fév
14
2011
Publié par Hugo dans Créer, Lettre

Lettre du Commandant Salvatore Piracci à Angelo
Automne 2006
Salvatore Piracci
Al-Zuwarah Lybie
à Angelo
Catane Sicile
Mon ami Angelo,
Je t’écris cette lettre pour te donner de mes nouvelles. Après notre longue discussion, je suis parti immédiatement. Une petite barque m’attendait sur la plage. Je m’y suis rapidement endormi. A mon réveil j’étais arrivé à Al-Zuwarah, une ville de Libye où je suis depuis plusieurs jours, mais j’ignore exactement depuis quand.
Je ne m’attendais pas aux rencontres que je viens d’y faire ! Tout d’abord, j’ai été arrêté par des policiers qui m’ont longuement interrogé comme le sont les immigrants qui arrivent sur nos côtes siciliennes. Comme je te l’avais dit, je ne veux plus être le Commandant Salvatore Piracci donc j’ai refusé de leur dire mon nom. Ils ont tout de même réussi à savoir que j’étais un marin sicilien et là ils m’ont dirigé vers une femme que je n’aurais jamais voulu rencontrer ; on l’appelle la reine d’Alzuwarah. Elle est à la tête du plus grand réseau de passeur de la région. Elle m’a pris pour un criminel et m’a demandé de travailler pour elle. Elle s’est même montrée menaçante si je refusais.
Je m’attendais à beaucoup de choses mais pas à cela, tu te rends compte Angelo j’ai fui la Sicile et la vie que j’y menais pour chercher l’Eldorado et je suis tombé dans les mains de cette vielle femme responsable de la mort de centaines de migrants. Même leur police est impliquée dans ce trafic !
J’ai peur, je ne sais plus où j’en suis et si j’ai bien fait de partir.
Je finis par me demander si je pourrais un jour vivre autrement et oublier tout cela.
Je vais poursuivre mon voyage et tenter de découvrir qui je suis réellement. J’ignore si je ferais d’autres rencontres aussi belles que la nôtre.
Tu demeures pour toujours mon ami et cette fois je te dis adieu.
Salvatore Piracci
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fév
14
2011
Publié par Clémence dans Créer, Réécritures croisées
Passage centré sur Salvatore Piracci (page 12)
réécrit comme s’il était centré sur Soleiman
Je déambule dans les ruelles, lentement, en me laissant porter par le mouvement de la foule. J’observe les rangées de poissons disposés sur la glace, yeux morts et ventre ouvert. Mon esprit est comme happé par ce spectacle. Je ne peux plus les quitter des yeux et ce qui, pour tout autre personne, est une profusion joyeuse me semble, à moi, une macabre exposition.

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Passage centré sur Soleiman (page 204)
réécrit comme s’il était centré sur Salvatore Piracci :
Il retrouva ses esprits. Il ouvrit les yeux.
Tout était silencieux autour de lui. C’était la même nuit, il la reconnaissait. La même touffeur. Il avait dû ne s’évanouir que quelques instants. Tout était là : le ciel vaste, la nuit qui s’achevait, mais il n’entendait plus la cohue de l’assaut. Tout était terminé. « Nous y sommes ». La voix de Boubakar l’entourait. « Nous y sommes mon frère et c’est grâce à toi ».
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fév
14
2011
Publié par Samuel dans Personnage, Sélectionner
pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp
Dans le roman, j’ai trouvé tous les personnages intéressants mais j’ai particulièrement aimé celui de Salvatore Piracci.
C’est un capitaine de frégate sans femme ni enfants qui est chargé de sauver et d’intercepter les émigrants qui cherche a entrer en Europe. J’ai trouvé que le rôle qu’il joue dans le livre lui convient bien et le rend attachant et intéressant. En effet, j’ai bien aimé le changement de son état d’esprit au fur et à mesure du récit qui fini par le conduire à sa perte qui est volontaire. Ainsi au début de l’histoire le commandant n’est pas désespéré mais il commence à se poser des questions dès le moment où il rencontre la femme du Vittoria. Toute la partie de Salvatore Piracci n’est qu’une succession d’évènements qui vont le mener à sa mort, du moment où il quitte Catane en disant au revoir à son ami Angelo jusqu’au moment où il va chercher a mettre fin à ses jours en passant par le don du collier par Jamal qui le prend pour une ombre de Massambalo. Cette suite logique va profondément changer sa vision du monde et c’est cela que j’ai apprécié. C’est pourquoi j’ai choisi de présenter ce personnage.
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fév
14
2011
Publié par Marion Dir. dans Abécédaire, Relier
Le livre

A comme arme
B comme Beyrouth
C comme Catane
D comme douleur
E comme Eldorado
F comme frontière
G comme Gianni
H comme Hussein
I comme immigrés
J comme Jamal
K comme Kurdes
L comme Libye
M comme mort
N comme naufrage
O comme Ouargla
P comme Piracci
Q comme quête
R comme réfugiés
S comme Sida
T comme territoire
U comme unies
V comme vengeance
X comme xénophile
Z comme zizanie
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fév
14
2011
Publié par Margaux dans Questions à Laurent Gaudé
Ce roman est une fiction
mais il est basé sur des faits réels :
l’immigration clandestine.
Ce sujet vous tenait-il particulièrement à cœur ?
Si oui, pourquoi ?
g

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fév
14
2011
Publié par Romain dans Questions à Laurent Gaudé
On remarque que dans votre roman
les phrases sont courtes et intenses,
est-ce pour maintenir le suspense,
nous tenir en haleine?
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