Categorie: Biographies

avril 22nd, 2010

Saddam Hussein

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Saddam Hussein Abd al-Majid al-Tikritie, homme d’Etat irakien, est né le 28 avril 1937 et exécuté par pendaison le 30 décembre 2006, jour de l’Aïd el-Adha à Bagdad pour crimes contre l’humanité.

Il est vice-président de la République de 1968 à 1979, puis président de 1979 à 2003, avant d’être renversé lors de l’invasion de l’Irak en 2003 par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et une coalition de pays. Il a été accusé par des gouvernements et des organisations non gouvernementales (ONG)  de crimes de guerre, meurtres, crimes contre l’humanité et de génocide envers les Kurdes. Il est arrêté en décembre 2003, il est condamné à mort le 5 décembre 2006 pour le massacre de Doujaïl de 148 villageois chiites en 1982.


Sa jeunesse :

Le petit Saddam aurait été élevé par le nouvel époux de sa mère, un homme qui aurait été brutal et illettré, et qui l’aurait traité rudement. Il aurait alors vécu dans une petite maison en torchis, qui n’a
urait été composée que d’une pièce et où, comme dans la quasi totalité des demeures irakiennes de l’époque, il n’y aurait pas eu l’électricité. Dès l’âge de six ans, il aurait commencé à travailler comme berger.  À l’âge de huit ans, il aurait fui le domicile familial, et aurait été recueilli à Bagdad par un oncle maternel, Khairallah Talfah , ancien officier qui aurait soutenu la révolution de Rachid Ali al Gaylani  et qui serait devenu maître d’école. Son oncle lui aurait appris le maniement des armes, et l’aurait instruit sur l’histoire de l’Irak. Admiratif de son oncle, il aurait décidé de devenir, comme lui, officier. Il se serait présenté à l’École militaire pour passer le concours d’entrée, mais il aurait échoué. Après la fin de ses études secondaires, le jeune Saddam rejoint une cellule clandestine du parti Baas (le parti socialiste de la Renaissance arabe). Ce parti prône un nationalisme arabe laïc et l’unité du monde arabe, mélangé de références socialistes modérées (nationalisation des richesses nationales, notamment du pétrole). Membre du parti Baas, il milite dès le début des années 1950, pour l’unité arabe. Quelques années plus tard, il est condamné, avec son oncle, à six mois de prison pour avoir tué un informateur de la police. Il participe en 1956 à un coup d’Etat avorté contre le souverain du royaume d’Irak, soutenu par le royaume-Uni. En 1958, un autre groupe, communiste, sous la direction du , officier marxiste, parvient à renverser le roi. Le 7 octobre 1959, il fait partie d’un groupe qui tente d’assassiner le général Kassem et d’instaurer un régime nationaliste en Irak, mais ils échouent, et Saddam Hussein est blessé lors de cette opération où il n’a eu finalement qu’un rôle subalterne. Plus tard, ses services de propagande tenteront d’embellir son action, jusqu’à en faire le personnage central de ce complot manqué et le héros d’une nouvelle «geste ». Après sa tentative manquée d’assassinat du général Kassem, il s’enfuit à Damas , où il restera trois mois, et c’est durant ce court séjour qu’il rencontrera Michel Aflaq (secrétaire général du Baas). C’est grâce à cette rencontre qu’il deviendra membre à part entière du parti. Il continue sa scolarité au Caire, où il obtient son « diplôme » en 1961, puis, en 1962, il entame des études de droit. Mais il est contraint d’abandonner ses études pour retourner en Irak. Après la révolution irakienne du 8 février 1963, lors de laquelle le régime marxiste du général Kassem est renversé par des groupes nationalistes baasistes commandés par le général Aref, Saddam Hussein revint en Irak en passant par la Syrie, où il rencontre une nouvelle fois Michel Aflaq qui lui transmet un message qu’il devait donner à Ahmad Hasan al-Bakr. Il se fait l’intermédiaire des baasistes syriens et irakiens et participe également à plusieurs conférences panarabes, du parti à Damas. Avec son retour en Irak, il travaille au recrutement de nouveaux militants. En 1964, Saddam Hussein aurait projeté d’assassiner le présidentAdbel Salam Aref. L’attentat qui était prévu pour le 5 septembre est découvert par la police la veille, et il se fait emprisonner avec un complice.  Il parvient à s’évader le 23 juillet 1966, au cours d’un transfert entre deux prisons. Il se consacre alors à la constitution d’une branche clandestine du Baas, qui implique une centaine de personnes.

Sa montée vers le pouvoir :

Écarté du pouvoir, pour un temps, le parti Baas  revient en force, lors d’un coup d’État, le 17 juillet 1968, et devient le parti le plus puissant et le mieux structuré de la région. Lors de la « Révolution blanche » (nom donné parce qu’aucune goutte de sang n’a coulé pendant ce coup d’État), Saddam Hussein aurait ( d’après les sources baasistes ) assiégé le palais présidentiel avec un tank le ministre de la défense en personne. Il occupe le poste de vice-président du Bureau révolutionnaire. Épaulé par son groupe, Saddam Hussein, « Ã©limine » peu à peu ses rivaux, et réussit à « contrôler »Â Bagdad, la capitale. Il devient Vice Président de la République en 1971. Cependant, pour contrôler le pays, il a besoin d’un parti à sa dévotion, et prend modèle sur leParti communiste de l’Union Soviétique, avec laquelle l’Irak signe en 1972, un traité d’amitié. Saddam Hussein se rend aussi en France la même année, le 14 juin. Le Parti Baas, devient rapidement omniprésent et en quelques années, ce parti devient un instrument entièrement au service de Saddam Hussein, qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Le 1 juin 1972, plusieurs années avant de prendre le pouvoir , Saddam Hussein commence une vaste nationalisation des compagnies pétrolières, richesse nationale qui se trouvent jusque là entre des mains étrangères. L’Irak connaît alors un développement industriel et social sans précédent. Saddam Hussein s’efforce de moderniser l’économie et l’industrie. En 1973, Saddam Hussein devient général, et le 16 juillet 1979, à 42 ans, se sentant assez puissant, il succède à  Ahmad Hasan ak-Bakr et devient Président de la République d’Irak, suite au renoncement « précipité » de son prédécesseur, officiellement pour « raison de santé » . Des milliers de cadres du parti Baas sont alors convoqués d’urgence et vingt-deux d’entre eux, accusés de trahison, sont arrêtés en pleine assemblée, présidée par « un Saddam Hussein fumant le cigare et pleurant parfois », et sont emmenés à l’extérieur pour être « exécutés sommairement ». La scène est filmée et est « suivie en direct dans tout le monde arabe ; elle servira à « asseoir » le pouvoir du nouveau dictateur en Irak, et deviendra « célèbre mondialement comme illustration de ses méthodes et de sa personnalité.

La dictature et la chute du régime :

Durant les vingt-quatre années de son pouvoir, Saddam Hussein utilise tous les moyens pour contrôler la population et régner sans partage. Comme dans les régimes totalitaires, la propagande est omniprésente à travers les différents médias et les affiches représentant le portrait du Raïs. La presse est censurée et la peur d’être arrêté et exécuté paralyse les opposants au régime, principalement chiites et kurdes. Durant cette période Saddam Hussein échappe à plusieurs attentats ou tentatives de renversement par la force, pratiquement tous perpétrés par des organisations secrètes islamistes chiites interdites.

Le procès (2005-2006) et l’exécution :

L’ouverture de la phase préliminaire de son procès a eu lieu à Bagdad au début du mois de juillet 2004. C’est un tribunal d’exception, le Tribunal spécial irakien (TSI), qui le jugera pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, avec plusieurs autres membres importants du parti Baas. Mille cinq cents personnes dont vingt-deux avocats principaux venant d’Irak, de Jordanie, de Libye, de France et des États-Unis se sont proposés pour assurer la défense de Saddam Hussein. Jaques Vergès et Roland Dumas sont quelques-uns de ces nombreux avocats. La peine de mort avait été abolie en Irak par l’administrateur civil de l’Irak Paul Bremer ; elle semble y avoir été réintroduite à la suite de l’arrestation de Saddam Hussein. Le 19 octobre 2005, jour d’ouverture du procès, Saddam Hussein défie le tribunal, en ne reconnaissant pas son autorité et plaide non coupable pour le massacre de Doujaïl. Des témoins programmés au procès, ayant trop peur d’être des témoins publics, ne sont pas venus à Bagdad. Le premier procès de Saddam Hussein est alors ajourné pour permettre d’entendre ces derniers dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Le 15 mars 2006, Saddam Hussein est appelé par l’accusation en tant que témoin. À la barre, il a fait une déclaration politique, affirmant notamment qu’il se considérait toujours comme le président de l’Irak, appelant les Irakiens à cesser les violences entre eux et à combattre les troupes américaines. Le juge a alors coupé son microphone et la suite de l’audience s’est déroulée à huit clos. Le 15 mai, il est formellement accusé de « crimes contre l’humanité » pour le massacre de Doujaïl, et refuse de plaider, trois de ses avocats ayant été assassinés lors des premiers jours du procès et Saddam Hussein ayant récusé tous ceux, commis d’office, que le tribunal spécial irakien lui proposait en remplacement. Ses avocats boycottent le procès accusant le tribunal de partialité et de manque d’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique. Saddam Hussein refuse également d’être présent lors des auditions. Le président du tribunal ordonne alors sa convocation d’office. Des témoins appelés par la défense, suspectés d’avoir mentis à la cour, sont emprisonnés. Le 19  juin, Jaffar al Musawi, le procureur général du tribunal spécial irakien requiert la peine de mort contre Saddam Hussein, contre son demi-frère Barzan al-Tikriti  et contre l’ancien vice-président Taha Yassine Ramadan .Ne bénéficiant d’aucun avocat autre que ceux commis d’office par le tribunal, c’est le conseiller canadien des avocats de la défense, William Wiley, qui se chargera d’écrire la plaidoirie finale. Le 5 novembre, Saddam Hussein est condamnée à mort par pendaison pour crime contre l’humanité. D’après les statuts du tribunal, il y a automatiquement appel pour ce type de condamnation. Plusieurs autres membres de l’ancien parti Baas sont également jugés et furent condamnés à mort ou à des peines allant de l’emprisonnement à perpétuité. Le 26 décembre, la cour d’appel irakienne confirme la condamnation à mort de l’ancien président irakien Saddam Hussein. La cour d’appel refuse d’accéder à la dernière volonté de Saddam Hussein d’être fusillé, comme le prévoyait l’ancienne Constitution irakienne pour les crimes politiques, et confirme l’exécution par pendaison, qui était réservée en Irak aux Droits communs, dans les trente jours à venir.

Le 30 décembre, l’ancien président irakien est finalement exécuté à Bagdad à 06 h 05, heure locale. Livré par les Américains aux autorités irakiennes, ce sont des Irakiens qui exécutent la sentence. Saddam Hussein est mené au gibet, les bras et les pieds entravés, mais conserve son calme et lit des versets du Coran. Il demandera d’avoir la tête découverte, ce qui lui fut accordé. Il acceptera un foulard pour éviter les blessures occasionnées par la corde. Après son exécution, le corps fut amené en « zone verte », le périmètre de sécurité de Bagdad, dans la résidence du premier ministre, où fut organisée une fête entre amis pour fêter la pendaison. Il a ensuite été remis aux proches de l’ex-dictateur. Le 31 décembre, il est enterré à 4 h 00 dans un bâtiment construit au cours de sa présidence et destiné à honorer les morts, dans le centre d’Aouja. Il repose avec son oncle et ses fils Oudaï et Qoussaï.

janvier 3rd, 2010

Staline

Staline est d’origine géorgienne (il est né dans la ville de Gori), son père (Vissarion) était cordonnier, il meurt lorsque le petit Joseph à 11 ans. Sa mère, Catherine Guéladzé, fait entrer son fils au séminaire de Tiflis en 1894, Joseph à 15 ans. Dans ses études il fit preuve d’une remarquable mémoire et d’une intelligence tout à fait à la hauteur de ce que demandent ses professeurs. C’est du côté de la foi que Joseph laissa à désirer. Il sera exclu du séminaire pour ses idées marxistes en 1899. A 18 ans, il va se rallier secrètement au Parti social-démocrate de Tiflis. Dès lors il mena une activité révolutionnaire ce qui lui valu d’être déporté en Sibérie à plusieurs reprises. Joseph est alors connu sous son diminutif de Sosso puis sous le pseudonyme de Koba. En 1904, il rejoint le les bolcheviks dont il fut un militant exemplaire ; à nouveau déporté il s’évade et organise au Caucase en 1907 des «expropriations», qui sont en fait des hold-up, pour soutenir le Parti.

En 1912, Lénine le nomme membre du comité central du Parti ouvrier social-démocrate de Russie puis devient le premier directeur de la Pravda, c’est à ce moment qu’il prend le pseudonyme de Staline (=l’homme d’acier). En 1913, il sera à nouveau déporté et ne sera libéré que quelques mois avant la révolution d’octobre dans laquelle il ne joua qu’un rôle marginal. Lors de sa détention il écrivit Le Marxisme et la question nationale ; mais Staline n’est pas un théoricien et on peut dire que la matière de ses écrits lui a été largement inspirée par Lénine ; en tout ce seront cependant treize tomes d’écrits qui nous parviendrons : Les Fondements du léninisme (1924), Les Questions du léninisme (1926), Matérialisme historique et matérialisme dialectique (1938) Abrégé de l’histoire du Parti communiste (1937), enfin Les Problèmes économiques du socialisme. Ce sont pour la plupart des discours.).

Il se rallia aux « thèses d’Avril » de Lénine en 1917 et devint, après la révolution ,commissaire du peuple aux Nationalités, il le sera de 1917 à 1922. En même temps, de 1919 à 1922, il sera commissaire à l’Inspection ouvrière et paysanne ; il est, dès ce moment, en rapport étroit avec la Commission extraordinaire, la Tchéka. Il prendra une part active à la guerre civile, c’est lui qui organisa la défense de la ville de Tsaritsyne (le nom de Stalingrad de 1925 à 1961) contre les forces des Blancs de Denikine. Il participa également à la défense de Petrograd contre le général Ioudénitch.

Il a épousé en 1918 Nadejda Alliloueva une jeune fille de 17 ans qui est sa seconde femme. Elle se donnera la mort en novembre 1932, révoltée par la grossièreté de son mari et la cruauté de sa politique, elle lui laissera deux enfants: Svetlana, aujourd’hui américaine, et Vassili, mort en 1962.

En 1922, lorsque le poste de secrétaire général du Parti est crée, sentant l’importance de la fonction, Staline se porte candidat et obtint le poste. En 1924 il parviendra à succéder à Lénine bien que ce dernier ne fut pas tendre envers lui dans son « testament » politique ( en fait son testament est une lettre qu’il avait préparée pour le prochain congrès du parti dans laquelle il dénonce Staline comme étant trop « grossier » pour se maintenir à son poste. Il ne faut pas comprendre « grossier » par des écarts de langage (bien que…) mais par le fait que Staline n’est pas un théoricien et qu’il use de méthodes brutales.)

Staline va habilement jouer des alliances pour affaiblir ses adversaires, on dit qu’il était « prêt à toutes les trahisons ». Bientôt il aura assis son autorité incontestable au sein du Parti et de la société. Il développe la doctrine de la « construction du socialisme dans un seul pays » en opposition à ce qu’il appelle la «révolution permanente» de Trotski, il décide la collectivisation totale des terres (automne 1929) et de l’industrialisation (premier plan quinquennal en 1928). Il s’opposera violemment aux thèses de Trotski (commissaire à la guerre) . Pour combattre ce dernier il s’appuya dans un premier temps sur Kamenev et Zinoviev mais finit par les évincés avec Trotski en 1927. Staline s’adonna alors à une pratique qui allait devenir funestement célèbre : la purge.

En 1929, il « purge » la droite du Parti. Staline est désormais le chef incontesté qu’il souhaitait être. Devant les résistances paysannes et industrielles aux collectivisations, Staline déclenche en 1934, après l’assassinat de Kirov, des purges importantes au sein du Parti qui s’étendent de 1936 à 1938. Zinoviev, Kamenev, Smirnov, Boukharine et Rykov seront purgés août 1936 (procès des seize). Mais les purges ne se restreignent pas aux cadres du Parti, des millions d’hommes et de femmes (des officiers –dont le maréchal Toukhatchevski-, des anciens bolcheviks, des membres du Parti…) furent les victimes des terribles purges staliniennes. En 1939, on admet qu’ont été arrêtés plus de sept millions de citoyens, dont au moins trois millions ont péri.

Au niveau international Staline fut longtemps hésitant entre le camps des démocraties libérales et celui des fascismes. C’est parce qu’il ne fut pas convié aux accords de Munich en 1938 qu’il conclut avec Hitler le pacte germano-soviétique de non-agression d’août 1939..

Le pacte était accompagné d’une clause secrète sur les zones d’influences en Europe orientale (partage de la Pologne). Staline ne voulut pas croire à la possible rupture du pacte mais dut s’y résigner, il avait alors pris un sérieux retard dans l’organisation de la défense soviétique, après l’invasion allemande de juin 1941.

En mai 1941, Staline devient homme de guerre, il est élu généralissime et président du Comité d’Etat à la défense. La mobilisation fut général, dans un premier temps le pays plia, puis résista et enfin remporta la guerre. Staline se résigna à accepter l’aide matérielle des démocraties et démantela le Komintern (l’Internationale communiste) en 1943 pour satisfaire ses fournisseurs. En 1943, il participa à la conférence de Téhéran, en 1945 à celles de Postdam et de Yalta.

On ne sait que trop bien qu’après la guerre il plaça les pays d’Europe centrale sous l’influence, toujours plus dominatrice, de l’URSS. Les démocraties populaires florissaient au travers de l’Europe ; mais elles avaient comme funestes compagnes les inévitables purges. Staline réorganisa le Kominform (le Bureau d’information des partis communistes ; la nouvelle Internationale communiste) bien qu’il ne fut pas internationaliste (c’était avant tout la Russie qui l’intéressait) et engagea contre l’Occident, et principalement les Etats-Unis, la guerre froide. Le rideau de fer partageait désormais l’Europe en deux.

A la fin de son « règne » Staline organisa encore de nouvelles purges (« procès de Prague », complot des « blouses blanches »). On a bien saisit les aspects négatifs de l’action politique de Staline, mais il y eut aussi des effets positifs : la création de grandes industries, notamment d’armement, les grands canaux et voies de communication, les barrages et la production d’énergie, le charbon, l’acier, l’alphabétisation, la formation des cadres, la création à partir de 1935 d’une armée disciplinée et entraînée.

Il mourut en 1953 ; des centaines de millions de personnes, dans le monde entier, pleurèrent la disparition du « petit père des peuples ». Ses victimes se comptaient alors par dizaines de millions, exécutées dans les caves de la Loubianka, morts de faim (famines de 1932-33), déportés, victime de l’impérialisme soviétique ou « purgés ». En 1956, Khrouchtchev condamna, lors du 20ème congrès du parti communiste, les crimes de Staline et le culte de la personnalité qui lui avait été témoigné. Son corps fut retiré en 1961 du mausolée de Lénine ; Il repose désormais au pied du mur du Kremlin.

décembre 23rd, 2009

Robert Francis Kennedy

 

Robert Francis Kennedy (Démocrate)

Robert F. Kennedy Sr

 

Né le:  20 novembre 1925 à Boston                                                                                                                                                   Décédé le : 6 juin 1968 à Los Angeles (à 43 ans)

Sa famille:

Robert Kennedy est issus d’une famille aimante  puissante puisque que son grand-père (maternelle) était le maire de Boston.La famille Kennedy était également une famille très catholique , avec des valeurs et des règles. Dans sa famille (de huits frères et soeurs) il y a eu :  un président (J.F.K) , et 3 sénateurs dont Robert Kennedy.

Ses Etudes:

Robert Kennedy vécu en Angleterre pendant le mandat d’ambassadeur de son père mais fut reexpédié en Amérique à cause de la  Seconde Guerre Mondiale. Egalement, cette guerre a stoppé son parcours universitaire (car il étudiait à Havard) pour s’engager dans l’US Navy (la marine américaine).Puis à la fin de la guerre il reprit ses études à Havard d’ou il en sort diplomé en 1948.Il a ensuite obtenu son diplôme en droit de l’Université de Virginia Law School.

 -Vie privée:

Pendant ses études il rencontre Ethel Skakel qui sera son épouse et avec qui il aura 11 enfants. 


-Sa carrière politique:

En 1951 , Robert Kennedy a rejoint la division criminelle du département américain de la Justice mais l’année suivant il démissione pour épauler son frère (J.F.K) dans sa campagne pour devenir sénateur.

Puis plus tard , J-F Kennedy est élu président des États-Unis, et prend ses fonctions en 1961 ce dernier nomme Robert Kennedy Attorney General (Ministre de le justice) de 1961 à 1963. Robert Kennedy mène alors une grande lutte contre le crime organisé. Il sera églement le conseillé de son frère durant son mandat de président.

Mais après l’assassinat de son frère ,Robert Kennedy remet sa démission au nouveau président Lyndon Johnson.

Alors , il deviendra Sénateur de New-York de 1964 jusqu’à sa mort.

Puis en 1968 il se décide à se présenter aux primaires du Parti Démocrate . Il fait partie des candidats qui dénoncent publiquement la guerre du Viêt Nam et soutiennent la lutte en faveur des droits civiques, la justice sociale et l’égalité.

Le soir même de sa victoire aux primaires démocrates de Californie, le 5 juin 1968, il est la cible de plusieurs coups de revolver de la part d’un Palestinien : Sirhan Sirhan .L’une des balles l’a blessé à l’épaule, une autre à la tête et toutes les autres ont soit blessé des gens dans la foule, soit se sont logées dans les murs.

Robert Kennedy est décédé le lendemain à l’hopital.

Robert Kennedy : « Imaginez un seul instant que Dieu soit noir ; comment pourrions-nous répondre, une fois arrivés là-haut, en ayant traité toute notre vie les Noirs comme des êtres inférieurs ?   »

décembre 8th, 2009

Biographie De Gaulle

Né le 22/11/1890 à Lilles – Mort le 09/11/1970 à Colombey-les-Deux-Eglises

Une éducation traditionnelle :

Issu d’une famille catholique et patriote résidant à Paris,  Charles de Gaulle fut un général et homme d’Etat. Son père,Henri de Gaulle,  était à la fois professeur de lettres, de mathématiques et d’histoire. Sa mère est  Jeanne Maillot. Ses parents ont eu trois autres garçons et une fille. Trois des quatres entreront dans la Résistance française. De Gaulle a suivi sa scolarité chez les Jésuites en autre. Ses études lui ont apportés une solide culture générale et humaniste, en partie grâce à des lectures tel que Bergson, Péguy ou Barrès.

Les années de formation :

En 1909 il entre à l’ Ecole militaire de Saint-Cyr, il a fait le choix de la carrière des armes. Dans cette école il choisit l’infanterie et est détaché comme élève officier au 33ème régiment d’infanterie d’Arras commandé par le colonel Pétain. Diplômé en 1912 il reste affecter au même régiment. De lieutenant à capitaine pendant la Première Guerre Mondiale, il est blessé à trois reprises (août 1914, mars 1915, mars 19116 ). Puis il a été prisonnier et soigné à Mayence. Pensant son séjour en Bavière, où il est enfermé, il a fait cinq tentatives d’évasion, en vain. Après trente deux mois de captivité il est libéré à l’Armistice le 11 novembre 1918. Il en sort avec un approfondissement sur la culture allemande. Entre 1919 et 1921 il est envoyé en Pologne pour une formation dans la nouvelle armée qui lutte victorieusement contre l’Armée Rouge. A son retour en France il épouse Yvonne Vendoux le 6 avril 1921 à Calais. La même année naît con fils Philippe en décembre. Il a eut deux filles par la suite, Elizabeth, en mai 1924, et Anne, en janvier 1928.

Un officier non-conformiste :

Il est chargé de cours à Saint Cyr puis est admit à l’Ecole Supérieure de guerre en 1922. Puis il est muté à Levant en 1929. Pendant deux ans il a été à Beyrouth. Entre 1931 et 1937 il est affecté au secrétariat du Conseil Supérieur de la Défense  National (Paris ). C’est une situation imporatnte dans sa carrière car il peut enfin envisager des questions de défense au niveau de l’Etat. Pendant cette période il publie de nombreux articles ( » Doctrine a priori ou doctrine des circonstances » ). Il publie La Discorde chez l’ennemi (1924 ) sur l’Allemagne, Le Fil de l’épée (1932 ), Vers l’Armée de métier (1934 ) et aussi un mémorandum sur l’analyse des opérations en Pologne en janvier 1940, L’Avènement de la force mécanique. Il s’installe avec sa famille à Colombey-les-Deux-Eglises. Il devient colonel en 1937 au 507ème régiment de chars à Metz puis est nommé commandant des chars à la Vème Armée à la déclaration de guerre de la France et de L’Angleterre à l’Allemagne le 3 septembre 1939. Il a aussi été sous secrétaire d’Etat à al Défense nationale à la Guerre.

L’Homme du 18 juin 1940 :

Il lance, le 18 juin 1940, depuis l’Angleterre par la radio un appel aux français pour que ceux-ci continuent le combat. Naît alors la France libre. Charles De Gaulle réussit à maintenir la guerre auprès des Alliés avec les Forces Françaises Libres (FFL ). Il est devenu par la suite président du Gouvernement Provioire de la République Française (GPRF ) en juin 1944 après la libération de Paris. Il en profite pour restaurer la République. De Gaulle s’était engagé à libérer le territoire au debut de la guerre 39-45, c’est une réussite. Cependant il démissione en janvier 1946 parce qu’il n’est pas d’accord avec les partis politiques en espérant toutefois que le pays ne l’oubliera pas.

La politique contre la IVème République :

De Gaulle fonde en 1947 un rassemblement nommé le RPF (le Rassemblement du Peuple Français ) dans le but de créer de nouvelles institutions.Le mouvement existe jusqu’en 1953 mais cette expérience lui permettra en 1958 parce qu’il a formé des militants. Il entame alors ce que l’on appelle « sa traversée du désert  » : il écrit ses Mémoires de guerre, retiré chez lui et voyage (Afrique, Antilles ).

Le recours : mai-décembre 1958 :

De Gaulle profite des insurrections algériennes pour revenir sur les devants. Son retour est causé, en partie, parce que la IVème République est incapable de résoudre ce conflit. Il se dit « prêt à assumer les pouvoirs ». Il est appelé à la tête du gouvernement dès mai 1958.

Le premier président de la Vème République :

De Gaulle instaure une nouvelle Constitution : c’est la naissance de la Vème République. Il en devient le premier président en décembre 1958 (75 % de oui ). Il est réélu en 1965 (55% des voix ) au sufrage universel. Durant cette période il redresse l’économie en France. IL impose le pays au rang international grâce à la décolonisation, la construction européenne et l’indépendance nationale.

Le dernier combat :

En mai 1968 voit jour des contestations de la jeunesse. Des grèves générales se mettent en place et les partis politiques ainsi que les ouvriers suivent dans ce mouvement nationale. L’Assemblée natioanle est dissoute. En 1969 les français disent « non » au référendum sur la régionalisation at à la réforme du Sénat. Le président démissione immédiatement et avour son retrait définitif de la vie politique française. Il meurt l’année suivante chez lui.