30 septembre -48: mort de Pompée

30 09 2009

Assassinat de Pompée

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Le général romain Pompée, rival de César, est assassiné par les hommes du Pharaon Ptolémée XIII, époux de Cléopâtre. Le souverain égyptien voulait, par ce meurtre, s’attirer les faveurs de César. L’empereur romain ne lui sera guère reconnaissant pour ce geste.

Pompée, vaincu par Jules César à Pharsale au début du mois de juin -48, Pompée envoie des émissaires au roi Ptolémée pour le prier de le recevoir, mais le jeune roi Ptolémée XIII et ses conseillers jugent sa cause perdue et craignant que Pompée s’empare d’Alexandrie,répondent favorablement et préparent en secret son assassinat, pensant s’attirer les bonnes grâces du vainqueur en le faisant assassiner. Quand Pompée monte sur une barque pour rejoindre le roi, il est tué par Achillas et Lucius Septimius, dès qu’il pose le pied sur le sol égyptien le 30 juillet -48, sous les yeux de son entourage.

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César, qui débarque deux jours plus tard, est semble-t-il furieux de ce lâche forfait (il fait enterrer la tête de Pompée dans le bosquet de Némésis en bordure du mur Est de l’enceinte d’Alexandrie) et n’éprouve pour le pharaon que mépris.

Il finira par évincer le pharaon du trône pour y faire monter Cléopâtre, avant d’en devenir l’amant.

En attendant, vous connaissant friands de détails macabres, voici une version écrite des faits, puis suit un extrait vidéo.

Le poète Lucain (39-65 ap. J.-C.) raconte longuement, dans son poème La Pharsale, la mort de Pompée. Celle-ci a été décidée dans un conseil qui s’est tenu à la cour d’Égypte. Le récit de Lucain recoupe, à quelques détails près, celui de Plutarque. Il est plus pathétique et met en évidence le caractère odieux de cet assassinat, l’acharnement des meurtriers. La tête est conservée, le cadavre, arraché à la mer, est incinéré par les soins d’un fidèle. En voici un extrait.

Cependant Magnus (= le grand, surnom de Pompée), sous les coups sonores frappant son dos et sa poitrine, avait conservé la noble dignité de sa beauté auguste; son visage ne marquait que de l’irritation contre les dieux; les derniers instants n’avaient rien altéré de l’expression ni des traits du héros; c’est le témoignage de ceux qui virent sa tête tranchée. Car le cruel Septimius (= un des assassins) invente, dans l’accomplissement même du crime, un crime plus grand encore : il arrache le voile qui couvrait la face auguste de Magnus expirant, il saisit la tête qui palpite encore et place en travers sur un banc de rameur le cou qui s’affaisse. Alors il tranche muscles et veines, il brise les vertèbres, longuement; ce n’était pas encore un art de couper une tête d’un coup circulaire de l’épée. Mais dès que la tête tombe séparée du tronc, le satellite du roi de Pharos (= Ptolémée) revendique le droit de la porter de sa main. Romain dégénéré, soldat bon pour les seconds rôles, ton épée sacrilège tranche l’auguste tête d’un Pompée, pour qu’un autre la porte ? Ô destin de la dernière ignominie ! Pour qu’un enfant impie (=Ptolémée) reconnaisse Magnus, cette chevelure hérissée, objet de la vénération des rois, ornement d’un front généreux, une main la saisit et, sur une lance de Pharos, tandis que la face vit encore et que des râles agitent la bouche en un dernier murmure, tandis que les yeux encore dévoilés se figent, on plante cette tête qui, commandant la guerre, chassait la paix du monde; c’est elle qui agitait les tribunaux, le Champ de Mars, la tribune; c’est sur ces traits, ô Fortune de Rome, que tu te plaisais à te contempler. Ce n’est même pas assez pour l’infâme tyran d’avoir vu ce spectacle, il veut qu’il reste un témoignage du crime. Alors, par un art maudit, on enlève le pus de la tête, on vide la cervelle, on sèche la peau, et, quand on en a épuisé toute l’humeur corrompue, on y verse un suc qui raffermit la face.

Lucain, La Pharsale, VIII, vers 663-691

Cesar recoit la tete de Pompée



17 septembre 1822

20 09 2009

Champollion dévoile le secret des hiéroglyphes

L’Egyptologue français, Jean-François Champollion, présente devant l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres de Paris son mémoire sur l’écriture égyptienne, dévoilant ainsi les mystères des hiéroglyphes. Ses découvertes lui valent l’admiration de tous les scientifiques de l’époque. En 1824, il publiera son célèbre “Précis du système hiéroglyphique”.

Le mystère qui entoure l’écriture hiéroglyphique et la fascination qu’elle exerce tiennent à deux caractéristiques qu’il importe de bien distinguer: la nature des éléments, les hiéroglyphes, qui sont des images: et la structure de son système qui combine trois catégories de signes.

Une écriture figurative

Les éléments de notre écriture, les lettres, ne représentent qu’elles-mêmes. Au contraire, les éléments de l’écriture égyptienne, les hiéroglyphes, sont figuratifs, c’est-à-dire qu’ils représentent des êtres ou des objets de l’univers pharaonique. Au demeurant, même un profane peut identifier du premier coup d’Å“il, par exemple, un soleil, un oiseau ou bien une barque. Les hiéroglyphes constituent donc des images. traitées comme les autres images de l’art pictural égyptien, selon les conventions propres à l’art égyptien: ainsi. le signe de l’homme assis a-t-il la tête vue de profil, le torse de face, les jambes et les bras de profil, etc. .

NéfertaryPlus encore, il arrive que, dans une même scène, un objet soit présent à la fois en tant que partie du tableau et en tant que signe d’écriture. C’est le cas dans l’image de gauche ; sur un guéridon entre la reine Néfertary et le dieu Ptah, est posée une bandelette avec cinq filets de frange entre lesquels se trouvent quatre fils dont les extrémités se croisent (en projection verticale). Or, dans la colonne médiane des trois colonnes d’inscriptions qui surmontent la bandelette. un hiéroglyphe (en cadré de rouge) reproduit cette bandelette à l’identique (bien qu’elle ne comporte plus que deux filets et un seul fil).

Mais alors, qu’est-ce qui permet de distinguer le signe d’écriture de la simple représentation, puisqu’il est image, lui aussi ? Ce sont trois contraintes spécifiques

Le calibrage: les proportions respectives des hiéroglyphes ne correspondent nullement aux proportions réelles des êtres et objets dont ils sont les images.

La densité de l’agencement : alors que les représentations se détachent au milieu de larges blancs. les hiéroglyphes sont disposés de manière à occuper le plus possible l’espace alloué. Ils y sont répartis en ” quadrats “, unités idéales divisant cet espace, et dont ils occupent le quart, le tiers, la moitié ou la totalité. selon leur morphologie et leur entourage. Il n’y a pas de séparation entre les mots et les phrases.

L’orientation : dans une même ligne ou dans une même colonne, les signes représentant des êtres animés et, plus généralement, les signes dissymétriques sont tous orientés dans la même direction, qui est celle du point de départ de la lecture. Cette lecture peut se faire de droite à gauche ou de gauche à droite, horizontalement, et aussi verticalement de haut en bas, chaque groupe se lisant de droite à gauche ou de gauche à droite. I1 y a donc quatre types majeurs d’agencement des signes.

Trois éléments de base

Le système hiéroglyphique se fonde sur la combinaison de trois catégories de signes les phonogrammes, les idéogrammes et les déterminatifs.

Les phonogrammes.

Contrairement à ce qu’on imagine souvent, le système hiéroglyphique est en partie phonétique. Nombre de signes fonctionnent comme phonogrammes, c’est-à-dire qu’ils écrivent un son fondamental (phonème) ou une séquence de sons fondamentaux. Cette fonction résulte d’un processus d’abstraction, analogue au rébus, et par lequel on utilise une image non pour signifier ce qu’elle représente, mais seulement pour la valeur phonétique de ce qu’elle représente; ainsi le hiéroglyphe de la hase (femelle du lièvre) sur la figure 3 n’est pas utilisé le plus souvent pour écrire “hase “. mais pour écrire les deux sons fondamentaux qui entrent dans le nom égyptien de la hase, W et N. Ces phonogrammes sont toujours consonantiques, c’est-à-dire qu’ils n’écrivent que les consonnes ou les semi-consonnes comme W et Y. Donc, l’écriture hiéroglyphique ne note pas les voyelles. Aussi, pour le lecteur moderne, recourt-on à la pratique suivante : entre les consonnes de la transcription d’un texte hiéroglyphique, on intercale des e (ou des o) purement conventionnels (ils seront ici toujours écrits en minuscules).

Il y a trois catégories de phonogrammes, les phonogrammes à un seul son ou signes alphabétiques, les phonogrammes à deux sons et les phonogrammes à trois sons.

Les phonogrammes à un son, qui n’écrivent qu’une seule consonne, sont appelés signes alphabétiques. L’écriture égyptienne comporte 24 consonnes fondamentales (voir le premier tableau à droite). Ces consonnes fondamentales sont toujours transcrites ici en majuscules. A noter que certaines consonnes, inconnues du français, ont été rendues conventionnellement par A et par Â.

A P H K
 F KH G
I M Z T
Y N S Tch
W
Ou
R Sh D
B H Q Dj

Les phonogrammes à deux sons : ce sont les signes qui écrivent une séquence de deux consonnes. Puisqu’il y a 24 consonnes, 576 combinaisons sont théoriquement possibles. En fait. seules 90 sont représentées par un phonogramme à deux sons (ou plusieurs pour une même combinaison).

Les phonogrammes à trois sons écrivent une séquence de trois consonnes. On en compte environ une soixantaine.

Les idéogrammes.

Alors que les phonogrammes écrivent un mot en le décomposant en sons fondamentaux, les idéogrammes saisissent un mot, ou une notion. de manière globale. Par exemple, je peux écrire “dollar” phonétiquement ou bien idéographiquement en utilisant le sigle $ qui fonctionne comme un idéogramme. Les signes employés ram comme idéogrammes représentent ce qu’ils signifient (ce qui n’est pas le cas du sigle $ qui ne représente que lui-même). Toutefois, la relation entre représentation et signification peut être plus ou moins immédiate. Elle est directe, dans le cas de l’enceinte avec un bâtiment dans l’angle, idéogramme pour ” enclos, manoir”. Elle est indirecte dans le cas du nom du dieu Horus, qui est écrit avec son attribut animalier, le faucon.

( merci au site   http://artchives.samsara-fr.com/hieroglyph.htm )

Pour percer le secret des hiéroglyphes aller sur ce site

http://pguillas.free.fr/pages/hieroglyph.shtml#Hiero

et pour écrire votre nom en Hiéroglyphes

http://www.qenherkhopeshef.org/nomHieroPHP/



Réunions parents-profs

15 09 2009

C’est le traditionnel rendez vous de l’après rentrée, oui, vous savez cet exercice si difficile où vos parents, qui toute l’année vous imposent une attitude irréprochable, vous obligent a suivre tous les cours, à ne pas parler avec votre voisin……, comprennent à quel point il est difficile de rester concentrés, assis, silencieux et attentifs….

Car avouons le , ce n’est pas facile de garder sa serénité après une réunion plénière, et le défilé quasi ininterrompu de professeurs et malheureusement pour certains de longs moments d’attente (eh oui, nous ne pouvons pas être partout à la fois!!!). Enfin, allez c’est une corvée a laquelle on ne peut échapper, sinon un professeur perfide pourrait vous le remémorer dès le 1° problème venu: ” mais , enfin je l’ai précisé lors de la réunion de rentrée!!!”

Allez , pour vous consoler, sachez que c’est aussi éprouvant pour les enseignants et pour preuve, voici un extrait de l’excellente BD “les profs” de Pica et Erroc

Bonne soirée

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13 septembre – 490: bataille de Marathon

14 09 2009

Les guerres médiques sont des guerres ayant opposé, durant la première moitié du Ve s. av. J.-C., le monde grec à l’Empire perse.

Retour sur les guerres médiques

En – 499, les cités grecques d’Ionie, mécontentes du traitement de faveur des cités phéniciennes et en raison des faiblesses de l’armée perse face aux Scythes, se soulèvent contre l’empire, sous l’impulsion d’Aristagoras, , qui demande l’aide des cités grecques. Sparte refuse mais Athènes et Erétrie soutiennent, seules, les révoltés en envoyant une vingtaine de navires pour la première et cinq pour la seconde. Les opérations commencent bien, les révoltés prennent Sardes par surprise et l’incendient en – 498, sans pouvoir réduire la citadelle. La flotte ionienne reprend Byzance. La population grecque de Chypre se soulève. Mais Darius répond vite et fort, comprenant que le conflit se gagnerait sur mer, il décide de construire une flotte en Phénicie et obtient la neutralité de certaines cités ioniennes. Les Perses battent les insurgés et la flotte grecque est détruite près de l’îlot de Ladé, en – 494, au voisinage de Milet. Cette ville, après un siège par la mer, est détruite, ses habitants déportés en Mésopotamie. L’empereur perse veut se venger des cités grecques qui ont soutenu les rebelles.

Avant d’envoyer l’expédition décisive, Darius envoie aux Grecs des messagers pour leur demander “la terre et l’eau” en signe de soumission. La plupart des cités grecques acceptent, parmi elles Corinthe, Argos et Egine, et aussi la Macédoine . Mais les envoyés perses sont jetés, à Sparte, au fond d’un puits où il y avait abondance de “terre et d’eau” et à Athènes, dans un précipice, le barathron, où l’on jetait les condamnés à mort tandis que l’interprète est lapidé pour avoir souillé la langue grecque en traduisant les ordres d’un Barbare.


La bataille de Marathon (13 septembre – 490)

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En – 490, une flotte de 600 vaisseaux, transportant hommes, chevaux et machines de guerre, est rassemblée à Tarsus. Elle est commandée par les généraux Datis et Artapherne, traverse la mer Egée et atteint l’Eubée. La ville d’Erétrie est assiégée une semaine puis prise par traîtrise et brûlée en représailles de l’incendie de Sardes. Ses habitants sont massacrés ou faits prisonniers. C’est un avertissement pour les Athéniens. Conseillés par le traître Hippias, un ancien dictateur d’Athènes, les Perses débarquent dans la plaine de Marathon, à une quarantaine de kilomètres d’Athènes, tandis que la moitié de l’armée perse reprend la mer pour attaquer directement la cité d’Athènes. Sparte refuse de combattre en raison de la fête religieuse des Karnéia et ne sera disponible qu’après la pleine lune, seule, Platées envoie un contingent. Athènes est en infériorité numérique.

Une première bataille, politique, oppose Miltiade à la moitié des stratèges athéniens qui estiment les Perses trop nombreux et préférable de soutenir le siège. Miltiade connaît bien l’armée perse, en effet, il a participé, à titre de vassal, à la campagne contre les Scythes. Pour l’emporter, le soutien du polémarque Callimachus lui est nécessaire, et lui est accordé. A présent, il faut attendre, outre les Spartiates, le tour de Miltiade pour commander l’armée. Les Grecs, sur les hauteurs, patientent et les Perses ne s’engagent pas sur ce terrain difficile. Après une dizaine de jours, le stratège Miltiade, las d’attendre les Spartiates, étend la ligne des Grecs sur un front aussi large que l’armée Perse soit 1600 mètres. Pour y arriver, le centre est dégarni et les ailes renforcées. A 1500 mètres de l’ennemi, les hoplites, sans cavalerie ni archers, marchent vers l’ennemi, puis, dès qu’ils sont à portée de flèches, attaquent au pas de charge. Les Perses, les croient fous.

Miltiade (mort en – 489)

Armés de longues piques et de larges boucliers, ces hoplites, protégés par leurs armures, en formation de phalange, n’ont subi que peu de pertes par les volées de flèches et déjà ils abordent les premiers rangs perses. Le combat dure longtemps, les Perses enfoncent le centre de l’armée grecque comme attendu mais les ailes grecques opposées aux levées des tribus et aux conscrits ioniens peu motivés prennent l’avantage. Au lieu de les poursuivre, ils se rabattent sur le centre dans une manoeuvre de tenaille. Les soldats perses sont pris au piège. La panique saisit leurs rangs. L’armée d’invasion fuit et une partie est noyée ou massacrée dans les marais, l’essentiel cependant rembarque. Les Perses ont perdu 7 trirèmes et 6 400 combattants, les Grecs “seulement” 192. Miltiade laisse un détachement de garde et les Grecs rejoignent Athènes à marche forcée. Une légende raconte qu’un messager, Philippidès les a précédés en courant sur tout le trajet, pour annoncer la victoire et est mort juste après l’arrivée à Athènes. Les hoplites grecs arrivent avant les navires perses qui rebroussent chemin et rentrent chez eux.

Xerxès poursuit le projet de Darius

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Xerxès 1er, le nouveau Grand Roi est plus intraitable et prépare une nouvelle campagne dès – 483. Il décide d’attaquer par la route du Nord et fait creuser le canal du Mont Athos durant trois ans pour faciliter le passage de sa flotte. Des ponts et des entrepôts sont installés le long des routes d’invasion en particulier en Thrace.

Les Grecs reprennent leurs querelles, Athènes est en guerre contre Egine, Sparte remplace son roi Cléomène par Léonidas. Mais depuis – 484, la récente mise en exploitation des mines du Laurion apporte un source de revenus nouvelle pour les Athéniens. Thémistocle qui mène une guerre maritime contre Egine, ne dispose que de pentécontères et de triacontères, navires lents et anciens, “inventés “au VIIème siècle. Il persuade les Athéniens de renoncer à ces revenus et de construire rapidement une flotte de 200 trières avec trois rangs de rameurs pour vaincre les Eginètes comme nous l’apprend Plutarque dans la Vie de Thémistocle. Cette arme est vite utilisée et sert aussi pour chasser les pirates ce qui entraîne les équipages. Réunis à Corinthe, les Grecs résolus à combattre décident de cesser leurs conflits internes. Le commandement est confié à Sparte, la plus puissante cité au point de vue militaire. Les espions envoyés par Thémistocle pour se renseigner sur les forces perses sont capturés mais Xerxès donne l’ordre de les libérer car il pense que quand les Grecs seront informés, ils renonceront à se battre.

Choc entre les hoplites grecs et l’infanterie perse

En – 481, une armée de 200 000 hommes, comprenant des Grecs, commandée à nouveau par Mardonios, traverse l’Hellespont sur un double pont de barques recouvert de troncs d’arbres et de terre. Une tempête détruit ce pont et Xerxès fait fouetter la mer pour la punir nous raconte Hérodote. L’armée perse traverse la Macédoine et la Thessalie et occupe le nord de la Grèce. En réponse à cette menace, une partie des Grecs fondent la ligue Hellénique.

300 Spartiates commandés par Léonidas accompagnés par des Thespiens, des Béotiens et des Thébains se postent au défilé des Thermopyles pour retarder l’avance irrésistible de l’armée ennemie. En effet, ce passage est étroit mais indispensable pour l’armée perse si elle veut garder le contact avec sa flotte. Ce sont près de 8 000 hoplites grecs qui se battent sans merci contre une armée perse très supérieure en nombre. Grâce à une trahison, les Perses contournent les positions grecques. Léonidas garde un millier d’hoplites (Spartiates, Thébains et Platéens). Xerxès est surpris par ces combattants qui luttent jusqu’au dernier et lui infligent de nombreuses pertes (20 000 environ). Leur sacrifice fournit à l’armée grecque dix jours pour se préparer.

combat entre un hoplite grec et un guerrier perse

La bataille de Salamine (19 octobre – 480)

Les Athéniens ne peuvent résister dans l’Attique et l’oracle est très alarmiste :

“Quitte ta demeure, fuis aux extrémités de la terre (…) tout est détruit par l’incendie et par l’impétueux Arès monté sur un char syrien”

Mais les théores athéniens obtiennent une deuxième consultation plus précise:

“Reste le mur de bois pour Tritogénie (Athena) comme unique moyen de briser les assauts, à toi, à tes enfants, il servira. Ne va point pour ta part, de la cavalerie attendre l’arrivée et de l’armée terrestre qui afflue d’un continent. Ne reste pas sur place, il te faut reculer, tourner le dos. Un jour, crois moi, tu finiras par faire front. Divine Salamine!…”

Thémistocle, renforcé par cette appui divin, fait évacuer l’Attique pour se réfugier dans le Péloponnèse où les cités sont plus motivées pour lutter contre les Perses. La ligne de défense est centrée sur l’isthme qui permet d’entrer dans le Péloponnèse. Xerxès trouve Athènes presque vide et l’armée perse la pille, massacre les grecs qui ont refusé de quitter la cité puis incendie les temples de l’Acropole en – 480 en souvenir de Sardes. Puis la flotte perse se présente devant Salamine.

La majorité des stratèges athéniens sont prêts à la retraite vers le Péloponnèse. Thémistocle qui commande la flotte grecque avec le spartiate Eurybiade propose la bataille. Pensant qu’il ne sera pas écouté, il envoie un “messager” à Xerxès pour lui faire croire que les Grecs sont sur le point de s’enfuir et l’incite à attaquer. Xerxès a fermé les deux passes par sa flotte et il est installé sur un trône face à la bataille qu’il considère comme gagnée d’avance. La moitié de la flotte perse s’engage dans le détroit de Salamine et les trières grecques se retournent pour attaquer la flotte ennemie. L’espace est très restreint et les trières grecques, plus légères, sont très mobiles et encerclent les navires perses. Puis les étraves en bronze percent les coques ennemies. C’est un désastre pour la flotte perse qui perd la moitié de ses navires, coulés ou capturés contre 40 pour les Grecs. Un corps expéditionnaire perse est massacré sur l’île d’Astypalia toute proche. Xerxès rentre en Perse et laisse en Thessalie son général Mardonios, une partie de la flotte et l’armée. Mardonios cherche à négocier avec Athènes, en vain.



Destruction du temple de Jérusalem:8 septembre 70

8 09 2009

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Le temple de Jérusalem édifié par le roi Salomon a subi une première destruction en 586 avant J.C. par Nabuchodonosor, roi des Perses. La population juive est alors chassée de Jérusalem.
Autorisés à revenir en Judée par le roi de Perse Cyrus, les Juifs reconstruisent le temple dès 536 avant J.C.

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Profitant des divisions entre les juifs, le général romain Pompée a conquis la Samarie et la Judée en 63 avant J-C. Un protégé des Romains, Hérode, en profite pour liquider la dynastie des Asmonéens et devenir roi de Judée (ou pays des Juifs) en l’an 37 avant JC.

C’est à la fin du règne d’Hérode le Grand que naît Jésus-Christ à Bethléem, au sud de Jérusalem.

Avant de mourir en l’an 4 de notre ère, le roi de Judée partage son royaume entre trois de ses fils. Mais sa dynastie s’arrête là. En l’an 6, l’empereur Auguste transforme la Judée en une province romaine gouvernée par un simple procurateur.

En 66 après J.C., les Juifs de Palestine commencent à s’opposer à l’occupation romaine. Cette révolte aboutira au siège de Jérusalem par Titus et à la seconde destruction du temple, en 70 avant J.C.

Première guerre juive

Décontenancés par les croyances monothéistes des habitants, les Romains laissent ceux-ci libres de s’organiser comme ils l’entendent sous l’autorité de leur Tribunal religieux, le Sanhédrin. Mais les Juifs ne manquent pas de se quereller et de se diviser sur la conduite à tenir vis-à-vis de l’occupant.

Les grands prêtres et le parti des Pharisiens s’accommodent de l’occupation étrangère tandis que dans les milieux populaires, la secte des Zélotes appelle à la résistance et veut hâter la réalisation des promesses divines.

Les Zélotes déclenchent une violente révolte en août 66. Ils massacrent les grands prêtres et s’emparent de Jérusalem. Mais les Romains, sous la direction du général Vespasien, mènent la reconquête avec détermination.

Vespasien étant devenu empereur, c’est à son fils Titus qu’il revient d’achever le siège de Jérusalem. Il ne s’agit pas d’une mince affaire car la population de la ville s’élève déjà à cette époque à environ 80.000 habitants.

Les troupes romaines de Titus s’emparent de la ville de Jérusalem : le Temple est brûlé et les habitants sont déportés comme esclaves. Le Temple, bâti par Salomon en 970 avant J.-C et reconstruit par Hérode en 19 avant J.-C, était le symbole et le centre du pouvoir religieux et politique des Juifs. Seul le mur occidental de soutènement de l’esplanade du Temple restera debout. Il sera appelé plus tard le “Mur des lamentations”. La destruction du Temple constitue par ailleurs un élément déterminant pour la religion chrétienne, qui se détache alors de plus en plus de ses origines juives.

bas-relief de l'arc de Titus, à Rome Le vainqueur, Titus, rentre à Rome où il reçoit un magnifique triomphe. Un arc est bâti en souvenir de ce triomphe à l’entrée des forums romains.

Ses bas-reliefs relatent les exploits des Romains en Judée et notamment le pillage des trésors du Temple, en particulier un fameux chandelier sacré à sept branches, la Ménorah (ce chandelier disparaît en 455 suite au pillage de Rome par les Vandales de Genséric).

La destruction de Jérusalem et du Temple ne met cependant pas fin à la première guerre juive… Au-dessus de la Mer Morte, la forteresse de Massada continue de résister sous la direction d’un chef zélote, Éleazar…(a suivre)

d’après Jean-François Zilberman (site hérodote)