Les films de propagande des 3e3

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Groupe 1 : Le point de vue des collaborateurs (Kaba, Ismaël, Mike, Mamadou).
Groupe 2 : Le point de vue de la résistance (Assar, Sarah, Sarah, Sadio, Pauline)
Groupe 3 :  Le point de vue des Allemands (Ryan, Mehdi, Alexane, Quentin, Solal).
Groupe 4 : Le point de vue des Américains (Julia, Lauren, Ibticème, Diane, Déborah).

Lundi 14 mai à 18 heures : séance finale images de guerre

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Le 13 mars 2012 : atelier de pratique artistique au collège sur le cinéma de propagande

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Le but de ce deuxième atelier animé par R. Beugnon était de faire produire aux élèves leur propre film de propagande, à partir d’une banque d’images fournies (actualités INA sur la seconde guerre mondiale).  Il revenait aux élèves de monter les images, et de caler dessus un texte de leur propre facture.

L’atelier durait quatre heures, il avait lieu dans la salle informatique du collège.

1- A titre d’introduction…

Lors d’une courte introduction, les élèves ont pu visionner trois versions différentes d’un des premiers films de l’histoire du cinéma : la sortie des usines Lumière. R. Beugnon a montré aux élèves que les deux versions tournées par la suite était une recomposition de la première, jugée pas assez  » cinématographique ». Ainsi, on était à l’aube du cinéma, et déjà dans la propagande…

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R. Beugnon a ensuite projeté, sans le son, un court reportage extrait du journal télévisé de TF1 de la veille. Il s’agissait de montrer que les images en elles-mêmes ne disent rien dans ce type de reportage :  c’est le commentaire off qui lui donne tout son sens.

2- À titre d’exemple…

Les élèves ont ensuite pu voir ce qui était attendu d’eux en visionnant quatre documents INA extraits d’actualités sur la seconde guerre mondiale : l’un émanait des services allemands de propagande ; un autre des autorités de Vichy; le troisième était produit par les forces de la Résistance, et le dernier, réalisé par les Américains.

Il s’agissait de montrer aux élèves qu’à chaque fois, les images et le commentaire rajouté sur les images était déterminés par l’idéologie à l’oeuvre dans le groupe qui commanditait le film.

3- Réalisation des élèves

Dès lors qu’ils avaient compris le procédé, les élèves n’avaient plus qu’à imiter : la classe a été divisée en quatre groupes représentant les quatre points de vue mis en évidence plus haut (Vichy, les Allemands, la Résistance, les Américains). On leur a fourni une banque d’images INA, à charge pour eux de les monter, de composer un texte puis de le caler sur les images, de manière à produire un film de propagande qui corresponde à leur idéologie.

Les quatre groupes se sont acquittés de leur travail, malgré quelques problèmes informatiques récurrents qui n’ont pas laissé le temps à R. Beugnon de montrer le résultat final aux élèves : il restait la bande son enregistrée à caler sur les films.

Les films seront donc finalisés ultérieurement par notre brillant intervenant lui-même, puis communiqués à la classe, a-t-il promis.

Un grand merci à R. Beugnon pour son dynamisme et son investissement sans faille, malgré les problèmes techniques rencontrés.

H. Rougeot

Français : rédaction à partir du livre La trahison de Claude Sales

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Copie de Ryan

 Le capitaine Franchet qui demande à me voir, ce n’est jamais bon signe. Il faut que je me mette en route tout de suite. J’ordonne à mon caporal de prendre deux hommes et un véhicule pour aller à la rencontre du capitaine. Les routes sont infestées des soldats du FLN, ils pensent pouvoir faire à nouveau des attentats.

Je confie ma section au sous-caporal, et je me mets en route. Sur le chemin, je sens la présence des gens qui nous guettent. Un vent d’orage plane sur la population, je le sens aux noirs regards qui nous guettent. Nous arrivons à bon port, à la base militaire d’Alger, où le capitaine Franchet, chargé des relations, m’attend. Il ne va sûrement pas m’annoncer un changement de grade !

Mes hommes restent au dehors, et moi je rentre.

- Bonjour mon capitaine.

- Bonjour, lance-t-il.

- Comme vous vous en doutiez, je ne vous ai pas appelé ici pour vous annoncer une bonne nouvelle ou un changement de grade.

- Evidemment, mon capitaine, dis-je.

- Bon, venons-en aux faits. Vous vous rappelez les trois harkis de votre section ?

-Oui, pourquoi ? demandé-je, étonné.

-Il s’avère qu’ils se préparent à nous trahir.

Je suis très choqué sur le coup.

- Comment est-ce possible ?

- J’ai réussi à capter la conversation de l’un d’entre eux avec un soldat du FLN.

- Non, Taïeb ! je ne peux pas y croire ! Il avait l’air tellement impliqué avec nous !

- Ils vont venir vous tuer cette nuit, car les harkis ouvriront la porte d’entrée. Il faut agir vite, je compte sur vous pour les arrêter tout de suite et me les ramener. Un coup de gégène leur ferait du bien…

Je suis abattu à ces paroles. J’avais mis toute ma confiance en eux, surtout en Taïeb.

 On est en route pour revenir au camp. Pendant le trajet, j’informe le colonel et les deux soldats de la nouvelle. Ce sont des hommes de confiance. Je demande au colonel de mobiliser cinq des ses meilleurs soldats : nous passerons à l’action dès notre arrivée au camp. Le trajet est long et angoissant. Les images des harkis sont dans mon esprit. Personne ne parle. Nous arrivons au camp, les harkis se trouvent dans leur chambre. J’envoie les cinq hommes les attraper, aucune résistance de leur part, mais on n’a pas terminé le boulot. C’est le lieutenant qui les emmène chez le capitaine, car je suis sous le choc… De ce qui se passait derrière mon dos.

Maintenant nous allons préparer un piège pour cueillir les soldats du FLN la nuit.

Copie d’Alexane

 Déjà la tonalité du téléphone résonne à mon oreille. L’ordre est donné, je me dois de l’exécuter. Je me rue au dehors, un mauvais pressentiment s’infiltrant en moi, de plus en plus profondément, à chacune des mes enjambées.

 - Soldat M. , avec moi. Départ immédiat. Major T., vous me remplacez durant mon déplacement. Exécution !

- Chef, oui, chef.

 Laissant au soldat M. le soin de conduire le véhicule, je m’assois à l’arrière afin de réfléchir à la raison qui a pu pousser le capitaine Franchet à me convoquer. Le trajet me semble si long, et en même temps si court, que je suis surpris d’arriver.

D’horribles scénarios, plus affreux les uns que les autres, défilent dans mon esprit. La peur m’enserre dans son étau : jamais le capitaine ne m’aurait fait venir si la situation n’était pas critique… Mes muscles se tendent, mes mains tremblent, ma bouche devient pâteuse alors que ma gorge s’assèche et que mon coeur s’emballe. J’ouvre la porte en masquant mon trouble autant que faire se peut, puis me mets au garde-à-vous.

 - Repos, sous-lieutenant Sales. Venez vous asseoir.

 Il prend lui-même place, et je l’imite, me tenant sûrement droit comme un « i », à cause de mes muscles douloureusement crispés.

 - Je n’irai pas par quatre chemins, sous-lieutenant. Et je suis au regret de vous annoncer que, si nous n’avions pas reçu certaines informations, vous seriez mort dans quelques heures : il y a des traîtres dans votre régiment.

 Complètement ébahi, je dois le fixer étrangement, car il me tend trois dossiers, que j’attrape fébrilement, avec un petit sourire… J’inspire plusieurs fois avant d’ouvrir la première enveloppe, et, d’un coup, tous mes muscles se relâchent, et je m’affaisse sur ma chaise. La sentence est tombée, et je ne peux y croire.

 - Nous aurions dû nous douter que des harkis ne peuvent être fiables. Mais maintenant, vous devez prendre les mesures nécessaires, sous-lieutenant.

 Sous mes yeux, la photo et le nom de mon ami Taïeb me semblent irréels. Comment cet homme, avec qui je m’entends si bien, peut-il envisager de me trahir?

 - Si je puis me permettre, capitaine, j’aimerais savoir d’où viennent ces informations.

- Vous ne pouvez pas, sous-lieutenant, disposez.

 Après un dernier salut, je me retrouve dans un véhicule, sans savoir comment. Que vais-je pouvoir faire ? Je ne crois même pas à ces inepties. Je ne veux pas y croire. Frapper un grand coup dans le châssis en fer du camion ne me soulage pas. Nombre de sentiments font rage en moi. Ils se bousculent et s’entrechoquent, m’empêchent de les distinguer vraiment. Je saute à terre en chancelant quelque peu, et me dirige vers l’endroit où je sais que je peux trouver mon ami. Un poids lourd me plombe le coeur, descend jusqu’à mes orteils, ralentissant mes foulées. Le doute m’écrase, alors que je m’interdis de penser à mon ami comme à un traître.

J’arrive près de Taïeb et l’instinct de soldat reprend le dessus. Je le laisse faire; il me permet d’agir à peu près normalement. Je hoche la tête en direction du harki, et toute cette pression qui m’écrasait s’envole enfin. Mon cerveau enregistre enfin ce que mes yeux voient depuis des jours: Taïeb a un sourire crispé, tandis que son regard me fuit. Le doute n’est plus permis. Et pourtant, pourtant… Je ne veux pas y croire.

Le 10 février 2012 : atelier de pratique artistique au collège

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Vendredi 10 février, la classe de 3e3 a accueilli le réalisateur Romuald Beugnon qui venait animer un atelier dans le cadre du partenariat avec le Forum des images.

Romuald Beugnon

En présence de Céline Vervondel et des professeures d’histoire-géographie et de français de la classe, Romuald Beugnon a divisé son intervention en deux temps :

Ryan réalisateur

- Après une rapide et très utile mise au point sur les outils théoriques indispensables à l’analyse filmique (définition des échelles de plans, des hauteurs de plans, des focales…), les élèves ont tourné une petite scène : Sarah T. et Sarah L. ont ainsi fait leurs débuts devant la caméra sur la base d’un très court scénario imaginé par Romuald Beugnon. Ryan à la réalisation, dirigeait sa cadreuse Lauren, qui filmait nos deux talentueuses comédiennes en herbe.

Sara et Sarah actrices

La scène a été tournée plusieurs fois et selon plusieurs angles, puis montée en direct et vidéo-projetée afin que les élèves puissent discuter des choix opérés (positionnement des acteurs; opportunité des gros plans…) et éventuellement tourner la scène à nouveau selon des choix plus judicieux.

 

Lors de la deuxième partie de l’après-midi, les extraits filmiques sur lesquels travaillent les élèves en vue de leur oral d’histoire des arts ont été visionnés, et commentés par monsieur Beugnon, qui a pu ainsi donner à chacun quelques pistes de travail. La démonstration a été accompagnée de quelques plaisants inserts didactiques sur l’importance du  montage, avec notamment la présentation de l’effet dit « effet Koulechov ».

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Histoire : récits de la guerre d’Algérie

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Consigne : Raconter la guerre d’Algérie

«  Jeune appelé du contingent français, vous êtes envoyé en Algérie au début de l’année 1960. Vous écrivez une lettre à votre famille au cours du printemps 1961 dans laquelle vous résumez la situation de l’Algérie à cette date et évoquez ce que vous vivez. »

Le travail de quelques élèves a été effectué en classe : 

Diane A. : « Nous avons peur que cette guerre ne finisse pas. Nous qui ne savions pas qu’avant de partir en Algérie que c’était une guerre, nous qui croyions que nous allions faire notre service militaire, maintenant nous voilà en Algérie dans cette guerre épouvantable. Jour et nuit, je me pose la même question, quand cet événement finira ? Eux qui nous disaient que nous devions aller en Algérie pour rétablir l’ordre. Mais c’est une véritable guerre. »

Assar A. : « Chers parents, chers frères et sœur, Je ne sais toujours pas ce que je fais là : mon service militaire ou une guerre. Moi et mes camarades sommes obligés de tirer sur des gens qui appartiennent (ou pas) au FLN. Nous classons les gens selon leur religion dans des petits endroits, nous faisons des contrôles d’identité. Il y a des attentats… C’est une guerre sans front, on ne sait pas qui est l’ennemi de l’ami. Nous torturons aussi des gens, nous les massacrons, nous utilisons tous les moyens de torture et je ne sais pourquoi. »

Solal C. : « Chère famille, Tout ne se passe pas bien là où je vis, les appelés du contingent – mes camarades – meurent sous mes yeux et je suis impuissant face à cela. Des harkis en qui je ne fais nulle confiance combattent à nos côtés, l’indépendance arrive, je le sens ; aujourd’hui j’ai photographié un jeune couple d’Algériens, ils ne pouvaient rien dire car je représente la force d’occupation sur leurs territoires. Lorsque je me suis approché, la femme a remis son voile afin que je ne puisse voir son visage. »

Quentin L. : « Je suis en Algérie mais je ne sais pas ce que nous devons faire ici ; on nous a dit qu’on devait rétablir l’ordre en Algérie. Nous ne faisons rien de la journée, il n’y a pas grand chose à faire sauf aller au café. Nous devons aussi contrôler les civils pour vérifier si ils sont du FLN. »

Ryan P. : « Chère famille, Après mon départ brusque vers l’Algérie, je me trouve ici dans la peur. Les combattants du FLN ne ratent aucune occasion pour nous faire un attentat, quant à nous Français nous les torturons pour qu’ils nous disent tout. Les harkis peuvent nous trahir, on ne leur fait pas entièrement confiance, les gens ont peur de nous. Ce ne sont pas des événements, mais une guerre, j’aimerais rentrer, je suis trop jeune. Votre cher fils »

Pauline T. : « Je ne croyais pas en venant ici, en Algérie, que ce serait aussi dur. Nous n’avons presque pas été formés mais nous devons déjà faire la guerre. En France on appelle ça « les événements » mais c’est une véritable guerre, nous ne savons pas qui est l’ennemi. Le FLN fait des attentats. Nous devons surveiller la population  qui nous tolère car nous sommes des militaires. Je n’ai pas le droit de vous écrire cette lettre normalement car la censure militaire est très forte. Nous assistons à des scènes de torture pour obtenir des informations et faire changer la population d’avis, ils doivent vouloir rester colonisés. »

Le 24 janvier 2012 : atelier « Images et guerre d’Algérie » au Forum des images

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L’atelier assuré par Mme Geneviève Gambini du Forum des images et en présence de Daniel Videlier, ancien combattant de la guerre d’Algérie, s’est déroulé en plusieurs temps :

Les élèves attentifs à l'exposé de G. Gambini

 

- dans un premier temps, les élèves ont été invités à visionner un court-métrage documentaire tourné en caméra amateur par un appelé en Algérie, sur les lieux où il faisait son service militaire. Ces cinq ou six minutes filmées, qui rendent compte de la vie d’un camp de militaires en 1958-59, étaient commentées en voix off par son réalisateur, J.P. Coulongeon, plusieurs décennies après les faits.

Quentin répondant à un QCM

 

- Par la suite, un questionnaire à choix multiples, a été proposé par Mme Gambini. Quentin s’est spontanément dévoué pour y répondre, et avec l’aide éclairée de ses camarades, ont pu être précisées certaines notions filmiques  (plans de montage; plans de prise de vue) ; puis déterminés  le nombre approximatif de plans présents dans le document, et la nature de ce qui était filmé, ou bien laissé dans l’ombre, mais qui surgissait en creux grâce aux commentaires off…

 

Les élèves au travail

- Dans un deuxième temps, les élèves se sont déplacés en salle de visionnage interactif : il s’agissait cette fois-ci d’associer des bandes-sons possibles à différents extraits filmiques (Rozier Adieu Philippine;  Benguigui, Mémoires d’immigrés; Ponte-Corvo, La bataille d’Alger) , et de commenter les incidences des choix opérés.  Daniel Videlier commentait ou apportait parfois des précisions ;

G. Gambini commentant des extraits de films

Mme Gambini a terminé l’atelier en analysant l’extrait proposé du film  La bataille d’Alger. Nul doute que nos sagaces élèves sauront faire leur miel de cette brillante analyse, et penseront à s’en inspirer au moment de rendre compte de leur propre extrait filmique lors de l’oral d’histoire des arts…

 

Extraits des impressions collectées par écrit auprès des élèves, suite à ce deuxième atelier :

ASSAR a apprécié tout particulièrement le premier petit film, sur un sujet qui l’intéressait, et la présence de monsieur Videlier  » qui nous a raconté ce qu’il avait vécu ».

 QUENTIN a été marqué par le fait que les soldats étaient envoyés en Algérie mais  » ne savaient pas ce qu’ils faisaient là-bas ».

Idem pour tel(le) autre élève, qui a visiblement souhaité gardé l’anonymat  (son compte-rendu n’est pas signé ! ) :   » ils les forçaient… »  et ces soldats n’étaient pas majeurs, car  » la majorité était à 21 ans ». 

MAMADOU a tout particulièrement aimé la partie où devaient être associées les images aux sons :  » j’ai compris que le son avait une répercussion sur l’image. »

RYAN retient surtout la présence de l’ancien combattant :  » c’est bien qu’on ait pu écouter une mémoire vivante ! » 

AMINATA a aimé  » le discours du monsieur, et le jeu sur les ordinateurs ». 

LAUREN a été frappée par les conditions de vie des militaires :  » leurs conditions de vie étaient mauvaises, et leurs proches ne savaient pas comment ils survivaient ».

Le témoignage de monsieur Videlier a également été apprécié.

 SARAH T.  » ne trouve pas les mots pour dire combien c’est impressionnant, touchant, émouvant et intéressant d’avoir eu les explications directes d’un ancien combattant ».

A l’occasion du visionnage du premier court métrage, ISMAEL est frappé du fait qu’un soldat ait pu filmer une femme voilée, au seul prétexte qu’il était soldat… Il retient aussi l’histoire montrée dans l’un des films, de cet amour brisé par la guerre (service militaire obligatoire) :  » ils allaient avoir 19 et 20 ans, leur amour allait être séparé ».

 MIKE a aimé  » les petits jeux et le film », et dit avoir beaucoup appris sur la guerre d’Algérie. L’ont frappé aussi la jeunesse des appelés, et le couvre-feu en France  » pour les Algériens à partir de 19h, mais par pour les Français ! »

Un grand merci à Geneviève Gambini pour l’excellent travail d’animation et le long travail de préparation effectué en amont, ainsi qu’à Céline Vervondel. Merci également à Daniel Videlier de nous avoir fait partager son expérience et d’avoir permis un lien entre les générations. Ses commentaires, toujours intéressants et pertinents, ont apporté une touche personnelle tout à fait appréciable à un ensemble déjà très complet.

Hélène Rougeot et Valérie Marcon

 

Français : la Guerre d’Algérie au travers de La Trahison de Claude Sales (1999)

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Pour préparer l’atelier sur la guerre d’Algérie, les élèves ont travaillé en français sur les « récits de guerre » et sur le récit de Claude Sales, La Trahison, court récit publié en 1999. Voici les questionnaires travaillés par les élèves  :

Extrait 1 : incipit (p.7-9)

1- Définissez la situation d’énonciation de l’incipit en vous appuyant sur des indices précis.

2- Définissez la structure de ce premier extrait (comment est-il construit ?)

3- A quels temps verbaux est mené ce récit ?  Le moment de l’écriture est-il contemporain de celui des événements ? Distinguez plusieurs moments, et donnez à chaque fois la valeur des temps verbaux employés.

4- De quelle réalité témoigne ce récit ? Quel était le rôle du narrateur à l’époque des événements racontés ? Quels indices le prouvent ?

5- Comment appelle-t-on ce genre de récit (récit véridique, dont la visée est de raconter la vie du narrateur- personnage) ?

6- Quelle vision de la guerre nous est offerte ? Commentez la structure de la phrase qui débute le deuxième paragraphe. Pourquoi ce choix stylistique ?

7- Quels ont été les effets de la guerre sur les personnages évoqués ?

Extrait 2 :  » la guerre grise » (extrait p.83 à 87).

 Dans cet extrait, on s’achemine vers l’épilogue du récit : à présent convaincu de la culpabilité des trois musulmans de son unité, arrêtés alors qu’ils se préparaient à trahir  leur régiment en le donnant aux combattants du FLN, le narrateur revient une dernière fois sur le passé

 1- Selon le bilan que tire le narrateur, quel état d’esprit et quel espoir animent les appelés à l’orée de cette guerre ?

2- Pourquoi le narrateur met-il le mot  » miracle » entre guillemets ? Qu’entend-il par l’expression : “ la dérisoire mesure de ce miracle » ? Explique.

3- Par quelle périphrase le prédécesseur du narrateur est-il désigné ? Comment considérait-il la population ? Cite le texte.

4- Quelles intentions animaient initialement le narrateur en prenant son poste ? Quelle était son attitude vis-à-vis de la population ? Relève des indices qui prouvent qu’il était en proie au doute par rapport à l’attitude à suivre… Quel sentiment a-t-il rétrospectivement par rapport à cette guerre ?

5- En quoi la situation était-elle ambiguë dès le départ ?

6- a) De quel paradoxe  était-elle porteuse, et quel connecteur logique met au jour ce paradoxe dans la fin de la page  ?

b) Pourquoi le FLN ne pouvait-il admettre cette situation ?

7- Qu’est-ce que  » la guerre en noir et blanc » ? Donne une définition en t’appuyant sur des éléments du texte.

8- Comment le narrateur qualifie-t-il rétrospectivement cette guerre à laquelle il a pris part ? Quelle caractéristique principale fait-il ressortir ? Au moyen de quel(s) terme(s)?

9- En t’appuyant sur tes réponses précédentes, détermine la visée de ce passage, puis l’une des visées de l’autobiographie en général. Explique le titre.

Histoire : la Guerre d’Algérie (1954-1962) à travers les images d’actualité de l’INA

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Pour préparer l’atelier sur la guerre d’Algérie, voici les différents films de l’INA que nous avons étudié en cours, ainsi que les questions les accompagnant :

Film 1 de l’INA : « Les événements en Algérie en novembre 1954 » 

1. Que s’est-il passé à la Toussaint 1954 en Algérie ?

2. Comment sont appelés ceux qui ont commis les attentats ?

Film 2 de l’INA : « Opérations militaires de l’Aurès en 1954 » 

1. Comment sont toujours qualifiés les « rebelles algériens » ? Pourquoi ?

2. Qui intervient pour rétablir l’ordre ?

3. En quoi consiste la répression ?

4. Quel est le but recherché ?

Film 3 de l’INA : « Conférence sur l’Algérie en mars 1956 »

1. Quelle est la situation en Algérie en 1956 ?

2. Face aux attentats qui se poursuivent, comment réagit le gouvernement français ?

3. Quels sont les mots utilisés par le commentateur dans le film pour parler de la guerre ?

Film 4 de l’INA : « La fin de la conférence d’Évian, le 23 mars 1962 », 21 mars 1962

1. Quand et comment se termine le conflit ?

2. Avec quelles conséquences ?

3. Montrez que dans sa façon de s’exprimer « face caméra » et dans son discours, le général de Gaulle rend hommage aux Français.

Sur le site de l’INA, Jalons pour l’histoire du temps présent, un parcours pédagogique est proposé avec de nombreux films accompagnés de questions.

Le vocabulaire d’analyse filmique

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Quelques mots pour vous aider à commenter vos extraits de film :

Angle (de prise de vue) : l’angle de prise de vue détermine le champ enregistré par la caméra ; il varie en fonction de la place de la caméra par rapport au sujet filmé.

Cadre : le cadre est la limite de l’image ou du champ filmé. Cadrer une image, c’est choisir les éléments visuels qui feront partie de l’image.

Champ : le champ est l’espace embrassé par la caméra.

Contrechamp : le contrechamp est la portion d’espace qui fait face au champ. Un montage en champ/contrechamp permet par exemple de mettre en valeur des personnages, des lieux…

Décor : le décor est le cadre naturel ou non dans lequel se déroule une action.

Échelle des plans : l’échelle des plans est la façon de cadrer un personnage (plan moyen, américain, rapproché, gros plan, etc.) ou un décor (plan général, grand ensemble, plan d’ensemble, etc.).

Fondu : le fondu est un procédé de montage permettant d’ouvrir ou de fermer progressivement un plan, soit par un écran blanc ou noir, ou encore une autre image.

Générique : le générique est la fiche d’identité du film : il donne la liste de tous ceux qui ont participé à sa fabrication.

Montage : le montage est l’assemblage des divers plans enregistrés suivant un ordre prévu.

Photogramme : un photogramme est l’une des images (24 par seconde) constituant un film.

Plan : le plan est l’unité minimale du film (il faut plusieurs plans pour former une scène, d’autres encore pour construire une séquence).

Profondeur (de champ) : la profondeur de champ est la portion d’espace dans laquelle tous les détails de l’image sont nets : elle peut-être plus ou moins profonde.

Scénario : le scénario est un récit destiné à être filmé.

Scène : la scène est un sous-ensemble de plans ayant trait à un même lieu ou une même unité d’action.

Séquence : la séquence est l’une des unités fondamentales de la grammaire cinématographique : c’est une suite de scènes qui ne se déroulent pas forcément dans le même décor, mais qui forme un tout.

Travelling : le travelling est un déplacement de caméra. L’objectif d’un travelling est soit de suivre un sujet, soit de s’en rapprocher ou de s’en éloigner.

Pour consulter un glossaire plus complet, cliquez sur ce lien.