fév 7 2011

Association musicale – The Doors, Kraked Unit, Songs: Ohia

Publié par Lucas dans Association musicale, Relier      


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The Doors – The end

J‘ai choisi ce célèbre morceau pour l’associer au passage du roman où Soleiman, Boubakar et tous les autres tentent de passer la barrière de barbelés au Maroc. Cette « course à la mort » (je l’appelle ainsi car peu des 500 hommes qui vont courir comme des fous pour atteindre l’autre côté auront la chance de réussir) me fait penser à la scène du film Apocalypse Now où on entend cette musique. On y voit des explosions, des arbres qui brûlent, c’est le chaos. Ce moment du récit y ressemble un peu car il est très marquant. Je pense que ce morceau irait bien accord avec la scène car tout y est mouvementé, très rapide sauf la musique qui resterait à un rythme régulier, voire lent : on penserait le moment est au ralenti. Comme dans le film, cette musique envoûtante aurait avec ce passage intense un certain décalage que je trouve très intéressant.


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Kraked Unit – L’air des cendres

J’ai associé ce morceau au passage où Soleiman et son frère Jamal font leurs adieux à leur ville natale, celle qui les a vu grandir, vivre. Plus particulièrement au moment où ils sont dans la voiture, quand ils font un dernier tour de la ville. Ils roulent rapidement pour sentir l’air du soir s’engouffrer dans la voiture mais cette musique douce et lente rendrait ce moment long et coupé du temps. Malgré leur départ, cette musique est très apaisante. Je visualise bien Soleiman observant pour la dernière ce qui lui rappelait tant de souvenirs, tout qui défile devant ses yeux. Il est triste mais rassuré de partir en compagnie de son frère, tout en écoutant cette musique. Il l’écoute agréablement et calmement, sans êtres stressé. Lors de ce dernier moment, Soleiman est paisible.


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Songs: Ohia – Farewell transmission

Cette chanson serait adaptée pour le passage du roman où Salvatore Piracci quitte Catane. En l’écoutant, j’imagine très bien Piracci voguant seul avec sa barque. Tout comme la musique, il est paisible. Elle est longue ce qui rendrait ce moment lent et agréable, laissant le commandant désormais solitaire partir tranquillement sans connaître sa destination exacte. J’ai l’impression qu’elle serait au rythme de la mer et des vagues. Elle me fait penser à un nouveau départ que l’on entreprendrait, elle est bien appropriée à la situation de Piracci. Repartir à zéro, n’être personne, vivre la vie telle qu’elle vient, telle qu’elle nous surprend. Exactement comme Salvatore Piracci, voguer vers un nouvel horizon au rythme de la musique. Comme s’il avait des ailes.




fév 7 2011

Journal intime de Soleiman

Publié par lucie dans Créer, Journal intime      

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Le jour où j’ai rencontré Massambalo

Lundi 13 juin 2006

Cela fait déjà plusieurs jours que je regarde la route défiler. Je suis installé sur le toit d’un camion aux côtés de Boubakar et de dizaines d’autres hommes d’origines différentes. Certains sont commerçants, d’autres sont comme nous : à la recherche de terres meilleures. Nous voyageons vers Gardhaïa. C’est Boubakar qui a payé mon voyage et maintenant nous n’avons plus d’argent. La faim me tenaille le ventre. Je pense qu’il va falloir s’arrêter pour trouver du travail et que nous allons mettre des mois avant d’arriver jusqu’à la mer. Boubakar m’a tout expliqué : Gardhaïa n’est qu’une étape, de là nous irons à Oudja, au Maroc. Et le Maroc me paraît tellement loin…

Dans le bus, un Algérien me parle, il me raconte sa vie : j’apprends qu’il s’appelle Ahmed et qu’il est là pour ses affaires. Sa journée s’est bien passée, il est content. Il me semble heureux. Au bout d’un moment, le bus s’arrête à Ouargla. Nous avons quinze minutes de pause, pas une de plus. Le bus ne nous attendra pas. Je décide quand même de descendre, et c’est en marchant entre les petites échoppes d’Ouargla que j’aperçois Ahmed devant moi. Je ne sais pas encore pourquoi mais je décide de le suivre. Je me souviens de ce qu’il m’a dit : tous s’est bien passé pour lui aujourd’hui, cela signifie qu’il a de l’argent. Je le vois s’arrêter. Je marche alors précipitamment vers lui, il entend mes pas et se retourne. Je le frappe violemment au visage et il s’effondre. Je le fouille et lui prend tous son argent. Je retourne au bus, près de Boubakar, j’ai peur de voir surgir l’homme que j’ai volé. Alors, quand le bus redémarre et s’éloigne de la ville je suis soulagé. Je montre a Boubakar la liasse de billets. Je lui donne la moitié de l’argent. Cela me paraît normal. Il ne dit rien mais a l’air surpris. Je suis très fier de moi, avec cet argent nous allons gagner des semaines d’usure, voir des mois. Boubakar fini par comprendre comment j’ai eu cet argent. Je croise alors son regard et je vois dans ses yeux une étrange tristesse. Comme s’il était triste de voir ce que je devenais. A présent, j’ai honte de moi, un malaise m’envahit. J’ai tout pris à cet homme qui travail pour nourrir sa famille. Je l’imagine rentrer chez lui honteux, en pleurant devant sa femme et ses enfants. Que penserait mon frère de moi aujourd’hui ? Je suis laid. Je me dégoûte. Je ne suis plus rien.

Nous arrivons enfin à Gardhaïa à cinq heure. Avec l’argent que nous avons, nous pouvons aller directement à Oujda. C’est Boubakar qui s’occupe de trouver un bus. Moi, pendant ce temps, je m’éloigne dans la ville. Je ne pense pas où je vais, je vais me perdre à Gardhaïa, je vais perdre Boubakar. Le soir tombe doucement, j’atteins enfin une petite place. Je pense à mon frère, je pense à ma vie complètement brisée. Je n’ai plus aucun espoir, plus aucun courage. C’est alors que je l’aperçois, là, immobile, juste devant moi. Je l’observe longuement pour être certains que je ne me trompe pas. Non, c’est bien lui, j’en suis sûr. Alors je m’approche, et nos regards se croisent. Je décide de lui offrir ce que j’ai de plus précieux : mon collier. Le collier que mon frère m’avait donné, le seul souvenir que j’ai de lui, je le donne à cet homme. Maintenant, je me sens à nouveau plein de force. Je n’ai plus peur de rien. Je n’hésiterai plus. Alors, je me remet en chemin, je vais retrouver Boubakar mais je ne lui parlerai pas de ma rencontre, pour lui ce ne sont que foutaise et superstition. Mais moi je sais qui j’ai vu. Et plus rien ne viendra à bout de moi. Je veux aller jusqu’au bout. Je suis déterminé. La rencontre avec l’ombre de Massambalo m’a redonné de l’espoir et du courage pour mon voyage.


fév 7 2011

Abécédaire

Publié par Adèle dans Abécédaire, Relier      

  • A comme arancino
  • B comme beauté
  • C comme collier
  • D comme dattes
  • E comme Eldorado
  • F comme frontière
  • G comme Ghardaïa
  • H comme humanité
  • I comme initiatique
  • J comme Jamal
  • K comme « Kleenex »
  • L comme Lampedusa
  • M comme Massambalo
  • N comme navire
  • O comme ombres
  • P comme poétique
  • Q comme questionnement
  • R comme réalité
  • S comme sacrifice
  • T comme tragédie
  • U comme unique
  • V comme Vittoria
  • W comme way
  • X comme xénophobie
  • Y comme yeux
  • Z comme Zaïre

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fév 7 2011

Question à Laurent Gaudé

Publié par Cécile dans Questions à Laurent Gaudé      

Deux chemins

Pourquoi avoir choisi

une histoire à double trajectoire :

l’une racontée par un policier

et l’autre par un jeune émigrant de l’Eldorado européen ?

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fév 7 2011

Eléments biographiques

Publié par Julie.S dans Histoire littéraire, Informer      

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Biographie de Laurent Gaudé


Laurent Gaudé, homme de 38 ans, est né le 6 juillet 1972 dans le 14ème arrondissement de Paris. C’est un écrivain et dramaturge Français. Il a été connu par le grand public grâce au prix Goncourt qu’il reçoit en 2004 pour son livre Le soleil des Scorta. Cet auteur est principalement connu pour sa manière d’écrire romanesque. Et pourtant c’est bel et bien au théâtre que Laurent Gaudé, cet ancien étudiant en lettres modernes, débute sa carrière d’écrivain. C’est son deuxième roman, La mort du roi Tsongor, sorti en 2002, grand succès, qui marque le début de sa notoriété.

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