Histoire du théâtre

ANTIQUITÉ /TRAGÉDIE GRECQUE (VE S. AV. J.C.).

A l’origine, spectacle composé de chants, de musique, de danses et de vers déclamés et donné pour les citoyens d’Athènes dans le cadre rituel des Grandes Dionysies durant lesquelles l’Etat organisait un concours entre trois auteurs de tragédies. Les oeuvres d’Eschyle (525-456 av. J.C.), Sophocle (497-405 av. J.C.) et Euripide (484-406 av. J.C.) en témoignent aujourd’hui ; des centaines d’autres sont perdues.

Liens

Antigone de Sophocle

L’Orestie d’Eschyle

Médée d’Euripide

Le théâtre antique de Jublains

MOYEN AGE /MYSTÈRE (XIV-XVE S.)

Représentation théâtrale collective à grand spectacle donnée dans les villes de France entre le XIVe et le XVIe siècle. Elles ont généralement pour thème la Passion du Christ ou la vie d’un saint patron. L’action se déroule entre paradis et enfer, mêle surnaturel et réalisme et prend la forme de tableaux animés, illustrant le texte lui-même composé de dizaines de milliers de vers. Les mystères ont leur équivalent en Allemagne (« Passionspiel ») et en Angleterre (« miracle-plays »).

RENAISSANCE ET TEMPS MODERNE

WILLIAM SHAKESPEARE (1564-1616)

Auteur dramatique majeur, le plus joué au monde, Shakespeare est l’auteur de trente-sept pièces, historiques, tragédies, comédies et romances, représentées pour la plupart au Théâtre du Globe, puis au Blackfriars, à Londres.

Liens :

Giulio Cesare

Hamlet (un songe)

Un Cabaret Hamlet

Hamlet traité par Delacroix

Henri V

La Mégère apprivoisée

Othello

Le Roi Lear

Roméo et Juliette

La Rose et la Hache

Le Songe d’une nuit d’été

La Tempête

COMMEDIA DELL’ARTE (CA 1545-FIN XVIIIE S.).

Tradition d’origine italienne fondée sur les masques (Pantalon, Polichinelle, Arlequin…) et l’improvisation, elle essaime en Europe notamment à Paris. Carlo Goldoni (1707-1793) lui oppose la comédie de caractère.

Liens :

La Trilogie de la villégiature

JEAN-BAPTISTE POQUELIN DIT MOLIÈRE (1622-1673)

Comédien, chef de troupe, metteur en scène et auteur, Molière est l’emblème, pour la comédie et la comédie-ballet, du théâtre classique français, aux côtés de Corneille (1606-1684) et Racine (1639-1699) pour la tragédie et la tragi-comédie.

Pièces /

L’Avare

Le Bourgeois gentilhomme

Le Bourgeois, La Mort et le Comédien

L’École des femmes

Le Mariage forcé

Le Médecin malgré lui

Les Précieuses ridicules

Tartuffe, mise en scène de Stéphane Braunschweig

Tartuffe, mise en scène d’Ariane Mnouchkine

Biographie :

Parcours-Molière

La vie de Molière

Les actes notariés concernant Molière

Molière et ses personnages

Molière par Nicolas Mignard

Molière joué à la Cour

Versailles et les fêtes de cour sous Louis XIV

PIERRE CORNEILLE (1606-1684)

La pièce la plus emblématique de l’oeuvre de Pierre Corneille est sans conteste Le Cid (1637), mais il maîtrise parfaitement, en les renouvelant, tous les genres de théâtres, de la tragédie à la comédie, et toute la machine théâtrale comme il en fait la démonstration brillante dans L’Illusion comique

Liens :

L’Illusion comique, mise en scène de Frédérich Fisbach

L’Illusion comique, mise en scène de Galin Stoev

Laissez-vous conter Corneille

JEAN RACINE (1639-1699)

Considéré comme le « tragique par excellence », Jean Racine est l’auteur de onze tragédies et une comédie. Il abandonne le théâtre après Phèdre (1677) et devient historiographe du roi.

Liens :

Phèdre, mise en scène de Patrice Chéreau

LA COMÉDIE-FRANÇAISE

Fondée à Paris en 1680 par Louis XIV de la fusion de la compagnie de Molière et de celle de l’Hôtel de Bourgogne, elle est la plus ancienne troupe d’Europe, installée au Palais-Royal depuis 1799, après avoir occupé le futur Théâtre de l’Odéon (1782-1793).

Liens :

La tenue d’un registre journal est une coutume très ancienne dans les troupes de comédiens. Chappuzeau (écrivain français du XVIIe siècle) la mentionne dans son Théâtre François, en 1674, et ajoute : « Le secrétaire tient Registre et couche dessus la recette du jour et la distribution des frais.» Le registre journal, c’est le « livre de bord » d’un théâtre.

Registre de La Grange

Registre de La Thorillière

Registre d’Hubert

Historique de l’Odéon

La Champmeslé

Sarah Bernhardt

Madeleine Brohan

Marie NDiyae

Dario Fo

RÉVOLUTION ET XIXE SIÈCLE

THÉÂTRE ROMANTIQUE

Illustrée en France par le théâtre de Victor Hugo (1802-1885) et la bataille d’Hernani en 1830, mais aussi par Alexandre Dumas (1802-1870) et Alfred de Vigny (1797-1863), la révolution romantique puise dans Shakespeare et s’inscrit dans le mouvement de renouvellement des formes dramatiques lancé par les classiques allemands : Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), Friedrich von Schiller (1759-1805), Gotthold Ephraïm Lessing (1729-1781) et Heinrich von Kleist (1777-1811).

Liens :

La Bataille d’Hernani

Les Burgraves

Faust de Goethe

La Petite Catherine de Heilbronn de Kleist

VAUDEVILLE

Le genre, qui trouve son origine dans des chansons populaires du XVe siècle, mêle aux XVIIe et XVIIIe siècles textes parlés et chantés. La comédie « à vaudevilles » devient au XIXe siècle une comédie d’intrigues et de quiproquos, emblématique du théâtre de Boulevard, dont les maîtres sont Eugène Scribe (1791-1861), Eugène Labiche (1815-1888) et Georges Feydeau (1862-1921).

Liens :

Eugène Scribe

L’Affaire de la rue Lourcine de Labiche

Le Voyage de monsieur Perrichon de Labiche

La Dame de chez Maxim de Feydeau

Un Fil à la patte de Feydeau

Le Théâtre de la Gaîté

Le « Boulevard » à belle époque à la Belle Époque

THÉÂTRE NATURALISTE

Dominé en France par Emile Zola (1840-1902) qui veut faire de la scène un lieu de réalisme et de vérité, à portée sociale, le théâtre naturaliste est principalement représenté au Théâtre Libre d’André Antoine à partir de 1887. Lui font écho à l’étranger les pièces d’August Strindberg (1849- 1912), Henrik Ibsen (1828-1906), Gerhart Hauptmann (1862-1946) ou Anton Tchekhov (1860- 1904).

Liens :

Hedda Gabler d’Ibsen

John Gabriel Borkmann d’Ibsen

Peer Gynt d’Ibsen

Rosmersholm d’Ibsen

La Cerisaie de Tchekhov

Ma Cerisaie par Georges Banu

Sur la grand’route de Tchekhov

THÉÂTRE SYMBOLISTE Théâtre du verbe et des idéaux, croisant texte, peinture et danse, le symbolisme au théâtre se manifeste au Théâtre d’Art, puis au Théâtre de l’OEuvre, dirigé par Lugné-Poe des années 1880 à la fin du siècle. Inspiré par la poésie de Mallarmé, il trouve en Maeterlinck son auteur emblématique.

Liens :

Maeterlinck

Le Théâtre de l’oeuvre

METTEUR EN SCÈNE (FIN XIXE S.)

La mise en scène pratiquée de fait depuis les origines voit naître un artisan unique et bientôt central. En France, André Antoine (1958-1943) incarne cette évolution. En Europe, l’art de la mise en scène et de l’acteur font l’objet de nombreux écrits théoriques dus à Constantin Stanislavski, Vsevolod Meyerhold, Erwin Piscator, Edward Gordon Craig, Jacques Copeau…

Liens :

Arts de la scène : aux limites du théâtre

XXE SIÈCLE

BERTOLT BRECHT (1898-1956)

Auteur dramatique, metteur en scène et théoricien allemand, il se démarque dès ses premières pièces du théâtre dramatique fondé sur l’illusion pour écrire un théâtre épique faisant le choix de la distanciation. Communiste et antifasciste, il doit s’exiler au Danemark, en Finlande puis aux Etats Unis avant de revenir à Berlin-Est où il fonde en 1949 le Berliner Ensemble avec sa femme l’actrice Helene Weigel (1900-1971)

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Baal

Tambours dans la nuit/La Noce chez les petits bourgeois

SAMUEL BECKETT (1906-1989)

Auteur majeur du XXe siècle, il est d’origine irlandaise mais a écrit la plus grande partie de ses textes et de son théâtre en français. Sa première pièce En attendant Godot a été mise en scène par Roger Blin au théâtre de Babylone à Paris en 1953. Suivirent notamment Fin de partie (1957), La Dernière Bande (1960) et Oh les beaux jours (1963). A la même époque, l’avant-garde dramatique est incarnée aussi par Eugène Ionesco (1909-1994), Arthur Adamov (1908-1970) ou Jean Genet (1910-1986).

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L’après-guerre est marquée par la perte du sens immédiat, la prise de conscience des atrocités du conflit mondial invitant les artistes à repenser leurs pratiques créatrices, l’informel ou l’inarticulé signifiant plus et mieux la condition humaine.

La mise en scène de l’avant-garde rencontre, au milieu des années cinquante, l’influence de Brecht. Le discours brechtien est entendu par le nouveau théâtre dans son souci d’intégrer du politique et du social dans des préoccupations d’ordre plutôt métaphysique.

Le théâtre de l’absurde

Samuel Beckett

Eugène Ionesco

Les Chaises d’Ionesco

Les Paravents de Jean Genet

FESTIVAL D’AVIGNON (1947)

Aujourd’hui l’un des premiers festivals internationaux de théâtre, le Festival d’Avignon trouve son origine dans la Semaine d’art d’Avignon programmée par Jean Vilar en 1947. Ce dernier devient en 1951 le directeur du Théâtre national populaire installé au Palais de Chaillot à Paris. Son action s’inscrit en parallèle d’un mouvement important de décentralisation qui voit la fondation des premiers centres dramatiques en province (Centre dramatique de l’Est et Comédie de SaintÉtienne en 1947 ; Comédie de l’Ouest et Grenier de Toulouse en 1949 ; Comédie de Provence en 1952, etc.

Liens :

La naissance du Festival d’Avignon

Festival d’Avignon, 20e anniversaire

Valérie Dréville au Festival d’Avignon

Le Théâtre National Populaire

Le Grenier de Toulouse

Le Centre dramatique de l’Est

PETER BROOK (NÉ EN 1925)

Metteur en scène anglais installé en France depuis 1970, Peter Brook a dirigé pendant trente-cinq ans le théâtre des Bouffes-du-Nord, lieu de représentation et de recherche sur l’espace, le corps et la voix. Il a beaucoup exploré le répertoire shakespearien mais s’intéresse à un répertoire très large, du Mahābhārata à Samuel Beckett.

Liens :

Site officiel Peter Brook

Joël Huthwohl, Directeur du Département des arts du spectacle Bibliothèque nationale de France

Extrait du site Histoire des arts culture.fr

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