réponse à Antoine

Publié le 29 septembre 2008 par dans Non classé

Antoine dit :

Bonjour,
Pourriez-vous clairement identifier les différences entre la déréglementation et le libéralisme économique ?
Interrogativement.

Antoine

Réponse à Antoine
Ouf ! Question qui tue ! Mais tachons d’y répondre dans le sens de cette leçon, c’est à dire géographique.
Définissons
Libéralisme
Décrit ceux qui sont partisans de privilégier avant tout la liberté individuelle et qui sont hostiles à l’intervention de l’État dans l’économie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liberalisme
Déréglementation
action de cesser de soumettre quelque chose à un contrôle, à des règles (n’est-ce pas l’État qui par son droit régalien fixe les règles ?)
Historiquement le libéralisme est un courant économique lié à l’Age Industriel mi-XIX° début XX° (voir prog HIS 1°), cette notion revient vers les années 1980 avec les néo-libéraux Américains et Anglais pour relancer les économies occidentales après crise de 1973.
Donc mon analyse :
L’Etat par ces contrôles (Douanes, impôts …) limite le développement des initiatives individuelles par conséquent limite les FLUX économiques qui en découlent. Il se dit libéral mais ne l’est pas entièrement !
Une action de déréglementation, sur un secteur d’activité a pour conséquence de lever tout ou une partie des barrières qui freinent les échanges, le volume de cette activité se retrouve augmenté par les règles normales du marché.
Exemple: Une règle fixée par l’UE jusqu’en 2006 (je crois): taxer le textile en provenance de Chine, depuis 2007 une politique des quotas d’entrée de ces produits est mise sur pied. Pour se conformer aux décisions de l’OMC l’UE a dérèglementé une partie de son code des douanes dans une optique libérale. Moralité qu’a fait le textile chinois? son volume importé à augmenté (plus de frein aux frontières) et sa valeur a diminué (fin des taxes). En terme géographiques cette décision libérale de déréglementation a fait évoluer le volume des échanges et accéléré la mondialisation
La dérèglementation est une des caractéristiques possible (mais pas le seule) du libéralisme . Nous voyons actuellement avec la crise financière où peut mener le moins d’État, c’est à dire l’absence de règles !

Je renvoie à un magnifique texte datant de plus d’un siècle qui selon moi n’a pas perdu une ride concernant la définition du libéralisme.
« La véritable mission de l’Etat, (…) est avant tout de sauvegarder les droits et les libertés de chacun (…). Car ce n’est pas en prenant lui-même en mains la direction des intérêts économiques de chacun, mais c’est en s’appliquant à respecter et à faire respecter l’initiative privée (…) que l’Etat contribuera, au bien et à la prospérité de la nation.
Qu’est-ce d’ailleurs que l’Etat ?(…) L’Etat ne doit pas être chargé de besognes industrielles et commerciales dans lesquelles la concurrence est l’âme du progrès. C’est un fait établi par de multiples expériences que tout monopole remis à l’Etat ne tarde généralement pas à tomber dans une routine dépensière et devient même à la longue, dans les pays les plus honnêtes, une source de corruption. Pour des motifs semblables, il n’est pas bon non plus de reconnaître à l’Etat, en matière quelconque, le droit de corriger les inégalités de la fortune, de prendre aux uns pour donner aux autres ou de décréter des obligations morales qui devraient relever seulement de la conscience individuelle. « 
Débat sur la nationalisation des chemins de fer en Suisse
Extrait d’un article de Numa Droz daté de 1896

Je renvoie à un texte de la Dame de Fer, qui question dérèglementation….

(notez le mot « plaisir » à l’avant dernière ligne , c’est une véritable révélation !)

Les premières mesures du gouvernement de Margaret Thatcher en 1979.

Outre les fortes réductions de l’impôt sur le revenu, nous réus­sîmes aussi à diminuer ou à supprimer les contrôles dans un certain nombre de domaines de la vie économique. Les contrôles sur les salaires, les prix et les dividendes disparurent. Toute une série de circulaires et de règlements inutiles furent supprimés ou modi­fiés. [...].

Mais je pris un immense plaisir à annoncer la suppression du contrôle des changes, c’est-à-dire de la restriction du montant de devises étrangères que les citoyens britanniques pouvaient obtenir [...].

Margaret Thatcher, 10, Downing Street, Mémoires, Albin Michel, 1993.

Pour conclure un schéma sur la dérèglementation

et en toute fin ZIQUE !

(bonne version studio mais titre mal traduit !)

A++

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