Thanksgiving

26 11 2009

Thanksgiving est une journée d’action de grâces pour remercier les Indiens et le Ciel d’avoir permis aux premiers pèlerins venus d’Angleterre de s’installer et de vivre sur le sol américain grâce aux bonnes récoltes qu’ils ont pu y faire.

En 1620, à bord du Mayflower, les pèlerins anglais qui veulent rester fidèle à leur religion et non adopter celle du roi d’Angleterre, embarquent pour l’Amérique.

Le voyage est très éprouvant mais ils finissent par aborder la ville de Plymouth, alors que l’objectif initial était la Virginie, plus au sud. Seulement, ils débarquent en plein mois de décembre, le 11 Décembre 1620, au plus fort d’un hiver mémorable. N’ayant pas l’expérience des lieux, les colons sont alors victimes des températures hivernales et du manque de nourriture. Le bilan est dramatique : la moitié d’entre eux décède durant ce premier hiver (46 étaient morts sur les 102 qui étaient venus sur le « Mayflower »), car aucune plantation n’est possible en cette saison.

Heureusement pour ces derniers, au printemps suivant, les Indiens (des Iroquois) leurs apprirent comment cultiver le maïs, l’art de la pêche et de la chasse, de quoi permettre à la colonie de survivre.

L’automne approchant, cette fois, la colonie était prête : elle avait récolté des potirons, du maïs et des haricots.

Voulant remercier leurs « sauveurs », les colons convièrent les Indiens, à un festin et des jeux, comme cela se faisait en Angleterre, en octobre 1621. La célébration servit à stimuler le moral des 50 pèlerins restant,ainsi qu’a impressionner leurs alliés.

A cette occasion, les Iroquois apportèrent des dindes à rôtir. Et cette « tradition » s’est perpétuée d’année en année, celèbrant les récoltes d’automne.

Pour célébrer la mémoire de ces ancêtres et rendre grâce au Ciel et aux indiens pour leur avoir permis de vivre et de prospérer la journée de Thanksgiving devient une fête nationale. Aux Etats Unis, elle est fixée au dernier jeudi du mois de novembre.

Depuis ce temps le repas traditionnel de Thanksgiving que l’on déguste en famille est constitué d’une dinde rôtie servie avec une sauce aux airelles, de purée et du fameux « pumpkin pie », le gâteau au potiron.

Tout le monde se retrouve le matin tôt, après un gros petit-déjeuner, pour préparer tous les plats nécessaires. Ensuite, ils passent à table à environ 3 ou 4 heures de l’après-midi, pour finir à 5-6 heures du soir. Une prière peut-être énoncée pour débuter le repas. Mais la tradition est plutôt de prononcer les “thankfull” : chaque participant prend tour à tour la parole pour annoncer ce dont il est actuellement reconnaissant, que ce soit une personne ou un événement. Le repas est considéré comme un dîner, et ils sautent même le déjeuner du midi pour s’y consacrer pleinement… Ensuite, une autre collation peut avoir lieu plus tard dans la soirée en servant les restes du “dîner” en question.

Menu type de thanksgiving

  • Soupe au potiron ;
  • Tarte aux Noix de pécans ;
  • Dinde farcie, gelée de canneberges (dit atoca au Canada français) ;
  • Purée de patates douces ;
  • Tarte à la citrouille (pumpkin pie) ;
  • Tarte aux patates douces ;
  • Sauce aux canneberges ;
  • Farce (parfois aux marrons, huîtres, saucisses, pommes, etc.) ;
  • Cidre ;
  • Pain de maïs ;
  • Tarte aux pommes ;
  • Haricots verts en daube ;
  • Maïs en épis ;

Une recette de Dinde sur

http://www.marmiton.org/Recettes/Recette_dinde-rotie-de-thanksgiving_13669.aspx

La recette de la tarte au potiron

http://cuisine.elle.fr/elle/elle-a-table/recettes-de-cuisine/pumpkin-pie

La purée aux patates douces

http://cuisine.elle.fr/elle/elle-a-table/recettes-de-cuisine/puree-de-patate-douce-au-four

Recette de sauces aux canneberges

http://www.maxi.ca/fr/thanksgiving_recipes.aspx

Bon appétit



18 11 2009

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Voici le diaporama du voyage à Caen.

Pas forcement joli à voir!



Palmyre: l’oasis des princes

1 11 2009

En cette morne journée de la Toussaint où la pluie bat sans cesse à mes vitres, des envies de voyages me prennent. Après avoir visionné les photos de Mme Grave sur le site de Volubilis, c’est clair, j’ai envie de m’évader!!

Et c’est en feuilletant un article de  » histoire antique » n° 42, que j’y suis parvenue!!

Voici donc une présentation de Palmyre.

La Palmyre Gréco romaine

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Intégrée à l’Empire romain sous Tibère, dans le cadre de la province romaine de Syrie, Palmyre atteignit son apogée sous Hadrien, qui lui donna le statut de cité libre en 129 apr. J.-C. C’était alors une ville splendide, qui se développa jusque sous les Sévères. En 212 apr. J.-C., l’empereur Caracalla promut Palmyre et sa voisine Émèse au statut de colonie romaine. L’armée romaine y entretenait une garnison de soldats auxiliaires dans un camp au nord de la ville.




En jaune, l’Empire de Palmyre en 271

Au cours de la crise du IIIe siècle, Palmyre échappa aux invasions perses qui ravagèrent la Syrie en 252 apr. J.-C. et 260 apr. J.-C.. Après 260 apr. J.-C., ce fut un notable de Palmyre, Odénat, qui fut chargé par l’empereur Gallien de coordonner la défense de l’Orient. Quand sa veuve Zénobie tenta de prendre le pouvoir comme impératrice avec son fils Wahballat, Palmyre se retrouva impliquée un peu malgré elle dans une guerre civile romaine. En 273 apr. J.-C., vaincue par Aurélien à Antioche puis à Émèse, Zénobie se replia avec ses troupes sur Palmyre, où Aurélien vint la poursuivre. Dans un premier temps les notables de Palmyre se rallièrent à Aurélien et chassèrent Zénobie, qui fut arrêtée. Aurélien laissa à Palmyre une petite garnison et rentra en Italie. À ce moment éclata dans la cité une révolte qui tenta de remettre le pouvoir à Antiochos, le père de Zénobie. Aurélien revint sur ces pas, mata la révolte et exerça des représailles sur la ville. Ses principaux sanctuaires furent pillés, et l’empereur réquisitionna tout le quartier ouest de la ville pour y installer à demeure la Ière Légion Illyrienne.

Au IVe siècle et par la suite, Palmyre ne fut plus la prospère cité caravanière d’autrefois. C’est une ville de garnison, occupée par la Ière Légion Illyrienne, étape d’une route militaire reliant la région de Damas à l’Euphrate (la Strata Diocletiana). La partie monumentale de la ville fut protégée par un rempart qui laissait en-dehors tout le quartier sud, quartier peut-être abandonné à cette date. Sous Constantin Ier les forts de la Strata Diocletiana furent pour la plupart abandonnés mais Palmyre demeura jusqu’au VIe siècle une ville romaine occupée par l’armée, tandis que la steppe tout autour était occupée par des communautés de moines monophysites, et contrôlée par les tribus arabes Ghassanides, chrétiennes et alliées de l’Empire. Des églises furent construites, tandis que d’anciens temples païens comme la cella de Baalshamin ou encore celle du sanctuaire de Bel furent convertis en églises et décorés de peintures murales.

Sous Justinien au VIe siècle l’enceinte fut renforcée de tours, et les adductions d’eau furent restaurées. La ville qui, selon Procope de Césarée, « était devenue depuis longtemps un désert », reçut une nouvelle garnison qui constituait le poste avancé de la Syrie contre les invasions des Perses et surtout contre les arabes palmyriens qui essayeraient de reconquerir leur Empire.

L’urbanisme de Palmyre gréco-romaine


L’ancien decumanus.

Au temps de son apogée au début du IIIe siècle, la ville de Palmyre était beaucoup plus étendue que l’actuel site archéologique, pourtant très vaste. La plupart des maisons étaient faites de briques crues, qui n’ont guère laissé de vestiges visibles. Ce que l’on voit aujourd’hui c’est le squelette de pierre de la ville, c’est-à-dire les monuments publics, ou parfois simplement les colonnes qui entouraient l’atrium des demeures les plus riches, tandis que le reste a disparu.

La ville se développa d’abord à l’emplacement du sanctuaire de Bel puis, quand le grand parvis fut construit au Ier, elle s’étendit entre le sanctuaire de Bel et la source Efqa au sud-ouest (là où aujourd’hui il n’y a plus que les jardins de l’oasis).
siècle

Pendant cette période prospère, Palmyre était une ville ouverte, dépourvue de remparts. Il existait un mur (traditionnellement appelé « mur de la douane ») entourant un très vaste secteur tout autour de la ville, mais ce mur de pierres ou de briques crues selon les secteurs n’avait aucune fonction militaire ou de prestige, c’était, semble-t-il, une simple limite administrative pour le paiement des taxes fixées par le « tarif de Palmyre », datant de l’empereur Hadrien. À la fin du IIIe siècle, un rempart défensif fut construit à la hâte en remployant des pierres prélevées sur des monuments funéraires, et ne protégeant que le quartier monumental, tandis que le reste de la ville était sans doute abandonné.

Je ne saurais trop vous conseiller un excellent ouvrage, qui se déroule en partie dans la région

« Dernier acte à Palmyre » de Lindsey Davis (Stephanie je te le passe quand tu veux!!!) et une autre série qui a pour héros un prince de Palmyre, Helkias,  sous Vespasien avec les titres suivants: »le masque de l’Attelane, le cheval d’Octobre, le meurtre d’Adonis, l’épée de Cendres et la porte d’Ivoire » (Stéphanie, si tu n’as rien à lire, j’ai de quoi t’occuper!!)

Bon mais cessons là le bavardage et place aux photos!!!

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