Le 27 novembre 1967, lors d’une conférence de presse consacrée – entre autres – à la situation au proche-orient, le président de la République Charles de Gaulle ainsi qualifie les Israëliens : « Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur… ». Ces derniers mots ont créé une polémique qu’a cristallisée cette caricature de Tim dans Le Monde des 3-4 décembre 1967.
Régis Debray, en défenseur de De Gaulle, et Elie Barnavi, historien et ancien ambassadeur d’Israël en France, se répondent dans un ouvrage qui revient sur cette polémique et sur le contexte politique et géopolitique de la guerre de 1967.
Grâce au blog Guerre ou Paix de Gilles Paris, une partie de la conférence de presse de De Gaulle est ici visible:
A la fin de sa conférence de presse (2e vidéo, 6e minute), De Gaulle prononce ces mots: « Car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui: sans le drame du Vietnam, le conflit entre Israël et les Arabes ne serait pas devenu ce qu’il est« . Pour ceux des aimables lecteurs de ce blog qui préparent les concours des IEP, un commentaire historique et géopolitique de cette citation ne serait pas superflu.
Le journal Le Monde publie l’analyse vidéo, par Julien Frydman, d’une photo de Joseph Koudelka. Ce jour-là commence la répression du mouvement de Prague: les chars du pacte de Varsovie entrent dans la ville.
Depuis plusieurs semaines, un volcan islandais au nom imprononçable (allez-y, essayez!) plonge nos avions, nos radars, nos processus de décision et l’idée que nous nous faisons de la liberté d’aller et de venir dans des affres sans nom, qui permettent d’accuser qui le principe de précaution qui les écologistes.
Dans le site Histoire globale de la revue Sciences Humaines, l’historien Patrick Boucheron, chef d’orchestre de l’excellent Le Monde au XV° siècle (Fayard, 2009), revient sur les interprétations historiques qui tournent autour de ce nuage pluriel.
Le 4 mars 1933, Franklin Delano Roosevelt prononce à Washington son discours d’investiture à la présidence des Etats-Unis. Il y détaille son programme d’action pour surmonter la très grave crise économique que vit le pays, et par ricochet l’Europe, depuis 1929. Au coeur du discours, une vision philosophique du bonheur et du travail qui en dit long sur le rêve américain.
« Le bonheur ne se trouve pas dans la seule possession de biens, il se trouve dans la joie de la réussite, dans le plaisir de l’effort créateur. La joie et la stimulation morale que procure le travail ne doivent plus être oubliées dans la recherche effrénée de profits évanescents. Ces jours sombres vaudront tout ce qu’ils nous aurons coûté s’ils nous enseignent que notre véritable destinée n’est pas d’être secourus, mais de nous secourir nous-mêmes et nos semblables. »
Traduction: Pascale Haas (Editions Points, août 2009)
A suivre
H. Billard
Publié le 12 mai 2010 par Hugo Billard dans Comprendre
La crise de 2008-2009 (-2010? -2011?) est souvent comparée, au choix, à la crise de 1929 ou à la crise de 1973. Elles sont nées de la spéculation financière et ont obligé les Etats, même les moins interventionnistes, à engager des fonds considérables pour relancer l’économie et éviter, parfois difficilement, les crises sociales.
Cette vidéo de France 5 propose en images les causes et les conséquences de la crise de 1929.