En ces temps de chaleur caniculaire, il est de bon ton de vous rappeler qu’en 79 avant J-C, certains ont eu plus chaud que vous!!!!!!


C’était le 24 août de l’année 79 après JC :
Le volcan cracha des nuées ardentes (gaz très chauds mêlés à de multiples débris qui dévalent la montagne à très grande vitesse) suivis d’un écoulement de lave.
L’éruption surprit les habitants dans leurs activités quotidiennes :
les commerçants dans leurs boutiques, les paysans et les esclaves au travail, les riches familles dans leurs villas, les enfants dans les bras de leurs mères, les chiens attachés à leur chaîne. 
Il y eut plus de 2000 victimes :
Les rues étaient envahies par les gens paniqués. Ils partaient de chez eux en emportant leurs bijoux, leur argent, les objets de valeur et les clés de leur maison. Ils fermèrent les portes à clé car ils pensaient pouvoir revenir.
La seule voie de salut, la mer, bouillonnait en soulevant d’énormes vagues. Les derniers survivants seront terrassés dans leur fuite ; l’empreinte de leurs corps est restée imprimée dans la cendre, devenue aussi solide que du béton en refroidissant.
La ville fut recouverte d’une épaisse couche de cendres. Durant dix-sept siècles Pompéi restera ainsi enfouie sous plusieurs mètres de terre. L’étude des produits volcaniques émis par le Vésuve a permis de reconstituer plus précisément la chronologie des événements de cette fameuse journée.


Comment cela a-t-il commencé?
C’est au début de l’après-midi du 24 août, qu’après quelques jours de tremblements de terre de plus en plus forts, le Vésuve entre en éruption.
Pompéi et les petites cités aux alentours sont les premières touchées par une pluie sombre de cendres et de petits lapilli. Elles se trouvent au sud du volcan, le côté vers lequel le vent souffle le gigantesque nuage.
Le champignon de cendres s’élève à une dizaine de kilomètres de hauteur.
Les cendres et les lapilli s’amassent. Cela se fait progressivement. Ce qui permet à de nombreux habitants qui fuient, de se sauver. Toutefois, des victimes tombent déjà sous la pluie de lapilli.
Des bâtiments s’écroulent, des gens suffoquent lentement.
Les survivants sont parfois définitivement coincés dans leur refuge barricadé. Au petit matin du 25 août, la couche de cendre atteint 3 mètres d’épaisseur.
Un témoin raconte (Pline le Jeune)
Le 24 août, vers une heure de l’après-midi, ma mère montra à mon oncle un nuage d’une grandeur et d’un aspect inhabituels. Il réclama ses sandales et monta jusqu’au lieu où il pouvait observer au mieux ce phénomène.
Un nuage montait et aucun autre arbre que le pin n’y ressemblait davantage. 
Il était blanc de temps à autre, parfois sombre et sale selon qu’il soulevait de la terre ou des cendres.
Il faut distinguer les deux villes, car les événements ne se sont pas déroulés de la même manière à Pompéi et à Herculanum.
A Pompei:
Pompéi est une ville romaine moyenne mais extrêmement riche, grâce au commerce du vin.
La vie agricole et les activités commerciales y sont très développées. Le 24 août, dès une heure de l’après-midi, une pluie de lapilli s’abat sur la ville de Pompéi. On pourrait comparer cela à une averse de « pop corn », car les lapilli sont des pierres très légères. Ceux qui décident de sortir de chez eux s’attachent des oreillers sur la tête à l’aide de ceintures pour se protéger. Plusieurs familles se réfugient dans les caves des maisons…Malheureusement pour elles, la couche de lapilli ne cesse de monter. Toutes ces personnes se retrouveront emmurées et périront étouffées.
Après quelques heures, la quantité de pierres s’élève déjà à plusieurs mètres de hauteur et provoque l’effondrement des toits des maisons.Beaucoup d’habitants meurent asphyxiés. Certains périssent dans l’effondrement de leur maison.
A Herculanum:
Située à 7 kilomètres à l’ouest du Vésuve, Herculanum est une ville de villégiature. Les riches habitants y avaient fait construire de somptueuses villas.
Le 25 août, vers une heure du matin, une nuée ardente (nuage de gaz dont la température atteint 400°) déferle sur la ville à la vitesse d’un TGV. Ce nuage brûlera tout sur son passage. Les habitants qui n’ont pas encore quitté la ville fondront sur place. Il ne faudra qu’une heure à la petite cité d’Herculanum pour être ensevelie sous une couche compacte.
Mais cette nuée surprendra également des fuyards qui s’étaient réfugiés sur la plage.
Ces personnes avaient trouvé refuge dans un hangar destiné aux bateaux. Elles espéraient sans doute être secourues par un navire. Mais la mer devait être très agitée à cause de l’éruption volcanique. On découvrit à cet endroit plus de 300 victimes.
Pour finir:
Testez vos connaissances avec un quizz
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Bonne visite