Figure de style, Figure de pensée

Publié le 11 avril 2007 par Emmanuel & Sylvie Laure Oudiette dans Comprendre

Chaque figure de style est une figure de pensée, comme un mouvement de combat ou de danse.

Des ponts analogiques s’établissent entre les mathématiques, les sciences, et la création littéraire, puisque ces vastes domaines travaillent constamment avec des figures, qu’elles soient géométriques ou rhétoriques.

Un certain nombre d’entre elles sont à la fois mathématiques et littéraires : l’ellipse, le parallélisme, l’hyperbole …

D’autres noms de figures de style concernent à la fois la biologie et la littérature : la métabole, par exemple.

 On parle d’ailleurs de morphologie en linguistique comme en biologie, et une figure, c’est aussi … un visage.

C’est assez dire tout l’implicite caché au centre de chaque figure de style. Chacune d’elle concentre une part d’univers, tout un microcosme à déchiffrer…

2 commentaires pour “Figure de style, Figure de pensée”

  1. chevallier Stephane dit :

    Monsieur Oudiette,

    Mes mains tremblent ! Je vous retrouve enfin. Mes doigts courent sur le clavier effaçant les uns après les autres les pauvres mots que je tente d’écrire. C’était il y a vingt ans, au collège Molière. En toute modestie, je crois que parmi tous les élèves à qui vous avez enseigné, j’étais à mettre tout en haut de la liste des fumistes. Dans les années 80, vous m’avez fait lire L’Iliade, L’Odyssée, et le cid… c’était en quatrième A et en troisième A, mes compagnons de jeux avaient pour nom Guillaume Kerien, Christophe Lauer, Marc Abitbol, et notre professeur principal se nommait Brigitte Herrbach, je crois. Et si mon nom ne vous dit rien peut-être que mon physique vous parlera plus : Plutôt grand, blond, doté d’une allure normale de manche à balais. Je sais c’est peu comme portrait robot. Mes notes étaient… médiocres, enfin je veux dire, à deux trois points près, juste au dessus de zéro. Econome de mes efforts, je crois n’avoir jamais dépassé le 5/20 durant ces deux années. Vous avez même essayé de me donner des cours, mais le mammouth m’en a privé. Il était inconcevable qu’un prof puisse faire payer ses services à l’intérieur d’un établissement public, à mon grand désespoir, je peux le confesser aujourd’hui. Vous me fasciniez mais la pudeur m’empêche de poursuivre ici sur le sujet.
    L’année suivante, en seconde, à ma grande stupéfaction, je suis passé du statut de cancre à celui de meilleur élève. Ma première dissertation de l’année a même été lue devant la classe, en guise d’exemple, avec une note de 19/20.
    J’ai compris ce jour là, grâce à vous, à quel point j’avais appris, combien j’aimai lire, et écrire, un amour quasi vital.
    Au point de publier mon premier roman ce mois-ci. Au point d’être devenu nègre pour une grande maison d’édition. Au point de vous envoyer ce mail pour vous remercier, et vous dire combien je serai heureux de prendre un café avec vous et de vous dédicacer mon livre, non parce qu’il est bon (vous imaginez bien que je ne le trouve pas), mais simplement parce que vous en êtes, sans le savoir, à l’origine.

    Très cordialement.

    Stephane Chevallier
    stephanechevallier@free.fr

  2. Emmanuel et Sylvie Laure Oudiette dit :

    Bonjour Stéphane !
    Je me souviens très bien de votre nom, donc de vous !
    Sur le pouvoir fabuleusement invocateur d’un nom, sur ce pouvoir magique, songez aux pages illustres du Temps retrouvé, où la puissance résurrectrice du nom suffit à faire émerger du passé, par résurgence, tous les traits d’un visage juvénile.
    Quel noble et magnifique hommage chevaleresque vous m’envoyez là, chevalier ! Seules les âmes bien nées ont la puissance gratifiante de se reconnaître des Eveilleurs. Merci à vous ! Cet hommage a la vie profonde d’un salut ciselé entre écrivains, entre pairs.
    Je serai pour vous un lecteur et un correspondant fervent et amical : vous êtes un peu de mon avenir, comme moi je suis un peu de votre adolescence.
    Parfois nous empruntons nos actes à nos vies ultérieures, comme il semble, grâce à votre écho généreux, que je l’aie fait.
    Bien à vous,
    Tous mes voeux à l’écrivain que, dès votre message, je reconnais à la délicatesse de sa pensée !
    Emmanuel Oudiette

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