Voici deux exemples – l’un pictural, l’autre poétique – de la Vénus anadyomène. 

La Naissance de Vénus, Sandro Botticelli :

 

 

 » Vénus anadyomène », Arthur Rimbaud :

Comme d’un cercueil vert en fer-blanc, une tête
De femme à cheveux bruns fortement pommadés
D’une vieille baignoire émerge, lente et bête,
Avec des déficits assez mal ravaudés ;

Puis le col gras et gris, les larges omoplates
Qui saillent ; le dos court qui rentre et qui ressort ;
Puis les rondeurs des reins semblent prendre l’essor ;
La graisse sous la peau paraît en feuilles plates ;

L’échine est un peu rouge, et le tout sent un goût
Horrible étrangement ; on remarque surtout
Des singularités qu’il faut voir à la loupe…

Les reins portent deux mots gravés : Clara Venus ;
– Et tout ce corps remue et tend sa large croupe
Belle hideusement d’un ulcère à l’anus.


Recherchez la signification du mot « anadyomène ». Faites une recherche sur Botticelli et Rimbaud. Essayez de comprendre comment chacun des deux artistes met en place un éloge ou un blâme de Vénus. Quelles sont vos impressions à la vue et à la lecture de ces deux œuvres ?