Le Corps objet d’histoire
Je reviens des Rendez-Vous de l’Histoire de Blois. Un grand moment intellectuel et humain.
Papier d’ambiance sur le blog dédié de Libération.
A bientôt
HB
Publié le 13 octobre 2009 par Hugo Billard dans sur le net
Je reviens des Rendez-Vous de l’Histoire de Blois. Un grand moment intellectuel et humain.
Papier d’ambiance sur le blog dédié de Libération.
A bientôt
HB

Bon. J’allais me fendre d’un billet sur Paul Krugman, le tout nouveau prix d’Economie de la Banque de Suède (= prix Nobel d’Economie). Mais le blog d’éconoclaste le fait bien mieux que moi.
A bientôt
Hugo Billard
Qui l’eût cru? Votre serviteur fait la promo de l’excellentissime lewebpedagogique dans le journal de Jean-Pierre Pernaut! Pour les incrédules cliquez là. En même temps c’est crédible d’être incrédule, là. En tout cas je ne m’en suis toujours pas remis…
A bientôt
Hugo Billard
… pour ça le mieux est de télécharger Google Earth, et ensuite de regarder ce que propose Jean-Marc Kiener sur son blog Voyages virtuels.
Pour les Terminales par exemple!
Et pour savoir qui est Jean-Marc Kiener, c’est sur clio-photo!
Merci à Daniel Letouzey pour le tuyau!
Bonnes révisions
H. Billard
Découvert par le biais d’un commentaire, le blog Camille Desmoulins propose des informations, des schémas de liens interpersonnels et des chronologies sur l’histoire de la Révolution française.
Comme mai 68 inonde les gazettes, rien sur ce blog ou plutôt si: un retour en arrière. Les “CRS=SS“, “sous les pavés la plage” et “soyons réalistes exigeons l’impossible” ont des parents, les graffitis des murs de Paris pendant la Révolution française.
Un quizz: qui a écrit…
1. “Qu’aurons-nous gagné à détruire l’aristocratie des nobles si elle est remplacée par l’aristocratie des riches?“
2. “Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux: levons-nous!“
Allez hop! Les 10 premiers gagnent toute ma considération.
Hugo Billard
A l’heure où les frimas forment des congères, il est d’autres terrains sur lequels les crispations ont prise:
A bientôt
Hugo Billard
Il est des semaines chargées et des billets rapides. Pour répondre aux attentes de mes élèves quelques liens pour participer à leurs réflexions du moment:
A bientôt
Hugo Billard
Je découvre cette affaire sur le blog de Lyonel Kaufmann, toujours à l’affût. Qui a dit que Rome était un territoire archi-connu? Le Monde le révèle dans son édition de mercredi.
L’histoire est la suivante, rappelle Salvatore Aloïse dans ce journal : “les deux jumeaux, fils du dieu Mars, abandonnés sur la terre près des rives du Tibre, (sont) recueillis par une louve. Des archéologues pensent avoir trouvé cette grotte sacrée qui a été cherchée longtemps sans succès. Cette grotte fut, pendant des siècles, un lieu de culte reconnu, le Lupercale. La population y organisait une grande fête annuelle en l’honneur du dieu des troupeaux, Faunus Lupercus. Ce n’est qu’au Ve siècle après J.-C. que disparut cette tradition. Le pape Gélase I interdit alors la fête païenne où les hommes couraient après les femmes et les cinglaient avec des lanières découpées dans la peau de la bête que l’on venait d’égorger pour favoriser la fécondité et la montée du lait.”
A gauche le Mont Palatin, à droite les couches explorées pour atteindre la cavité.
On avait depuis perdu la trace du Lupercale, on ne savait plus exactement où se trouvait cette grotte. Une sonde munie d’une petite caméra a révélé les premières images de cette cavité ornée de mosaïques, à 16 mètres sous terre. Selon Francesco Rutelli, ministre de la culture (et ancien maire de la Ville), il s’agit de la découverte la plus importante depuis le XIX° siècle.
L’article de la Repubblica (en italien) qui rappelle la chronologie archéologique d’un endroit connu depuis longtemps, jamais complètement exploré: il ne s’agit plutôt d’une redécouverte.
Quand à savoir si Romulus et Rémus y furent réellement allaités par une louve… Il faut croire que même Rubens en doutait, qui a représenté la scène hors de toute grotte. Jacques Poucet analyse dans le détail ce mythe dans le bulletin électronique de l’université de Louvain. On peut remonter aux sources littéraires de l’antiquité.
On peut aussi, avec profit, consulter un travail de TPE de quatre élèves du Lycée Le Verger (Académie de la Réunion) sur “la fondation légendaire de Rome dans la littérature et dans l’histoire”. Quand je vous dis que les TPE sont INDISPENSABLES! Bravo à aux quatre, c’est du beau travail.
A bientôt
Hugo Billard
P.S.: sur son blog Lyonel Kaufmann indique un lien supplémentaire: le séminaire d’introduction du cours d’archéologie classique de l’université de Genève explique ce que les archéologues savent des origines de Rome. C’est très utile! Merci à lui!
Cette semaine deux événements télévisuels: le docu-fiction d’Arte “René Bousquet ou le grand arrangement” (2006) dans lequel l’excellent Daniel Prévost joue le rôle-titre, et le film “L’homme qui a capturé Eichmann” pour lequel Robert Duvall a été nominé pour les Emmy Awards en 1997. L’un comme l’autre film ont pour qualité commune de présenter la complexité des personnages et des contextes. Les Terminales qui travaillent sur la mémoire de la Seconde Guerre mondiale y trouveront matière à moudre. Et plus que cela encore, l’occasion de s’interroger sur l’histoire comme science et sur les sources comme fondement de compréhension des phénomènes (notamment les sources orales).
Sur René Bousquet, la mémoire française et les études sur le génocide :
Le film raconte la vie de René Bousquet des années 1970 à 1993: entre les révélations de l’antisémite Darquier de Pellepoix à l’Express en 1978 (qui raconte que Bousquet était l’organisateur de la rafle du Vel d’Hiv de juillet 1942), et son assassinat en 1993 par Christian Didier, alors que l’inculpation de Bousquet était en cours et que le procès allait s’ouvrir. L’occasion de revenir sur le contexte de la Seconde Guerre et sur celui de la fin des années 1970 qui sert d’accélérateur à la prise de conscience des responsabilités françaises dans la Shoah.

Sur Adolf Eichmann: son action, l’analyse d’Arendt et les archives du procès:
Le film raconte comment un des grands responsables de l’organisation de la Solution finale a été repéré en 1960 en Argentine, a été enlevé par les services secrets israéliens (le Mossad) et se termine sur un long interrogatoire d’Eichmann pour préparer son procès en Israël.
1. Pour savoir qui est Adolf Eichmann, son action dans la Solution finale et les accusations du procès de 1961, le Holocaust Museum de Washington propose une page très complète (en français par les bons soins du Mémorial de la Shoah).
2. En 1963 la philosophe Hannah Arendt a publié le récit construit du procès dans “Eichmann à Jérusalem”. Un livre qui a provoqué une très grande polémique autour de ses trois thèses:
3. Voir des archives du procès Eichmann: en 1998 Rony Brauman et Eyal Sivan ont réalisé un film-documentaire, “un spécialiste”, à partir des vidéos d’archives du procès Eichmann. Le site paris4philo.org propose 19 extraits de ce documentaire (malheureusement ces vidéos ne sont pas légendées d’une ligne qui aurait permis de faire le tri par thème traité).
A bientôt
Hugo Billard
Une semaine vénitienne est comme un café-crème: chaud, froid, et les deux.
On peut y trouver son miel, comme dans le silence du cloître de San Francesco della Vigna, ou face à un Spritz sur les Zattere baignés de vent et de soleil, ou pester, comme Régis Debray, Contre Venise, ce “rendez-vous le plus vulgaire des gens de goût” (p.11) dont la Biennale délivre le “bon pour le musée” (p.72). Donc aujourd’hui je ne vous parlerai que de mon lieu préféré, parce qu’il est encore (oui, encore) préservé des chapeaux “Venezia” et des gondoles en plastiques.
L’île-monastère Saint Lazare des Arméniens
Refuge pour l’Eglise arménienne au début du XVIII° siècle sous l’autorité du moine Mekhitar, cette île est un monastère bénédictin, un lieu majeur de la culture arménienne (4500 manuscrits, 150 000 volumes), et une immense maison d’édition qui promeut l’histoire et la religion arméniennes. Elle a aussi été un mythe romantique, lorsque Byron s’y complût quelques temps. Elle est aussi aujourd’hui un lieu d’expression artistique pour les manifestations de la Biennale d’Art Contemporain: Joseph Kosuth y utilise les murs d’enceinte pour entrecroiser mots et liens.
Moins facilement desservie que les autres îles de la Lagune, elle mérite le détour pour qui veut comprendre la nature de la République de Venise lorsqu’elle était une puissance méditerranéenne, et pour qui veut sentir la beauté et la profondeur de la culture arménienne. Jusqu’à vivre dans sa chair le sentiment de fragilité et de puissance physique qu’est le contrôle entier d’une île.
Pour aller plus loin, quelques liens
Salve!
H. Billard
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