22 janvier 1905: dimanche rouge en Russie

22 01 2010

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Le 22 janvier 1905 est qualifié de «Dimanche rouge» par les Russes. Ce jour-là, 100.000 grévistes manifestent en silence et sans armes à Saint-Pétersbourg, devant le Palais d’Hiver. Tout d’un coup, les Cosaques chargent la foule. Dans les heures qui suivent, étudiants et ouvriers décrètent la grève. L’embrasement est aggravé par les échecs militaires du régime face au Japon.
Le tsar Nicolas II fait mine d’ouvrir la voie à un régime démocratique. Mais l’expérience ne durera pas et la Révolution démocratique avortée de 1905 ouvrira la voie à des révolutions autrement plus radicales en 1917

Au départ:

Ce jour-là (9 janvier selon le calendrier julien encore en vigueur en Russie), à Saint-Pétersbourg, devant le Palais d’Hiver où réside Nicolas II, 100.000 grévistes manifestent en silence et sans armes, en portant des icônes du tsar.

Tragique malentendu

Sous la conduite d’un personnage équivoque, le pope Gapone, les manifestants désirent transmettre une supplique à leur souverain. Sur un terrible malentendu, l’armée tire et fait des centaines de morts. «Il n’y a plus de Dieu ni de tsar», s’écrie Gapone.

 

Le massacre se produit sous les fenêtres de l’ambassade britannique. L’émotion internationale est immense. Dans les grandes villes russes, les étudiants et les ouvriers s’agitent et se mettent en grève. C’est le début de la Révolution de 1905.

L’agitation est entretenue par la crise économique que traverse le pays et aggravée par les désastres militaires, en Extrême-Orient, face aux armées japonaises.

Au bout de quelques mois, Nicolas II est obligé de promettre de très larges concessions démocratiques aux manifestants et aux grévistes, y compris l’instauration d’un régime constitutionnel et démocratique.

Mais ces concessions ne suffisent pas à rétablir la confiance entre les ouvriers et le tsar. Et très vite, Nicolas II fera en sorte de restaurer l’autocratie.

Pour finir la dessus voici un celebre extrait du film de Eiseinstein « le cuirassé Potemkine », dont la sequence du landeau est une référence en matière de cinéma: elle est en effet reprise dans de nombreux films!

http://www.dailymotion.com/videox2koc4



19 01 2010

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Voilà, la terrible épreuve du brevet blanc s’est terminée. examen

1° soulagement: vous avez vaillamment supporté l’épreuve!!! gifs (3)smiley moqueur

Mais voilà qu’une autre angoisse pointe à l’horizon et risque de contrarier votre douce nuit,0002nuit qui pour le coup, pourrait être peuplée de cauchemars effrayants auxquels Pétain et Hitler ne seraient pas étrangers : ais – je réussi mon sujet?diplomes002

Dans ma grande bonté, 0angeje préfère alléger vos souffrances: voici donc la correction.

brevet 2010 sujet

Brevet blanc 2010 correction

Allez réviser vos maths, que ce soit plus brillant!!livres2smiley



6 janvier:épiphanie

6 01 2010

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Oui, je sais, c’est dimanche que vous vous etes goinfrés de galette mais en réalité l’épiphanie est fêtée le 6 janvier!!!

Petite mise au point donc!

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Le terme « épiphanie » est issu du grec et signifie « apparition ».Célébrée le 6 janvier, cette fête correspond à la présentation de Jésus enfant aux Rois Mages.
Ce jour est aussi celui du premier miracle des noces de Cana et avant tout la date de baptême du Christ.

Dès le Ve siècle, l’Eglise donna une importance considérable à cet événement. La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge », était destinée au premier pauvre qui se présenterait.

Pendant des siècles les chrétiens d’Orient célébrèrent la Nativité le jour de l’Epiphanie.
Les Arméniens du Caucase le font encore aujourd’hui.

Au Ier siècle il fut déjà décidé de donner primauté à la naissance du Christ plutôt qu’à l’Epiphanie.

Longtemps, le 6 janvier fût plus important que le jour de Noël. Encore actuellement, en Espagne ce sont les Rois mages qui apportent les cadeaux à l’Epiphanie et non à Noel. Les Rois Mages sont bien plus importants dans le coeur des enfants espagnols que le Père Noel et le 6 janvier est l’occasion d’une grande fête et de défilés dans les rues espagnoles.


LES ROIS MAGES


Pour l’Evangile, ils arrivèrent de l’Orient.

Venus d’Orient, trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l’étoile qui les guida jusqu’à Bethléem.

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Ils y trouvèrent l’enfant Jésus, qui appelèrent le  » Nouveau Roi des Juifs « .
Quand ils le découvrirent dans l’étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s’agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l’or, de la myrrhe et de l’encens.

L’origine des Rois mages est aujourd’hui encore obscure. On les dits savants, riches mais errants. Ces mystérieux personnages alimentèrent l’imaginaire qui enveloppe Noël.

La symbolique des cadeaux en portait témoignage :

l’or de Melchior célébrait la royauté,l’encens de Balthazar la divinité

et la myrrhe de Gaspard annonçait la souffrance rédemptrice de l’homme à venir sous les traits de l’enfant.


Longtemps ce jour là, on célébra le miracle de Cana : de l’eau changée en vin.

Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes.

Les quêteurs recevaient souvent en guise de présent une part de galette.

Qu’est ce que la myrrhe ?

La myrrhe est une résine odorante fournie par un arbre d’Arabie, le balsamier.


Origine de la fève et de la galette

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La fève dans la galette des rois remonte au temps des Romains. C’est une fève blanche ou noire qui était déposée pour les scrutins. Au début de janvier, les saturnales de Rome élisaient le roi du festin au moyen d’une fève. Si la tradition est d’origine religieuse, elle est devenue une tradition familiale où on se rassemble pour découper la fameuse galette. Celui qui trouvera la fève sera couronné roi … et choisira sa reine.

En Angleterre, comme en Bourgogne, anciennement, on préférait former un couple « d’occasion » en mettant dans la galette une fève et un petit pois.

Dans de nombreux pays ou région du sud, la galette est remplacée par une couronne en brioche.

La part du pauvre

La première part est toujours la « part du pauvre », la « part de Dieu et de la Vierge » et elle était désignée par le plus jeune enfant de la famille.

Il y avait aussi la part des absents – le fils aux armées, le parent sur un vaisseau du roi, le pêcheur qui n’étaient pas rentrés.

La part était rangée dans la huche jusqu’à leur retour, une façon tendre de dire « on a pensé à vous ». S’il se gardait longtemps, sans s’émietter et sans moisir, c’était un bon présage.

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1° Janvier – 47: César rencontre Cléopatre

2 01 2010


Jules César rencontre Cléopâtre


Jules César poursuit Pompée en Egypte et apprend son assassinat. L’événement le rend amère vis-à-vis du pharaon, Ptolémée XIII, alors en conflit avec sa sœur-épouse Cléopâtre. Lorsqu’il la rencontre, le général romain est tout de suite séduit par la reine égyptienne. Après que ses armées ont vaincu celles du pharaon, César donne le trône d’Egypte à Cléopâtre. Ils auront un fils.

La rencontre:

Née à Alexandrie, Cléopâtre (la septième du nom) est la fille de Ptolémée XII Aulète, roi d’Égypte. À la mort de ce dernier en 51 av. J.-C., la jeune princesse de 17 ans accède au trône après avoir épousé, conformément aux coutumes de la succession royale, son frère Ptolémée (de sept ans son cadet).

Les premières années du règne de Ptolémée XIII et de Cléopâtre VII sont marquées par d’incessantes révoltes et d’insuffisantes récoltes, ainsi que par les manigances du jeune roi pour évincer sa sœur. Cléopâtre, écartée du pouvoir en 48 av. J.-C., s’enfuit en Syrie où elle tente de lever des troupes. Puis elle demande et obtient le soutien du général romain Jules César, qui vient alors de débarquer à Alexandrie après le meurtre de son rival Pompée. Une bataille s’ensuit, à l’issue de laquelle Jules César rétablit Cléopâtre sur le trône et offre à l’Égypte la protection de Rome. Ptolémée XIII est tué tandis que César et Cléopâtre deviennent amants.

Une anecdote célèbre rapporte leur légendaire rencontre : la reine déchue aurait usé d’un stratagème afin de rencontrer le général ; elle se serait cachée dans une précieuse étoffe envoyée en cadeau à César, qui, déroulant le tissu, en serait aussitôt tombé amoureux.

La rencontre de César et Cléopâtre …

« La nuit tombe. Une de ces nuits d’Alexandrie qui ne sont ni africaines ni asiatiques; plus intenses qu’à Rome peut-être, quand le vent du Midi a été vif, mais assez semblables à celles d’Athènes. La voix de César résonne, surprise.
- Un cadeau ? A cette heure-ci? Je me méfie des cadeaux dans ce pays. Renseignez-vous.
Une minute se passe puis l’officier revient auprès de César.

-  L’homme qui porte le cadeau s’appelle Apollodore. Il parle latin. C’est un serviteur de la reine Cléopâtre. Il est arrivé au palais en barque, portant sur son épaule un bagage qu’il dit destiné à l’un de vos gardes. On l’a laissé passer. Parvenu au bout de la galerie, il a demandé le centurion de garde et lui a annoncé qu’il n’était pas le portefaix qu’on croyait mais le messager de la reine Cléopâtre et qu’il désirait vous entretenir pour vous remettre le cadeau de la reine qu’il continue de porter sur l’épaule.
- Et qui ressemble à quoi?
- C’est une natte de couchage, un tapis en quelque sorte, qui est roulé, ficelé, assez mince et…
- C’est bon. Faites-le entrer.
César va se rasseoir. Il se remet à écrire, lève la tête quand le grand gaillard qu’est Apollodore parait escorté de l’officier, suivi par cieux gardes, une natte multicolore sur l’épaule.
- Où est la reine?
Apollodore, quoique Sicilien, a ce geste oriental qui n’est pas tout à fait l’expression du doute, pas tout à fait celle de la connivence ni celle de l’ironie et qu’on attrape si vite au Levant. Il ne répond pas autrement.
- Alors, le message, ordonne César.
Apollodore sourit. En guise de réponse, ayant déposé la natte sur les dalles avec un soin méticuleux, il se prosterne.
S’étant relevé, Apollodore déclare :
- Que la permission d’ouvrir cette natte me soit donnée. Ce qu’elle contient est une réponse à toutes les questions de César.
La permission accordée, il ne bouge pas, toujours souriant. Au bout d’un instant, il précise :
- La majesté du contenu de cette natte ne me permet d’agir que devant le seul César.
A ces mots, la crainte de l’attentat fait faire à l’officier un pas en avant. Mais César :

– Sortez. Que les gardes sortent avec vous.
Pendant qu’ils s’éloignent, Apollodore se penche et dénoue les liens. C’est au tour de César d’être impassible. A peine regarde-t-il brièvement son épée posée devant lui. Il est l’homme de la prudence autant que l’homme de la témérité. Il a failli pousser un cri. Malgré son flegme, il s’est levé. Le visage sans expression, il contemple, en travers de la natte maintenant étalée, une jeune fille.
Elle est vêtue à la grecque. Sa robe de voile mauve est serrée sous les seins par une cordelière d’or, fendue jusqu’à la cuisse, découvrant sur un fin mollet, d’une peau tendre, rosée, la spirale, d’or aussi, du cordon qui tient la sandale étincelante. D’un jet, sans l’aide de ses mains, elle s’est soulevée et assise. Le coup de reins souple qu’elle a donné a fait jouer les longs muscles du petit corps que le voile enveloppe plus qu’il ne le vêt.
Le visage s’est tourné vers Apollodore. Il est prosterné, le front rivé aux dalles. Du bout des doigts, elle lui touche l’épaule. Elle ne la touche pas tout à fait, remue plutôt l’air pour alerter le colosse qui se relève et, comprenant dans l’instant le regard autoritaire et gentil, reconnaissant peut-être qu’elle lui jette, s’incline et se dirige vers la porte. En l’ouvrant il se heurte à l’officier et aux gardes que l’inquiétude a maintenus contre le battant. A tout hasard, ils avancent, saisissent Apollodore par les bras et entrent, avides de s’assurer que César est vivant.
- Sortez I dit-elle.
L’officier interroge César du regard. César ne bronche pas. S’il a mis quelques secondes à admettre que ce petit corps, menu, potelé était celui de Cléopâtre, reine d’Égypte, et reine rebelle, il ne doute plus depuis qu’il a été témoin de la servile obéissance d’Apollodore. »

Voici un extrait du film, » Cleopatre » de Mankiewicz (la rencontre est à la 16° minute!!)

http://www.dailymotion.com/videoxzcol

Bien qu’éprise de Jules César, Cléopâtre doit épouser son deuxième frère, Ptolémée XIV, alors âgé de 11 ans. Après s’être assurée de leur gouvernement commun, la souveraine se rend à Rome, où elle rejoint son amant. Lorsque César est assassiné en 44 av. J.-C., Cléopâtre retourne en Égypte avec le fils qu’elle a eu de lui, Césarion (futur Ptolémée XV). Son époux légitime Ptolémée XIV étant mort peu après (sans doute est-elle à l’origine de son empoisonnement), elle place Césarion à ses côtés sur le trône.

C’est Marc Antoine, que César a lui-même
désigné comme son successeur, qui est
chargé en tant que triumvir, des affaires de
l’Orient.

Comme César, Marc-Antoine succombe aux charmes de la souveraine.
Leur idylle sulfureuse durera près de 10 ans et verra la naissance de trois enfants:
Alexandre-Hélios, Cléopâtre-Sélène et Ptolémée Philadelphe.

Mais ceci est une autre histoire……