Histoire de Calendriers

15 10 2008

Le 15 octobre 1582: le calendrier grégorien

Le Pape Grégoire XIII décide de modifier l’ancien calendrier Julien, hérité de Jules César. Il instaure le calendrier grégorien dans les États pontificaux, le Portugal et l’Espagne. Quand les catholiques européens se réveillent le lendemain du jeudi 4 octobre, ils sont en réalité le vendredi 15 octobre selon le nouveau calendrier. Ils ont fait un bond de 10 jours dans le temps. Le calendrier Julien n’était pas en accord avec l’année solaire, il avançait de 11 minutes et 14 secondes. C’est pour rétablir ce décalage que la réforme du Pape est entrée en vigueur. L’écart entre l’année solaire et le calendrier sera réduit à 25,9 secondes. La France adoptera le calendrier grégorien deux mois après son instauration.

Les pays de tradition orthodoxe ont persévéré dans l’usage officiel du Calendrier julien jusqu’au XIXe ou XXe siècle :jusqu’en  1918 pour la Russie Bolchévique (ce qui explique pourquoi le révolution du 24-25 octobre 1917 est fetée le 6-7 novembre) et  1945 pour la Roumanie Les Eglises orthodoxes s’y maintiennent toujours pour la célébration des fêtes mobiles.

Retour sur le calendrier Julien

Merci au site: http://www.louisg.net/C_julien.htm

Le calendrier romain avait plusieurs mois de retard sur le cycle solaire à cause d’une distribution désordonnée des mois intercalaires. César lui-même n’y était pas étranger puisque, bien que Grand Pontife depuis -63, il n’aurait décrété qu’une fois un mois intercalaire. C’est peut-être lors d’une fête organisée par Cléopâtre que César rencontra Sosigène qui lui communiqua ses idées sur le calendrier.

Le problème de la réforme était double :

- Rattraper le temps perdu.

- Mettre en place le nouveau calendrier.

1) Pour régler le premier problème la solution fut radicale : César ordonna d’ajouter à l’année 46 av. J.-C. deux mois intercalaires de 33 et 34 jours entre novembre et decembre. Ces ajouts venaient en plus d’un mois intercalaire classique en fébruarius. 90 jours furent ainsi ajoutés à la seule année 46 av. J.-C. qui compta 445 jours.

2) Le problème du retard calendaire réglé, le nouveau calendrier suivit dès 45 av. J.-C.

On peut le définir comme suit :

- Confirmation du début de l’année le 1 januarius. Nous pouvons considérer qu’il s’agit d’une simple confirmation. Nous en reparlerons plus loin en abordant le délicat problème du début de l’année dans l’histoire romaine.

- Respect de l’équinoxe de printemps fixée au 25 mars.

Selon Pline (Histoire Naturelle XVIII), César a placé les équinoxes et les solstices au 8 avant les calendes d’avril, de juin, d’octobre et de janvier soit aux 25 mars, 24 juin, 24 septembre et 25 décembre.

- Année de 365 jours avec un 366 ème jour tous les quatre ans.

- Le jour en plus tous les quatre ans serait placé avant le 24 februarius (ou après selon les interprétations, ce qui revient strictement au même dans les faits). Le 24 février portait le nom de sextilis ante calendar martius et le jour supplémentaire bis sextilis ante calendar martius d’où « année bissextile » et « bissexte ».

Dans un premier temps, il y aurait eu stricte alternance des mois de 31 et 30 jours à l’exception de fébruarius qui aurait compté 29 jours (30 pour les années bissextiles). En 44 av. J.-C., sur proposition d’Antoine, quintilis devint julius en hommage à Jules César.

A ce moment, l’année se serait présentée ainsi :

1-JANUARIUS : 31j 4-APRILIS : 30 j 7-JULIUS : 31 j 10-OCTOBREE: 30 j
2-FEBRUARIUS : 29 j (30 j) 5-MAIUS : 31 j 8-SEXTILIS : 30 j 11-NOVEMBRE : 31 j
3-MARTIUS : 31 j 6-JUNIUS : 30 j 9-SEPTEMBRE : 31 j 12-DECEMBRE: 30 j

Sous Auguste, le Sénat voulut honorer son Empereur pour une raison que nous évoquerons plus loin et donna son nom à sextilis qui devint augustus (Août). Bien entendu, le nombre de jours d’août ne pouvait en avoir moins que julius et passa donc à 31 jours. Ce jour supplémentaire d’augustus fut compensé par un jour de moins en fébruarius qui passa donc à 28 jours (29 pour les années bissextiles). De plus, afin d’éviter une succession de trois mois de 31 jours, on inversa la durée des mois en septembre, octobre, novembre, decembre et l’année se présenta ainsi (source historique non confirmée) :

1-JANUARIUS : 31j 4-APRILIS : 30 j 7-JULIUS : 31 j 10-OCTOBRE : 31 j
2-FEBRUARIUS : 28 j (29 j) 5-MAIUS : 31 j 8-AUGUSTUS : 31 j 11-NOVEMBRE : 30 j
3-MARTIUS : 31 j 6-JUNIUS : 30 j 9-SEPTEMBRE : 30 j 12-DECEMBRE : 31 j

Pour les jours du mois

1 Kalendis Januariis Petit rappel sur les Calendes, Ides et Nones :

Trois jours marquaient le mois et le divisaient en périodes inégales :

- Les calendes : c’était le premier jour du mois. Son nom viendrait de Calare (proclamer) parce que c’est ce jour là que les dates importantes étaient annoncées.

- Les Ides : du mot étrusque iduare qui signifie diviser. Elles marquent le milieu du mois : le 15 pour Martius, Maius, Julius et October. Le 17 pour les autres mois. N’oublions pas l’aversion des Romains pour les jours pairs.

- Les Nones : neuvième jour avant les ides. Le premier jour du décompte étant inclus, elles arrivaient donc soit le 5 soit le 7 selon que les ides étaient au 13 ou 17.

Les Romains indiquaient chaque jour par rapport à la « marque » suivante : par exemple « trois jours avant les calendes de mars » ou « six jours avant les les ides d’août ».

La veille d’une » marque » se nommait Pridie. Par exemple Pridie Nonas pour la veille des nones. Bien entendu, la veille de Pridie n’était pas le deuxième jour avant la « marque » puisque cette dernière était décomptée. Par exemple, la veille des nones se dit Pridie Nonas et la veille de pridie est… le troisième jour avant les nones. A noter que nous faisons la même chose quand nous disons « dans huit jours » alors qu’il s’agit de la semaine… de sept jours.

Le lendemain des calendes, des nones et des ides était appelé postridie kalendas, postridie nonas et prostidie idus.

2 ante diem quartum Nonas Januarias
ou postridie kalendas Januarias
3 Ante diem tertium Nonas Januarias
4 Pridie Nonas Januarias
5 Nonis januariis
6 Ante diemoctavum Idus Januarias
ou postridie Nonas Januarias
7 Ante diem septimum Idus Januarias
8 Ante diem sextum Idus Januarias
9 Ante diem quintum Idus Januarias
10 Ante diem quartum Idus Januarias
11 Ante diem tertium Idus Januarias
12 Pridie idus Januarias
13 Idibus Januariis
14 ante diem undevicesimum Kalendas Februarias
ou postridie idus Januarias
15 ante diem duodevicesimum Kalendas Februarias
16 ante diem septimum decimum Kalendas Februarias
17 ante diem sextum decimum Kalendas Februarias
18 ante diem quintum decimum Kalendas Februarias
19 ante diem quartum decimum Kalendas Februarias
20 ante diem tertium decimum Kalendas Februarias
21 ante diem duodecimum Kalendas Februarias
22 ante diem undecimum Kalendas Februarias
23 ante diem decimum Kalendas Februarias
24 ante diem nonum Kalendas Februarias
25 ante diem octavum Kalendas Februarias
26 ante diem septimum Kalendas Februarias
27 ante diem sextum Kalendas Februarias
28 ante diem quintum Kalendas Februarias
29 ante diem quartum Kalendas Februarias
30 ante diem tertium Kalendas Februarias
31 Pridie Kalendas Februarias

Le calendrier Républicain

Un décret de la Convention nationale du 05 octobre 1793 institua sur une proposition de Fabre d’Eglantine le calendrier républicain avec effet rétroactif.
Il fut donc utilisé du 22 septembre 1792 an I de la république au 31 décembre 1805. Cependant compte-tenu de la rétroactivité on trouve peu d’actes de l’an I.
L’année est divisée en douze mois de 3 décades de 10 jours plus cinq jours complémentaires et un sixième pour les années bissextiles (les sans-culottides)
Un décret du 22 fructidor an XIII (9 septembre 1805) y mit fin et on revint au calendrier grégorien le 11 nivôse an XIV soit le 1er janvier 1806.


Automne
Hiver
Printemps
Eté
Vendémiaire Nivôse Germinal Messidor
Brumaire Pluviôse Floréal Thermidor
Frimaire Ventôse Prairial Fructidor


14 octobre 1066: bataille d’hastings

14 10 2008

Guillaume de Normandie dit le « bâtard » débarque en Angleterre avec 4000 hommes dans le but de détrôner le Roi Harold. Il remporte une éclatante victoire et envahit le pays. Guillaume, descendant du viking le Duc Rollon, est un digne héritier du trône d’Angleterre. Il se dispute le titre avec le roi de Norvège et Harold, le comte de Wessex.

Celui-ci meurt dans la bataille touché par un archer normand. Guillaume sera alors est proclamé roi d’Angleterre sous le nom de William. Après sa mort il est surnommé Guillaume « le conquérant ». La bataille d’Hastings sera immortalisée dans l’une des 58 scènes de la tapisserie de Bayeux réalisée entre 1066 et 1077.

Une animation d’une partie de la tapisserie

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Une reconstitution de la bataille (y -a-t-il notre chevalier, qui chaque année nous visite au CDI? Il faudra le lui demander en décembre!)

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ruines du chateau d’Hastings



13 octobre 1307: Arrestation des templiers

13 10 2008

Philippe le Bel fait arrêter les Templiers et confisque leurs biens. L’ordre des chevaliers du Temple, le premier ordre militaire d’Occident fondé en 1119, est devenu aux yeux du roi de France trop riche et trop puissant alors qu’il a fait à l’origine vœu de pauvreté. Au concile de Vienne en 1312, cédant à la pression du roi, le pape Clément V prononcera la dissolution de l’ordre.

Cependant, les raisons pour lesquelles l’ordre a été éliminé sont beaucoup plus complexes .

Les raisons

L’une des premières raisons fut la perte de la ville de Saint-Jean-d’Acre, qui entraîna celle de la Terre sainte. En effet, le 28 mai 1291, les croisés perdirent Acre à l’issue d’un siège sanglant. Les chrétiens furent alors obligés de quitter la Terre sainte et les ordres religieux tels que les Templiers ainsi que les Hospitaliers n’échappèrent pas à cet exode. La maîtrise de l’ordre fut déplacée à Chypre. Or, une fois expulsé de Terre sainte, avec la quasi-impossibilité de la reconquérir, la question de l’utilité de l’ordre du Temple s’est posée car il avait été créé à l’origine pour défendre les pèlerins allant à Jérusalem sur le tombeau du Christ.

Une querelle opposait également le roi de France Philippe IV le Bel

au pape Boniface VIII, ce dernier ayant affirmé la supériorité du pouvoir pontifical sur le pouvoir temporel des rois. La réponse du roi de France arriva sous la forme d’une demande de concile aux fins de destituer le pape, lequel excommunia en retour Philippe le Bel et toute sa famille. Boniface VIII mourut le 11 octobre 1303. Son successeur, Benoît XI, eut un pontificat très bref puisqu’il mourut à son tour le 7 juillet 1304. Clément V fut élu pour lui succéder le 5 juin 1305.

Or, à la suite de la chute d’Acre, les Templiers se retirèrent à Chypre puis revinrent en Occident occuper leurs commanderies. Les Templiers possédaient des richesses immenses, augmentées par les biens issus du travail de leurs commanderies (bétail, agriculture…) mais (surtout ?) ils possèdaient une puissance militaire équivalente à quinze mille hommes dont mille cinq cents chevaliers entraînés au combat, force entièrement dévouée au pape. Par conséquent, une telle force ne pouvait que se révéler gênante pour le pouvoir en place. Il est à ajouter que les légistes royaux, formés au droit romain, cherchaient à exalter la puissance de la souveraineté royale. Or, la présence du Temple en tant que juridiction pontificale limitait grandement le pouvoir du roi sur son propre territoire.

L’idée de détruire l’ordre du Temple était déjà présente dans l’esprit du roi Philippe IV le Bel, mais ce dernier manquait de preuves et d’aveux afin d’entamer une procédure. Ce fut chose faite grâce à un atout majeur déniché par Guillaume de Nogaret en la personne d’un ancien Templier : Esquieu de Floyran. Celui-ci avoua en 1305 au roi de France les pratiques obscènes des rites d’entrée dans l’ordre et Philippe le Bel, personnage très pieux, fut choqué par de tels actes. Il écrivit donc au Pape pour lui faire part du contenu de ces aveux.

En même temps, Jacques de Molay, au courant de ces rumeurs, demanda une enquête pontificale au pape. Ce dernier la lui accorda le 24 août 1307. Cependant, Philippe le Bel était pressé. Il n’attendit pas les résultats de l’enquête et dépêcha des messagers le 14 septembre 1307 à tous ses sénéchaux et baillis, leur donnant des directives afin de procéder à l’arrestation massive des Templiers en France au cours d’une même journée, le vendredi 13 octobre 1307. Le but de cette action menée sur une journée fut de profiter du fait que les Templiers étaient disséminés sur tout le territoire et ainsi d’éviter que ces derniers, alarmés par l’arrestation de certains de leurs frères, ne se regroupassent et ne devinssent alors difficiles à arrêter.

Au matin du 13 octobre 1307, Guillaume de Nogaret et des hommes d’armes pénétrèrent dans l’enceinte du Temple de Paris où résidait le maître de l’ordre Jacques de Molay. À la vue de l’ordonnance royale qui justifiait cette rafle, les Templiers se laissèrent emmener sans aucune résistance. À Paris, il fut fait 138 prisonniers, en plus du maître de l’ordre.

Un scénario identique se déroula au même moment dans toute la France. La plupart des Templiers présents dans les commanderies furent arrêtés. Ils n’opposèrent aucune résistance. Quelques-uns réussirent à s’échapper avant ou pendant les arrestations. Les prisonniers ont été enfermés pour la plupart à Paris, Caen, Rouen et au château de Gisors. Tous leurs biens furent inventoriés et confiés à la garde du Trésor royal.

Ceux qui, en 1306, avaient recueilli Philippe IV le Bel pendant les émeutes de Paris se retrouvaient maintenant enfermés en attendant leur procès.

D’après Wikipédia



Découverte de l’Amérique

10 10 2008


12 octobre
Après deux longs mois de mer, le navigateur génois et ses hommes découvrent ce qu’ils croient être les Indes. Persuadé d’avoir atteint l’Asie des épices Colomb baptise ces nouvelles terres « les indes  » et les hommes qui les peuplent « les indiens« . Mais Colomb se trompe, il vient de découvrir une île américaine et non pas le continent asiatique. Ses trois caravelles la Niña, la Pinta et la Santa Maria, accostent sur l’île de Guanahani dans les Bahamas actuelles. Après en avoir pris possession au nom des rois catholiques espagnols Isabelle et Fernand, il lui donnera le nom de San Salvador. Depuis le milieu du vingtième siècle, l’Espagne a décrété cette date fête nationale et jour de l’hispanité en hommage à cette découverte.

Aux origines du voyage:

Au cours d’un voyage en automne 1476 au large de l’Irlande, Colomb observe les marées les plus importantes qu’il n’ait jamais vues. Seule l’existence de terres expliqueraient se phénomène.
Dans les tavernes irlandaises il prend connaissance des récits vikings qui, 500 ans plus tôt, auraient découvert une terre qu’ils nommèrent Vinland. « En l’an mil, Leiv Erickson, fils d’Erick le rouge, navigant vers le Groenland, toucha Terre-neuve dont ils fut chassé par les indigènes trois ans plus tard. Les Viking retrouvèrent la route de leur patrie mais oublièrent le chemin qui menait à Vinland (Labrador) ».

En 1480 Colomb s’installe avec son épouse, Doña Felipa, à Porto Santo, près de l’île de Madère. Il navigue vers les côtes africaines et étudie les vents et les courants venus de l’ouest. Plusieurs questions l’intriguent : d’où viennent les pommes de pin rejetées par la mer ? Pourquoi pousse-t-il des plantes et des fleurs à Madère et nulle part ailleurs ? D’où proviennent ces étranges sculptures en bois que les marins ont recueilli en haute mer ? Christophe Colomb en est persuadé : il existe une terre à l’ouest.

Désormais, il ne vit plus que dans l’idée de découvrir cette nouvelle route qui le fera arriver aux Indes. Mais utilisant les milles italiens au lieu des milles arabes, ses calculs lui font placer la Chine à l’emplacement du continent américain, dont il ignore l’existence.

Colomb entreprend de convaincre le roi du Portugal, Jean II, de son entreprise pour découvrir une nouvelle route des Indes. Le roi lui accorde une audience mais préfère s’en tenir aux voyages le long de la côte africaine. Procédant ainsi, les navigateurs portugais espèrent rejoindre les Indes en contournant l’Afrique par le sud.

N’ayant pu convaincre le roi du Portugal, Christophe Colomb se rend en Espagne pour faire part de son projets aux souverains espagnols. En 1484 il obtient une entrevue avec le prieur du monastère de la Rábida (Huelva), Juan Perez, qui se trouve être le confesseur de la reine Isabel la Catholique. Cet homme d’Eglise se montre très intéressé par le projet de Colomb et arrange un rendez-vous avec la reine d’Espagne.

Colomb impressionne beaucoup la reine Isabel. Elle est séduite tant par sa prestance que par les récits qu’il lui fait, décrivant des navires chargés d’or et d’épices. Malheureusement, la guerre de reconquête qu’elle mène contre les Arabes est plus urgente. Les projets de Colomb sont remis à plus tard.Le 1er Janvier 1492, les rois catholiques prennent la ville de Grenade et en finissent avec la domination Arabe en Espagne. C’est l’euphorie dans tout le royaume et Isabel réussi à convaincre son époux, le roi Ferdinand, de financer le voyage de Christophe Colomb. Le 17 Avril 1492, le roi signe les « Capitulations » de Santa Fé, faisant de Colomb Grand Amiral de la Mer Océane, Vice-Roi des Indes, propriétaire et gouverneur de toutes les terres qu’il découvrira.

Nous sommes le 12 Octobre 1492 quand Christophe Colomb et quelques marins mettent une chaloupe à la mer pour débarquer sur cette terre inconnue. Aussitôt arrivé sur la plage, l’Amiral se met à genoux et remercie Dieu. Puis il brandit l’étendard de ses souverains et sort son épée pour couper quelques rameaux. Par ce geste il signifie sa prise de possession de cette terre aux noms d’Isabel la Catholique et Ferdinand d’Aragon.

Les indigènes accueillent les espagnols avec beaucoup de gentillesse. Intrigués par les vêtements de ces étrangers, ils les observent avec beaucoup d’étonnement. Les barbes hirsutes des espagnols les troublent également. Ce sont des indiens Tainos qui peuplent l’archipel des Bahamas. Leur île s’appelle Guanahani. Mais Colomb la rebaptise San Salvador, en l’honneur de Dieu et fidèle à la promesse qu’il avait faite à la reine Isabelle, d’aller porter la parole divine par delà l’Océan.

Christophe Colomb est sous le charme de la beauté de cette terre et de la gentillesse de ses habitants. Mais ce qui l’intrigue le plus, c’est l’anneau en or que les hommes portent au nez. Sa mission n’est pas seulement évangélique. Il lui faut ramener en Espagne des richesses que le roi espère avec impatience. Il se met donc à rechercher de l’or dans l’île. Mais il n’en trouve que très peu. Conversant tant bien que mal avec les indigènes, Colomb croit comprendre qu’il trouvera ce métal en abondance dans les autres îles avoisinantes. Il reprend donc la mer et découvre une grande île qu’il baptise Hispaniola (Saint Domingue).

Après trois autres voyages, sans succes en ce qui concerne la quete de metaux precieux,il débarque sans gloire en Espagne,le 7 Novembre 1504,  quelques jours avant la mort de le reine Isabel. Abandonné, Christophe Colomb meurt le 20 Mai 1506 à Valladolid dans l’indifférence. Durant toutes ces années il aura vécu en pensant avoir découvert une partie des Indes alors qu’il avait en face de lui le Nouveau Monde. Mais cette découverte, un ami de Christophe Colomb, le florentin Amerigo Vespucci allait se l’approprier. En 1499 il part sur les traces de l’Amiral vers le Venezuela. En 1506, peu de temps après la mort de Colomb, il publie un récit, « Mundus Novus« , dans lequel il prétend avoir touché le premier le continent en 1497. Le cosmographe allemand Waldeseemüller, trompé par Vespucci, baptisera le Nouveau Monde Americi Terra.

Merci au site http://www.americas-fr.com/histoire/colomb3.html



4 octobre 1898

4 10 2008


Premier coup de pioche pour le métro parisien


La Compagne du chemin de fer métropolitain de Paris présidée par Edouard Empain, commence les travaux de construction du futur métro parisien. 2000 ouvriers travaillent nuit et jour pour pouvoir inaugurer la première rame pour l’exposition universelle de 1900. La CMP réussira son pari et le 19 juillet 1900, la première ligne s’élancera depuis la Porte Maillot jusqu’à la Porte de Vincennes.

Une armée de terrassiers s’empare du sous-sol. Des chantiers s’ouvrent un peu partout. Le Paris de la construction du métro n’est que tas de terre, trous et grues. Cette situation va durer jusqu’au début de la guerre de 1914. On va retirer du sous-sol un volume de terre équivalent à une collline de soixante dix mètres de haut, occupant une surface égale à celle de la place de la Concorde.

Chaque jour c’est mille mètres cubes de déblais qu’il faut évacuer. Tous le moyens sont bons. La nuit ce sont les tramways qui remorquent des wagons chargés de terre. On construit chaque fois que c’est possible des tunnels allant vers la Seine afin de pouvoir mener les gravats vers des chalands.

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Travaux rue de Rivoli

Le 4 octobre 1898, les travaux de la première ligne de métro (Porte de Vincennes – Porte Maillot) commencent. La ville de Paris assure la construction des tunnels, tranchées et viaducs et des quais des stations, mais laisse la responsabilité des superstructures c’est-à-dire voies, installations électriques, aménagements des accès des stations, ateliers, à la compagnie concessionnaire. Celle-ci est désignée par une commission spéciale parmi six candidatures.

Pour pouvoir permettre au métro de suivre le tracé initial il faut bousculer pas mal de choses. Dévier les canalisations existantes, renforcer certains endroit ce qui a pour effet de provoquer des travaux même où il ne passe pas. Les commerçants se plaignent et demandent à être exonérés de la taxe d’étalage. Les cafetiers eux ne peuvent plus installer leurs terrasses.

Merci au site:

http://www.histoire-en-ligne.com/

Des photos des travaux sur le site de Paris

http://www.paris.fr/portail/toutimages/Portal.lut?page_id=7200&document_type_id=5&document_id=28524&portlet_id=16656