines de votre choix. Peut-être faudrait-il dès l’école valoriser des savoirs et des compétences qui ne figurent pas aux programmes scolaires tels qu’il a bien fallu arbitrairement les arrêter. Tous, quelles que soient vos difficultés, êtes capables d’apprendre. À nous de créer les conditions qui permettent de le prouver, de saisir et d’exploiter les occasions qu’on laisse traditionnellement trop souvent passer ! Tous, vous avez vos propres centres d’intérêt, mais ces derniers n’entrent pas forcément dans le cadre des apprentissages scolaires. Je crois que nous, enseignants, gagnerions tous à aller voir de ce côté-ci, pour ensuite vous amener de ce côté-là du savoir. Derrière tes passions se cachent des tonnes de connaissances comme tu l’as déjà constaté en empruntant un ouvrage sur les cétacés, les Egyptiens ou le système solaire.

Je te laisse retourner à tes cours.  Au fait, te souviens-tu de l’histoire imaginaire de cet homme qui entendait une voix lui conseiller de ramasser des cailloux. Après avoir longtemps refusé, il accepta d’en prendre le strict minimum. À son réveil, le lendemain, il découvrit que les cailloux s’étaient transformés en or ! Il paraît qu’il regretta longtemps de ne pas en avoir pris davantage… Bonne collecte !




Pour rattraper le dernier cours

2 07 2011

Les élèves qui n’étaient pas en classe le samedi matin 2 juillet peuvent rattraper le cours en cliquant sur les liens ci-dessous :

- pour les 4e Lettonie

- pour les 6e Espagne

- pour les 3e Grece




Réaliser vos cartes heuristiques avec un ordinateur

29 05 2011

Ceux qui souhaitent réaliser les cartes heuristiques en utilisant l’informatique peuvent:

télécharger le logiciel (gratuit) X-mind et l’installer sur leur ordinateur (la version Xmind portable peut-être installer sur une clé usb). Cliquer sur l’icone pour la télécharger. (si besoin on peut trouver un mode d’emploi en images ici)



utiliser l’application en ligne Mindomo. cliquer sur l’icone pour y accéder. (si besoin on peut trouver un mode d’emploi  ici)




Résultats des concours

27 05 2011

Seuls les quatre premiers lauréats des géophiles et les trois premiers des Hercules apparaissent dans ce tableau.

Rendez-vous vendredi 24 juin à 11h30 pour ces derniers à la remise des prix qui aura lieu au mois de juin.

Les autres participants qui désirent connaître leur résultat peuvent me contacter.

(rappel : tous les participants aux géophiles recevront leur prix de participation cette semaine.)

Bravo à tous les lauréats et à tous ceux qui ont essayé !

Résultats des géophiles

Niveau Sixième
Lauréat Points Classement national (sur 2595) [départemental]
1er Enzo Benoit 76,25 51 [2]
2e Louis Hanquez 65,25 159 [7]
3e Florent Brame 56,75 341 [19]
4e Baptiste Caulier 55 388 [22]
Niveau Cinquième
Lauréat Points Classement national (sur 2788)
1er Théo Muller 86,25 66 [4]
2e Quentin Spelleboudt 76,25 222 [11]
3e Yannick Creton 64 644 [28]
4e Nathan Martel 52,5 1258 [63]
Niveau Quatrième
Lauréat Points Classement national (sur 1310)
1er Manon Caulier 90 36 [6]
2e Pierre Verne 88,5 44 [7]
3e Camille Warnault 75 161 [23]
4e Maxime Dhaisne 64,5 337 [34]
Niveau Troisième
Lauréat Points Classement national (sur 798)
1er Cyrielle Debril 79,25 99 [6]
2e Marine Lefebvre 70 210 [12]
3e Elise Bernarcki 67,5 242 [14]
4e Julie Nicolay 56,5 455 [46]
Résultats des hercules
Niveau Sixième
Lauréat Points Classement national (sur 7317)
1er Théophile Towsend 31 320
2e Louis Hanquez 27 784
3e Flavien Luis 26 980
Niveau Cinquième
Lauréat Points Classement national (sur 5724)
1er Quentin Spelleboudt 33 194
2e Corentin Girard 31 283
3e Théo Muller 29 443
Niveau Quatrième
Lauréat Points Classement national (sur 4598)
1er Manon Caulier 34 85
2e Pierre Verne 30 281
3e Sarah Mouaoued 29 362
Niveau Troisième
Lauréat Points Classement national (sur 4225)
1er Perrine Ingelaere 34 134
2e Cyrielle Debril 33 189
3e Florian Matte 32 234



Corrigé de l’évaluation des 6e Malte sur la République romaine

16 03 2011

Clique sur le citoyen Marcus, il t’enverra le corrigé




Entraînements aux concours

25 02 2011

Vous pouvez vous entraîner au concours des Hercules de l’histoire :

pour les 6èmes : ici et ici

pour les 5èmes : ici et ici

pour les 4èmes : ici et ici

pour les 3èmes : ici et ici



Vous pouvez vous entraîner aux Géophiles :

pour les 6èmes : ici (réponses ici)

pour les 5èmes : ici (réponses ici)

pour les 4èmes : ici (réponses ici)

pour les 3èmes : ici (réponses ici)




Des oeuvres incontournables cachées dans un clip

22 02 2011

Dans ce  clip de 70 Million, titre du groupe français Hold Your Horses, on  retrouve une série d’œuvres incontournables de l’histoire de l’art. Saurez-vous les retrouver ?




70 Million de Hold Your Horses !
envoyé par logreproduction. – Regardez d'autres vidéos de musique.




Habiter le monde rural

8 02 2011

Clique sur la photographie de ce village africain pour découvrir le corrigé de l’évaluation.







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