Et vous, qui êtes-vous?
Vous êtes littéraire, et vous ne comprenez pas, vous n’aimez pas les sciences, parce que vous ne vous sentez pas doué(e) ? Ce site est pour vous.
Vous êtes scientifique, et vous n’arrivez pas à vous intéresser à la littérature ? Ce site est pour vous.
Vous êtes fort(e) en thème, champion(ne) en maths, en physique, en biologie, et passionné(e) par la littérature ? Ce site est pour vous.
Vous aimez réfléchir ? Ce site est pour vous : Réfléchissez avec nous !
Vous n’aimez pas trop réfléchir ? Ce site est pour vous : le travail est fait. Vous verrez, c’est facile !
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15 décembre 2006 à
Je suis informaticien et j’ai 40 ans.
Il y a quelques années de celà, j’ai eu comme prof de Français un certain Emmanuel Oudiette, en 1ere S au lycée Champlain.
Si cet Emmanuel Oudiette est le même que celui qui écrit sur ce blog, alors je peux enfin le remercier.
Non pas de m’avoir aidé à préparer mon bac français, mais de m’avoir aidé à préparer ma vie…
17 décembre 2006 à
Merci, Eric, de votre message incroyable!
Quelle joie de recevoir un tel écho de mes cours un peu extravagants!
Je suis sûr que vous êtes devenu un grand informaticien.
18 décembre 2006 à
Si être un grand informaticien signifie aimer la vie, s’acharner à prendre soin des siens et leur hurler quotidiennement son amour, tâcher de respecter les autres (même ceux qui parfois ne le méritent qu’à peine…), alors OUI je suis un grand informaticien.
Tout le reste n’est qu’alimentaire, mon cher Watson…
Amitiés
19 décembre 2006 à
Ce qui n’exclut pas la gastronomie, mon cher Holmes !…
21 avril 2007 à
Monsieur Oudiette,
Mes mains tremblent ! Je vous retrouve enfin. Mes doigts courent sur le clavier effaçant les uns après les autres les pauvres mots que je tente d’écrire. C’était il y a vingt ans, au collège Molière. En toute modestie, je crois que parmi tous les élèves à qui vous avez enseigné, j’étais à mettre tout en haut de la liste des fumistes. Dans les années 80, vous m’avez fait lire L’Iliade, L’Odyssée, et le cid… c’était en quatrième A et en troisième A, mes compagnons de jeux avaient pour nom Guillaume Kerien, Christophe Lauer, Marc Abitbol, et notre professeur principal se nommait Brigitte Herrbach, je crois. Et si mon nom ne vous dit rien peut-être que mon physique vous parlera plus : Plutôt grand, blond, doté d’une allure normale de manche à balais. Je sais c’est peu comme portrait robot. Mes notes étaient… médiocres, enfin je veux dire, à deux trois points près, juste au dessus de zéro. Econome de mes efforts, je crois n’avoir jamais dépassé le 5/20 durant ces deux années. Vous avez même essayé de me donner des cours, mais le mammouth m’en a privé. Il était inconcevable qu’un prof puisse faire payer ses services à l’intérieur d’un établissement public, à mon grand désespoir, je peux le confesser aujourd’hui. Vous me fasciniez mais la pudeur m’empêche de poursuivre ici sur le sujet.
L’année suivante, en seconde, à ma grande stupéfaction, je suis passé du statut de cancre à celui de meilleur élève. Ma première dissertation de l’année a même été lue devant la classe, en guise d’exemple, avec une note de 19/20.
J’ai compris ce jour là, grâce à vous, à quel point j’avais appris, combien j’aimai lire, et écrire, un amour quasi vital.
Au point de publier mon premier roman ce mois-ci. Au point d’être devenu nègre pour une grande maison d’édition. Au point de vous envoyer ce mail pour vous remercier, et vous dire combien je serai heureux de prendre un café avec vous et de vous dédicacer mon livre, non parce qu’il est bon (vous imaginez bien que je ne le trouve pas), mais simplement parce que vous en êtes, sans le savoir, à l’origine.
Très cordialement.
Stephane Chevallier
stephanechevallier@free.fr
26 avril 2007 à
Bonjour Stéphane !
Je me souviens très bien de votre nom, et donc de vous !
Sur le pouvoir fabuleusement invocateur d’un nom, sur ce pouvoir magique, songez aux pages illustres du Temps retrouvé, où la puissance résurrectrice du nom suffit à faire émerger du passé, par résurgence, tous les traits d’un visage juvénile.
Quel noble et magnifique hommage chevaleresque vous m’envoyez là, chevalier ! Seules les âmes bien nées ont la puissance gratifiante de se reconnaître des Eveilleurs. Merci à vous ! Cet hommage a la vie profonde d’un salut ciselé entre écrivains, entre pairs.
Je serai pour vous un lecteur et un correspondant fervent et amical : vous êtes un peu de mon avenir, comme moi je suis un peu de votre adolescence.
Parfois nous empruntons nos actes à nos vies ultérieures, comme il semble, grâce à votre écho généreux, que je l’aie fait.
Bien à vous,
Tous mes voeux à l’écrivain que, dès votre message, je reconnais à la délicatesse de sa pensée !
Emmanuel Oudiette
18 novembre 2007 à
Bonsoir Monsieur Oudiette!
Je disais donc que j’étais vraiment ravie de découvrir ce site sur lequel je pourrais vous exprimer mon admiration et ma gratitude. Vous comprenez, lorsque l’on vous lit, on a envie d’en savoir un petit peu plus sur ce personnage étonnant – dans l’acception la plus positive qui soit- que vous êtes.
Vos conseils et vos propos sont toujours de haut vol, surtout pour l’albatros que je suis….mais j’aime bien essayer de m’envoler un peu.
Je saluais aussi votre noctambulisme. Je vous croise régulièrement le soir sur le forum du Cned et je peux constater que vous êtes un travailleur de nuit.
Nous sommes bien heureux de vous avoir à nos côtés, sans vous ce forum serait sinon désert, du moins très terne.
Sabine
19 novembre 2007 à
Bonjour Sabine !
Je vous remercie d’avoir eu la gentillesse de m’écrire ce nouveau message, après votre beau message initial malencontreusement effacé !
Votre image m’étonne car pour moi – et pour Baudelaire – l’albatros n’essaie pas de s’envoler un peu, mais, de « ses ailes de géant », il aime à planer dans les hautes sphères du ciel.
Loin du « Xiong » des marins, l’albatros est le maître de l’envol du « Ji » fulgurant !
C’est bien cette aventure de la pensée que représente pour vous, je le sais, l’agrégation !
Emmanuel Oudiette
19 novembre 2007 à
Parfaitement Monsieur Oudiette!
Seule l’aventure de la pensée m’intéresse dans cette agrégation… Et soyez-en certain, je ne regrette pas de m’y être engagée !
23 septembre 2009 à
Bonjour professeur,
Laetitia Schmitt et moi-même souhaiterions vous rendre visite prochainement pour vous faire part de l’impact de votre personnalité et de votre enseignement sur notre devenir intellectuel et nos mécanismes de pensée, puis prendre de vos nouvelles et des cours de lettre aussi…
J’espère que cela sera possible.
Vanessa Zaoui
(Paris et Saint Maur la Varenne)
22 octobre 2009 à
Salut Vanessa !
Comment vont les animaux depuis notre dernière rencontre au Coeur de l’Inde ?
Je vous reverrai avec plaisir, Laetitia et vous !
Prenons rendez-vous par email !
Emmanuel et Sylvie Laure
8 octobre 2010 à
Eh bien, quelle surprise de vous retrouver ici ! J’en suis très heureuse, et à vrai dire un peu émue. J’ai eu la chance de vous avoir tous deux comme professeurs au collège et au lycée. Ce sont de grands et beaux souvenirs, littéraires bien sûr, mais aussi humains. Voilà un site où il fait bon flâner !
Amitiés (je peux me permettre, quinze ans après).
Amélie
27 décembre 2010 à
Bonjour M. Oudiette,
Vous ne vous souviendrez probablement pas de moi mais vous avez été mon prof de français en 5è et 4è au Collège Molière. J’aurais aimé reprendre contact avec vous pour m’assurer que vous vous portez bien et vous donner de mes nouvelles. Non pas pour vous parler de moi, mais de l’importance que vos cours et votre personnalité ont eus sur moi par la suite
Vous avez mon mail avec ce commentaire, si vous souhaitez me recontacter !
Merci et à bientôt j’espère.
18 janvier 2011 à
Bonjour Clément !
Je me souviens très bien de votre présence !
Votre nom est associé à un visage juvénile et tonique, énergique, riche en virtualités et en devenir.
Je serai heureux d’avoir de vos nouvelles et de vous rencontrer.
Je vous joins sur votre messagerie.
7 novembre 2011 à
Bonjour monsieur et madame Oudiette,
A la lecture des échanges précédant mon message, je n’ai pas de doute que vous êtes bien les professeurs dont j’ai suivi les cours de français en classes de 4ème, de 3ème et de 1ère.
Internet a modifié notre rapport à la mémoire (les moteurs de recherche), est sans doute en train créer de façon durable une nouvelle extension des relations humaines (les réseaux sociaux numériques), et tout ensemble bouleverse notre expérience du temps : comment aurais-je imaginé à trente ans de distance que Google me permettrait de vous retrouver et qu’il suffirait de dire « bonjour » pour vous contacter après tout ce temps …
Je souhaitais donc juste vous dire que je vous suis encore reconnaissant de m’avoir fait sentir la beauté des oeuvres écrites, de m’avoir appris à questionner les textes et à réfléchir au sens des mots et à la façon dont nous les employons. Cet enseignement a profondément contribué à ma formation intellectuelle, comme un germe qui n’a cessé de se développer – et moi de le cultiver.
J’ai poursuivi (assez loin) des études scientifiques, mais, après toutes ces années, je crois bien que ce goût que vous m’avez donné de la remise en cause des idées communément admises a finalement eu plus d’importance que des années de mathématiques (outre que les oeuvres littéraires sont définitivement pour moi une source de plaisirs, de découvertes et de réflexions).
J’espère que vous visitez encore ce site et que ce message de gratitude tardive vous parviendra.
Cordialement,
Michel Fourcade