Les logiques modales

Publié le 4 juillet 2007 par dans Comprendre

Les modalités sont mises en jeu dans chacun des verbes du français : pouvoir, devoir, vouloir, savoir, falloir, croire, juger, penser …

Elles engagent souvent le sens de toute une page littéraire, quand ce n’est pas de toute une oeuvre ou de toute une pensée. Elles relèvent de la logique dite modale.

La modalisation est ce par quoi un sujet dans le discours modifie, nuance, transforme la relation avec ce qu’il dit. Elle module donc l’attitude que l’énonciateur adopte par rapport à son énoncé. La modalisation contribue à définir aussi bien l’identité du sujet de l’énonciation que celle de n’importe quel personnage présent dans une oeuvre littéraire.

La modalité épistémique, qui correspond à la fois aux connaissances de l’énonciateur et à son univers de croyance, se manifeste dans le carré épistémique du certain, de l’incertain, du probable et de l’improbable.

La modalité aléthique définit l’horizon de vérité logique d’un propos, selon le carré aléthique du possible, de l’impossible, du nécessaire et du contingent.

La modalité déontique concerne tout ce que le sujet estime relever plus particulièrement de son devoir, selon le carré déontique de l’obligatoire, de l’interdit, du permis et du facultatif.

Ces modalités définissent des types de comportements et toute une typologie …

Un commentaire pour “Les logiques modales”

  1. Baptiste dit :

    Bonjour Monsieur Oudiette,

    selon vous, peut-on placer « devoir » dans l’expression de la modalité épistémique, svp ?
    Alors, l’effet de certitude assez relative lié à ce verbe modal peut-il se justifier par une fiabilité incomplète du type de raisonnement abductif ?
    J’avoue être un peu perdue
    Bien à vous
    Carole

Laisser un commentaire

*