Disserter à l’agrégation : Dompter l’étalon sauvage
Publié le 10 novembre 2007 par Emmanuel & Sylvie Laure Oudiette dans ComprendreDuel au soleil. Un film de King Vidor. Une scène magique. L’héroïne fascinée. Le héros en train de dompter un étalon sauvage, qui n’a jamais connu le mors. Le héros fascinant ne parle pas à l’oreille des chevaux, il la mord. Sauvagement. Le voici sur l’étalon ! L’héroïne lui sourit. Il a dompté. Il a vaincu. Il a évincé.
Quel rapport avec le concours ? Le jury, c’est l’héroïne. Le héros : peut-être vous ! L’étalon, c’est le sujet, c’est-à-dire l’auteur inédit qui n’était pas tout à fait au programme : l’auteur inattendu, en aucun cas le dada du candidat ! Que devient le candidat ? Au premier mot de la dissertation, on le surprend désarçonné, démonté, il a vidé les étriers, et caracole pendant vingt pages sur son dada retrouvé. Foi de correcteur !
Que le concours soit un rodéo, il faut me croire sur parole. Une image que vous ne retrouverez pas exprimée dans les Rapports des jurys, parce qu’elle y est implicite, subliminale, et qu’elle les dynamise. Une telle description déroutante ne serait-elle pas rien qu’une métaphore ? Non, bien au contraire : C’est une métaphore ! Sans restriction !
Oui, c’est une image. Bien sûr qu’il y en a d’autres ! Seulement voilà, c’est la meilleure ! Comment je le sais ? Ne me dites pas que vous avez mordu la poussière, et non pas l’oreille du cheval ! (à suivre)
Compteur de visites