La Première Guerre Mondiale : images d’archives

26 09 2011

D’autres images que celles vues en classe. Elles sont tirées des archives de l’INA. Il s’agit des actualités du 6 novembre 1968, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la fin du conflit.




Un jeu de rôle sur la Première Guerre Mondiale

23 09 2011

À l’assaut est une aventure interactive qui VOUS permet de faire l’expérience de la vie dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale. En la personne d’un jeune soldat canadien stationné quelque part le long du front ouest à la fin de l’automne de 1916, vous vivrez en quelque sorte l’excitation, le désespoir, la brutalité et la pure horreur de la guerre dans les tranchées.

À l’assaut n’est pas seulement un jeu, une aventure palpitante, c’est aussi un moyen de vous permettre de mieux comprendre la réalité de la guerre dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale. En plus de survivre à la dure épreuve des tranchées, vous pourrez aussi :

  • mieux comprendre les difficultés et les périls qu’ont rencontrés les soldats  sur les lignes de front durant la Première Guerre mondiale;
  • apprendre à comprendre les termes et expressions, stratégies et technologies propres à la guerre de tranchées;

À l’assaut est fondé sur les témoignages de Canadiens qui ont vécu et qui sont morts dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale.

Pour jouer (et apprendre), cliquez sur l’image.

N’hésitez pas à laisser vos impressions dans les commentaires.




Cérémonies du 11 novembre

10 11 2010

Demain, à l’occasion des cérémonies du 11 novembre, des élèves de 3e Grèce liront des lettres de poilus devant le monument aux morts de leur commune.

Liste des participants, des communes et les horaires dans le tableau ci-dessous.

Soyez nombreux à aller les écouter.

Lecteurs Commune Horaire
Romain Lemaire         Corentin Flandrin Nordausques 12h15
Julie Lefebvre Marine Duhamel Perrine Ingelaere Ardres 12h
Thomas Démaret               Théo Imbert Nielles 12h
Eva Devin                            Chloé Crapez Balinghem 10h45
Marine Crendal         Amandine Théry Louches 11h30
Brandon Joly Brèmes 11h
Dylan Hénon Tournehem 9h15
Elise Bernarcki Autingues 11h



A la télé ce soir sur Arte à 20h40 : 1916, l’enfer de la Somme

10 11 2010

"1916, l'enfer de la Somme" : Corporal Stephen Sharples (Peter Barich) et Lance Corporal Thomas Mellor (Chris Hannon), quelques heures avant leur mort.Envahie en 1914 par les Allemands, la Somme Picardie située au point de jonction des armées anglaise et française est un enjeu primordial de la Première Guerre mondiale. Déclenchée le 1er juillet 1916 et impliquant plus d’une trentaine de nations, l’offensive de la Somme, censée dans un premier temps soulager la pression qui affecte depuis février la région de Verdun, s’avère finalement complexe et pas toujours bien coordonnée. Si les Allemands prennent d’abord l’avantage suite à des erreurs stratégiques de la part des généraux britanniques, la situation se renverse en septembre avec l’arrivée des premiers blindés anglais Mark I. Le rôle déterminant du matériel ainsi que la couverture médiatique sans précédent orchestrée par l’état-major anglais – qui tient plus de la propagande que du reportage réaliste – marquent un tournant de l’histoire militaire. Grâce à des scènes reconstituées, ce documentaire-fiction retrace cet épisode capital et sanglant, et appréhende plusieurs points vus en classe.

source : www.arte.tv




Monuments aux morts du Pas-de-Calais

14 10 2010

Intéressons-nous à la mémoire de ce conflit à travers les monuments aux morts qui furent érigés dans les années 20.

Je remercie les élèves de 3ème  qui ont participé aux travaux de recherche : ceux de 3ème Autriche année 2008-2009 du collège de l’Europe d’Ardres (en particulier Guillaume, Michel, Maxence, et Julien), Yann et Margaux élèves de Mme Carrez du collège Georges Brassens de Saint Venant en 2008-2009 ainsi que tous mes élèves de 3ème Finlande 2009-2010 et ceux de 3ème Grèce de cette année qui ont permis de compléter cet article.

Tous ceux qui ont observé le monument de leur commune sont arrivés à des conclusions similaires :

- le nombre des morts est élevé ( le moindre petit village en compte plusieurs dizaines)

- un nombre de tués important pour l’année 1914 (contrairement à ce qu’on pense généralement, la guerre de mouvement a été très meurtière)

- sur tous les monuments, on a pu repérer des membres de  la même famille parmi les victimes (père et fils, frères, cousins …)

- pratiquement pas de victimes civiles contrairement à la Seconde Guerre Mondiale. Quelques-unes tout de même dans les commune situées près du front comme Saint-Venant (deux victimes civiles)

- les noms des victimes sont souvent classés par ordre alphabétique, parfois par année, très rarement par grades

- certains élèves ont ressenti une émotion plus particulière en découvrant le nom d’un membre de leur famille.

- l’inscription « Aux enfants de… morts pour la France » revient à chaque fois.

Grâce aux travaux de l’historien Antoine Prost et à ceux d’Annette Becker (que j’ai eu la chance d’avoir comme professeur lorsque j’étais étudiant), on peut classer ces monuments selon leur type. Ce n’est pas toujours très facile de faire entrer ces monuments dans une catégorie, car certains présentent de multiples symboles et multiplient donc les messages.

Les monuments religieux

Les monuments aux morts ont été érigés à partir de souscriptions publiques lancées par les municipalités. (les habitants étaient invités à faire un don).  Ils présentaient donc généralement des caractères républicains et laïcs. Ce n’est toutefois pas toujours le cas, notamment  dans certaines régions très marquées par la religion. Aussi certains des monuments du pas-de-Calais présentent un caractère religieux fort marqué. Il est  alors obligatoirement placé dans le cimetière ; la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 interdisant les croix sur les espaces publics autres (comme la place du village).

A Louches, la stèle est surmontée d’une croix et accolé au mur de l’église.

Plus religieux encore, à Landrethun-lès-Ardres, c’est un christ et non un poilu qui est érigé sur le socle portant le nom des victimes.

Les monuments funéraires.

Sans statue ni allégorie, dépouillés, les monuments funéraires n’arborent souvent que la croix de guerre. Ils sont le plus souvent situés dans les cimetières ou près des églises.

A Rodelinghem, il s’agit d’une simple stèle portant le nom des 20 morts. L’inscription rappelle toutefois la victoire obtenue dans la douleur :

« Aux enfants de Rodelinghem morts pour la France
Dieu Patrie

Passant, va dire à la France que je suis mort pour sa gloire et sa liberté.
Priez pour eux
Pro Patria »

A Nielles-les-Ardres, deux simples plaques de Marbre, avec des couronnes de laurier qui rappellent la victoire.

A Zouafques, le monument mélange les styles : la stèle est ornée du laurier symbole de victoire (ou de la palme des martyrs ?), d’une croix chrétienne et tout en haut de le croix de guerre (que l’on trouve sur la grande majorité des monuments de France)


Les monuments civiques.

Les citoyens y rendent hommage aux citoyens. Les thèmes y sont alors le deuil ou la victoire.

A Balinghem, une allégorie de la république victorieuse en marbre blanc.

A Bois-en-Ardres, une simple stèle avec les 22 noms gravés mais une main tenant une épée lui donne un caractère plus belliqueux :


Les monuments patriotiques

Souvent illustré par une statue de poilu au combat, les monuments patriotiques glissent parfois vers le nationalisme avec des accents guerriers. Ils illustrent l’état d’esprit revanchard des Français des années vingt, qui tranche avec celui des années 30, bien plus pacifiste (la « der des der » et l’esprit de Munich)

Ils sont généralement situés sur la place ou à un carrefour.

Tournehem fait partie des rares communes (6 % selon Antoine Pros) à posséder un monument affublé du coq gaulois. La palme du martyr décore la partie haute de la stèle.

Le monument aux mort de Saint-Venant, inauguré le 30 octobre 1921, se situe au bord de la lys.
Les noms sont classé par ordre alphabétique et jamais par grades.
Le socle en marbre blanc avec le nom des morts inscrits par ordre alphabétique sur des plaques de marbre gris, est surmonté d’une statue d’un poilu qui brandit sont arme.
Le monument est décoré par une couronne de laurier, des palmes et des rameaux d’oliviers métalliques. Les palmes incarnent la douleur, la souffrance. Le rameau d’olivier est le symbole de la paix et de la gloire. La couronne de laurier symbolise la victoire.

A Ardres, le monument est similaire, plus belliciste encore. Le poilu , qui semble pousser un cri de triomphe devant  le drapeau, tient dans la main gauche une grenade. L’inscription proclame « debout les morts, le jour de gloire est arrivé »

Les monuments pacifistes

Ils sont rares. Ils évoquent la paix ou l’espérance.

Celui de Nordausques entre dans cette catégorie puisqu’il représente, au milieu d’un paysage rénové symbolisé par le soleil levant et un pommier chargé de fruit, un ange qui caresse la tête d’un homme. Le fils de ce dernier, regarde, les poings serrés, la direction que lui montre son père, vers la désolation laissée par la guerre.

Ce monument présente une autre particularité : il a été érigé au lendemain de la guerre de 1870-71 pour les cinq victimes du village et on a complété la liste des morts après la Grande Guerre.

Quelques liens pour découvrir d’autres monuments :

- Mémoires de pierre en Pas-de-Calais

- France genWeb

- queutchny 14-18







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