jan 28 2011

Image : « Le voyage avorté »

Publié par Adèle dans Image, Sélectionner      

J’ai particulièrement aimé la métaphore (ou personnification) « le voyage avorté ». En effet, je trouve qu’elle résume clairement l’histoire du Vittoria, car elle est poignante et même violente. En liant deux évènements éprouvants, elle est d’autant plus percutante. D’une part, c’est un voyage tragique, où des centaines d’hommes et de femmes ont payé leur mort. Leur vie leur a été volée, injustement, alors qu’ils étaient en quête d’un avenir meilleur. D’autre part, c’est un évènement bouleversant qui peut survenir dans la vie d’une femme, et qui est toujours difficile car il s’agit de tuer un embryon. On retrouve dans ces deux cas, la mort. De ce fait le « voyage avorté » symbolise cette dernière, mais de façon grave et douloureuse. Cette douleur est autant présente physiquement que mentalement, pour les passagers tout comme pour la femme qui subit un avortement. De plus, je pense que cette image me touche particulièrement car je suis une fille, et que je peux être concernée un jour par l’avortement. Effectivement, selon moi un garçon ne ressentirait pas la même sensation, ou du moins d’une autre façon, indirecte, car il ne peut pas porter d’enfants. C’est pourquoi j’aime beaucoup la métaphore « le voyage avorté », qui est une image forte et sensible.

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jan 28 2011

Journal intime – Salvatore Piracci

Publié par Matthieu dans Créer, Journal intime      

Salvatore Piracci

Jeudi 23 Septembre 2004.

Aujourd’hui, nous avons interpellé un bateau, comme toujours, surchargé de migrants. «  Le Vittoria ». Ils étaient plusieurs centaines et visiblement, l’équipage devant les conduire à bon port s’est enfui les laissant perdus au milieu de cette vaste mer, qui fait frontière entre deux mondes. Mais cette scène, je l’ai revu un grand nombre de fois. Ce qui m’a frappé aujourd’hui c’est elle: une belle jeune femme, qui était resté sur le bateau, alors que nous avions récupéré tout le monde. Elle était agrippée à une rambarde et me regardait avec ce regard éteint, que j’ai croisé de si nombreuses fois. Mais celui ci laissait sentir une tristesse, une tristesse plus profonde. Cette tristesse, je n’ai pas pu en trouver la raison. Je lui ai alors dit qu’elle pouvait dès à présent rejoindre la frégate. Après un long moment de silence, la jeune femme lâcha prise et me suivit jusqu’au bateau. Une fois dans le Zeffiro, elle me lança à nouveau un regard qui me bouleversa. Jamais je n’ai eu affaire à un regard aussi vide et abattu. Non pas que je n’ai croisé aucun de ces regards désespérés et désolés, mais celui là était plus puissant que tous les autres. A l’heure où j’écris cette page, je tente de garder en moi même l’image de cette femme, car elle m’amène a réfléchir sur le destin de ces migrants. Mais j’ai de plus en plus de mal à me souvenir d’elle, même si cela ne fait que quelques heures que j’ai intercepté le Vittoria. Sera-t-elle un de ces migrants que j’ai croisé tant de fois et que j’ai aussitôt rayé de ma mémoire, ou alors me rappellerai-je d’elle pendant encore longtemps ? Ce soir, je me sens bien inutile. Je sauve peut être ces hommes et ces femmes de la mort et de la noyade mais ils sont, ensuite, aussitôt renvoyés chez eux… Je sais que la plupart d’entre eux réessaieront de traverser à nouveau la mer pour rejoindre l’Europe et, même si ce raisonnement est contraire à ma fonction, j’espère qu’un grand nombre d’entre eux réussiront à passer en Europe. Cette rencontre, j’avais besoin d’en parler et de me vider l’esprit. J’ai donc décidé de l’écrire.


Une embarcation de migrants


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jan 28 2011

Géographie : l’itinéraire de Soleiman

Publié par Chloé S. dans Géographie, Informer      
  • Tout d’abord, Soleiman part de son pays natal, le Soudan, qui se situe à l’Est de l’Afrique.


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  • Soleiman passe à pieds la frontière et se retrouve alors en Libye, n’ayant qu’un objectif: rejoindre l’Europe pour trouver du travail, et pouvoir alors envoyer de l’argent à son frère, Jamal, pour qu’il se guérisse ainsi de sa maladie.

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  • On dépose Soleiman à Al-Zuwarah. Il a du attendre pendant 2 jours, dans un appartement vide, avec d’autres émigrants, que les passeurs viennent les chercher.

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  • Les passeurs les ont emmenés avec eux, mais les ont aussitôt abandonnés et les ont rackettés au bord d’une petite crique où il n’y avait aucune lumière de village ou de route à l’horizon. Soleiman fait la connaissance de Boubakar, et ils se mettent aussitôt sur la route de Ghardaïa, en Algérie.

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  • Ils sont dans un camion, mais celui-ci fait le plein à Ouargla (Algérie).

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  • Ensuite, Soleiman et Babakar arrivent ainsi à Ghardaïa.

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  • Soleiman et Babakar se dirigent vers Oujda (Maroc) car ce dernier avait réussi à trouver un camion qui pouvait les y emmener. Ils se retrouvent alors dans un camp.


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  • Soleiman et Babakar veulent franchir les barrières de Ceuta pour ensuite pouvoir gagner l’Espagne. Cette barrière est constituée de deux enceintes : entre les deux, il y a un chemin de terre où patrouillent les policiers espagnols.

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  • Les hommes du camp ont alors organisé leur évasion par cette barrière grâce à des échelles fabriquées par eux-mêmes, et se disant qu’ils étaient particulièrement nombreux (500), les policiers en laisseraient s’échapper quelques-uns. Soleiman et Boubakar ont alors réussi à passer, mais très difficilement. C’est grâce à leur entraide qu’ils ont pu y arriver.

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  • A la fin du roman, on apprend que Soleiman et son ami, vont être emmenés dans un centre de détention où ils auront à manger, à boire, un lit …Quelques temps après, on les relâchera, et ensuite ils seront ainsi libres d’aller où ils veulent, vers l’Eldorado européen, leur destination rêvée.

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jan 28 2011

Abécédaire

Publié par Wendy dans Abécédaire, Relier      

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A comme Amitié N comme Naufragés

B comme Bateaux O comme Obstinés

C comme Clandestins P comme Perles

D comme Destin Q comme Qualités

E comme Eldorado R comme Rêves

F comme Frontières S comme Salvatore Piracci

G comme Gardhaïa T comme Torture

H comme Horrible U comme Unis

I comme Immigrés V comme Voyage

J comme Jamal W comme

K comme Kilomètres X comme Xénophile

L comme Lybie Y comme

M comme Massambalo Z comme Zizanie

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jan 28 2011

Question à Laurent Gaudé sur les regards

Publié par Chloé S. dans Questions à Laurent Gaudé      

Pourquoi vous êtes-vous basé, dans votre roman, sur le jeu des regards  (par exemple, le regard entre le commandant Piracci et la femme du Vittoria sur le marché de Catane, puis le regard entre Soleiman et Piracci sur le marché de Ghardaïa)?

Pourquoi prenez-vous tant d’importance à ces regards ? Est-ce un moyen révélateur pour vous, du fait de connaître les sentiments et les émotions des personnages sans qu’ils aient besoin de s’exprimer ? Ou ont-ils une autre signification pour vous ?


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jan 28 2011

Question à l’auteur sur un personnage

Publié par Marine-Océane dans Questions à Laurent Gaudé      

Le Capitaine Pircci nous parait tout au long du roman sans famille et avec pour seul ami Angelo, qu’il laissera à Catane en partant à la recherche de son eldorado.

Pourquoi donc avoir fait du Capitaine Piracci

un homme si solitaire?

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