le jardin des retours

“ce que l’on fait sans effort se révèle sans effet” (J.B.)

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Charles de Gaulle, Discours de Brazzaville (30 janvier 1944)

« Depuis un demi-siècle, à l’appel d’une vocation civilisatrice vieille de beaucoup de centaines d’années, sous l’impulsion des gouvernements de la République et sous la conduite d’hommes tels que : Gallieni, Brazza, Dodds, Joffre, Binger, Marchand, Gentil, Foureau, Lamy, Borgnis-Desbordes, Archinard, Lyautey, Gouraud, Mangin, Largeau, les Français ont pénétré, pacifié, ouvert au monde, une grande partie de cette Afrique noire, que son étendue, les rigueurs du climat, la puissance des obstacles naturels, la misère et la diversité de ses populations avaient maintenue, depuis l’aurore de l’Histoire, douloureuse et imperméable. Ce qui a été fait par nous pour le développement des richesses et pour le bien des hommes, à mesure de cette marche en avant, il n’est, pour le discerner, que de parcourir nos territoires et, pour le reconnaître, que d’avoir du coeur. Mais, de même qu’un rocher lancé sur la pente roule plus vite à chaque instant, ainsi l’oeuvre que nous avons entreprise ici nous impose sans cesse de plus larges tâches. Au moment où commençait la présente guerre mondiale, apparaissait déjà la nécessité d’établir sur des bases nouvelles les conditions de la mise en valeur de notre Afrique, du progrès humain de ses habitants et de l’exercice de la souveraineté française. » 

Le 30 janvier 1944, le Général de Gaulle ouvre à Brazzaville une conférence qui groupe les représentants des territoires français d’Afrique autour de M. Pleven, Commissaire aux Colonies, première étape vers l’Union française. Dans cet extrait il fait référence à la « vocation civilisatrice » de la présence française en Afrique.

 

E.M.

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