L’Inquisition littéraire au XIXe siècle
Jeudi 27 décembre 2007
Loïc Artiaga, Des torrents de papier. Catholicisme et lectures populaires au XIXe siècle, Presses universitaires de Limoges, 194 p., 20 euros.
Le 20 juin 1864, tandis que journaux, livres bon marché et kiosques de gare font basculer la France en régime médiatique, la Papauté marque avec éclat son hostilité. Par un décret de l’antique congrégation de l’Index bientôt repris par la presse catholique toute entière, Rome interdit la lecture des grands romanciers de l’époque, de Balzac à Flaubert. Les auteurs encore vivants opposent une superbe indifférence à cet anathème, qui couronne trois décennies d’une lutte acharnée contre des “torrents” de papiers impies, dont les catholiques ne cessent de dénoncer l’influence croissante.
S’appuyant sur des sources conservées au Vatican et dans les pays francophones, cette étude dévoile les mécanismes conduisant l’Église à condamner puis à tenter de capter à son profit le formidable outil que représente la fiction populaire, dès lors qu’elle se transforme en machine idéologique propre à imprégner l’imaginaire des masses. Aux romans bannis par l’Église s’opposent dès les années 1830 de “bons” et “sains” ouvrages, distribués dans des bibliothèques contrôlées par les clergés locaux. Une politique de la lecture se dessine : pour contrecarrer la percée du feuilleton-roman, les catholiques sont les premiers à distribuer gratuitement des livres de fiction expurgés, considérés comme des antidotes à la fièvre de lecture qui gagne les couches populaires (texte rédigé d’après une note de l’éditeur).
Compte-rendu de Libération (édition du 27 décembre 2007).

William Levada, un Américain de 71 ans, archevêque de San Francisco, est un théologien californien, dont Benoît XVI avait apprécié la détermination lors des démêlés qui ont opposé, en 2004, l’épiscopat américain et les hommes politiques défendant le droit à l’avortement. “Il peut y avoir une diversité d’opinion entre les Catholiques sur une déclaration de guerre ou la peine de mort, mais pas sur l’avortement et l’euthanasie“, avait déclaré Mgr Levada, avant de prendre position pour le refus de la communion aux militants “pro-choice”. En 2004, en pleine course à la Maison-Blanche, il avait refusé la communion aux hommes politiques défendant le droit à l’avortement. De souche portugaise et irlandaise (son blason ci-contre), le nouveau préfet de la doctrine est né le 15 juin 1936 à Long Beach (Californie). Il a étudié la théologie au séminaire de Los Angeles avant d’être envoyé en 1958 au collège américain de Rome, où il prépare son doctorat de théologie au North American College et à l’université pontificale grégorienne.
La Note doctrinale sur certains aspects de l’évangélisation, élaborée par la Congrégation pour la doctrine de la foi, a été publiée le 14 décembre par la cité du Vatican et la Congrégation pour la doctrine de la foi. La Note est accompagnée d’un résumé dont voici les points principaux: “Ce document est principalement consacré à l’exposé de la mission d’évangélisation telle que l’entend l’Eglise catholique, qui est d’annoncer l’Évangile de Jésus-Christ”.
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