Sentence Finale. Court-métrage en ligne
Publié le 22 novembre 2007 par jeandebeaune dans De l'image
En 2006, un jeune réalisateur, Franck Allera, s’est lancé dans l’écriture et le tournage d’un court-métrage intitulé Sentence Finale. Bien entouré historiquement, avec des acteurs reconnus comme Didier Flamand, Hans Meyer ou Élodie Navarre, le film raconte l’histoire - parfois un peu compliqué - d’un curé retrouvé carbonisé suite à un incendie dans une église parisienne. Au milieu de la foule paniquée, se trouve une vieille femme. Le regard fixé sur la victime, elle se remémore une procédure inquisitoriale, qui mena en 1347 une certaine Marie Tansa au bûcher. On ne vous raconte pas l’intrigue ni l’issue… le court-métrage, faute de moyens financiers d’un producteur peu efficace, n’est jamais sorti mais a finalement été mis en ligne sur le site du réalisateur et de son équipe (cliquez sur l’affiche). De l’histoire efficace, authentique et une vision terriblement réaliste d’un procès d’inquisition au milieu du XIVe siècle. À voir de toute urgence.

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Compteur
1 décembre 2007 à 21:50
Je réagis à la suite de votre article. Vous relevez une chose importante sur ce film, c’est son manque de moyen financier… Mais à l’inverse de ce que vous racontez, le producteur que je suis, étant très efficace à réussi avec des bouts de ficelles à produire un film très ambicieux!!!
C’est trop simple de dire que le producteur n’est pas efficace lorsque le film ne marche pas. Le film a été proposé à plus de 80 festivals internationaux (source UNIFRANCE) et il n’a participé à aucun d’entre eux. Le film a également été proposé à toutes les chaines de TV françaises et francophones mais le constat est le même, personne en veux… La faute au producteur, sans doute…
Malgré ce désastre, en tant que producteur, j’ai été ravi de produire ce film, même si certain n’ont pas vu la souffrance et les investissements que cela a couté à mon entreprise…
2 décembre 2007 à 8:29
Sans entrer dans une polémique stérile et d’après les informations que nous avons eu, ce court-métrage est resté en l’état de vidéo et n’a jamais fait l’objet de copie film. Le réalisateur et ses amis ont même investi leurs deniers pour faire avancer les choses… en vain. Blocages de la production, discussions sans fin et écoeurement général. Quant à parler de “désastre”, c’est exagéré par une production qui aujourd’hui se porte très bien financièrement (selon nos sources).
2 décembre 2007 à 9:51
Vos sources ? Vous n’avez jamais prit la peine d’avoir la version de la production. C’est du journalisme à la vas vite avec un partie prit. Mais comme vous dites, c’est un débat stérile.
De plus, pour répondre à la question de la copie 35mm, je ne vois pas l’interet de faire une copie film lorsque ce court métrage ne marche absolument pas (pas une seule vente TV ni même une seule participation à un festival). Il faut savoir arreter les frais surtout lorsque votre budget est très limité. J’ai produit un autre film en 35mm qui n’existe qu’en vidéo pourtant il a remporté des prix et vendu à plusieurs chaines de TV…
Je continue de parler de désastre et l’état de santé de ma production n’a rien à voir avec ce film, bien au contraire puisque je rembourse jusqu’à présent des frais qui incombent à ce court métrage…
2 décembre 2007 à 15:49
je n’y connais certainement pas grand chose mais quand un film ne fonctionne pas comme on l’esperait, chacune des parties est en droit de se poser des questions et de faire incomber à l’autre la responsabilité de l’echec..c’est peut-être facile, mais c’est sans doute légitime.Il est de la responsabilité d’une producion, me semble-t-il de prendre des risques sur ce que l’on produit, et on ne peut pas gagner à tous les coups.C’est le jeu. pour un réalisateur, l’important est d’avoir les moyens financiers nécessaires à l’aboutissement de son projet, dans les meilleures conditions possibles. Sur ce film, il semblerait que cela n’ait pas été le cas. Si l’équipe de ce film n’a pas été suivie financièrement comme prévu par la prod, et qu’ils ont du investir eux-mêmes sur leurs fonds propres, alors il ya a sans doute quelque chose d’anormal qui ne créé par un climat sain pour faire aboutir le projet. Sentence Finale est un court metrage particulier, avec une atmosphère particulière, qui n’est pas aussi abordable et “vulgarisable” que Blondine par exemple.Mais cette particularité atteste bien de l’étendue du talent de son auteur. Ce que je préfère retenir de cette aventure, c’est le plaisir qu’ont eu les habitants de Monistrol sur Loire, petite commune de Haute-Loire, qui ont été associés au tournage, et ont pu ainsi acceder à un art jusque là inaccessible pour eux. Voir comment se déroule un tournage, devenir figurant, réaliser la complexité des moyens techniques, c’etait pour eux quelque chose de fantastique. Le fait d’avoir egalement associé une classe de lycéens locaux qui travaillent sur un projet pedagogique autour de l’audiovisuel etait également une excellente initiative. C’est pour ces raisons que les collectivités locales ont souhaité soutenir le projet de Franck. Et que le film puisse aboutir tel que lui l’avait imaginé aurait été un dénouement heureux pour toute la Haute-Loire. Mais les collectivités ne peuvent se substituer à une production défaillante.Je ne juge absolument pas vos décisons Monsieur DMS DEBAH, car comme vous le dîtes, nous n’avons pas la version de la production, et ne voyez dans mes propos aucune attaque contre votre raisonnement.Je pense que vous avez certainement agit en votre âme et conscience d’un producteur qui veut limiter la casse économiquement parlant, et qui se soucie de la bonne vitalité financière de son entreprise, et c’est tout à fait compréhensible. Je me dis juste que produire un film tel que sentence finale est un pari peut-être osé, mais qui aurait pu aussi très bien fonctionner. Remettre les choses en cause avant la fin, et (il semblerait) couper les vivres, n’est peut-être pas la solution la plus adaptée..Vous le dîtes vous même, ce projet etait sans doute très ambitieux, peut-être trop, mais l’ambition n’est-elle pas nécessaire dans ce genre de projet?
2 décembre 2007 à 16:41
J’ai eu le plaisir de commettre quelques photos sur ce tournage. Plaisir qui a été quelque peu contrarié, d’ailleurs, par un producteur aussi peu scrupuleux que pas très intéressant.
Je ne souhaite à personne d’intéressé par la chose artistique de s’embourber dans une relation administrative telle que celle qui a lié Franck à Monseigneur F.DMS.D. ces derniers mois.
Mais par dessus tout, ce qui me fait réagir, c’est de lire que le monsieur du dessus souhaiterait passer pour un fier chevalier blanc, un mécène au coeur pur, qui n’a eu de cesse d’oeuvrer pour la concrétisation d’un projet qu’il a flingué de l’intérieur.
Disons que l’on peut parfois reconnaitre aux requins leur droit à exister quand ceux-ci ne viennent pas se foutre de notre gueule à vouloir passer pour des poissons rouges. Mais là…
Annicordicalement
Davy, le presque banni.
4 décembre 2007 à 14:16
En tant que scénariste d’un court métrage (Blondine) tourné par Franck, je n’ai pas grand chose à ajouter, sinon que le talent de réalisateur de ce gars là est immense, et que les producteurs devraient s’occuper de lui… avec un peu plus de talent!
Vas-y Franckie…
Valérie
4 décembre 2007 à 23:32
Est-ce que l’on parle bien ici de “production” au sens cinématographique du terme ? J’ai l’impression en observant la démarche qu’il sagit davantage d’une entreprise de BTP dont le promoteur exerce son métier comme un peintre manie la truelle! Comment diable Monsieur DEBAH, ce film aurait-il la moindre chance dés lors que sa participation aux principaux festivals est conditionné par sa simple existence sur film, car on parle bien d’un film ! Quand à la soufrance du pauvre petit producteur…va faire un bisous à tata, mais surtout ne touche plus la caméra à papa
5 décembre 2007 à 14:10
Et voilà ! L’heure des réglements de comptes semble arriver. Malheureusement, il me semble que ce sont les comptes financiers de Monsieur Debah qu’il s’agirait de verifier !!! En effet,ce monsieur, qui n’a de cesse de claironner son professionalisme à qui veut l’entendre (ou pas), ne cite que trop rarement les sources de financement de ce court, au demeurant de grande qualité et dont, à mon avis le seul defaut est d’être passé entre les mains d’un homme sans scrupule, qui proviennent de fonds publics (obligeants la prod au regard de la loi !) ainsi que du réalisateur lui même.Aussi Monsieur Debah serait-il inspiré de reflechir 10 minutes aux conséquences qu’engendreraient pour l’équilibre de sa chére société de production une réactions des collectivités locales (dont certaines sont representées jusqu’au sommet de l’etat…) qui seraient en droit de demander des comptes… Aussi le temps est-il venu de solder les comptes et de rendre à cesar ce qui appartient à Monsieur Allera, afin de laisser vivre ce projet jusqu’à son terme. Si vous n’êtes pas capable de l’élever alors liberez le ! Ne vous souhaitant pas de croiser la route d’un producteur de votre calibre pour vos projets futurs que la santé de votre entreprise ne permet pas d’autofinancer.
pour solde de tout compte…
thomas.
5 décembre 2007 à 17:03
Quelle surprise mais aussi quel plaisir d’entendre parler de « Sentence finale » sur le ouaibe pédagogique. J’ai participé à l’aventure du film, et j’en garde un souvenir fabuleux. Je travaille au CDDP de la Haute Loire et j’ai été amené à servir d’ « interface » entre le monde scolaire et l’équipe du film. J’ai trouvé chez Franck Allera et chez l’ensemble de l’équipe ( à une exception près) une véritable envie de partage, de faire connaître à ces jeunes de 15, 16 ans ce qu’était la réalisation , la mise en oeuvre d’un film cinéma. Tous , stagiaires,figurants,aides de toutes sortes, élus et population de Monistrol reparlent de ces qqs jours de tournage avec beaucoup d’émotions…
L’exception … s’appelle Farid Debah, je garde du personnage un souvenir très négatif, (et ce, au moment du tournage, alors qu’il ne pouvait pas savoir si le film marcherait ou ne marcherai pas …) C’était un contraste saisissant entre lui et le réalisateur charismatique qui était capable de fédérer autour de lui toutes les énergies.
Jaloux de son talent ? Car Franck a du talent. Sentence finale est un film ambitieux qui n’a pas trouvé un public … et alors ? Les cinéphiles pourraient vous citer plein d’exemples de films de « grands » qui n’ont pas marché
Pour ma part, j’attends le premier long métrage de franck et lui souhaite de trouver la seule chose qui manquait sur « Sentence », un producteur digne de ce nom.
Le 05 décembre 2007, Lucien Soyere
7 décembre 2007 à 0:11
Bénévole sur le court metrage de Franck Allera, accompagnatrice d’un groupe de jeunes sur le tournage, autant dire volontaire pour cette belle aventure, je me dois de réagir aux propos baveux d’un soi-disant producteur, qui n’a eu d’égard pour personne, ni pour les techniciens (à pied d’oeuvre aux aurores par des températures hivernales difficiles, ni pour les acteurs (j’ai assuré à mes frais les 70 kms qui nous séparent de la gare de Saint-Etienne et cela plusieurs fois, meme pour sa soeur qui était venue faire quoi? Peut être de la co-prod ????),et toutes ces personnes sublimes tous autant qu’ils étaient,(je me remémore une Elodie Navarre, délicieuse) enfin tous….et un producteur qui était sur le lieu de tournage uniquement pour mettre des batons dans les roues,mais il n’a pas pu couper l’élan insufflé par Franck Allera, qui outre le talent qu’il a démontré a fait preuve d’un grand professionnalisme….Nous ne voyons pas le film sur pellicule parce qu’un producteur (réalisateur enfin soi disant) c’est auto produit, quelques mois avant la réalisation du film de Franck, oh le hasard faisant bien les choses, lui aussi dans notre Haute-Loire…..bien loin de Paris…Oh, alors le hasard, hein….des fois….. Ici, nous nous sommes mobilisés pour trouver des fonds publics, privés pour contribuerà cette réalisation….Non Monsieur Farid nous ne regrettons pas, rien de rien, sauf peut-être de ne pas avoir avant aujourd’hui pu vous dire tout le mépris que vous nous inspirez….vous êtes indigne de nous…En revanche, Franck, que nous revoyons toujours, reste un grand professionnel, plein de talent, et qui reussira sans des types de votre espèce….Un grand salut à tous les aventuriers de SENTENCE FINALE.
Angèle - le 6 décembre
13 décembre 2007 à 7:36
J’aimerai répondre à tout les gens qui pensent connaitre l’état financier du film et qui pensent, parce qu’ils ont participé à un tournage de quelques jours, détenir la vérité sur un film dont la préparation et production a durée plusieurs années.
Je tiens à vous rappeler une seule chose : Il n’y a AUCUN RETOUR SUR INVESTISSEMENT sur du court-métrage. Pour tous les professionnels du cinéma que vous êtes, je crois sincèrement que vous oubliez l’essentiel… De plus, certains d’entre vous parlent d’aides publics et de “faire les comptes”… Comme-ci ma société attendait après eux pour être en règle avec les organismes étatiques. Et comme vous avez l’air de connaitre le plan de financement du film, je tiens à vous rappeler à votre gouverne que les aides d’état ne représente que 30% du budget total du film…
Pour tout les esprits chagrins qui oublient une chose, le film a été plombé dans ses financements avec la journée qui a été annulée à cause d’une tempête. Malgré cela, j’ai produit sur mes fonds personnels les retakes de ce film, ce qui a permit à SENTENCE FINALE de voir le jour…
C’est facile de dire des bêtises sur des choses qui vous échappes. Mais bon, c’est tellement simple de critiquer le tout puissant producteur multimilliardaire qui fume son cigare dans son bureau au 5ème étage de son hôtel particulier du 8ème arrondissement de la capital…
15 décembre 2007 à 1:38
Ah ce cher Farid qui nous prend pour des lapins de trois semaines!! Imagine un instant que je connaisse la somme versée par les collectivités locales ainsi que la somme apportée par le réalisateur lui même (dementir serait mentir…!) il me reste ,sans avoir besoin de calculatrice ,la petite part de ta prod.Alors comme je suis pas un perdreau de l’année je sais parfaitement ce que signifie produire un court métrage et je sais donc aussi que l’engagement d’une production vaut contrat pour l’achévement du produit sur pellicule.Si la production n’est pas en mesure financière ou materielle de remplir son contrat et donc de faire valoir ses droits sur le film, elle en perd l’entiere jouissance au profit du créateur de l’oeuvre.Aussi les juristes spécialisés dans le monde cruel du cinéma sont formels: si DMS Debah films n’a pas les moyens de mettre le film sur pellicule afin de rester proprietaire du dit produit, celui ci revient de droit à M. Allera puisque desormais l’oeuvre prime sur le support.En effet, dés lors que la prod a rompu le contrat moral qui l’engage envers le réalisateur, elle perd tous ses droits sur l’oeuvre ,et ce quel que soit le niveau d’engagement financier de chacun.
Alors M.Debah cessez de nous prendre pour des jambons ( des gens bons?) sous pretexte que l’on est des paysans incultes du fin-fond de l’auvergne!Je n’insulterai pas votre intelligence en vous rappelant l’accueil qui est fait ici au cinéma, a l’inverse imaginez l’accueil qui vous y sera reservé jusqu’a ce que vous regularisiez le sort de Sentence finale qui je vous le redit ne vous appartient plus!!!
Ps: je suis sans doute de mauvaise foi mais j’ai souvenir d’avoir bossé parfois plus de 20h par jour durant plusieurs semaines pour palier l’incompetence de certains membres de votre production. Je ne les cite pas vous les connaissez et vous en êtes!
23 décembre 2007 à 16:00
[…] mise en ligne du court-métrage sur Internet dans un article sur notre site qui a provoqué de nombreux commentaires, le réalisateur Franck Allera nous a fait savoir qu’une mise en ligne haute qualité de son […]