Les villes au moyen age

17 02 2010

Nous abordons la leçon sur les villes au moyen age.Voici un diaporama qui reprend l’essentiel sur les villes et leur organisation au moyen age, en approfondissement à notre future activité en salle informatique sur le site de la bnf



Al Idrisi

2 10 2009

al-idrisi

Bien, à la demande générale, après l’intérêt que vous avez manifesté sur lui suite à  l’étude de sa carte du monde méditerranéen, voici donc quelques précisions sur la vie de ce géographe musulman.

Tout d’abord, voici la réponse à la question posée en cours: il lui a fallu 18 années pour réaliser cette carte!!

850px-tabularogeriana


AIdrīsī ou encore , de son nom complet Abu Abdallah Muhammad Ibn Muhammad Ibn Abdallah Ibn Idriss al-Qurtubi al-Hassani en arabe : أبو عبد الله محمد ابن محمد ابن عبد الله ابن ادريس القرطبي الحسني

(eh non je ne parle pas l’arabe, mais avouez que ca impressionne!!!), 0071

connu aussi sous le nom latin de Dreses, est un géographe et botaniste d’Andalousie , né à Ceuta vers 1100 et mort vers 1165. Il doit sa renommée à la rédaction d’un ouvrage de géographie descriptive intitulé  Le Livre de Roger. Ce livre fut rédigé à la demande de Roger II, roi normand de Sicile, pour illustrer et commenter un grand planisphère en argent construit par Al-IdrÄ«sÄ«.

On connait peu de choses sur la vie d’Al-IdrÄ«sÄ«. Il serait né à Ceuta, qui faisait à l’époque partie de l’empire des Almoravides, vers 1100, dans une famille noble d’Al-Andalous, pays où il semble aussi avoir étudié, à la ville califale de Cordoue .  Il aurait voyagé au Maghreb, en Péninsule Ibérique, et peut-être même en Asie mineure, rapportant de ses voyages des notes sur la géographie et la flore des régions visitées. On connait mal les circonstances de sa venue en Sicile où il arrive à Palerme en 1138. Le roi normand Roger II de Sicile l’aurait appelé à sa cour pour y réaliser un grand planisphère en argent et surtout pour écrire le commentaire géographique correspondant. Ce travail lui prendra 18 années de sa vie. On perd sa trace en 1158, après qu’il eut effectué ce travail.

Le géographe

L’inspiration principale d’Al-Idrisi est venue de deux géographes de l’ère pré-islamique: Paulus Orosius, un voyageur espagnol dont une histoire, écrite au V siècle, comprend un volume de géographie descriptive, et Ptolémée, le plus grand des géographes classiques, dont la Géographie, écrite au deuxième siècle, a été complètement perdue pour l’Europe, mais a été préservée dans le monde musulman dans une traduction en arabe. Il semble aussi avoir subi l’influence de son compatriote, l’astronome hispano-musulman Al-Zarqali, qui a corrigé les données géographiques de Ptolémée concernant la région ouest de la Méditerranée.

Lorsqu’il arriva à Palerme en 1139, il se lança sous l’égide de “Roger II de Sicile” dans la constitution d’un planisphère et d’un commentaire associé -le Livre du divertissement de celui qui désire découvrir le monde plus communément connu sous l’appellation de Livre de Roger, qui constitue l’un des meilleurs ouvrages de cartographie médiévale. Il a profité de la situation de la Sicile comme île stratégique de la Méditerranée, interrogeant les équipages de tous les navires touchant les ports du royaume sicilien.

Le Livre de Roger comprend une description de la Sicile, de l’Italie, de sa patrie l’Espagne, de l’Europe du Nord et de l’Afrique, ainsi que de Byzance : c’est une description résolument universaliste qui comprend aussi bien la géographie physique que les activités humaines. Sa connaissance du Niger, du Soudan et du Nil est remarquable pour son époque. L’ouvrage a bénéficié de la situation particulière du royaume normand de Sicile au XIIe siècle .

Pour réaliser cet ouvrage, al-IdrÄ«sÄ« s’est appuyé sur les résultats de ses propres voyages mais aussi sur les observations qu’il commandait à d’autres voyageurs.

Plus tard, al-IdrÄ«sÄ« a mis au point une autre encyclopédie géographique, plus complète encore, que l’auteur a intitulée Plaisir des hommes et joie de l’âme, livre également connu comme Livre des royaumes et des routes.

Al-Idrisi a soutenu la théorie de la sphéricité de la Terre et bien que ses cartes aient la forme d’un disque, il a expliqué que le disque symbolisait uniquement la manière du monde : ” La terre est ronde comme une sphère, et l’eau s’y tient et y reste par le biais de l’équilibre naturel qui ne subit pas de changement “. Comme il l’a suggéré par ses observations, al-Idrisi pense que le monde est rond, n’étant pas le seul à insister sur ce fait : contrairement à l’idée fausse que tout le monde croyait jusqu’à Christophe Colomb, que la Terre était plate, de nombreux chercheurs et astronomes pensaient que la Terre était une planète au moins depuis le Ve siècle av. J.C.

Quand je vous dis que les musulmans étaient en avance dans de nombreux domaines!!!

Il est probablement mort en Sicile, à cause d’une probable interdiction de revenir dans sa ville natale où il était considéré comme un renégat au service d’un roi chrétien comme Roger II.

Bien, afin de vous venger, faites venir vos parents devant l’écran et demandez leur de retrouver les pays, fleuves etc….

Je vous conseille d’aller explorer le dossier de la BNF sur le lien ci dessous


http://classes.bnf.fr/idrisi/index.htm



7 juin 1520: l’entrevue du camp du drap d’or ou de l’hypocrisie des monarques

9 06 2009

L’entrevue du Camp du Drap d’Or

Henry VIII
L’entrevue du Camp du Drap d’Or marque autant la fin du Moyen-age que l’entrée de l’ère moderne.
Cet événement devait en théorie sceller l’alliance militaire entre l’Angleterre et la France. Le but d’Henri VIII et de son ministre, le cardinal de Wolsey, étant d’éviter que François I° et Charles Quint ne s’unissent et surtout que l’un ne devienne plus puissant que l’autre.

Ce fut un échec. Pourquoi ? Durant trois semaines, les deux monarques, François 1er et Henri VIII, rivaliseront de richesses et d’apparats. Après tout, la politique n’est qu’affaire d’esbrouffe!!! Autant essayer d’écraser l’autre par sa magnificense!!
Après les rencontres préliminaires, où les envoyés spéciaux des deux royaumes conviennent des protocoles des cérémonies (mais aussi d’un possible mariage entre la fille de Henri VIII, Marie, alors âgée de quatre ans et le dauphin de France qui lui, est âgé de trois ans !*), les deux rois se rencontrent pour la première fois le 7 juin 1520, date à partir de laquelle se succèdent fêtes, tournois et dîners réunissant les pairs des deux royaumes. Parés de leurs plus beaux atours, François Ier et Henry VIII se témoignèrent une chaleureuse amitié. Les banquets succédèrent aux joutes, on donna une messe à laquelle les deux souverains assistèrent côte à côte au son des chants religieux scrupuleusement répartis à égalité entre chants français et chants anglais. C’est une véritable Cité qui est organisée pour l’occasion entre les deux villes frontalières d’Ardres la française, et de Guînes l’ anglaise, où les tentes, par centaines recouvertes d’étoffes brodées au fil d’or, laissent apparaître au spectateur un vaste “champ de drap d’or”, que l’histoire retiendra sous le nom de Camp du Drap d’Or. Le Roi de France avait installé sa tente royale de drap d’or près des marais d’Andres. A Guînes, fief anglais, Henry VIII avait fait bâtir le palais de Cristal, un édifice original de bois et de verre aux couleurs des Tudor , le “palais de cristal”, long de cent mètres et haut de quarante. Quant au pavillon du roi François 1er, il est “aussi haut que la plus haute tour connue” et surmontée d’une statue de Saint Michel combattant le dragon.
François 1erLa tapisserie intérieure est en velours bleu, parsemée de lys d’or et l’extérieur est décoré d’un drap d’or frisé. Les fêtes sont grandioses : joutes et épreuves de tir à l’arc sont organisées pour distraire et rapprocher les cours des deux monarques. Ah … l’entente franco-anglaise ne passera que par le plaisir ! François Ier se laisse aller à accepter une lutte avec son égal. C’est énorme. L’un et l’autre sont des gentilshommes de la Renaissance, intelligents, cultivés, charmeurs et sportifs . D’un croc en jambe adroit qui jette le roi d’Angleterre sur le sol devant une foule médusée, François 1er tient son orgueil au beau fixe mais ruine du même coup les efforts accomplis durant ces trois semaines pour obtenir un rapprochement avec l’Angleterre. La diplomatie a ses secrets que les rois ont parfois eu du mal à accepter. Henri VIII, forcément vexé, s’en est allé le 18 juillet dans son royaume, sans avoir concédé à la France cette alliance tant espérée. Bien au contraire. Avant son départ, il rencontre l’empereur d’Autriche Charles-Quint qui parviendra à s’assurer l’appui de l’Angleterre dans les conflits continentaux à venir.  Preuve supplémentaire de la fourberie de ce roi inconstant, le traité secret est signé entre les 2 souverains, qui promettent de se revoir et de parler ensemble de leurs intérêts… formule quelque peu ambiguë permettant à Henri VIII d’affirmer qu’il n’a pas signé d’alliance et qu’il demeure fidèle à ses engagements avec les français.

Les hostilités entre les trois protagonistes s’engagent en 1522. Voilà à quoi tient la paix et la guerre au XVI ème siècle. Une armée anglaise s’ébranle de Calais. La première ville française qu’elle assiège et incendie est… Ardres
Le
royaume de France sera désormais entouré d’ennemis. François Ier enrage.

Gravure de James Basire de 1774, d’après une peinture à l’huile du XVIe siècle

* A noter que Marie, future reine d’Angleterre aura été promise

successivement au Dauphin de France Henri II, à l’Empereur romain germanique Charles Quint et au Duc d’OrléansCharles II de France. Aucune de ces unions ne se réalisera.



Mort de Léonard De Vinci: 2 mai 1519

4 05 2009

Certes, il est encore un peu tôt pour vous parler de Léonard De Vinci, vu que nous n’aborderons pas la Renaissance avant la fin du mois et que notre visite au Clos Lucé n’aura lieu que le vendredi 4 juin. Mais, je profite de l’anniversaire de sa mort pour écrire un article qui vous sera utile pour la leçon et pour la visite.

Fils naturel d’un riche notaire florentin et d’une paysanne, élevé dans un village de Toscane qui porte désormais son nom, Léonard de Vinci s’est formé dans les ateliers de Verrocchio et d’Uccello avant d’intégrer la compagnie de Saint-Luc, la guilde des peintres. On lui doit ‘La Cène’, ‘La Joconde’, ‘La Vierge aux rochers’, et la fresque de ‘La Bataille d’Anghiari’ au Palazzo Vecchio. Selon lui, l’art est intimement lié aux sciences et techniques. A-t-il peint pour mener des réflexions de type mathématique ou a-t-il développé ses connaissances scientifiques en autodidacte pour apporter davantage de grandeur à son oeuvre ? Toujours est-il qu’il a montré des talents d’ingénieur militaire, d’urbaniste, de biologiste et de physicien, pressentant souvent les grandes découvertes des siècles suivants (concernant les lois du mouvement et de la gravité par exemple).

En quête de mécènes et de commandes comme tous les artistes de la Renaissance, il a commencé ‘Maître des arts et ordonnateur des fêtes’ de Ludovic Sforza à Milan.

Léonard devint peu à peu célèbre dans tout l’occident, et, en 1500, il se rendit à Mantoue à la demande d’Isabelle d’Este pour lui faire son portrait. Elle tenta en vain d’obtenir de lui d’autres oeuvres. A partir de 1506, il partagea son temps entre Milan où il fut au service des Français (plus spécialement de Charles d’Amboise), et Florence. C’est à Florence qu’il peignit « Mona Lisa » et la grande composition de « La Bataille d’Anghiari », jamais achevée. Léonard quitta définitivement Milan en 1513 lorsque la cité fut reprise par la coalition antifrançaise. Il fit ensuite un bref séjour à Rome au service de Giuliano de Medicis, frère de Léon X, mais il y supporta mal la concurrence de Raphaël et Michel-Ange, et accepta en 1516 l’invitation de François 1er, vainqueur à Marignan et arbitre de l’Italie. Il résida ensuite définitivement en France, à Amboise (au Clos Lucé précisément), où il fut nommé « premier peintre, ingénieur et architecte du roi ».

Le 23 avril 1519, Léonard de Vinci, malade depuis de longs mois, rédige son testament devant un notaire d’Amboise. . Il est emporté par la maladie le 2 mai 1519, au Clos Lucé, à l’âge de 67 ans. La tradition selon laquelle il mourut dans les bras de François Ier repose peut-être sur une interprétation erronément littérale d’une épitaphe . Cette épitaphe qui n’a jamais été vue sur aucun monument, contient les mots « Sinu Regio », qui peuvent signifier, au sens propre sur la poitrine d’un roi, mais aussi, dans un sens métaphorique, dans l’affection d’un roi, et peuvent n’être qu’une allusion à la mort de Léonard dans un château royal. De plus, à cette époque, la cour est au château de Saint-Germain-en-Laye, où la reine accouche du roi Henri II de France, le 31 mars, et les ordonnances royales données le 1er mai sont datées de cet endroit. Le journal de François Ier ne signale d’ailleurs aucun voyage du roi jusqu’au mois de juillet.

Sa dépouille repose dans la chapelle Saint-Hubert d’Amboise.

Pour préparer la visite, n’hésitez pas à aller sur le site du clos lucé

http://www.vinci-closluce.com/

Et visitez ces pages, pour en savoir plus sur lui:

http://artdevinci.free.fr/

http://membres.lycos.fr/seddryck/ldvinci.html



Journée de la femme , déjà 580 ans?!

8 03 2009

Et oui, il y a déjà 580 ans, une femme était honorée en cet “”obsur “Moyen age: le 8 mars 1429

Jeanne d’Arc, vétue en homme, est reçue par le dauphin au château de Chinon. Elle se dirige sans hésiter vers le dauphin alors qu’elle ne le connaît pas et que ce dernier était mêlé au milieu de personnes participant à l’assemblée. Le dauphin Charles remet toute sa confiance et ses décision à Jeanne d’Arc.

Deux rois pour un royaume

À la mort du roi de France Charles VI le Fol, en 1422, sa veuve Isabeau de Bavière reconnaît pour roi de France l’enfant de sa fille Catherine et du roi d’Angleterre Henri V. Son propre fils, Charles, est exclu de la succession en raison de son implication dans l’assassinat de Jean sans Peur, le puissant duc de Bourgogne.

La France se trouve donc avec deux rois aussi légitimes l’un que l’autre. Le jeune Henri VI tient sa légitimité du traité de Troyes. L’enfant règne sur Paris et le nord. Il est représenté par son oncle Jean de Lancastre, duc de Bedford. Il a le soutien de l’Église, de l’Université et du peuple de Paris. Il est également allié au puissant parti bourguignon.

Quant à Charles VII de Valois, fils de Charles VI et Isabeau de Bavière, il règne seulement au centre et au sud, en pays d’oc. On le surnomme par dérision le «petit roi de Bourges».

Il n’a ni argent, ni beaucoup de soutiens, mis à part les redoutables Armagnacs et quelques mercenaires de toutes origines. Ses chefs de guerre et courtisans se déchirent en de vaines querelles, se disputant à qui mieux mieux les dépouilles du royaume. L’héritier des Valois est au bord du renoncement quand il rencontre Jeanne d’Arc.

Jeanne et ses anges gardiens

Jeanne est une jeune fille d’une vingtaine d’années ou peut-être moins. Elle est née dans le ménage d’un prospère laboureur du nom de Jean Darc, à Domrémy, un village de l’enclave française de Vaucouleurs, en Lorraine (la famille sera anoblie par Charles VII et changera son nom en d’Arc).

Depuis plusieurs années, des visions célestes que Jeanne dit être celles de saint Michel, sainte Catherine d’Alexandrie et sainte Marguerite lui demandent de «bouter l’Anglais hors de toute France» et de restaurer Charles comme seul roi légitime et véritable successeur de… Clovis.

La jeune paysanne se rend à Vaucouleurs, chez le capitaine des gens d’armes, Robert de Beaudricourt, qui, dans un premier temps, la repousse avec hauteur. Mais Jeanne s’entête, forte de quelques soutiens dans son village et alentours. Une légende ne dit-elle pas que la France, perdue par une femme (la reine Isabeau de Bavière) sera également sauvée par une femme ! L’époque, il est vrai, est fertile en légendes de ce genre et en faux prophètes…

La «pucelle» (jeune fille dans le langage de l’époque) revient à Vaucouleurs une deuxième, puis une troisième fois supplier Robert de Beaudricourt. Entretemps, elle a la douleur de voir son village mis à sac par une bande de soudards. À la troisième visite, elle ne réussit toujours pas à amadouer le redoutable capitaine mais un témoin de l’entrevue, Jean de Metz, se laisse impressionner et la mène à Nancy, auprès du duc Charles de Lorraine, malade, dans l’espoir d’une guérison miraculeuse. Il est vraisemblable, si l’on en croit l’historien Philippe Erlanger, qu’elle rencontre à la cour du duc René d’Anjou, beau-frère du dauphin et fils de Yolande d’Aragon.

Celle-ci a épousé Louis II d’Anjou, grand-oncle du dauphin, et donné sa fille Marie en mariage à ce dernier, qu’elle aime comme son propre fils. Le dauphin lui rend son affection et l’appelle «bonne mère». Yolande, douée d’un remarquable sens politique, a sans doute perçu tout le parti qu’elle pouvait tirer de Jeanne d’Arc d’après les compte-rendus qu’on dû lui faire son fils René et ses agents locaux.

Toujours est-il qu’à son retour de Nancy, Jeanne croise à Vaucouleurs un chevaucheur du dauphin, Jean Colet de Vienne, qui décide de l’amener à Chinon. Le départ a lieu le 12 février. Jeanne va voyager dans des conditions périlleuses, souvent en territoire hostile, tout juste accompagnée de son frère Pierre, Jean Colet de Vienne, Jean de Metz et quatre autres personnes.

Fin février, son arrivée à Chinon, qui a fait l’objet d’une intense publicité (peut-être par les agents de Yolande d’Aragon) se fait sous les acclamations. Avant l’audience, elle s’héberge chez un magistrat lié à la maison d’Anjou et Yolande d’Aragon. Sans doute à cette occasion lui apprend-on quelques bonnes manières et quelques secrets de la cour. On n’est jamais trop prudent…

Le retour de la confiance

Enfin arrive l’audience tant attendue. La jeune paysanne entre dans la grande salle accompagnée du grand maître de l’hôtel du roi, le comte de Vendôme. Sans doute, après la préparation à laquelle elle a eu droit n’a-t-elle pas eu trop de mal à identifier le dauphin. Elle fait sa révérence puis Charles l’amène à l’écart.

Dans le secret de leurs entretiens, elle lui confie sans doute que Dieu lui a pardonné le meurtre du duc de Bourgogne, sur le pont de Montereau, et qu’il est prêt à lui rendre son royaume. Elle l’assure aussi de sa filiation royale. Le regard de Charles VII s’illumine. Convaincu par la foi de Jeanne, il accepte de lui confier quelques troupes, à charge pour elle d’aller délivrer Orléans au plus vite de l’assaut anglais.