La crise de 1929
30 09 2008Comme parler de crise est dans l’air du temps: voici un petit retour en arrière sur celle de 1929
Au lendemain de la première guerre mondiale, les Etats-Unis ont connu une formidable croissance économique. Personne ne s’imagine alors qu’une simple journée à Wall Street s’apprête à provoquer l’une des plus graves crises économiques de l’Histoire. De ce fameux « jeudi noir » à la Seconde Guerre mondiale, la débâcle s’est propagée dans le monde entier. Au cours d’une récession de dix longues années, les pays les plus concernés connaîtront d’importants bouleversements sociaux et politiques.
Le krach boursier
Au cours des années 1920, les Etats-Unis entrent dans une phase de reconstruction où l’économie connaît un certain essor.
Malgré la bonne santé affichée par l’économie américaine à la fin des années 1920, les bases de la croissance apparaissaient de plus en plus fragiles en raison de la surproduction industrielle, de la spéculation boursière, de l’endettement généralisé et de la persistance de la crise de l’agriculture.
À l’annonce de la baisse des prix et des bénéfices industriels, à la mi-octobre 1929, certains spéculateurs décidèrent de vendre leurs actions pour empocher une plus-value au moment où les cotations boursières de Wall Street (New York) étaient encore à un niveau élevé. Le cours des actions diminua rapidement, entraînant une panique qui culmina le 24 octobre, « jeudi noir« , jour où 16 millions de titres furent proposés à bas prix sur le marché, sans trouver de preneurs. Après un temps d’arrêt, l’effondrement des cours s’étendit à toutes les valeurs et toucha même les symboles de l’industrie américaine. Des centaines de milliers de petits actionnaires se trouvèrent ruinés. Les banques, qui avaient multiplié les crédits depuis plusieurs années, ne purent récupérer leurs fonds auprès des personnes endettées, alors que, dans le même temps, ceux qui avaient de l’argent en dépôt se mirent à le retirer. Ne disposant pas des sommes nécessaires pour les rembourser, beaucoup de banques firent faillite. Ce manque de liquidités entraîna une diminution des investissements industriels et de la consommation de produits manufacturés et agricoles. En trois ans, la plupart des banques américaines fermèrent leurs portes.
Récession des années 1930
Mère migrante aux Etats-Unis en 1936
Cette photographie est devenue un des symboles de la Grande dépression.
Photographie de Dorothea Lange
La crise s’étendit au monde entier lorsque les banques américaines réclamèrent le remboursement de leurs prêts à l’étranger et rapatrièrent les capitaux qu’elles avaient investis. La baisse des prix des produits manufacturés, inégale selon les pays et les secteurs, fut un phénomène général. Elle atteignit environ 30 % de 1929 et 1932. Dans l’agriculture, déjà en crise depuis une décennie, la baisse atteignit 65 % pour les prix de gros des denrées agricoles. Conséquence logique de la surproduction des années 1920, la production industrielle et agricole s’effondra. Des stocks entiers de blé sur pied et de voitures invendues furent détruits. Les pays dont la croissance avait été dépendante des investissements étrangers (Allemagne, Pologne) et ceux où le crédit avait explosé (États-Unis, Canada) furent les premiers touchés. De par sa politique communiste indépendante, l’URSS est la seule à échapper à la crise.Partout, les chiffres du chômage connaissent des hausses sans précédent. L’accroissement du chômage, estimé à 30 millions de personnes à la fin de 1932 (sans doute sous-évalué), contre 10 millions trois ans plus tôt, fut l’aspect le plus tragique de la crise. Les ouvriers, mais aussi les employés, en furent les principales victimes. En Allemagne et en France, les classes moyennes (cols blancs, artisans, commerçants, petits industriels) s’appauvrirent et firent chuter la consommation. Le malaise social se répandit dans tous les pays. Au milieu des années 1930, on estimait qu’un cinquième de la population britannique était sous-alimentée. En 1934 eut lieu la plus célèbre des marches contre la faim, qui conduisit les chômeurs de Jarrow, au nord-est de l’Angleterre, à Londres. Aux États-Unis, la sécheresse frappa une partie des régions du Midwest et du Sud-Ouest, et la région devint célèbre sous le nom de Dust Bowl (désert de poussière).C’est ainsi qu’Hitler, après avoir promis le redressement économique de l’Allemagne, est porté au pouvoir. Ailleurs, les dirigeants tentent tant bien que mal d’endiguer la déchéance de leurs pays par des dévaluations monétaires et une politique plus protectionniste que jamais. Aux Etats-Unis, Roosevelt met en place le New Deal. La politique capitaliste adoptée jusqu’alors emprunte des sentiers nouveaux, puisque l’intervention étatique prend le pas sur le libéralisme.
Ainsi, la crise de 1929 est née d’un système économique puissant en apparence, mais dont les bases demeuraient trop fragiles. Une simple journée a suffit à ébranler le monde entier pendant dix ans, mettant à jour les faiblesses du capitalisme libéral américain. Pendant que de nombreuses nations tentaient d’émerger, le nazisme gagnait du terrain. Bientôt, le monde entrera dans la Seconde Guerre mondiale.
Merci au site
http://www.collegesherbrooke.qc.ca/~bourgech/crise1929.htm
Un document sur la crise
http://www.dailymotion.com/videox6rrxyCatégories : Non classé, Troisième






























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